Dispositif pour le contrôle des tolérances
La présente invention a pour objet un dispositif pour le contrôle des tolérances. Ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend un organe palpeur, une bague de matière isolante, munie de contacts électriques sur lesquels glisse un balai rotatif f dont la position angulaire est t fonction de celle de l'organe palpeur, lesdits contacts étant susceptibles d'être reliés entre eux électriquement de façon à délimiter sur la circonférence intérieure de la bague au moins une zone de grandeur variable à volonté, correspondant à un champ de tolérance et au moins une autre zone également de grandeur variable à volonté correspondant à un champ de rebut.
La lecture du cadran est ainsi remplacée par un système électrique et automatique de contrôle, la tolérance étant variable suivant les exigences.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation, partiellement en coupe, de la première forme d'exéoution.
La fig. 2 est une coupe prise suivant la ligne II-II delafig. 1.
La fig. 3 est une coupe analogue à la fig. 2, représentant la seconde forme d'exécution.
Le dispositif représenté aux fig. 1 et 2 comprend un organe, analogue à un comparateur à cadran, présentant un paipeur 2. Un balai rotatif 3, rempla çant l'aiguille indicatrice usuelle, est relié au palpeur 2 par un mécanisme non représenté, Ide type connu.
Le dispositif présente en outre une bague 4 de matière isolante, par exemple de matière plastique, dans laquelle sont noyés un certain nombre de plots métalliques 5. Comme on le voit à la fig. 2, le dernier plot 5, situé à droite, est venu d'une seule pièce avec une bague conductrice 6 s'étendant jusqu'au voisinage du premier plot 5, une zone 7 de la bague 4 étant démunie de toute pièce métallique. Les faces intérieures des plots 5 et de la bague conductrice 6 arrivent à fleur de la circonférence intérieure de la bague 4 de matière isolante.
Le balai rotatif 3 est constitué par une tige métallique sur l'extrémité libre de laquelle peut coulisser un capuchon métallique 8 qu'un ressort à boudin 9 tend constamment à repousser loin n de l'axe de pivo tement 10 du balai. De ce fait, le capuchon 8 est en permanence en contact avec la circonférence inté fleure de la bague 4, des plots 5 onde la bague 6.
Les plots métalliques 5 sont disposés à égale distance les uns des autres et peuvent être reliés entre eux au moyen de goupilles métalliques 11, légèrement coniques, terminées par une tête moletée 12. Les goupilles 11 peuvent être facilement introduites entre les plots 5, en s'engageant dans des trous prévus à cet effet dans la bague isolante 4.
Le plot 5 situé le plus à droite à la fig. 2, qui est relié à la bague conductrice 6, porte une douille de contact raccordée par un fil non représenté à un dispositif avertisseur (lampe, sonnerie, etc.), relié lui même à une source de courant. Cette dernière est en outre reliée à l'axe de pivotement 10 du balai électrique 3.
Dans le cas montré à la fig. 2, des goupilles 11 sont t engagées entre chaque paire de plots 5, de sorte que la zone neutre est constituée uniquement par la zone 7 de la bague isolante 4. Si l'on contrôle une série de pièces avec le dispositif, chaque fois que le balai 3 se trouve à l'intérieur de la zone neutre 7, aucun courant ne passe dans le dispositif avertisseur, ce qui indique que la pièce examinée satisfait à la tolérance prescrite. Au contraire, si le balai 3 vient toucher un des plots 5 (voir position dessinée en traits mixtes à la fig. 2) ou la bague 6, la pièce doit être mise au rebut.
La zone neutre 7 peut être modifiée en enlevant une ou plusieurs des goupilles 11, ce qui neutralise une plus grande partie de la circonférence. Ainsi, si l'on enlève la goupille 11 située le plus à gauche à la fig. 2, le champ de tolérance sera approximativement doublé; si l'on enlève les deux premières goupilles 1 1 depuis la gauche de la fig. 2 (ou seulement la seconde), le champ de tolérance sera approximativement triplé, et ainsi de suite.
La seconde forme d'exécution, montrée à la fig.
3, diffère de la première par le fait que des plots métalliques 5 sont prévus sur toute la circonférence de la bague isolante 4, des goupilles 1 1 pouvant être insérées entre chaque paire quelconque de plots 5.
La tête 12 de chaque goupille 1 1 présente un évidement non représenté, dans lequel peut être engagée une fiche banane pour relier la goupille à un dispositif avertisseur.
Ce dispositif se prête à toutes sortes de combinaisons. Dans le cas particulier montré à la fig. 3, toutes les goupilles 11 sont mises en place, sauf cinq, subdivisant ainsi les plots 5 en cinq groupes de cinq plots. On peut choisir le groupe situé au haut de la fig. 3 comme champ de tolérance et les quatre autres groupes comme champs de rebut, oorrespon- dant, par exemple, aux paliers de tolérances + 1, + 2 et -1, -2 en tenant compte de l'étalonnage du dispositif. Avec cette combinaison, on peut prendre le champ de tolérance comme zone neutre, c'est àdire ne relier aucun des plots 5 du champ de tolérance à la source de courant ou à un dispositif de signalisation,
et relier un des plots de chacun des champs de rebut à un dispositif de signalisation différent (par exemple: lampe rouge = tolérance + 1, lampe jaune = tolérance + 2, etc.), de sorte que le dispositif indique le palier de tolérance présenté par la pièce contrôlée. On peut aussi relier un des plots du champ de tolérance à un dispositif de signalisation (par exemple une lampe verte indiquera que la pièce est bonne). Selon une autre variante, on peut prévoir une ou plusieurs zones neutres représentant le rebut.
Au lieu d'un dispositif de signalisation, on peut aussi prévoir un dispositif d'arrêt pour une machine automatique, par r exemple.
Comme dans la première forme d'exécution, l'étendue du champ de tolérance peut être modifiée par mise en place ou retrait de goupilles 11 ; le nombre et la grandeur des champs de rebut peuvent également être modifiés de la même façon.