Dispositif de transmission susceptible d'agir comme convertisseur de couple La présente invention concerne un dispositif de transmission susceptible d'agir comme convertisseur de couple à variation continue et applicable aux branches les plus variées de l'industrie.
Ce dispositif comprend un arbre moteur qui en traîne en rotation un carter entraînant à son tour une substance meuble centrifugée par cette rotation. Il est caractérisé par le fait que, dans cette substance meuble, sensiblement sans déplacement relatif par rapport au carter moteur, pénètrent des aubes por tées par un arbre conduit, l'axe géométrique de l'ar bre conduit faisant un angle variable cp avec l'axe géométrique de l'arbre moteur,
le mouvement de ro tation de l'arbre conduit étant transmis à un arbre récepteur d'orientation fixe et le rapport des vitesses angulaires de l'arbre moteur et de l'arbre conduit étant déterminé par la valeur de l'angle cp.
Le dispositif selon l'invention s'applique aux ma chines fixes et aux véhicules de toutes sortes, à des commandes très diverses et, notamment, aux com mandes de tourelles, de gouvernails, de trappes à minerai, etc.
Dans une forme d'exécution particulière, le dis positif peut être exécuté de manière à réaliser, en régime normal, une transmission fonctionnant sensi blement à liaisons complètes, c'est-à-dire avec une valeur très sensiblement déterminée géométriquement pour le rapport des vitesses angulaires des arbres moteur et récepteur, sans glissement par rapport à cette valeur.
Ce résultat n'est pas obtenu dans beaucoup de convertisseurs de couples connus et, notamment, il ne l'est pas dans la plupart des convertisseurs de couples hydrauliques. Dans certaines formes d'exécution du dispositif, le carter moteur et l'arbre conduit auront, en général, des axes de rotation concourants. L'axe géométrique de l'arbre conduit étant susceptible, en particulier, d'être situé dans le prolongement de l'axe géométri que du carter moteur (donc de l'arbre moteur). Dans ce cas particulier, la vitesse angulaire de l'ar bre conduit sera égale en régime normal à celle du carter moteur.
Enfin, en général, l'axe géométrique de l'arbre conduit sera concourant avec l'axe de l'arbre moteur, mais pas dans son prolongement. Dans ce cas, la vitesse angulaire V de l'arbre conduit n'est pas égale à la vitesse angulaire U de l'arbre moteur. Cette vitesse angulaire V est, comme on le verra plus loin, déterminée géométriquement par l'équation (1) V = U cos (p cp étant l'angle de l'axe de l'arbre conduit avec l'axe du carter moteur (donc aussi de l'arbre moteur).
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du dispositif de transmis sion objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale de la pre mière forme d'exécution.
La fig. 2 est un schéma explicatif.
La fig. 3 est une coupe selon A-A' de la fig. 1. Les fig. 4 et 5 sont des coupes longitudinales schématiques.
La fig. 6 est une coupe longitudinale par un plan perpendiculaire à celui de la fig. 1, mais pour une position dans laquelle l'axe de l'arbre conduit fait un grand angle avec l'axe du carter moteur.
La fig. 7 est une coupe longitudinale partielle montrant un mécanisme de servocommande du ni veau de la grenaille centrifûgée.
La fig. 8 est une coupe longitudinale de la se conde forme d'exécution dans laquelle un arbre supplémentaire est interposé entre l'arbre conduit et l'arbre récepteur proprement dit, l'axe de l'arbre con duit pouvant faire un angle de 90o avec l'axe du carter moteur.
Dans la première forme d'exécution, un arbre moteur S passe dans un palier 2 porté par un carter fixe 1. Il entraîne dans sa rotation un carter mobile composé des pièces de révolution 3 et 4 réunies par vis 5. La pièce 4 est centrée sur le contre-palier 6 porté par le bloc fixe 7 solidaire du carter fixe 1.
L'ensemble des pièces de révolution 3 et 4 forme ce qu'on appellera dans la suite<B>:</B> carter moteur . Ce carter porte des aubes 8 qui facilitent l'entraîne ment de la grenaille G. A l'intérieur du bloc 7 sont fixés deux paliers 9 et 10. Dans ces paliers tourne l'arbre récepteur 11, d'orientation fixe.
On va maintenant montrer comment l'arbre ré cepteur 11 est entraîné par l'arbre 12 qu'on a appelé ci-dessus arbre conduit . Cet arbre 12 est un arbre intermédiaire, d'orientation variable, faisant un angle cp avec l'axe géométrique de l'arbre moteur, et qui entraîne l'arbre récepteur d'orientation fixe.
Dans la position particulière représentée en fig. 1, l'angle qp est nul et cet arbre conduit 12 est en prolongement de l'arbre moteur S. L'entraînement de l'arbre récepteur par l'arbre conduit est réalisé par des engrenages. L'arbre conduit 12, grâce à un écrou 13 et à une clavette 14, est solidaire d'une calotte -de révolution 15. La calotte de révolution 15 porte des aubes 16. Les aubes 16 sondes aubes conduites. La fig. 3 montre ces aubes vues par la tranche.
On a indiqué ci-dessus que l'arbre 12, d'angle variable par rapport à l'axe de l'arbre moteur, en traîne par engrenages l'arbre récepteur 11, d'orien tation fixe. Ces engrenages sont constitués de la ma nière suivante: l'arbre 12 est porté par deux paliers 17a et 17b et ces paliers sont eux-mêmes portés par un canon 18.
Le canon 18 est solidaire de deux tourillons 19a et 19b qui ont le même axe géométrique, et cet axe est perpendiculaire à l'axe de l'arbre conduit 12. Ces tourillons 19a et 19b peuvent tourner dans des por tées ménagées dans des bras 20 et 21. Ces bras 20 et 21 font partie du bloc fixe 7 et en sont solidaires. Ils sont donc fixes par rapport au carter fixe 1 et au bâti.
Autour du tourillon 19a peut tourner un pignon conique 22 à double denture. Le pignon conique 22 engrène, d'une part, avec un pignon 23, solidaire de l'arbre 12 par clavette 24 et écrou 25 et, d'autre part, avec une couronne dentée 26 solidaire de l'ar bre récepteur 11. Dans ces conditions, si la position de l'arbre 12 est fixée (et on verra plus loin comment elle est fixée), toute rotation de l'arbre 12 entraîne le pignon 22 grâce au pignon 23 et ensuite le pignon 22 en traîne la couronne 26 solidaire de l'arbre récepteur 11.
L'arbre récepteur 11 est donc entraîné par l'ar bre conduit 12, si cet arbre conduit 12 est entraîné par l'arbre moteur. Et l'on verra plus loin comment l'arbre moteur entraîne ledit arbre conduit.
On va maintenant montrer comment il est pos sible de faire varier l'angle cp de l'axe de l'arbre con duit 12 par rapport à l'axe géométrique de l'arbre moteur S.
La variation de cet angle cp est commandée par une tige rotative 27 qui traverse le bloc 7 et est guidée par lui. La tige 27 porte un pignon 28 qui engrène avec un pignon 29 solidaire d'une tige rota tive 30 guidée par une protubérance 31 solidaire du bras fixe 21. La tige rotative 30 porte un autre pignon 32 qui engrène avec un secteur denté 33. Le secteur 33 est solidaire par clavette 34 du tourillon 19b qui fait corps avec le canon 18 mais tourillonne dans le bras 21.
Dans ces conditions, quand on fait tourner, de l'extérieur, la tige 27, on fait pivoter le secteur 33 (par l'intermédiaire des engrenages 28, 29, 32) et, par suite, on fait. tourner l'axe du canon 18 (et de l'arbre 12, qui tourne avec lui) par rapport à l'axe de l'arbre moteur S. On fait ainsi varier l'angle qui a été appelé ci-dessus l'angle cp .
La valeur de cet angle cp peut être commandée de l'extérieur par le conducteur de la machine, qui agit, dans ce but, directement ou indirectement, sur la rotation de la tige 27. (On a dit ci-dessus et l'on verra plus loin que le rapport des vitesses angulaires des arbres moteur S et récepteur 11 dépend de cet angle cp.) Mais les variations de cet angle cp - sous l'action des engrenages commandés par la rotation de la tige 27 - peuvent aussi se faire automatiquement sous l'action d'un dispositif automatique qui agit sur la rotation de la tige 27. Ce dispositif peut être, no tamment, du type des régulateurs centrifuges con nus.
(Il n'a pas été représenté en fig. 1.) Le fonctionnement a lieu comme suit L'arbre moteur S entraîne le carter tournant 3-4. Ce carter, grâce aux aubes motrices 8, entraîne la grenaille G. Sous l'action de la centrifugation, la sur face intérieure de la grenaille G prend la forme d'un cylindre de révolution ayant pour axe géométrique l'axe géométrique de l'arbre moteur S. Une généra trice XY de ce cylindre est représentée en fig. 1.
Dès que la vitesse angulaire U de l'arbre moteur a acquis une valeur suffisante - qui dépend des cas d'application - la grenaille G constitue une masse centrifugée qui fait sensiblement bloc avec le carter moteur (et qui ne se déplace donc pas par rapport à ce carter moteur). La grenaille G exerce sur les aubes 16 portées par l'arbre conduit 12 des efforts suffisants pour l'en traîner.
Dans le cas de la fig. 1, l'arbre conduit 12 est en prolongement de l'arbre moteur S.
On a donc : cp = 0 , cos cp = 1 L'arbre conduit 12 prend une vitesse angulaire égale ou sensiblement égale à celle de l'arbre moteur S. Il transmet son mouvement à l'arbre récepteur 11 par l'intermédiaire des roues dentées 23, 22, 26.
Si, maintenant, le conducteur veut faire tourner l'arbre récepteur moins vite que précédemment pour une même vitesse angulaire de l'arbre moteur, il fait tourner d'un certain angle la tige 27 (fig. 1) par l'in termédiaire d'une commande non représentée, et éventuellement d'une servocommande.
Comme on l'a vu plus haut, la rotation de la tige 27 a pour effet de modifier l'angle que fait l'axe de l'arbre conduit avec l'axe de l'arbre moteur. Donc, l'axe de l'arbre conduit 12 va maintenant faire un angle cp non nul, avec l'axe de l'arbre moteur S.
On va expliquer maintenant pourquoi la relation entre la vitesse angulaire U de l'arbre moteur S et la vitesse angulaire V de l'arbre conduit 11 est celle qui a été indiquée ci-dessus (équation (1) : V = U cos (p) La fig. 2 est un schéma ayant pour but de le faire comprendre.
O S est la projection de l'axe de l'arbre moteur ; O T est la projection de l'axe de l'arbre conduit 12.
Ces axes sont concourants en un point O et font entre eux un angle cp.
Considérons le sommet Ml de l'aube conduite 16 qui se trouve à l'instant considéré dans le prolon gement de l'axe des tourillons 19a et 19b (fig. 1 et 2) et qui, par conséquent, se projette en O.
La fig. 2 représente le développement de la sur face cylindrique de la grenaille G et des aubes con duites 16, au voisinage du sommet Ml. Ces aubes conduites sont représentées, à l'instant considéré, aux points Ml , M#, , M3 , M, , M;; , etc.
Si l'on considère la vitesse linéaire de la particule de grenaille qui se trouve en Ml à l'instant considéré, sa vitesse linéaire est égale à R X U , R étant le rayon O Ml.
Cette vitesse linéai<U>re</U> R X U<U>est</U> représentée en fig. 2 par le<U>vect</U>eur Ml P, avec Ml P = R X U . <U>L</U>e vecteur Ml P se décompose en deux vecteurs Ml Q et Q P.
Le vecteur Ml Q est perpendiculaire à l'aube conduite 16 et, par conséquent, perpendiculaire à l'axe O T de l'arbre conduit 12.
Le vecteur i 5-P est parallèle à l'aube conduite 16.
Et l'on a, vectoriellement : Ml P =Ml Q+Q P . D'autre part, c) étant, comme précédemment, l'angle de l'axe O T de l'arbre co<U>ndui</U>t 1<U>2 av</U>ec l'axe O S de l'arbre mot<U>eur S</U>, on a : Ml Q=Ml P cos cp .
Or, le vecteur MI Q représente la vitesse linéaire d'entraînement due à la rotation de l'arbre conduit 12, d'axe OT. (C'est-à-dire la vitesse linéaire du point de l'aube 16 qui coïncide à cet instant avec la particule de grenaille considérée.) Cette vitesse linéaire est égale à R X V , V étant la vitesse angulaire de l'arbre conduit 12.
On a donc : R V = R U cos cp , D'où V=U cos cp Ce raisonnement ne s'applique évidemment qu'à l'aube conduite qui, à l'instant considéré, se trouve au point Mi.
Si l'on considère, au même instant, les points M-2, M3, M4, <B>M.,</B> etc., le calcul prouve que la loi est la même que pour l'aube Ml, à savoir V=Ucoscp Si l'on considère maintenant les particules de grenaille qui ne sont pas. sur la ligne médiane (C) (qui est, en fig. 2, la projection du cercle passant par Ml et d'axe O T), mais qui en sont peu éloignées, la loi est très sensiblement la même<B>:</B> V = U cos cp En définitive, à chaque instant, les différentes particules de grenaille sont solidaires de la rotation de l'arbre moteur et forment pratiquement bloc avec lui.
En même temps, les aubes conduites 16 se dépla cent dans la grenaille et chaque particule <U>p</U>ossède, outre sa vitesse linéaire d'entraînement Ml Q, due à la rotation de l'arbre conduit, une vitesse linéaire relative Q P dans la grenaille.
Comme on l'a vu, on a bien, pour le rapport des vitesses angulaires V et U, l'équation (1)
EMI0003.0056
Ce rapport varie bien d'une manière continue, si l'on fait varier d'une manière continue la valeur de l'angle cp (ce que l'on peut faire grâce à la tige 27).
Le dispositif constitue donc un convertisseur de couple continu, qui devient, comme cas particulier, un embrayage pour cp = 0 , cos cp = 1 Il y a un très grand intérêt à ce que les frotte ments dus au déplacement de chaque particule de grenaille le long des aubes réceptrices 16 (déplace ment dont la vitesse est, en fig. 2, représentée par le vecteur Q P) soient aussi faibles que possible.
En vue de réduire ces frottements, il est généra lement très utile de faire centrifuger par le carter moteur, en même temps que la grenaille, un certain volume d'huile qui donne automatiquement un graissage sous pression des surfaces des aubes con duites. On peut éventuellement creuser dans les aubes 16 des canaux de graissage.
En outre, l'épaisseur de la couche de grenaille doit être suffisante pour l'entraînement, mais toujours réduite au minimum, de manière à obtenir toujours un excellent rendement du disposiif. Dans la partie cylindrique de la calotte 3, en face de la zone de grenaille, peut se déplacer un piston 35 (avec joints d'étanchéité 36), porté par une calotte 37. Le piston 35 est solidaire en rotation de la pièce 3 mais mobile en translation par rapport à elle.
La calotte 37 est centrée par un prolongement cylindrique 3 8 de la pièce 3. Ce prolongement cylin drique a le même axe géométrique que l'arbre mo teur S. Le piston 35 est poussé vers la gauche de la fig. 1, par la grenaille soumise aux forces centrifu ges développées par la rotation de l'arbre moteur. Cette poussée est équilibrée par des ressorts 39 et 40 qui prennent appui sur l'embase 41 de la pièce 3.
Quand la vitesse angulaire U de l'arbre moteur augmente, les forces centrifuges augmentent propor tionnellement au carré de U et, par suite, les efforts exercés sur les aubes réceptrices 16 augmentent pro portionnellement au carré de la vitesse U et devien nent beaucoup plus grands qu'il ne serait nécessaire.
Il y a donc intérêt, pour réduire les frottements dus aux déplacements relatifs des aubes 16 dans la grenaille, à réduire l'épaisseur de ladite grenaille. Or, le piston 35 se déplace alors vers la gauche de la fig. 1 en comprimant les ressorts 39 et 40 d'une quantité qui dépend de la vitesse de l'arbre moteur et du tarage des ressorts.
Les fig. 4 et 5 montrent qu'il en résulte une diminution de l'épaisseur de grenaille, selon une loi préétablie. Pour éviter que la grenaille vienne au contact des engrenages, ceux-ci ont été enfermés dans des carters. Ces carters sont visibles notamment en fig. 1, 3 et 6.
Un premier carter protège les engrenages 22, 23, 26 et les roulements 17a et 17b. Il comprend: une enveloppe fixe constituée par deux calottes 42a et 42b (fig. 1, 3 et 6) solidaires des bras 20 et 21 ; cette enveloppe est percée d'une ouverture oblongue 43 (fig. 3 et 6) pour permettre le passage et le débatte- ment du canon 18.
Une tôle 44 solidaire du canon 18 bouche l'ou verture 43 pour toutes les valeurs de l'angle l'étanchéité est assurée par un joint souple 45, placé entre la tôle 44 et les calottes 42a et 42b. De plus, un joint 46 protège le roulement 17a (fig. 1).
Un deuxième carter protège le secteur denté 33 et les engrenages 33, 32, 29, 28. Il est constitué par une tôle emboutie 47 (fig. 1 et 3), solidaire du bras 21 et du bloc 7. Un joint 48 protège le roulement 6 (fig. 1).
Lors de l'entraînement des aubes conduites 16 par la grenaille, ladite grenaille entraînée par le car ter moteur forme bloc par adhérence des diverses couches sur elles-mêmes. Cette adhérence a lieu en vertu des lois du frottement solide qui régissent les corps meubles et le coefficient de frottement est très élevé. Ce qui est très favorable. En même temps, les aubes conduites 16 subissent des dépla cements relatifs par rapport à la grenaille (sauf pour (p = 0). Et là, au contraire, le coefficient de frottement entre les surfaces (très polies) des aubes 16 et de la grenaille est très faible. Ce qui est aussi très favora ble.
Ce coefficient de frottement est d'autant plus faible que, dans la plupart des cas, on introduit dans le carter moteur une huile qui forme, entre l'anneau constitué par la substance meuble centrifugée et l'axe de rotation du carter, un anneau d'huile centrifugée <B>qui</B> détermine un graissage sous pression sur les sur faces des aubes 16 en contact avec la grenaille. Cet anneau d'huile n'est pas représenté en fig. 1, 3, 4, 5, 6. Il est représenté en fig. 7 et 8.
L'axe de rotation des tourillons 19a, 19b, qui portent le canon 18, se projette alors au point d'in tersection O de l'arbre moteur S et de l'arbre conduit 12.
La fig. 6 montre la valeur maxima possible pour l'angle cp sans que les aubes conduites 16 viennent toucher le bloc 7.
La fig. 7 montre un mécanisme de servocom mande destiné à commander, d'une part, la position du piston 35, d'autre part la valeur de l'angle cp.
Sur cette figure, le carter moteur 3 est relié à l'arbre moteur S par une cloison 49 percée de larges ouvertures 50. La cloison 49 est fixée sur l'arbre moteur par le plateau d'accouplement 51. Le carter moteur 3 contient deux compartiments 52 et 53 séparés par la cloison 54, portée par le carter 3.
Ces deux compartiments sont destinés à recevoir une certaine quantité d'huile centrifugée qui, grâce à des moyens de transvasement que l'on va décrire, occupe plus ou moins de volume dans chacun de ces deux compartiments.
L'huile centrifugée contenue dans le comparti ment 52 agit sur le piston 35 dans le même sens que les ressorts 39 et 40 et renforce donc l'action de ces ressorts pour tendre à pousser le piston 35 vers la droite de la fig. 1 (ce qui tend à augmenter l'épais seur de la grenaille). Cette action de renforcement est donc d'autant plus grande qu'il y a plus d'huile dans ce compartiment.
Les moyens de transvasement sont constitués par deux dispositifs ; le premier, visible dans le haut à gauche de la fig. 7, comprend une écope de puisage 55 susceptible de prendre l'huile centrifugée dans le compartiment 53 pour la rejeter par le conduit 56 dans le compartiment 52.
La manoeuvre de cette écope de puisage se fait par rotation de l'axe 57 solidaire du tube 56. Cette rotation est commandée par un levier 58, manoeuvré de l'extérieur.
Le second dispositif est en partie visible dans le bas de la fig. 7, à gauche. Il est tout à fait analo gue au premier, mais permet de puiser de l'huile dans le compartiment 52 pour la rejeter dans le comparti- ment 53. Il est commandé de l'extérieur par la rota tion de l'axe 59.
De plus, les mouvements du piston 35 donnent une servocommande de l'orientation de l'arbre con- duit 12. Autrement dit, ces mouvements donnent une servocommande de l'angle fî.
Dans ce but, le fond du piston 35 est relié par des tiges 60, dont une seule est visible en fig. 7, à un roulement-butée 61, susceptible de coulisser pa rallèlement à l'arbre moteur S. Le roulement-butée 61, lors de ce coulissement, commande par des tiges 62 un anneau 63. Cet anneau porte des ergots 64 qui agissent sur une fourchette 65. Cette fourchette est portée par un levier 66 d'axe 67, solidaire du carter fixe 1.
Le levier 66 s'articule à son autre extrémité 68 sur une tige 69 qui agit, d'autre part, grâce à des connexions non représentées, sur la rotation de la tige 27 (fig. 1) qui commande la variation de l'an gle q.
Dans ces conditions, il est possible au conducteur de la machine, en utilisant les deux dispositifs de transvasement d'huile, de modifier le rapport des vitesses angulaires (égal à cos cp) et, en même
EMI0005.0011
temps, d'agir automatiquement sur le niveau de la grenaille centrifugée pour donner à l'épaisseur de la grenaille la valeur optima compatible avec les efforts néces saires pour l'entraînement. Ce qui contribue à assu rer le rendement maximum.
Le mécanisme de commande de l'angle cp (tige 27 de la fig. 1) peut être à la fois sous la dépendance des déplacements de la tige 69 (de la fig. 7) et sous celle des déplacements d'un autre organe bien choisi ; pédale d'accélérateur, par exemple, dans le cas d'un véhicule.
Il est encore possible d'asservir la commande de l'angle qp à la fois à un système hydraulique et à la dépression d'un moteur.
On peut ainsi réaliser de nombreuses lois d'auto matisme pour cet angle cp et, par conséquent, pour le rapport
EMI0005.0027
On a représenté en H un anneau d'huile centri fugée qui assure le graissage sous pression des aubes 16 dans leur mouvement relatif à la grenaille.
La fig. 8 montre une seconde forme d'exécu tion, tout à fait analogue à la première, mais qui comprend un arbre supplémentaire 70 entre l'arbre conduit et l'arbre récepteur.
Le but de cet arbre supplémentaire est surtout de dégager de la place pour augmenter au maximum possible l'angle cp, sans que les aubes réceptrices 16 touchent le bloc 7. Cet arbre supplémentaire 70 est guidé par deux paliers 71 et 72. Ces paliers sont portés par un carter 73, lui-même solidaire du bloc 7.
L'arbre 70 porte, à l'une de ses extrémités, un pignon 74 qui engrène avec un pignon 75 claveté sur l'arbre récepteur 11. Il porte à son autre extrémité une couronne dentée 76 analogue à la couronne 26 des fig. 1 et 6. Cette couronne 76 est entraînée par le pignon 23 solidaire de l'arbre conduit 12 par l'in termédiaire d'un pignon conique à double denture analogue au pignon 22 de la fig. 1, mais qui n'est pas visible en fig. 8.
Grâce à ces dispositions, l'espace réservé aux déplacements des aubes conduites est, comme on le voit aisément, beaucoup augmenté. Il en résulte que la valeur maximum possible pour l'angle q), sans que les aubes conduites viennent toucher le carter fixe, est beaucoup augmentée.
En fig. 8, l'axe géométrique de l'arbre conduit 12 est perpendiculaire à l'axe géométrique de l'arbre moteur. Autrement dit, l'angle cp est égal à . On a donc cos W* = 0 et, par suite, V = 0
EMI0005.0048
pour la vitesse angulaire V de l'arbre mené. (Il y a donc débrayage.) Dans ce cas, le convertisseur de couple permet des variations très étendues, puisque le rapport
EMI0005.0049
peut varier d'une manière continue entre 1 et zéro.
En augmentant encore davantage l'inclinaison de l'axe de l'arbre supplémentaire 70 par rapport à l'axe géométrique de l'arbre moteur S, on aurait la possi bilité d'obtenir pour l'angle cp une valeur supérieure à . (L'équation est toujours valable.)
EMI0005.0053
On a représenté
EMI0005.0054
en H un anneau d'huile centri fugée qui assure le graissage sous pression des au bes 16.
Il est bien évident que les dispositifs décrits sont susceptibles de nombreuses variantes. En particulier, la substance meuble centrifugée peut être une gre naille (ou des grenailles) des grosseurs les plus va riées, depuis la grenaille fine ou très fine (poudre) jusqu'à la grenaille comportant des grains de plu sieurs millimètres (sphériques ou non) - voire même davantage.
La substance meuble centrifugée peut compren dre à la fois des grenailles (au sens le plus large de ce mot, et quelle que soit la grosseur) avec un ou plusieurs liquides des natures et des viscosités les plus diverses (liquides ou pâtes).
En particulier, on peut, en certains cas, utiliser - seules ou non - des poudres de graphite ou de bisulfure de molybdène, ou d'autres poudres.
On peut utiliser, comme substance meuble cen trifugée, des liquides variés, des huiles fluides ou semi-fluides ou épaisses, des graisses, des silicones, etc., et, d'une manière très générale, toutes substan ces meubles et éventuellement tous mélanges de subs tances meubles, selon les cas d'applications.
Les aubes du carter moteur peuvent, dans cer- tains cas, être supprimées, notamment si la surface intérieure du carter moteur est suffisamment ru gueuse.
On peut, éventuellement, intervertir les arbres moteur et récepteur.
L'inclinaison qp peut être commandée par des moyens très variés autres que ceux qui ont été décrits ci-dessus, en utilisant notamment des servocomman- des connues (hydrauliques, pneumatiques, électri- ques, etc.), placées ou non à l'intérieur du dispositif. Les moyens de commande de l'inclinaison cp peuvent comprendre des parties élastiques tarées, notamment des ressorts tarés.
En particulier, on peut intercaler un ressort en opposition avec le déplacement angulaire du canon 18 autour de l'axe 19a, 19b (fig. 1), déplacement caractérisé par l'angle Si le ressort est convenablement taré, on peut ainsi réaliser une transmission donnant automatique ment, pour diverses applications, le rapport approprié aux résistances rencontrées.
EMI0006.0006
Le ressort en question peut être monté soit à l'intérieur même du dispositif, soit à l'extérieur, par exemple en relation avec la tige 27 de la fig. 1.
Eventuellement, l'arbre conduit 12 peut être dis posé d'une manière excentrique par rapport à l'axe de l'arbre moteur, et il pourrait y avoir plusieurs arbres conduits excentrés reliés ou non à un même arbre récepteur. Dans d'autres cas, un arbre inter médiaire tel que l'arbre 70 de la fig. 8 peut être lui- même l'arbre récepteur et non en prolongement de l'arbre moteur.
Dans les figures du dessin, les aubes conduites telles que 16 sont planes et les plans qui contiennent ces aubes passent par l'axe de l'arbre conduit 12.
Les plans qui contiennent les aubes pourraient ne pas passer par l'axe de l'arbre conduit 12, mais faire un angle de grandeur variable avec ledit axe, la gran deur de cet angle étant déterminée automatiquement ou à la volonté du conducteur.
Plus généralement, les aubes conduites 16 pour raient ne pas être planes, mais incurvées, ou de toute autre forme.
Le piston 35 peut, éventuellement, être remplacé par une membrane souple.
Il résulte de ce qui précède que le dispositif constitue, comme cas particulier, un embrayage au tomatique.
C'est évidemment aussi un embrayage com mandé.
Un premier moyen de débrayer est de faire
EMI0006.0014
Un second moyen - en agissant sur le niveau de la substance meuble centrifugée, comme indiqué ci-dessus dans la description de la fig. 7 - est de diminuer suffisamment l'épaisseur de la substance meuble G pour que les aubes conduites n'y pénètrent pas.
Les dispositifs décrits présentent l'avantage d'un excellent rendement par le fait qu'ils utilisent pour l'entrainement une substance meuble (grenaille, de préférence), qui n'est soumise à aucun mouvement de circulation et qui fait sensiblement corps avec les organes moteurs tournants. (Au contraire, les con- vertisseurs hydrauliques usuels utilisent un liquide qui circule et cette circulation est une cause de perte d'énergie).
Deux autres avantages de ces dispositifs résident dans l'absence de tout mouvement alternatif et tout mouvement tourbillonnaire, dans le fait que le rapport des vitesses angulaires de l'arbre récep teur et de l'arbre moteur varie d'une façon continue dans des conditions très simples selon la volonté du conducteur ou automatiquement.