Appareil de massage à boules
La présente invention concerne un appareil de massage à boules.
I1 est connu que le massage de certaines parties du corps active la circulation et chasse dans la circulation veineuse les déchets organiques, liquides ou solides accumulés dans les tissus. En outre, par action réflexe, le massage agit sur les nerfs vaso-dilatateurs et augmente les battements cardiaques.
Le massage général amène une sédation rapide chez les gens fatigués et calme les personnes nerveuses. On pratique le massage des organes abdominaux, soit pour remédier à la constipation (massage intestinal), soit contre les douleurs stomacales, les dyspepsies et la dilatation de l'estomac.
I1 existe de nombreux appareils de massage, et notamment t à cylindres striés, à rouleaux ondés, à rouleaux à axe flexible, à lanières à boules, à rouleaux à ventouses. Ces appareils ont souvent l'inconvénient de rendre le massage douloureux, car il est très difficile et presque impossible de-les déplacer toujours dans une direction perpendiculaire à l'axe de rotation des différents organes de massage; il se produit inévitablement des frottements pénibles et des tiraillements de la peau, non seulement parce que les organes de massage sont déplacés en biais, mais aussi parce que la partie du corps massée n'est jamais une surface plate et unie.
On connaît aussi déjà des appareils de massage boules, c'est-à-dire des appareils dans lesquels le massage proprement dit est réalisé par l'faction de boules rotatives que comportent ces appareils ; cependant leur efficacité est relative.
La présente invention a pour objet d'obtenir une plus grande efficacité opératoire.
L'appareil faisant l'objet de l'invention, dans lequel des boules tournent de façon sensiblement libre quant à l'orientation de leur plan de rotation, est caractérisé en ce que certaines au moins des boules qu'il comporte sont placées chacune entre un élément de support individuel et une paroi de guidage et de maintien, cette paroi étant établie dans un élément de couvercle qui est fixé de façon amovible au fond de l'appareil, et qui rassemble plusieurs desdites parois de guidage et de maintien.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'appareil faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de profil, avec coupe partielle axiale, d'une première forme d'exécution, avec une monture circulaire ;
la fig. 2 représente le même appareil vu de dessus
la fig. 3 est une vue, partie en coupe, partie en élévation, d'une autre forme d'exécution;
la fig. 4 est une vue de détail à plus grande échelle, en coupe, de l'une des boules de l'appareil de la fig. 3, et des diverses parties de celui-ci qui se rapportent à cette boule;
la fig. 5 est une vue par-dessus, du couvercle de l'appareil de la même fig. 3
les fig. 6 et 7 sont deux vues schématiques de boules établies avec une certaine déformation d'ensemble.
I1 doit etre entendu d'ailleurs que, pour la netteté de la représentation, les déformations réelles des boules ont été figurées avec une légère exagération sur lesdites fig. 6 et 7.
Selon la forme d'exécution des fig. 1 et 2, l'appareil est établi dans un support ou monture circulaire 1, dont le fond est muni d'une poignée 2. Dans cette monture sont creusées des cavités 4. Au-dessus de la monture est placé et fixé un couvercle 5, pourvu de parois 6 ayant sensiblement la forme de zones sphériques. Chaque paroi 6 constitue, pour une boule 7 de l'appareil, un élément de guidage et de maintien dans un sens. Par ailleurs, le fond 8 de chaque cavité 4 est suffisamment éloigné de ladite paroi 6, pour qu'un léger jeu subsiste entre la boule 7 et lui, tandis que la boule est en contact avec le grand cercle 9 qui délimite la cavité 4 à sa partie supérieure, et est supportée sensiblement à proximité de ce grand cercle, qui constitue donc pour la boule un élément de support individuel pris dans cette cavité 4.
Dans une telle forme d'exécution, la surface de frottement des boules dans la monture est donc très faible. I1 en résulte que les boules roulent sans contrainte importante, et ne tendent pas à produire sur la peau de la personne massée des efforts d'arrachement ou de tiraillement qui seraient à éviter.
Sur la fig. 3, on voit cinq des neuf boules lia, lib, lic, ild, île prévues dans une autre forme d'exécution (les emplacements de ces neuf boules correspondant aux neuf alvéoles 12a, 12b, 12c, 12d, 12e, etc., de la fig. 5). On voit aussi le fond 13 comprenant d'ailleurs la paroi latérale de l'appareil.
Les diverses boules sont disposées dans l'appareil de façon que la surface géométrique moyenne qui est tangente à l'extérieur des diverses boules, soit sensiblement plane, alors que le fond de l'appareil est légèrement courbe.
Chaque boule repose, selon cette forme d'exécution sur un support 14 qui est en lui-même mobile en cela que, lorsque le couvercle de l'appareil est retiré, ledit support peut lui-même être retiré.
Chaque support de boule comprend à sa partie supérieure une zone que l'on appellera ici la cu vette 15 ; et à sa partie inférieure une zone que l'on appellera pied 16 dudit support.
La cuvette 15 reçoit la boule considérée (ici, c'est la boule lic), et la soutient notamment à proximité de son bord circulaire, ainsi qu'il est précisé plus bas.
Quant au pied 16 dudit support, il repose sur r une partie du fond 13, partie 17 que l'on appelle ici l'embase . Un organe élastique 18 est interposé entre ladite embase 17 et le pied 16 du support.
Cet organe élastique permet à la boule correspondante d'être légèrement enfoncée vers le fond 13, ou au contraire d'en être légèrement éloignée, cela d'ailleurs en même temps que le support 15-16, en fonction de la pression qui s'exerce sur ladite boule pendant le massage. Cet organe élastique constitue donc une sorte d'amortisseur. I1 est avantageusement constitué par une pièce de caoutchouc du type des opercules d'obturation de petits flacons. Dans ce cas, un logement est prévu, soit dans le pied 16 du support, soit dans l'embase 17, pour l'appendice 19 dudit opercule; et, de ce fait, celui-ci se trouve bien maintenu.
En ce qui concerne, dans cette forme d'exécution des fig. 3 à 5, le support individuel 14-15-16 de chaque boule, il est désirable qu'il soit maintenu lui aussi contre des risques de déplacement intempestif en cours d'utilisation de l'appareil.
Dans le détail, ce maintien est ici réalisé par la partie basse 20 d'une gaine cylindrique dont l'axe est perpendiculaire au plan du couvercle 21 (fig. 5) de l'appareil. La partie supérieure 22 de cette gaine cylindrique est d'ailleurs resserrée par un repli intérieur qui délimite une ouverture par laquelle sort la partie supérieure de la boule correspondante.
On comprend que les boules roulent dans les alvéoles avec une faible surface de frottement, de sorte que l'appareil agit notamment par l'effet du roulement des boules dans la direction quelconque où celles-ci sont entraînées, aussi bien dans des mouvements de va-et-vient que dans des mouvements divers de giration.
Certaines au moins des boules utilisées dans un tel appareil comportent des points, lignes ou zones, en gravure ou en relief superficiel. L'une des figures avantageusement utilisée pour cela est constituée par des stries parallèles les unes aux autres, ainsi qu'il a été représenté sur les boules lia et île de la fig. 3, lesquelles sont représentées en vue extérieure.
Eventuellement, il existe sur certaines au moins des boules, deux tels jeux de stries, ces deux jeux étant orthogonaux l'un à l'autre, ainsi qu'il a été représenté sur la boule lic de la fig. 3, cette boule étant représentée également en vue extérieure.
Il résulte en tous cas de cette disposition, que les boules correspondantes ont tendance à s'agripper légèrement sur la peau, dans les limites d'ailleurs d'une mesure opportune, et à être ainsi mieux entraînées en rotation.
On peut utiliser dans l'appareil, soit des boules toutes identiques entre elles, soit des boules dont certaines présentent des gravures ou reliefs superficiels, et dont d'autres soient lisses. D'autre part, certaines au moins des boules peuvent être de dimensions différentes des dimensions d'autres boules du même appareil.
Selon un détail relatif à la forme d'exécution des fig. 3 à 5, le contact d'une boule avec son support individuel est établi, d'une part, sensiblement le long d'une circonférence, et d'autre part, sur une proéminence 23, placée dans le support. Ladite circonférence géométrique qui caractérise sensiblement l'une des dites zones de contact, peut d'ailleurs être située soit tout à fait vers la partie supérieure de la cuvette 15 du support, soit plus bas dans cette cuvette, comme par exemple selon la nervure 24 de la fig. 5. Selon une variante, ladite proéminence 23 est rempla cée par une bille de petites dimensions, tournant dans un alvéole prévu à cet effet dans le support individuel.
Il résulte de cette disposition de détail que, si les boules comportent de légères irrégularités de surface, chaque boule considérée subit, au cours du massage, du fait qu'elle est supportée en plusieurs points ou zones, de petits mouvements autres qu'un mouvement de roulement pur, en raison du passage de ces légères irrégularités de surface de la boule, sur les divers points ou zones de contact en question.
Selon la forme d'exécution des fig. 3 à 5, les moyens qui maintiennent les boules vers l'intérieur du support, lorsque celui-ci a été complètement assemblé, comprennent les rebords d'alvéoles 22, groupés sur un couvercle 21, lequel peut d'ailleurs éventuellement être fractionné en plusieurs parties. Ledit couvercle 21 se fixe sur le fond 13 de l'appareil à l'aide de vis passant dans des logements 25, et pénétrant dans des filetages non visibles sur les figures, établis dans des renforts du fond 13, qui sont analogues aux embases 17.
Il est avantageux que certaines parties de l'appareil (notamment: son fond, avec la paroi latérale, son couvercle, les supports individuels et les boules) soient établis en une matière synthétique moulée, qui peut être l'acétate de cellulose ou des polystyrènes.
Selon la forme d'exécution de détail de la fig. 6 la boule 7a représentée est formée principalement par deux fractions de sphères (très voisines de demisphères) de diamètres légèrement différents, de part et d'autre de la ligne A-A. Par exemple, l'hémisphère supérieur B C D est sensiblement une demisphère ayant dans la réalisation matérielle un rayon r, de 12,5 mm, alors que l'hémisphère inférieur DEB est sensiblement une demi-sphere ayant un rayon r2 de 12,2 mm, de sorte que l'épaisseur de la boule C en E est 24,7 mm, alors que le diamètre d1 de la sphère dans laquelle cette boule est géométriquement inscrite est 25 mm.
Dans les zones des points B et D où se raccordent entre elles les deux fractions de sphères ayant des diamètres différents, les surfaces sont d'ailleurs comme on le voit sur les figures, légèrement déformées, de façon à se raccorder sans discontinuité.
Selon la forme d'exécution de la fig. 7, la boule 7b représentée comprend encore deux fractions de sphères, ces fractions étant d'ailleurs ici deux demisphères identiques l'une à l'autre. Mais, entre ces deux demi-sphères est géométriquement interposée une tranche cylindrique (ou éventuellement une zone sphérique, ou bien sensiblement sphérique ou cylindrique) dont la hauteur est la distance entre les lignes F-F et G-G de la fig. 5.
Ainsi, si le diamètre d2 de chacune des demisphères est par exemple 24,7 mm, dans la réalisation matérielle, la tranche cylindrique comprise entre F-F et G-G pourra avoir 0,3 mm de haut, de sorte que la dimension H-I de la boule sera 25 mm.
Lorsque les boules sont fabriquées en une matière synthétique, il est avantageux d'opérer par moulage, dans un moule en deux parties qui s'assemblent suivant le plan de la ligne A-A, les deux parties du moule ayant exactement la forme que l'on se propose de donner finalement à la boule.
Cependant, selon d'autres modes de fabrication on peut encore notamment :
- ou bien mouler des boules qui sont d'une
sphéricité régulière, puis réaliser une déforma
tion de cette sphéricité par une opération
postérieure au premier moulage, et par exem
ple par meulage ou analogue;
- ou bien fabriquer des boules en des matières
autres qu'une matière synthétique, et par exem
ple en buis, ainsi qu'il est souvent pratiqué
jusqu'à présent; et leur donner à la fabrica
tion la déformation voulue par rapport à une
forme qui serait rigoureusement sphérique
dans sa surface moyenne. Dans le cas de
boules en bois (éventuellement en buis), une
telle déformation peut être obtenue entre au
tres par un séchage accéléré lors de la fa
brication.
Et également dans le cas de boules
en bois, il peut être opportun de revêtir celles
ci d'une couche extérieure de matière synthé
tique, par exemple pour en augmenter le poli
et pour protéger les boules contre des effets
d'humidité.
L'appareil décrit présente de réels avantages, qui sont notamment les suivants:
- une plus grande douceur relative, et cepen
dant aussi une plus grande efficacité dans
le massage, cet avantage étant particulière
ment sensible dans le cas où sont utilisés des
amortisseurs élastiques entre les boules et le
fond de l'appareil;
- une plus grande efficacité également du mas
sage, particulièrement sensible, en premier
lieu lorsque les boules comportent des reliefs
ou des gravures, d'où résulte que ces boules
s'agrippent sur la peau de façon légère et op
portune; en deuxième lieu lorsqu'il est prévu
que les supports de boules présentent certai
nes irrégularités (d'ailleurs très faibles) par
rapport à une surface moyenne parfaitement
sphérique, lesdits supports ayant lieu suivant
des lignes ou zones diverses;
et en troisième
lieu, lorsque certaines boules au moins sont
établies avec certaines irrégularités d'ensem
ble dans leur surface moyenne, d'où résultent,
au cours de chaque mouvement de massage,
des effets de palpation ou analogue, ainsi
que des effets d'une certaine irrégularité dans
les rotations, ces divers effets se révélant
souvent très favorables
- des avantages de fabrication et d'assemblage.
La déformation d'une boule peut encore être obtenue, soit par un certain enfoncement ou analogue vers au moins une calotte de ladite boule, soit par un enfoncement ou semblable le long d'une partie au moins d'un grand cercle de cette boule.