Dispositif de fermeture hermétique et à fixation rapide en matière souple,
notamment pour récipient métallique
La présente invention a pour objet un dispositif de fermeture hermétique et à fixation rapide en matière souple. Ce dispositif peut être constitué, par exemple, en caoutchouc naturel ou synthétique, en polystyrène, en polyéthylène ou autre résine synthétique et peut être rapidement fixé sur la paroi supérieure d'un récipient ou d'un flacon, notamment sur un récipient, bidon ou boîte en fer blanc, tôle métallique mince ou matière analogue, du type utilisé pour les huiles de graissage ou comestibles, les désinfectants, les produits pharmaceutiques et analogues.
Ce dispositif de fermeture hermétique et à fixation rapide en matière souple, notamment pour récipient métallique, est caractérisé en ce qu'il est réalisé par moulage, en ce qu'il a la forme d'un godet inversé et comprend une jupe pourvue à sa partie inférieure d'une gorge conformée de manière que, lorsque le bord rabattu d'une ouverture prévue dans la paroi supérieure d'un récipient est engagé dans cette gorge, cette ouverture soit fermée d'une façon étanche, en ce que cette jupe est agencée à sa partie supérieure de manière à retenir une capsule de fermeture et en ce que le fond du godet est formé par une membrane comprenant au moins une partie arrachable qui est limitée par une partie marginale plus mince de manière à pouvoir être facilement séparée du reste de la membrane.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Sur ces dessins:
la fig. 1 montre en élévation latérale un dispositif de fermeture hermétique fixé sur un récipient;
la fig. 2 montre une coupe axiale du dispositif vu séparément;
la fig. 3 montre une coupe analogue d'un dispositif hermétique fixé sur la paroi supérieure d'un récipient en fer blanc;
la fig. 4 montre une vue en plan du dispositif représenté à la fig. 3
les fig. 5 et 6 montrent en coupe axiale d'autres formes d'exécution;
la fig. 7 montre à plus grande échelle et en coupe axiale une autre forme d'exécution;
la fig. 8 montre, en élévation avec coupe partielle, le dispositif de la fig. 7 placé au-dessus de l'ouverture d'une boîte en fer blanc, avant sa fixation sur cette ouverture; et
les fig. 9 et 10 correspondent respectivement aux fig. 7 et 8 et montrent une autre forme d'exécution.
Si l'on se réfère plus en détail aux dessins annexés, et en particulier aux fig. 1 à 6, on voit qu'un récipient A de type connu, par exemple un bidon en fer blanc, porte sur sa partie supérieure B un dispositif de fermeture hermétique C.
Ce dispositif C comprend un corps présentant une jupe 10 (fig. 2) de forme sensiblement cylin drique, en matière plastique élastique, par exemple en caoutchouc naturel ou synthétique, ou en polystyrène, en polyéthylène ou autre résine synthétique analogue.
Cette jupe 10 présente à sa partie inférieure une partie annulaire 12 qui en fait partie intégrante et qui comporte une gorge annulaire 14, disposée ici à l'extérieur. Cette gorge 14 comprend un congé 15 dont le rayon est calculé de manière à renforcer la partie restante de la paroi dans un but qui sera exposé plus loin.
La paroi inférieure 16 de la gorge 14 est plate afin de constituer un joint hermétique avec le bord de l'ouverture du récipient.
Une surface plate analogue est constituée par la paroi supérieure 18 opposée à la paroi 16 de la gorge, ces deux parois supérieure et inférieure étant reliées au fond de la gorge 14 par ledit congé 15.
La paroi supérieure B du récipient A présente une ouverture circulaire dont le bord est rabattu vers l'intérieur du récipient comme on le voit en Bl, fig. 3, de manière à pénétrer dans la gorge 14.
Plus exactement, le bord proprement dit ou arête de l'ouverture s'ajuste dans la gorge 14 et porte contre la paroi inférieure 16 de cette gorge.
Par ailleurs, la surface extérieure incurvée de la partie rabattue B1 porte hermétiquement contre la paroi supérieure 18 de la gorge 14.
Les dimensions du dispositif sont calculées de telle sorte que le diamètre intérieur minimum de la gorge 14 soit légèrement plus grand que le diamètre minimum D de l'ouverture pratiquée dans la paroi supérieure B du récipient.
De même, la hauteur de la gorge 14 est légèrement inférieure à la hauteur H du bord rabattu vers l'intérieur, B1, de l'ouverture; par conséquent, lorsque le dispositif est fixé sur le récipient A, ce bord B1 s'engage dans la gorge 14 de manière à solliciter élastiquement vers l'intérieur la matière plastique de la jupe 10, ce qui assure un contact étanche entre les pièces en présence.
Ainsi que le montrent les fig. 2 et 3 des desssins, le dispositif est pourvu d'une partie annulaire supérieure 20 venue de moulage et conformée de manière à pouvoir retenir une capsule de fermeture C1 (fig. 1) dont la fixation est assurée par l'élasticité de la capsule elle-meme.
Ainsi que le montre la fig. 2, l'écoulement du fluide à travers le dispositif peut se faire à travers un ou plusieurs trous. A cet effet, le dispositif est fermé à son sommet par une membrane 22 présentant une partie annulaire périphérique 23 plus mince, venue de moulage avec la membrane 22.
Ainsi, on obtient un dispositif de fermeture hermétique, étanche et inviolable jusqu'à l'utilisation normale du récipient qu'il équipe. Le liquide contenu dans le récipient A peut être versé en déchirant simplement la membrane 22 le long de la partie annulaire plus mince 23 pour ouvrir le passage de sortie du dispositif.
Par ailleurs, la fig. 3 montre une variante dans laquelle l'ouverture de sortie du dispositif est fermée par une membrane 22a pourvue de deux cavités 24, 25 fermées à leur tour par des membranes complémentaires 26, 27 venues de moulage avec la membrane principale 22a à laquelle elle sont reliées par de minces parties annulaires, de telle sorte que ces membranes complémentaires 26, 27 puissent être aisément arrachées, soit à l'aide d'un outil, soit simplement avec les ongles, pour former deux ouvertures ayant le diamètre respectif des cavités 24 et 25, la première ouverture, la plus grande, étant destinée à permettre l'écoulement du liquide contenu dans le récipient, tandis que l'autre ouverture, la plus petite, sert à l'entrée de l'air, ce qui évite le gargouillement du liquide à la sortie du récipient.
Cette disposition est avantageuse en ce qu'elle rend le dispositif non seulement hermétique et étanche, mais encore inviolable avant l'utilisation normale du récipient; l'intégrité du dispositif de fermeture est la preuve que le contenu du flacon n'a pu être altéré. La capsule C1 constitue un couvercle fermant le dispositif une fois que les membranes 26 et 27 ont été arrachées.
Dans la variante que montre la fig. 5, le dispositif de fermeture hermétique C présente à sa partie supérieure plusieurs filets de vis 30 venus de moulage et destinés à recevoir un bouchon taraudé (non représenté).
La membrane 22b présente, dans cette variante, des cavités 24b qui peuvent être facilement perforées pour permettre l'écoulement du contenu liquide du récipient.
Le dispositif de la fig. 6 comprend un corps 1 Oc qui présente un fond également réalisé sous forme de membrane, mais qui est légèrement en retrait par rapport au bord supérieur dudit corps, ce bord étant évasé, comme le montre la figure en 32.
Les dispositifs de fermeture C décrits peuvent se fixer sur une boîte en fer blanc, bidon ou récipient analogue A, avec ou sans fixation préalable de la capsule de fermeture C1 sur le corps du dispositif.
Le dispositif de fermeture hermétique C se fixe sur le dessus du récipient B en tirant parti de l'élasticité de la matière plastique du dispositif, c'està-dire en introduisant le bourrelet 12 à travers l'ouverture formée dans la paroi supérieure B du récipient, puis en exerçant une certaine pression sur le dispositif afin de forcer le bourrelet 12 à travers cette ouverture jusqu'au moment où la partie rabattue B1 rencontre le fond de plus petit diamètre de la gorge 14, afin de solidariser les pièces les unes aux autres; ceci est obtenu lorsque la paroi inférieure 16 de la gorge a légèrement dépassé le rebord rabattu B1, ce qui est facilité par l'élasticité du fond de la gorge 14 du fait de la présence du congé 15 qui se raccorde à ce fond.
Ce contact étanche est maintenu, en outre, par l'effort de serrage qu'exercent les parois 16, 18 sur le rebord B1, afin que l'arête de ce rebord vienne porter hermétiquement contre le fond de la gorge 14. Dans certains cas, le contact étanche entre le dispositif C et la paroi supérieure B du récipient
A peut être réalisé en rabattant par sertissage le rebord B1 de manière que celui-ci porte contre le fond de la gorge 14.
C'est ainsi que le dispositif de fermeture hermétique 40 représenté à la fig. 7 se compose d'un corps sur lequel est venue de moulage une membrane supérieure de fermeture 41 comportant deux ou un plus grand nombre de saillies 42 pourvues de parois latérales plus minces que le reste de la membrane afin que ces saillies 42 puissent être facilement arrachées pour permettre l'écoulement du liquide hors du récipient. De plus, cette variante comprend une partie annulaire saillante et chanfreinée 43 qui sert de pare-gouttes et d'élément de retenue d'une capsule de fermeture. Une capsule amovible C1, de forme appropriée (voir fig. 1) peut ainsi être fixée élastiquement sur le corps du dispositif.
En outre, le corps du dispositif présente une partie inférieure formée de manière à s'ajuster hermétiquement et étroitement contre le bord 47, rabattu vers l'extérieur du récipient d'une ouverture 44 pratiquée dans la paroi supérieure d'un récipient 46, ainsi que le montrent les fig. 7 et 8. Dans ce but, le dispositif de fermeture hermétique présente à sa partie inférieure un talon 49 destiné à pénétrer à l'intérieur même de la gorge résultant dudit bord 47 rabattu vers l'extérieur; enfin, cette partie inférieure du dispositif comporte une bride annulaire plate 50 ainsi qu'une gorge 51 destinée à recevoir l'arête proprement dite du bord 47 de l'ouverture 44.
Ainsi, la bride annulaire plate 50, de largeur relativement importante, opposera une résistance appréciable à l'expansion radiale et constitue, de ce fait, une sorte d'anneau qui maintient le talon 49 dans la gorge 48 précitée pour assurer une solidarisation mécaniquement sûre et étanche aux fluides entre le dispositif et le récipient.
De plus, la surface inférieure 52 (qui constitue une portée de surface importante) de la bride 50 (voir fig. 8) améliore l'étanchéité du joint entre le dispositif et la face supérieure de la paroi 45 du récipient, tout en augmentant la résistance du dispositif lorsqu'il est soumis à des sollicitations latérales et même axiales. En outre, cette surface accrue facilite la fixation permanente du dispositif de fermeture hermétique sur le récipient, lorsqu'elle est nécessaire, par exemple à l'aide de substances adhésives, de colles, de solvants, ou de tous autres moyens propres à assurer une solidarisation hermétique et permanente entre les pièces. Ainsi, des procédés de soudage, qu'ils soient du type thermique, par induction, électronique ou autre, peuvent être utilisés dans ce but.
Suivant une autre variante qui fait l'objet des fig. 9 et 10 des dessins annexés, la bride saillante 50' du dispositif de fermeture hermétique surmonte une gorge 51' qui surmonte à son tour un talon 53 destiné à se placer au-dessous de l'arête proprement dite 54 de l'ouverture 44 pratiquée dans la paroi supérieure du récipient. Dans ce cas, l'arête de cette ouverture est rabattue vers le bas et la surface relativement importante 55 (fig. 10) de la partie du dispositif hermétique qui vient en contact avec le récipient facilite la réalisation d'un joint étanche entre les pièces, par collage, soudage ou autre procédé, ainsi qu'il a été exposé plus haut.