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Dispositif de réglage d'un mouvement d'une montre L'objet de la présente invention est un dispositif de réglage d'un mouvement de montre comprenant un balancier et un spiral plat.
Il est connu de procéder à un tel réglage en modifiant la longueur utile du spiral par le déplacement d'une raquette tournant sur le coq et dont la petite queue porte à cet effet des organes entre lesquels passe la spire terminale du spiral.
Dans les dispositifs de réglage connus et en position de réglage moyenne, l'arc de spiral, compris entre le piton d'une part et la goupille et la clef d'autre part, est de l'ordre de grandeur de 900.
Cela représente, à partir du point d'attache dans le piton, une longueur de spiral telle qu'une clef à nez est pratiquement indispensable si l'on veut éviter que la spire réglée du spiral, sortant de son plan par suite d'un choc, quitte sa position de fonctionnement et vienne par exemple s'accrocher derrière une goupille.
La clef présente le désavantage de rendre le démontage difficile, en raison de la manière dont elle emprisonne la spire considérée du spiral.
Qu'il s'agisse de goupilles ou d'une disposition clef-goupille, il est en outre nécessaire de prévoir un jeu entre ces organes et le spiral, si l'on veut permettre un déplacement facile de la raquette. Par conséquent, lorsque le balancier passe par sa position d'équilibre, le spiral ne touche ni l'une ni l'autre des deux goupilles. Il doit donc accomplir un arc ,i à partir de cette position d'équilibre pour entrer en contact avec l'une des goupilles de raquette ou encore la clef. Le mouvement du système balancier-spiral étant sinusoïdal, l'équation qui le régit est _ ao sinwt fto étant l'amplitude du balancier.
Lorsque a < i9 i, la longueur active du spiral est L -I- 4L (L étant la longueur du spiral comprise entre la virole et les goupilles, 4L, la longueur de l'arc de spiral comprise entre les goupilles et le piton). Le couple de rappel que le spiral exerce sur le balancier sera
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formule dans laquelle E est le module de Young du métal qui constitue le spiral, J le moment d'inertie à la flexion de la section droite du spiral.
Lorsque @ > fli, la longueur active du spiral est L.
Le couple exercé par le spiral sera alors
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Il en résulte un couple perturbateur C provenant de l'influence de la goupille égale à la diffé- rence entre le couple réel et celui qui s'exercerait si la goupille n'intervenait pas, soit
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Si l'on calcule l'influence AT de ce couple perturbateur sur la période T du système balancier spiral, on obtient
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Cette formule, valable lorsque la lame du spiral au repos, est à égale distance des goupilles qu'elle ne touche pas, montre que la perturbation est d'autant plus importante que 1L et ,9i sont grands et Oo petit. .
Puisque la valeur de dT est fonction de l'amplitude $o du balancier, les goupilles de raquette introduisent un défaut d'isochronisme, c'est-à-dire pratiquement une variation de marche entre les positions horizontales et verticales de la montre.
Le dispositif de réglage selon la présente invention prévoit que, le piton étant disposé à proximité immédiate du bord radial du bras du coq, bord duquel s'étend le spiral pour passer entre deux goupilles portées par la petite queue de la raquette, laquelle, par un déplacement angulaire, peut être en partie superposée audit bras et permettre ainsi l'application des goupilles contre le bord précité du bras du coq, l'angle total de réglage étant pratiquement de 450 à partir de cette position limite des goupilles, celles-ci agissant sur un tronçon d'arc correspondant du spiral, tronçon écarté des spires d'une distance plus grande que celle du pas de spire.
Ce dispositif, qui permet de supprimer la clef de raquette et ses inconvénients, permet en même temps d'améliorer l'isochronisme en réduisant AL à sa plus petite valeur possible et du fait aussi de la suppression, du même coup, de l'influence de l'encastrement classique du spiral dans le piton.
La fig. 1 du dessin- annexé montre une forme d'exécution de l'objet de l'invention donnée à titre d'exemple.
En 11 est le coq, supportant le palier du pivot du balancier 12, auquel est attaché le spiral réglant 13, dont la spire terminale s'écarte des autres spires en 14, d'une valeur supérieure au pas normal séparant ces dernières les unes des autres (ici environ cinq fois ce pas) et aboutit au piton 15.
Cette partie du spiral s'étend sur un arc qui est pratiquement de 601) et forme, comme on le verra, la portion du spiral intéressée par le réglage.
Le piton 15 est disposé à proximité immédiate du bord radial 16 du bras 17 du coq 11, du côté duquel l'extrémité 14 du spiral s'en approche. La vis de fixation 18 du piton n'occupe plus ici une position radiale, mais est placée à l'opposé du bord du bras considéré.
La petite queue 19 de la raquette 20 porte deux goupilles semblables 21 (voir aussi la fig. 2), entre lesquelles passe la spire 14 du spiral. Cette queue pouvant, par rotation de la raquette, venir se placer par-dessus le bras du coq, il est possible d'amener les deux goupilles 21 en 21', à l'appui contre le bord 16. Ceci correspond à l'une des positions extérieures de réglage, l'autre se trouvant sur la ligne A-B, pratiquement à 450 en arrière de cette dernière.
On voit que le réglage s'opérera donc entre deux positions extérieures qui sont, l'une à proximité immédiate du piton et l'autre à 45o de ce dernier.
La valeur AL est donc plus faible que dans des dispositifs connus et sur un tel arc, le spiral ne risque pas de se dégager des goupilles, ce qui permet de renoncer à l'emploi de la clef.