Dispositif de décélération du chariot d'une machine de bureau La présente invention concerne un dispositif de décélération du chariot d'une machine de bureau, comprenant un levier coudé,
un élément destiné à relier ce levier coudé et ledit chariot pendant le dépla cement de ce chariot sur une distance prédéterminée pour faire pivoter ledit levier coudé pendant le dépla cement du chariot sur cette distance prédéterminée, un dispositif d'entraînement à sens unique intercon nectant une came à un mécanisme d'entraînement,
ledit levier coudé étant monté de manière à pouvoir s'engager avec cette came pour la rendre solidaire en rotation du mécanisme d'entraînement pendant le pivotement dudit levier coudé, cette came freinant la vitesse de pivotement dudit levier coudé et, par con séquent, le chariot sur ladite distance prédéterminée.
Il est bien connu dans la technique des machines de bureau et, plus particulièrement, des machines à écrire, qu'un certain type de dispositif d'absorption des chocs doit être utilisé pour réduire le bruit et le choc d'un chariot lorsqu'il est ramené en position de départ ou rendu libre d'effectuer une course de tabulation. De nombreux amortisseurs et coussins pneumatiques qui ont pour rôle de réduire les chocs et le bruit pendant ces fonctions du chariot sont con nus,
mais le besoin se manifeste toujours dans ce domaine de trouver un mécanisme perfectionné de décélération sensible à la vitesse.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention. La fig. 1 est une vue en perspective de l'arrière d'une machine à écrire IBM munie du dispositif de décélération susceptible d'entrer en action lors d'une opération de tabulation et de retour du chariot res pectivement. La fig. 2 est une vue explosée des éléments de ce dispositif, et la fig. 3 est une autre vue explosée.
Le dispositif représenté au dessin est destiné à coopérer avec un chariot de machine à écrire muni d'une crémaillère 2 de disposition des marges, sup portant une butée de marge 4, la crémaillère étant susceptible de se déplacer transversalement avec le chariot par rapport aux rails 6, dont un seul est représenté.
Les machines à écrire connues comportent un levier de commande de marge 8 qui est susceptible de coulisser entre des limites fixes (fentes 9 par rapport à des goujons de support 10, qui sont fixés au bâti de la machine). Le coulissement du levier 8 est utilisé pour faire osciller un levier coudé de marge 12, lequel est monté à pivot autour d'un goujon 14 supporté par le bâti de la machine.
Plus précisément, au fur et à mesure que la butée de marge 4 est entraînée vers le levier 8 du fait du retour du chariot à sa posi tion de gauche, un épaulement de blocage 16 de la butée de marge 4 vient au contact d'un épaulement correspondant 18 du levier 8, faisant ainsi coulisser ce dernier vers la gauche par rapport aux goujons 10 afin de faire tourner le levier coudé de marge 12 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une mon tre autour de son goujon 14.
Le mécanisme de tabulation comprend un levier de tabulation 20, disposé sur le bâti de la machine, pour effectuer un mouvement de pivotement autour d'un axe indiqué par la ligne en traits mixtes 22-22.
Le pivotement s'effectue en réponse à l'actionnement d'un dispositif de commande de tabulation (non re présenté) qui a pour rôle de faire osciller un levier coudé 24 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour d'un téton de pivotement 26, exerçant ainsi contre l'extrémité de droite du levier de fabulation 20 une poussée destinée à le faire oscil ler dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour de l'axe 22, de sorte que son extré mité de gauche 28 exerce une poussée sur un levier de contrôle 30 de fabulation pour le dégager d'un épaulement 32,
libérant le levier de contrôle 30 pour lui permettre de se déplacer vers la gauche dans les limites des fentes 33. Le levier 30 de contrôle de fabulation, qui est relié par une biellette 34 à un bras coudé 38, est maintenu vers la gauche par un ressort 36 qui est utilisé pour faire osciller le bras 38 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour d'un goujon de pivotement 40 sup porté par le bâti de la machine.
En d'autres termes, le bras 38 supporte intégralement le bras coudé 42 que le ressort 36 relie à une partie du bâti 44 de la machine.
Le levier 30 de contrôle de fabulation, lorsqu'il est amené en position de contrôle, peut attaquer une butée de fabulation de colonne du type bien connu dans la technique, et qui peut se déplacer avec les chariots des machines à écrire IBM. Au fur et à mesure que le chariot se déplace vers la droite (ainsi qu'on le voit sur la fia.
1), le levier de contrôle 30 attaque une butée de fabulation (non représentée) destinée à entraîner le dispositif de contrôle de fabu lation depuis la position qu'il occupe sur la fig. 3 vers la droite en direction de la position-limite repré sentée sur la fig. 1. Lorsque le chariot se trouve effectivement immobilisé, le levier de contrôle 30 de fabulation se trouve réengagé derrière l'épaulement 32, où il demeure jusqu'à l'opération de fabulation suivante.
L'oscillation du levier de marge 12 autour de son goujon 14, et le déplacement du levier de contrôle 30 de fabulation d'abord vers la gauche lorsque la touche de fabulation d'une machine à écrire est ac tionnée, puis vers la droite, et son retour à la posi tion représentée sur la fig. 1, lorsque la butée de fabu lation atteint le dispositif de contrôle de fabulation sont respectivement utilisés, conjointement avec un mécanisme de décélération correspondant, pour ra lentir la vitesse de déplacement du chariot à la fin soit d'une course de fabulation, soit d'une opération de retour du chariot.
Décélérateur Le dispositif de décélération est susceptible d'être actionné à partir d'un arbre auxiliaire 46, qui est continuellement entraîné grâce à une courroie 47 par un moteur d'entraînement quelconque désigné par 49.
Ce dispositif comprend une paire de cames 48, 50, qui sont fixées par des embrayages à ressort dési gnés respectivement par 52 et 54 à l'arbre 46 en rotation constante. Les embrayages à ressort 52, 54 sont disposés de manière à empêcher la rotation dans le sens des aiguilles d'une montre des cames 48, 50 (ainsi qu'on le voit sur la fig. 1) à une vitesse plus élevée que celle de l'arbre 46.
Plus précisément, si l'on suppose que l'arbre 46 est au repos, dès lors toute rotation dans le sens des aiguilles d'une montre de la came 48 par rapport à l'arbre 46 resserrerait le ressort 52, empêchant de ce fait la rotation de la came 48. Comme l'arbre 46 est en rotation cons tante, la came 48 peut toutefois tourner dans le sens des aiguilles d'une montre à la vitesse qui n'est pas supérieure à la vitesse de rotation de l'arbre 46 qui tourne continuellement.
Fonctionnement <I>du dispositif de décélération</I> <I>lors du retour du chariot</I> Un bras coudé 56 est monté à pivot sur un axe 58 pour amener un galet 60 supporté par le bras coudé 56 au contact de la périphérie de la came 48. Le bras coudé 56 comporte un prolongement régla ble 62 qui est connecté par une biellette 64 à un bras coudé 66, lequel est monté de manière à pouvoir pivoter autour du goujon 40.
Le bras coudé 66 com porte une seconde partie 68 située à droite du goujon 40 et destinée à s'engager dans un épaulement 70 supporté par le levier coudé 12 de commande des marges. Grâce à ce moyen, lorsque le levier coudé 12 de commande des marges tourne dans le sens opposé à.
celui des aiguilles d'une montre autour de son gou jon 14 (rotation provoquée par l'interaction de la butée de marge 4 et du levier 8), l'épaulement 70 agit sur la partie 68 pour faire osciller le bras coudé 66 dans le sens des aiguilles d'une montre autour du goujon 40, soulevant ainsi la biellette 64, ce qui a tendance à faire osciller le bras coudé 56 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour de son axe 58, de manière à amener le galet 60 au con tact de la périphérie de la came 48. La venue en contact du galet 60 avec la périphérie de la came 48 fournit un moment de torsion destiné à entraîner la came 48 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'arbre 46, mettant ainsi en prise l'em brayage à ressort 52.
La came 48 a la forme d'une courbe de décéléra tion qui ralentit le chariot à une vitesse prédétermi née. En d'autres termes, au fur et à mesure que le chariot entraîne le galet 60 vers la came 48 pour faire tourner cette dernière dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à l'arbre 46, la came 48 peut être basculée de sa position de la fig. 1, où un grand rayon est au contact du galet 60, vers sa posi tion de la fig. 3, où son rayon le plus petit est au con tact du galet 60.
La vitesse de rotation de la came, lorsqu'elle passe de sa position de la fig. 1 à celle de la fig. 3 est contrôlée par la vitesse de rotation de l'arbre 46, mais l'oscillation coïncidente du bras 56 passant de sa position de la fig. 1 à celle de la fig. 3 est réglée par la courbe de la came 48. Par consé quent, la forme de la came 48 est celle d'une courbe de décélération qui fait ralentir le chariot avec le minimum de chocs et de bruit.
Dans l'une ou l'autre position de la came 48, un ressort 72 est disposé entre l'extrémité externe du prolongement réglable 62 et le moyeu de la came 48 par l'entremise d'une poulie 74 montée de manière à pouvoir tourner autour d'un axe 76 supporté par le bâti. Le ressort 72 a tendance à entraîner la came 48 en rotation dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre et, de ce fait, aussi longtemps que le chariot est immobile, le ressort 72 libère l'embrayage à ressort 52, permettant à l'arbre 46 de tourner libre ment à l'intérieur du moyeu de la came 48.
Etant donné que la vitesse à laquelle le bras 56 peut tourner dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre est contrôlée par l'engagement du galet 60 avec la came 48, il est évident que le degré de décélération du chariot dépend entièrement de la forme de la came 48, forme qui peut être établie d'après le degré désiré de vitesse du chariot.
<I>Fonctionnement du dispositif de décélération</I> <I>lors de la course de</I> tnbulation Pendant une course de tabulation, ainsi qu'on l'a décrit précédemment, le levier de contrôle 30 de tabulation est d'abord amené d'une position de repos (fig. 1) à une position. d'engagement de la butée de tabulation (fig. 3), puis ramené à sa position de repos du fait que l'action de la butée supportée par le chariot, qui se rapproche d'une position prédétermi née.
Par conséquent, le moyen de décélération du mécanisme de tabulation est disposé pour fonction ner à l'inverse du moyen de décélération lors du retour du chariot. Plus précisément, la came 50, qui est utilisée avec le moyen de décélération du méca nisme de tabulation, est normalement maintenue à sa limite de rotation vers la droite, de sorte que le rayon le plus petit de la came 50 se trouve au contact du galet 80 supporté par le bras coudé 82, lequel, à son tour (comme le bras coudé 56), est monté de manière à pouvoir pivoter autour de l'axe 58.
Le bras coudé 82 comporte également un élément exté rieur réglable 86 qui est relié par une biellette 88 au bras coudé 38, lequel, à son tour (ainsi qu'on l'a décrit précédemment), est relié par la biellette 34 au levier 30 de contrôle de tabulation. Lors du fonc tionnement de ce mécanisme, une opération de tabu- lation de la machine libère d'abord le levier 30 de contrôle de tabulation pour lui permettre de se dé placer vers la gauche jusqu'à la position représentée sur la fig. 3,
où des fentes 33 occupent leur position- limite de gauche par rapport à des goujons de sup port 10. Ce déplacement du levier 30 de contrôle de tabulation vers.
sa limite de gauche (ainsi qu'on l'a représenté sur la fig. 3) fait osciller le bras coudé 38 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une mon tre autour du goujon de support 40, forçant ainsi la biellette 88 à se déplacer vers le bas pour faire os ciller le bras coudé 82 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'axe 58 jusqu'à ce qu'il atteigne une position semblable à celle que le bras coudé 56 occupe sur la fig. 1.
Un ressort 90 relie l'élément 86 au moyeu de la came 50 par l'entremise d'une poulie 92 prenant appui sur le bâti. Le ressort 90 a tendance à entraîner la came 50 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre et, par conséquent, au fur et à mesure que le galet 80 se déplace dans le sens des aiguilles d'une montre,
le ressort 90 agit de ma nière à faire osciller la came 50 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre par rapport à l'ar bre 46 jusqu'à ce qu'elle atteigne une position sem blable à celle de la came 48 telle qu'on l'a indiquée sur la fig. 1.
Lorsque le mécanisme occupe cette posi tion, dès qu'une butée de tabulation vient heurter le levier 30 de contrôle de tabulation, ce dernier est déplacé vers la droite à partir de la position de la fig. 2 en direction de la position de la fig. 1, action qui attire la biellette 34 de manière à faire osciller le bras coudé 38 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son goujon de support 40 et à soulever ainsi la biellette 88 en vue de faire osciller le bras coudé 82 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour de l'axe 58,
grâce à quoi le galet 80 a tendance à entraîner la came 50 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'axe 46. Etant donné que la came 50 ne peut tourner à une vitesse supérieure à celle de l'arbre 46 (en raison de l'embrayage à ressort 54) et que la came 50 présente une courbe de décélération bien définie, l'opération de tabulation du chariot est ramenée à une vitesse correspondant à la pente de la courbe de décéléra tion formée sur la came 50.
Le chariot se trouve ralenti vers la fin d'une opération de tabulation jusqu'à ce que le levier 30 de contrôle de tabulation soit ramené à sa position de la fig. 1, après quoi le bras coudé 38 et le bras coudé 82 occupent une position d'immobilité. Etant donné que le galet 80 n'a pas plus longtemps ten dance à entraîner la came 50 dans le sens des aiguil les d'une montre, l'embrayage 54 est automatique ment libéré, débarrassant ainsi l'arbre 46 de sa charge.