Appareil pour contrôler et accroître par l'exercice la rapidité des réflexes
La présente invention a pour but de permettre à l'homme d'accroître progressivement la rapidité de ses réflexes. Les accidents de la circulation routière, par exemple, tendent à diminuer avec l'augmentation moyenne de la rapidité des réflexes. Le moyen de parvenir à ce résultat est l'exercice des réflexes par un appareil électronique ou mécanique aussi simple que possible.
La présente invention a pour objet un appareil pour contrôler et accroître par l'exercice la rapidité des réflexes.
Selon l'invention, l'appareil est caractérisé par deux disques parallèles se superposant partiellement sans se toucher et calés sur deux arbres dont l'un est moteur et est relié à l'autre par un dispositif de transmission permettant de varier avec continuité le rapport de transmission, ces deux disques présentant des moyens susceptibles de se superposer lors de la rotation des disques et de provoquer, par leur superposition, le fonctionnement d'un dispositif de signalisation électrique, et par un organe de manoeuvre pour commander l'interruption du signal et remettre le dispositif de signalisation en état de fonctionner à la superposition suivante desdits moyens.
Les dessins ci-annexés se rapportent à deux formes d'exécution de cet appareil données à titre d'exemple.
La fig. 1 est une représentation schématique de la première forme d'exécution,
la fig. 2 est une représentation également schématique d'une partie de la deuxième forme d'exécution, et
la fig. 3 est une vue en élévation des disques de l'appareil de la fig. 2.
L'appareil selon la fig. 1 comprend deux disques rotatifs 1 et 2 se recouvrant partiellement et calés chacun sur un axe portant une poulie conique 3, respectivement 4. Les deux axes sont montés sur des roulements à billes 5, 6, 7, 8. Sur l'axe portant la poulie 3 est calée une poulie à gorge 9 destinée à être accouplée à un moteur au moyen d'une courroie. Une courroie 10 s'enroule autour des deux poulies 3 et 4, une fourchette 11 servant à déplacer cette courroie le long des cônes pour varier, à volonté, le rapport de transmission entre les deux axes et, par conséquent, la vitesse de rotation du disque 2 par rapport à celle du disque 1 qui est proportionnelle à celle du moteur.
Chaque disque présente un ou plusieurs trous périphériques 12 et 13 qui, lors de la rotation, se superposent chaque fois qu'ils atteignent au même instant la partie centrale de la zone de recouvrement des disques 1 et 2. D'un côté de cette zone est placée une source lumineuse 14, en l'espèce une lampe électrique branchée sur les bornes I et II destinées à être connectées à un réseau électrique. De l'autre côté de ladite zone est disposée une cellule photo-électrique 15 branchée de manière classique sur un enroulement secondaire d'un transformateur T dont le primaire est connecté auxdites bornes I et II. Un deuxième enroulement secondaire alimente le filament d'un tube électfo- nique 16 dont le potentiel de grille est réglé par la cellule 15.
Un troisième enroulement fournit le courant d'excitation à un relais 17 dont le circuit contient en série le tube 16 et un interrupteur 18 dont l'organe de manoeuvre est un poussoir 18'. Ce relais actionne, lorsqu'il est alimenté, un dispositif (non représenté) donnant un signal optique ou acoustique que l'on peut interrompre en manoeuvrant, à la main ou au pied, l'interrupteur 18.
Le mode d'emploi de l'appareil décrit est le suivant:
On branche les bornes I et II et le moteur sur le réseau. Les disques 1 et 2 se mettent en rotation dans le même sens, la lampe 14 s'allume et l'appareil électronique est prêt à entrer en service. Tant que la coïncidence des trous 12 et 13 n'a pas lieu, le potentiel de la grille du tube 16 est tel que le courant dans le circuit du relais 17 est insuffisant à actionner le relais. Dès que ces trous se superposent, la lumière émise par la lampe 14 frappe la cellule 15, le potentiel de la grille varie dans le sens provoquant une augmentation du courant dans le circuit du relais 17 qui attire alors son armature en fermant le circuit de signalisation (lampe ou sonnerie).
Le courant circulant dans l'enroulement du relais après le retour du potentiel de grille à sa valeur primitive est suffisant pour maintenir l'armature du relais au collage. Le signal ne peut être interrompu qu'en actionnant l'interrupteur 18. La personne qui se soumet au test de cet appareil doit actionner aussi rapidement que possible cet interrupteur. Le temps qui s'écoule entre l'apparition du signal et sa suppression mesure la rapidité des réflexes de cette personne.
Pour obtenir des résultats plus probants, la personne qui se soumet aux essais, ou une autre personne, déplace la courroie 10 à l'aide de la fourchette 1 1 pour varier le rapport de transmission et modifier ainsi les intervalles entre les coïncidences successives des trous 12 et 13, c'est-à-dire les intervalles entre les signaux optiques ou acoustiques donnés par l'appareil. La durée des signaux peut être enregistrée au moyen d'un dispositif d'enregistrement connu afin que l'on puisse comparer les résultats de différents essais.
La caractéristique la plus importante de cet appareil réside dans le fait que le moment de l'apparition du signal est tout à fait imprévisible. Pour augmenter cette incertitude, on peut, de plus, agir sur la vitesse du moteur soit par une commande manuelle soit par une commande automatique.
Dans l'appareil des fig. 2 et 3, qui comprend les mêmes éléments mécaniques que l'appareil de la fig.
1, les trous des disques sont remplacés par deux contacts métalliques 19 et 20 qui, lorsqu'ils arrivent à se toucher, ferment un circuit contenant en série une source de courant I et II, deux balais 21 et 22, un relais 23 et les disques métalliques 1 et 2. A chaque superposition des contacts 19 et 20, le relais 23 s'excite et, en attirant son armature 24, ferme en 27 le circuit d'une lampe 25. D'autre part, un cliquet 26 maintient l'armature abaissée et, par conséquent, maintient fermé le contact 27 du circuit de la lampe 25, même après Ia rupture du circuit du relais 23. Pour ramener l'armature dans sa position primitive, il suffit d'appuyer sur le bouton 28 du cliquet 26 ; ceci libère l'armature 24 qui est alors ramenée à sa position primitive par le ressort de rappel 29 et, ce faisant, coupe le circuit de la lampe 25.
Cet appareil présente l'inconvénient des frottements des balais et des chocs entre les contacts 19 et 20, mais a l'avantage d'être plus simple et moins coûteux. I1 pourrait être lui aussi équipé d'un dispositif d'enregistrement.
Les appareils décrits pourraient être incorporés dans un jeu d'adresse.