Procédé de construction à sec et jeu d'éléments pour sa mise en aeuvre Le présent brevet a pour objet un procédé de construction à sec (sans mortier) utilisant des élé ments de dimensions courantes et qui se caractérise par le fait qu'on monte les murs et les cloisons à joints décalés en appareillant des éléments creux de longueurs différentes et qui comportent des ner vures et des rainures se correspondant et qu'on emboîte lesdites nervures dans lesdites rainures par rapprochement des éléments les uns par rapport aux autres et par le fait qu'on détermine les empla cements des ouvertures et les écartements des murs au moyen d'une table de modulation,
de manière que ces emplacements et écartements correspondent aux emplacements et écartements désirés et que le montage des murs et cloisons s'effectue uniquement à l'aide d'éléments entiers tels que livrés par le fabricant.
Le brevet a également pour objet un jeu d'élé ments de construction pour la mise en oeuvre de ce procédé et qui se caractérise par le fait que les faces d'assise pour les murs et cloisons et les faces laté rales pour les planchers de deux éléments voisins comportent des parties qui s'interpénètrent et qui déterminent leur position relative exacte et assurent la planéité des surfaces formées par leur appareillage.
Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple, deux formes d'exécution de cons tructions en cours de réalisation et les jeux d'éléments de construction utilisés pour ces constructions.
La fig. 1 est une vue partielle d'une construction en cours de montage, certaines parties étant arrachées pour plus de clarté dans le dessin.
La fig. 2 est une vue partielle en plan des murs et cloisons en cours de construction. Les fig. 3 à 25 illustrent divers éléments type utilisés dans la construction selon les fig. 1 et 2.
La fig. 26 est une vue partielle en coupe d'un encadrement illustrant la fixation des montants des portes et fenêtres.
La fig. 27 est une vue partielle en plan d'une construction légère en cours de montage.
La fig. 28 est une vue partielle en plan des murs en cours de construction.
Les fig. 29 à 33 illustrent les éléments utilisés dans cette construction légère.
Selon les fig. 1 à 25, la construction est réalisée à l'aide d'un jeu d'éléments de dimensions courantes, c'est-à-dire que les éléments nécessaires au montage de la construction n'excèdent pas un poids de 20 kg et présentent une longueur inférieure à 40 cm (de préférence 33 cm), et une hauteur inférieure à 30 cm (de préférence 15 cm), tandis que la largeur des éléments est choisie selon les besoins.
Ce jeu d'éléments comprend a) des éléments de mur A (fig. 3) dont les faces de parement 1 sont rectangulaires, tandis que ses faces d'assise 2 inférieure et supérieure comportent respectivement une rainure 3 et une languette 4 coupe-vent et d'emboîtement. Cette rainure et cette languette sont de sec tion transversale correspondante et sont dis posées dans le plan de symétrie vertical de l'élément A.
Les faces d'extrémité de cet élément comportent des gorges 5, 6 et des nervures 7, 8 de forme correspondante, de sorte que chaque élément présente une extré mité femelle et une extrémité mâle à double emboîtement. Les formes des sections trans versales des languettes, des nervures, des gorges et des rainures sont prévues de ma nière à permettre l'emboîtement des éléments par simple rapprochement des éléments voi sins. Cet élément A présente encore quatre évidements ou chambres 9 disposées de part et d'autre d'une paroi verticale 10 qui porte la languette 4 et la rainure 3.
Ces chambres débouchent sur les deux faces d'assise oppo sées et sont reliées deux à deux par des canaux 11 prévus, soit sur la face d'assise supérieure (fig. 3), soit sur la face d'assise inférieure.
b) des éléments d'encadrement femelles Bl, B, (fig. 6 et 7) et des éléments d'encadrement mâles B3, B4 (fig. 8 et 9). L'une des faces d'extrémité des éléments Bl et B2 présente les gorges 5 et la nervure 7, tandis que l'une des faces d'extrémité des éléments B3 et B4 présente la gorge 6 et les nervures 8. Ainsi ces faces d'extrémité s'emboîtent dans l'une ou l'autre des faces d'extrémité d'un élément de mur A, ou les unes dans les autres.
Ces éléments d'encadrement sont également évidés et comportent des chambres 12 débouchant sur leurs faces d'assise opposées et sont éga lement séparées par une paroi verticale 13 qui est munie de la languette 4 et de la rai nure<I>3.</I> La longueur<I>b</I> des éléments Bl et B3 est plus grande que la longueur a des éléments B2 et B4 de manière à permettre un décalage des joints verticaux j dans. la façade.
La seconde face d'extrémité des élé ments Bl, B2, B3, B4 est lisse et présente une rainure 14 destinée à recevoir les montants M (fig. 26) des portes et fenêtres.
c) un élément d'angle C (fig. 4 et 5) qui pré sente deux faces externes 15 lisses de pare ment de forme rectangulaire et formant un angle de 900 entre elles.
Par contre, ses deux faces d'extrémité présentent chacune une rainure 16 verticale limitée du côté interne par une nervure 17 et du côté externe par une aile 18 formant couvre-joint. Les faces d'assise supérieure et inférieure présentent respectivement une languette 19 et une rai nure 20 (fig. 5) de section transversale cor respondantes et susceptibles de s'emboîter l'une dans l'autre. Cet élément présente en core deux canaux 21 semi-cylindriques sé parés par une paroi diamétrale et débou chant sur les deux faces d'assise opposées.
d) des éléments de chaînage Dl, D2, D3 (fig. 10 et 11) qui comportent une face d'assise inférieure 22 munie d'une rainure 24 cor- respondant aux languettes 4 des éléments de murs A et d'encadrement Bl, B, B3, B_,. Cet élément de chaînage présente deux ailes 25 et 26, approximativement perpendicu laires à la face d'assise 22 et qui forment entre elles une gorge 27. La face externe de l'aile 25 présente des gaines 28 parallèles à la surface d'assise 22.
Les ailes 25 et 26 de l'élément Dl - prévu pour les murs de refend - sont d'égale hauteur h tandis que l'aile 26 de l'élément D2 - prévu pour les murs extérieurs - présente une hauteur hl plus grande que la hauteur h de l'aile 25. L'aile 26 de l'élément DJ ., est encore munie d'un acrotère 30 servant de muret pour les terrasses.
e) des éléments de fermeture E (fig. 12) pré sentant la forme générale d'une équerre et dont l'a tranche de l'une des ailes comporte une baguette 31 destinée à s'emboîter dans la rainure 29 d'emboîtement des éléments de chaînage. La seconde aile de cet élément constitue un contrepoids qui tend à appli quer sa tranche 32 contre la face interne 33 de l'aile 25 de l'élément de chaînage. La longueur d de ces éléments Dl à D3 et E est de préférence égale à 22 cm.
Lors de l'établissement du plan de l'immeuble, l'architecte choisit à l'aide d'une table -de modulation, les écartements des murs porteurs de manière que ceux-ci correspondent à un nombre entier d'éléments A et B. Dans la forme d'exécution illustrée au des sin, la longueur a des éléments B2 et B,, est égale aux deux tiers de la longueur b des éléments Bl et B3 qui est égale à la longueur c des éléments A et cette longueur a est égale à la longueur d des élé ments de chaînage D.
Ces longueurs sont choisies de manière que la distance f des joints<I>j</I> soit égale par exemple à 33 cm et que la distance g d'un joint décalé soit égale, par exemple, à 11 cm. En appa reillant les éléments A, Bl, B2, B3, B4 de la manière illustrée par la fig. 1, on monte les murs porteurs extérieurs et les murs porteurs intermédiaires (murs de refend) en ménageant aux endroits désirés des ouvertures pour les portes et fenêtres dont les lar geurs sont également données par la table de mo dulation.
Comme représenté à la fig. 2, on commence par placer un élément d'angle C, puis on introduit dans chacune de ses rainures 16, l'extrémité munie de la rainure 14 d'un élément d'encadrement mâle ou fe melle de grande ou de petite longueur. Les nervures 17 de l'élément d'angle s'emboîtent dans les rainures 14 de ces deux éléments d'encadrement et les ailes 18 des éléments d'angle viennent recouvrir une partie de la face de parement de chaque élément d'enca drement.
On appareille alors des éléments de murs A en emboîtant leurs extrémités mâles et femelles les unes dans les autres, et dans les extrémités de ces éléments d'encadrement, puis, à l'endroit d'une ou verture, on place à nouveau un élément d7encadre- ment dont la face d'extrémité lisse forme une partie de la paroi latérale de cette ouverture. Sur la pre mière rangée d'éléments ainsi appareillés, on place une seconde rangée d'éléments en ayant soin de déplacer les joints j, ce qui est aisément réalisable grâce aux éléments d'encadrement de deux longueurs différentes.
Afin de conférer une plus grande rigidité à la construction, on peut couler du béton (éventuellement armé) dans les canaux 21 afin de constituer des po teaux d'angle 23 (fig. 2).
On peut également couler du béton (éventuelle ment armé) dans les vides 9 des éléments A dont deux sur quatre coïncident sur toute la hauteur du mur, de manière à former des potelets de raidis sement 23a.
Les languettes 4 des éléments de mur et d'en cadrement s'engagent dans les rainures 3 des éléments de mur et d'encadrement de la rangée supérieure. De même, les languettes 19 des éléments d'angle s'engagent dans les rainures correspondantes 20. Ainsi, chaque élément du mur est en prise avec ses six éléments voisins, de sorte qu'on obtient une rigi dité et une étanchéité suffisantes pour rendre su perflu l'emploi de mortier généralement utilisé pour lier les éléments les uns aux autres.
Les murs porteurs intermédiaires sont montés de la même manière (fig. 2) et on remarque que grâce au fait que les écartements des murs exté rieurs ont été choisis selon la table de modulation de manière à correspondre à un nombre entier d'élé ments type, ces murs internes peuvent être montés sans qu'il soit nécessaire de couper des éléments dans leur longueur. Des ouvertures peuvent égale ment être prévues dans les murs porteurs intermé diaires dont les dimensions sont données par la table de modulation, de même que leurs positions.
Dans le cas d'immeubles à grand nombre d'éta ges, on peut encore prévoir des piliers N, disposés à intervalles réguliers ou non, dans les murs porteurs extérieurs et intermédiaires. Ces piliers sont formés à l'aide d'éléments de pilier (fig. 25) qui constituent en fait des coffrages. Cet élément N comporte un canal 74 de grandes dimensions, débouchant sur ses deux faces d'assise opposées. La face d'assise supérieure présente deux languettes 4 et 4a situées dans le prolongement l'une de l'autre et la face d'as sise inférieure comporte deux rainures 3 et 3a cor respondantes.
Les rainures et languettes des éléments superposés s'interpénétrant définissent les positions relatives des éléments dans deux directions perpen diculaires, de sorte que les faces latérales opposées 75 de ces éléments, sont toutes situées dans deux plans verticaux parallèles, tandis que les faces d'extrémités 76 sont situées dans deux plans verticaux parallèles mais perpendiculaires aux plans des faces latérales 75. Comme représenté dans la fig. 2, ces éléments d'une longueur s de 44 cm (dans le cas d'éléments de murs de 33 cm), peuvent être intercalés dans un mur porteur, ses deux faces d'extrémités étant en contact respectivement avec un élément B:, de 22 cm et un élément Bs de 33 cm. Le canal 74 est rempli de béton armé.
Ces éléments de pilier sont placés aux emplacements déterminés par la table de modulation.
Sur la tête de ces murs porteurs extérieurs et intermédiaires, on pose des éléments de chaînage Dl ou D9 dont la rainure 24 s'emboîte sur les lan guettes 4 des éléments de mur et d'encadrement. Puis on coule jusqu'à la hauteur des ailes 25 du béton dans la gorge continue 27 formée par ces éléments de chaînage Dl et D2 en noyant dans ce béton un ou plusieurs fers de renforcement 34 (fig. 1). De cette manière, tous les murs porteurs sont chaînés les uns aux autres et aux poteaux d'angle 23.
Dans les angles des murs extérieurs, des éléments d'angle de chaî nage D4 (fig. 13) sont placés afin d'éviter le montage d'un coffrage et afin que la façade externe de la construction soit d'un aspect homogène.
Les linteaux L (fig. 1) coiffant les ouvertures pratiquées dans ces murs, sont réalisés à l'aide d'élé ments de chaînage D. (fig. 11) qui comportent une feuillure 35 nécessaire à la pose des menuiseries.
Le côté inférieur des ouvertures laissées dans les murs extérieurs pour les fenêtres sont garnies à l'aide d'éléments d'appui F (fig. 14) dont la largeur o est également choisie de manière que dans chaque ouverture d'une dimension obtenue par la table de modulation, un nombre entier d'éléments puisse être posé. Ces éléments d'appui présentent une face d'as sise 37 munie d'une rainure 38 s'engageant dans les languettes 4 des éléments de murs, de sorte que la face interne 36 de cet élément d'appui est auto matiquement maintenue dans le plan de la face in terne du mur.
Les planchers comprennent les éléments suivants 1) des poutres P (fig. 1), formées par des élé ments de poutre p (fig. 15) juxtaposés et présentant la forme générale d'un U dans la gorge desquels on coule du béton en noyant dans celui-ci des fers de renforcement 39. Ces poutres, de préférence préparées à l'avance, sont posées sur des faces d'appui constituées par les tranches 40 des ailes 25 des éléments de chaînage. Les faces externes des ailes du U, formé par chaque élément de poutre, présentent une surface d'appui 41.
2) Des hourdis H (fig. 16) dont les faces d'ex trémité sont de forme correspondant aux faces latérales externes des poutres P et pré sentent également chacune une face d'appui 43. Chaque hourdi comporte une âme centrale 44, située dans son plan médian horizontal, et des canaux parallèles 42 débouchant sur ses deux faces latérales. L'âme centrale présente à l'une de ses extrémités une languette 45 et à son autre extrémité une rainure 46 de forme correspondante.
Le montage des planchers s'effectue de la ma nière suivante On pose les poutres P sur les faces d'appui 40, puis on met en place les hourdis H, dont les faces d'appui 43 viennent reposer sur les faces d'appui 41 des poutres, tandis que la languette 45 et la rai nure 46 des hourdis voisins s'emboîtent l'une dans l'autre. L'épaisseur i des hourdis est égale à la hau teur k des poutres et les faces d'appui 41 et 43 sont aménagées, de manière que les faces inférieures des hourdis soient situées exactement dans le plan des faces inférieures des poutres.
En conséquence, les faces supérieures des hourdis sont également exactement dans le plan des faces supérieures des poutres, et il s'ensuit qu'on obtient automatiquement un plafond et un plancher unis. et propres, en sorte qu'il n'est plus nécessaire de prévoir un plâtrage des plafonds et qu'en prenant la précaution de placer dans le béton des poutres des fers de renforcement 39 suffisants, la chape de compression coulée géné ralement pour former le plancher, peut être sup primée.
Le plancher étant posé, on coule entre les extré mités des hourdis se faisant face et entre les extré mités des hourdis et les ailes 26 des éléments de chaînage, du béton dans lequel on noie des fers 47 auxquels on croche les extrémités des fers 39 de renforcement des poutres P. Ce béton se lie à celui des poutres P, entre partiellement dans les canaux 42 des hourdis et se lie au béton coulé dans les ca naux semi-cylindriques 21 des éléments d'angle C. En conséquence, ce chaînage lie les poteaux d'angle 23 entre eux et aux poutres P du .plancher, de sorte qu'on obtient un ensemble extrêmement rigide.
Il est évident que la longueur r des éléments de poutre<I>p</I> ainsi que la longueur<I>m</I> et la largeur<I>n</I> des hourdis sont choisies de manière que chaque poutre P soit constituée par un nombre entier d'éléments p quel que soit l'écartement des murs porteurs, de manière qu'un nombre entier de hourdis H puisse être posé sur les poutres P entre les murs porteurs, et de manière qu'un nombre entier de travées de hourdis puisse être placé entre les murs porteurs. Ainsi, la table de modulation donne également le nombre de travées, le nombre d'éléments de poutre p dans chaque poutre et le nombre de hourdis dans chaque travée.
Les fig. 17 à 22 illustrent les éléments prévus pour la construction des cloisons. Ces éléments sont les suivants 1) des éléments de cloison Fl et F., (fig. 17 et 18 qui comportent une face d'extrémité mâle munie d'une nervure 48 et une face d'extré mité femelle présentant une gorge 49. Cette gorge et cette rainure sont disposées symé triquement par rapport à un plan de symétrie longitudinal de l'élément. Des canaux 50 tra versent cet élément et débouchent sur ses deux faces d'assise opposées qui sont munies respectivement d'une languette 51 et d'une rainure 52 (fi-. 19) de forme correspondante.
Les éléments Fl présentent une longueur égale au double de la longueur des éléments F., afin de permettre un montage des cloi sons à joints croisés. Les éléments Fl sont de longueur égale aux éléments de mur A.
2) des éléments de tête Gl et G.= (fig. 20 et 21) pour la réalisation des ouvertures de portes. Ces éléments présentent une face d'extrémité femelle comportant une gorge 53 destinée à s'emboîter sur les nervures 48 des extrémités mâles des éléments Fl et F_. La seconde extrémité de ces éléments présente la rainure 49 destinée à la fixation des montants des portes. Les faces d'assise opposées de ces éléments présentent respectivement la rainure 52 (fig. 19) et la languette 51.
3) un élément d'encadrement 1 (fig. 22) de plus grande largeur que les éléments Fl, F, et Gl, G. et qui comporte une face d'extrémité femelle présentant une gorge 54 dont la lar geur q correspond à la largeur d'un élément de cloison. Son autre extrémité présente une rainure 55 permettant la fixation des menui series. Les faces d'assise de cet élément pré sentent respectivement la languette 51 et la rainure 52.
Comme illustré par la fig. 2, le montage des cloisons s'effectue de la même manière que le mon tage des murs porteurs en appareillant les divers éléments décrits ci-dessus suivant la table de modu lation en vue de ménager les ouvertures de dimen sions désirées aux emplacements désirés au moyen d'un nombre entier d'éléments type.
Les parois verticales des ouvertures sont formées soit à l'aide des éléments de tête G1, G.,, soit à l'aide des éléments d'encadrement 1.
Des potelets de raidissement peuvent être prévus en coulant du béton éventuellement armé, dans les canaux 50 des éléments de cloison, dont un sur deux se correspondent sur toute la hauteur de la cloison.
Des potelets d'ancrage 57 peuvent être coulés au droit des liaisons entre les cloisons, murs de refends, murs extérieurs (fi,-. 2).
Comme représenté à la fig. 1, des canalisations d'équipement 58, éventuellement calorifugées, sont posées, d'une part, horizontalement dans les gaines 28 des éléments de chaînage et dans les canaux 42 des hourdis de plancher qui peuvent communiquer avec ces gaines et, d'autre part, verticalement dans les canaux 9 des éléments de mur. A l'endroit d'un embranchement 59, l'élément de chaînage Dl ou D., est remplacé par un élément de chaînage D,, (fig. 23) qui ne comporte pas de gaine, afin de ménager une place plus grande pour le montage du raccord 59.
Un élément de fermeture El permet d'obturer la niche 60 du branchement.
Afin d'éviter de pratiquer dans le mur des trous pour le passage des raccordements aux robinetteries, des éléments de mur spéciaux Al (fi-. 24) compor tant une plaque d'obturation A.. sont prévus pour être insérés dans le mur aux endroits désignés par l'ar chitecte. Une échancrure, pratiquée lors du montage dans la tranche inférieure ou supérieure de la plaque A., donne passage à la conduite. De même des fer rures 61 pour supporter les éviers, les lavabos, etc. peuvent être posées au cours du montage des murs et cloisons en entaillant les faces d'assise des éléments de mur, afin de ménager un logement pour ces fer rures qui sont maintenues en place sans scellement, simplement par le poids des éléments les recouvrant.
Les montants M des portes et fenêtres sont fixés dans les rainures 14 des éléments d'encadrement, au moyen de dispositifs à pression (fig. 26). Le montant M, d'une porte ou d'une fenêtre, est engagé dans la rainure 14 et sa position à l'intérieur de cette rainure est déterminée par une face d'appui 62 d'une ferrure 63 dont l'extrémité bute dans le fond de cette rainure. Un vérin 64, comprenant une base 65, un boulon 66 et un écrou 67 permet de coincer le montant M dans cette rainure 14. Une moulure 71 engagée dans une rainure 70, pratiquée dans le mon tant M et clouée dans les joints des éléments d'en cadrement, obture entièrement la rainure 14.
Lorsqu'il s'agit de construire un bâtiment léger et très bon marché, il est possible de simplifier encore la réalisation comme illustré par les fig. 27 à 33.
Pour de telles constructions légères, il suffit de prévoir les éléments de construction suivants 1) des éléments de mur A5 et A,; (fig. 29 et 30) de conception très semblable aux éléments de cloison F décrits plus haut mais d'une largeur plus grande, par exemple de 13 cm et qui comportent une âme centrale comme les éléments de mur A.
L'élément A.; présente une longueur dou ble de l'élément A,; afin de permettre le montage des murs à joints croisés.
2) un élément d'encadrement B., (fig. 31) com portant une face d'extrémité munie d'une rainure 72 dans laquelle peut s'emboîter avec coulissement le côté mâle ou femelle des éléments A. et A,. L'autre face d'extrémité comporte la gorge 14 destinée à la fixation des menuiseries.
3) un élément d'angle G (fig. 32) dont chaque extrémité comporte une rainure 73 permet tant l'emboîtement de l'extrémité mâle ou femelle des éléments A5 et A,. 4) des éléments de chaînage D7 et D$ (fig. 33) semblables aux éléments de chaînage Dl et M décrits plus haut, mais sans gaine.
L'appareillage de ces divers éléments s'effectue comme décrit plus haut en référence aux fig. 1 et 2 et comme illustré clairement par les fig. 27 et 28.
Les planchers sont portés comme dans les cons tructions classiques par des poutres Pl en bois dont les extrémités reposent sur les tranches des ailes des éléments de chaînage. On pourrait toutefois éga lement poser un plancher tel que décrit plus haut.
En pratique, tous les éléments décrits ci-dessus et utilisés pour la construction sont moulés en une même matière et de manière à obtenir des surfaces propres et des arêtes nettes, ainsi que des dimen sions pratiquement constantes d'un élément à l'autre. On obtient alors un appareillage parfait des divers éléments avec emboîtement des éléments voisins par simple rapprochement de ceux-ci. En outre, les lan guettes engagées dans les rainures déterminent auto matiquement les positions relatives des divers élé ments, de sorte que les surfaces externes et internes de la construction sont absolument planes.
Les surfaces intérieures peuvent dès lors, rester brutes et éventuellement être recouvertes d'un enduit de très faible épaisseur (quelques dixièmes de mm) ou d'une .peinture.
De bons résultats ont été obtenus avec l'enduit et la peinture existant sur le marché sous la dési gnation ANAPLAN.
Pour les façades, si on désire conserver l'aspect naturel du matériel dans le cas de joints creux, il suffit de procéder à un jointoiement (éventuellement avec un mortier coloré), puis d'appliquer une pein ture hydrofuge invisible à base de silicone, par exemple. On peut évidemment après rejointoiement, envisager de colorer l'ensemble des façades par ap plication d'une peinture, par exemple.
Comme représenté dans le dessin annexé, les chaînages sont toujours à joints vifs, de même que les éléments d'angle, ce qui souligne l'architecture de l'ensemble.
D'autre part, la précision assurée par le procédé décrit permet la préparation en atelier du petit oeuvre, limitant ainsi les travaux sur le chantier aux raccor dements des canalisations diverses et aux essais de celles-ci.
De par la finition de ses éléments constitutifs, le plancher apparaît être le support idéal pour les sols plastiques ou similaires, de même que pour les moquettes. En outre, ce plancher permet d'éviter de plâtrer les plafonds, ce qui est toujours une cause de retard dans l'avancement des travaux. Ces pla fonds peuvent être revêtus d'un enduit tel que celui appliqué sur les murs et cloisons (ANAPLAN).
.L'ensemble de toutes ces particularités permet de réduire, dans une grande proportion, la durée de la mise en oeuvre de la construction ainsi que son coût total par rapport aux modes de construction utilisés jusqu'à ce jour.
Les éléments décrits permettent la réalisation de toute la gamme de constructions, du simple garage ou dépendance, jusqu'à l'immeuble à nombre élevé d'étages.
La simplicité de l'appareillage des éléments per met l'utilisation d'une main-d'oeuvre non spécialisée et réduit l'importance des corps de métier spécialisés pour les finitions.
Grâce à la relativement petite longueur des élé ments de construction qui sont de la dimension cou rante des plots en agglomérés utilisés actuellement et qui ne devrait pas dépasser 40 cm, il est possible, tout en conservant pour toute la réalisation du bâti ment une modulation bien déterminée, de satisfaire pratiquement à toutes les exigences, de sorte que l'architecte n'est pas gêné dans la conception archi tecturale du bâtiment et peut obtenir tous les effets désirés et aussi variés que dans la conception actuelle. Par contre, tout le montage est effectué selon un plan préétabli, ce qui facilite l'approvisionnement en matériaux et accélère la construction.
Il va sans dire que le procédé de construction décrit est également applicable à la réalisation des maquettes, à l'aide d'éléments de construction dé crits, moulés, par exemple, en matière synthétique dans des dimensions réduites, par exemple, 1/10 ou l/20 grandeur normale. De cette manière, on réalise des maquettes qui sont la réplique exacte, mais à échelle réduite, de la construction. De même, le jeu d'éléments décrits, mais de dimension réduite, peut être utilisé en tant que jouet permettant la réa lisation de constructions variées selon le procédé décrit.