Appareil pour la copie photographique La présente invention se rapporte aux appareils pour la copie photographique, dans lesquels un né gatif est éclairé par une tache lumineuse mobile dont l'intensité varie en fonction de la densité moyenne de la surface éclairée.
On a constaté que, en utilisant des appareils de ce type, il apparaît certains phénomènes indésira bles lorsque le négatif comporte une transition brus que entre de grandes surfaces de densités optiques différentes. Ces phénomènes entraînent la formation d'un halo dû au fonctionnement du dispositif de réaction (feed-back). L'invention a pour objet un appareil dans lequel ces phénomènes sont atténués.
L'appareil selon l'invention comprend des moyens pour exposer du matériel photographique sen sible à de la lumière ayant traversé un cliché éclairé par une source lumineuse mobile, un dispositif com mandant l'intensité de ladite source en fonction de l'éclairement d'un dispositif photosensible exposé à ladite lumière, ladite source lumineuse balayant la totalité dudit cliché suivant au moins une paire de directions opposées, et dans lequel l'action dudit dispositif de commande de l'intensité de ladite source est soumise à un retardement d'une durée sensible ment égale à la moitié du temps nécessaire au balayage d'un point du cliché par la source lumi neuse.
La source lumineuse balaie le cliché de préfé rence selon deux paires de direction orthogonales. On décrit ci-dessous, à titre d'exemple, une forme d'exécution particulière de l'appareil selon l'invention, en référence au dessin annexé, dans lequel la fig. 1 est une vue schématique de ladite forme d'exécution ; la fig. 2 montre schématiquement la tache lumi neuse et une partie du cliché qu'elle balaie ; la fig. 3 comporte une série de graphiques illus trant un défaut qui apparaît avec les appareils connus;
la fig. 4 comporte une série de graphiques illus trant l'action de la forme d'exécution décrite, ainsi que l'avantage qui en résulte.
L'appareil représenté dans la fig. 1 utilise comme source lumineuse un tube à rayons cathodi ques 1, pourvu d'une source de tension de chauf fage et d'une source de très haute tension, représen tées respectivement en 2 et 3. Le faisceau électroni que produit dans le tube est concentré sur un écran fluorescent 3 à l'aide de moyens de concentration appropriés, représentés par un dispositif à aimant permanent 4. Le faisceau, soumis à l'action de champs magnétiques produits par une bobine de déviation magnétique 5, alimentée en courant au moyen de générateurs de balayage 6 et 7, balaie l'écran.
Les courants fournis par les générateurs 6 et 7 sont tels que la tache lumineuse produite par l'im pact du faisceau d'électrons sur l'écran 3 parcourt l'écran de manière que chaque partie en soit balayée selon deux directions opposées. Dans la disposition la plus simple, le générateur de balayage à haute fréquence, ou de ligne , est conçu de manière à fournir un courant d'onde de forme triangulaire à l'enroulement correspondant de la bobine de dévia tion, de sorte que, en l'absence de l'autre compo- santé du balayage, la tache lumineuse trace conti nuellement une ligne unique.
En faisant en sorte que la composante du balayage perpendiculaire à la direction de la ligne soit relativement lente, cha que partie de l'écran 3 se trouve balayée dans les deux directions par la tache lumineuse.
Un objectif 8 forme une image de la lumière provenant de l'écran 3 sur un cliché photographique 9 contenant habituellement une image négative dont on désire former un positif sur une feuille de papier photographique 10 placé immédiatement derrière le cliché 9. En pratique, le cliché et le papier pho tographique sont en contact, bien qu'ils soient repré sentés au dessin à petite distance l'un de l'autre.
Derrière le papier photographique 10 est dis posée une cellule photoélectrique 11, enfermée dans une boîte 12, étanche à la lumière, sauf sur la face située immédiatement derrière le papier. La boîte 12 comprend de préférence une face transparente sur laquelle on peut placer le cliché 9 et le papier 10.
La cellule photoélectrique 11 se trouve donc exposée à un éclairement dépendant de la brillance de l'écran 3, ainsi que de la densité optique de la partie du cliché 9 recevant la lumière de l'écran 3 à un moment donné. Le signal électrique produit par cet éclairement de la cellule photoélectrique 11 est amplifié au moyen d'un amplificateur 13, après quoi il est appliqué de manière connue à la grille du tube cathodique 1. Il en résulte que, lorsque la partie illuminée du cliché 9 est plus dense, la bril lance de l'écran 3. augmente, et vice versa.
Les si gnaux électriques ne sont toutefois pas appliqués directement à la grille du tube cathodique 1, mais subissent tout d'abord un certain retardement dans un réseau de retardement 14. Le retard produit par ce dispositif est de préférence égal à la moitié du temps nécessaire à la tache lumineuse produite sur l'écran 3 du tube 1 pour passer sur un point donné.
Le défaut qui apparaît dans les appareils con nus, semblables à celui représenté dans la fig. 1, mais dépourvus du circuit de retardement 14, res sort de l'examen des fig. 2 et 3. La fig. 2 représente une tache de balayage 15 se déplaçant sur un cliché dont seule une petite partie est représentée, et qui comprend une portion de densité optique relative ment faible 16 et une portion de densité optique sensiblement plus forte 17, séparées par une ligne de démarcation brusque 18.
La distribution de ces densités dans la partie du cliché contenue dans la fig. 2 est représentée dans le graphique A de la fig. 3, alors que le graphique B montre le signal développé dans la photo-cellule 11. Le signal est inversé et appliqué de manière à moduler la bril lance de la tache de balayage. Le graphique C mon tre la densité de la copie obtenue, en admettant qu'on applique une réaction suffisante pour réduire de moitié la densité de la partie de la copie corres pondant à la surface 17 du cliché.
Le défaut appa raissant en 19 et 20 du graphique C est dû au fait que, en raison de la dimension finie de la tache de balayage 15, le changement brusque 18 de densité apparente du cliché se traduit par un signal de ré action produit dans la photo-cellule 11, variant pro gressivement, comme représenté dans le graphique B. La correction prévue pour l'augmentation de den sité commence donc dès le moment où le bord avant de la tache atteint la ligne de démarcation, ce qui conduit à une partie surexposée 19 de la copie, alors que l'effet de la partie de plus faible densité subsiste jusqu'à ce que le bord arrière de la tache ait passé sur la ligne 18, ce dont il résulte une partie sous-exposée 20 de la copie.
Une telle accentuation des transitions brusques peut être acceptable dans certains cas mais, pour d'autres applications, une semblable falsification des densités correctes avant et après la transition est indésirable. L'appareil décrit permet d'atténuer cet inconvénient en faisant en sorte que les défauts se produisant lors du passage de la source lumineuse sur la ligne de transition dans chacune des deux directions opposées se compensent mutuellement en partie. Le fonctionnement de l'appareil est illustré par les graphiques D-G de la fig. 4.
Le graphique D de la fig. 4 montre le change ment de densité du cliché, qui est balayé tout d'abord dans une direction (que l'on suppose orientée de gauche à droite), pour donner une exposition de la copie telle qu'elle ressort du graphique E, dans lequel la transition brusque est retardée d'une dis- tance d correspondant au retard produit par le dis positif 14. Le cliché est alors balayé dans la direc tion opposée, pour donner une exposition de la copie telle que représentée par le graphique F.
Les deux expositions s'ajoutent dans le matériel sensible et donnent une densité de la copie telle que repré sentée dans le graphique G, dans lequel on peut constater que les erreurs de part et d'autre de la ligne de transition se trouvent réduites aux dépens de l'introduction d'une erreur portant sur le dépla cement de la position de la ligne de transition brus que, qui apparaît désormais en deux parties sépa rées par une inversion 21 contenant les erreurs dis parues en 19 et 20. La forme exacte de la ligne de transition dépend du retard produit par le dispo sitif 14, retard que l'on peut de préférence faire varier de manière à avoir le retard optimum pour chaque type de cliché.
Bien que, par raison de commodité, on ait re présenté dans les figures une source de lumière de forme carrée, il est bien entendu que ladite source peut présenter toute forme usuelle.
Une autre forme d'exécution est de réalisation particulièrement facile du fait que l'une des com posantes du déplacement de la source lumineuse sur le cliché à copier est obtenue par le mouvement du cliché lui-même, comme dans le cas d'un appa- reillage de copie de film, et plus spécialement de copie de film cinématographique. Dans ce cas, la source de lumière peut encore être constituée par la tache lumineuse sur l'écran d'un tube à rayons cathodiques, mais celle-ci n'est déplacée que dans une direction perpendiculaire à la direction du mou vement du cliché.
Ce déplacement peut être réalisé au moyen d'un courant de forme sinusoïdale, mais il peut alors être nécessaire de moduler de façon appropriée la brillance de la tache, de manière à compenser la vitesse variable de cette dernière. Cette compensation peut dans certains cas être ré duite ou même supprimée, pour autant que l'ampli tude du déplacement de la tache soit telle que seule la partie presque linéaire de la courbe représentant son mouvement de part et d'autre de sa position moyenne, soit utilisée pour l'exposition de la copie.