CH343759A - Procédé de fabrication d'un article métallique composé et appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé de fabrication d'un article métallique composé et appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH343759A
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CH
Switzerland
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layer
envelope
pressure
assembly
diaphragms
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Inventor
Louis Giovannucci Julius
Robert Pels Alan
Allen King Paul
Original Assignee
Bridgeport Brass Co
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B23MACHINE TOOLS; METAL-WORKING NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • B23KSOLDERING OR UNSOLDERING; WELDING; CLADDING OR PLATING BY SOLDERING OR WELDING; CUTTING BY APPLYING HEAT LOCALLY, e.g. FLAME CUTTING; WORKING BY LASER BEAM
    • B23K1/00Soldering, e.g. brazing, or unsoldering
    • B23K1/0002Soldering by means of dipping in a fused salt bath

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Pressure Welding/Diffusion-Bonding (AREA)

Description


  Procédé de fabrication d'un     article    métallique composé  et appareil pour la mise en     oeuvre    de ce procédé    La présente invention a pour objet un procédé  de fabrication d'un article     métallique    composé et un  appareil pour la mise en     oeuvre    de ce     procédé.     



  L'invention permet notamment d'obtenir indus  triellement un article métallique formé d'une base  de cuivre ou d'alliage cuivreux,     recouverte    sur une  face ou sur les deux faces d'une couche d'un métal  inoxydable, par exemple de l'acier inoxydable..  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,  une     forme    d'exécution de l'appareil.  



  La     fig.    1 en est une vue en plan.  



  La     fig.    2 est une coupe par la ligne 2-2 de la       fig.    1.  



  La     fig.    3 montre l'appareil     immergé    dans un  bain liquide de chauffe.  



  Le métal de base est ordinairement notablement  plus épais que le métal de revêtement. Dans la plu  part des cas, l'épaisseur totale de toutes les couches  superposées pour constituer un article est suffisam  ment faible pour que l'ensemble présente de la flexi  bilité.  



  Le cuivre ou un métal cuivreux est particulière  ment indiqué comme métal de base. Le métal avec  lequel le métal de base est recouvert est de préférence  l'acier inoxydable.  



  On peut avantageusement empiler plusieurs en  sembles métalliques. à plat les uns sur les autres.  Chaque ensemble comprend une couche de métal de  base et une ou deux couches de revêtement, la ma  tière de brasage étant disposée entre ces couches.    L'épaisseur totale de la pile ainsi formée ne doit pas       entraîner    une rigidité telle que les faces des feuilles  individuelles ne puissent se conformer les unes aux  autres sur toute leur     surface    quand elles sont     soumises     à des pressions ne dépassant pas la pression atmosphé  rique.

   En pratique, quand on     utilise    des feuilles de  cuivre d'une épaisseur de 0,6 mm et des feuilles  d'acier inoxydable d'une épaisseur de 0,4 mm, on a  trouvé que les piles pouvaient comprendre jusqu'à  vingt ensembles doubles et seize ensembles triples.  Cependant, l'épaisseur de pile autorisée dépend de  l'égalité des feuilles, des feuilles bien planes permet  tant de faire des piles plus épaisses que des feuilles  qui tendent à se courber quelque peu. Des     feuilles     présentant des variations d'épaisseur notables -longi  tudinales ou transversales limitent également l'épais  seur permise pour la pile.  



  Une telle pile est placée à l'intérieur d'un appa  reil tel que celui représenté par le dessin. Il n'y a  de matière de brasage entre les     surfaces    opposées des  ensembles     adjacents.     



  L'appareil représenté comprend une enveloppe  formée de deux anneaux métalliques rigides 1 de  même diamètre, entre lesquels sont serrés deux dia  phragmes     flexibles    2 faits de feuilles métalliques, les  diaphragmes étant espacés par un anneau 3. Les sur  faces mutuellement en contact des anneaux. 1, des  diaphragmes 2 et de l'anneau 3 sont soigneusement  dressées de manière qu'une pression de serrage adé  quate sur les anneaux 1 rende l'appareil pratiquement  étanche à l'air.  



  La pression de serrage est appliquée aux anneaux 1  par une série de pinces périphériques espacées 4 en      forme de C, produisant une pression au moyen de  cames 5 qui peuvent être tournées par des goujons 6  faisant saillie     radialement.    Un outil peut être glissé sur  ces goujons pour les faire tourner, de façon à obte  nir une bonne pression de serrage, ou à libérer facile  ment les     pinces    quand c'est nécessaire.  



  L'anneau 3 présente un trou 7 s'étendant     radia-          lement    de manière à déboucher entre les diaphragmes  2, et un tube métallique 8 est fixé dans le trou 7 sur  l'anneau 3. Ce tube est relié à une source de vide qui  est     suffisante    pour     éliminer    pratiquement tout l'air  compris entre les deux diaphragmes 2, le serrage par  les pinces 4 empêchant toute entrée d'air dans l'ap  pareil.  



  Les diaphragmes 2 sont très     minces,    donc très       flexibles    et, en conséquence, transmettent la pression  atmosphérique directement à une pile d'ensembles  métalliques disposée entre ces diaphragmes. Les cou  ches extérieures des ensembles     forment    les extrémités  opposées de la pile, et comme tous les ensembles sont  flexibles, la pression atmosphérique se répartit     elle-          même    sur toute la pile. De cette façon, la pression  atmosphérique fait fléchir chaque couche, de ma  nière que leurs faces se conforment les unes aux  autres. Chaque face est ainsi amenée en contact  avec la face qui lui correspond.  



  La pile d'ensembles forme, en fait, une     pile    de  feuilles métalliques. La matière de brasage est in  terposée entre les faces qui doivent être     liées    en  semble pour former l'article métallique désiré.  



  Le brasage pour     lier    ensemble les diverses cou  ches présente l'avantage de nécessiter une tempéra  ture très inférieure aux températures nécessaires pour  une soudure. Le cuivre et les alliages de cuivre sont  sujets à la     formation        superficielle    de la   peau  d'orange   quand ils sont étirés après que le métal  a été maintenu à de hautes températures     suffisamment          longtemps    pour produire une augmentation de la di  mension du grain du métal entraînant l'apparition de  ce défaut.

   Les températures de brasage, en choisis  sant des matières de brasage appropriées, sont suffi  samment basses pour éviter cet     inconvénient    si la cha  leur     nécessaire    peut être communiquée à la matière  de brasage et     éliminée    suffisamment rapidement. Une  croissance défavorable du grain nécessite à la fois  du temps et de     fortes    températures pour se pro  duire.  



  Quand la pile est enfermée dans l'enveloppe,     celle-          ci    est     immergée    dans un liquide chaud 9     (fig.    3). On  peut utiliser un sel fondu contenu dans une cuve  10 suspendue dans un four de chauffage 11. Pendant  ce temps, le     tube    8 est maintenu en connexion avec  la source de vide, de     sorte    que la pile est maintenue  sous la pression atmosphérique.  



  La chaleur est ainsi transmise très rapidement  à la pile. Il en est pratiquement ainsi parce que la  pile est suspendue directement dans le bain de li  quide de chauffe et qu'en même temps les diverses  couches de l'article revêtu sont     forcées    en contact  face à face sur toute leur étendue par la pression    atmosphérique continuellement maintenue. Ceci as  sure non seulement un brasage uniforme partout,  mais aussi une bonne conduction thermique sur toute  la pile. La chaleur atteint ainsi rapidement la ma  tière de brasage, de manière à fondre cette dernière  comme il est nécessaire pour le brasage. Dès que cette  condition est réalisée, l'appareil est retiré prompte  ment du liquide de chauffe et on le laisse refroidir à  l'air.

   Le refroidissement est rapide par suite de la  bonne conduction de la pile, le vide étant maintenu  pendant la période de refroidissement. Une fois la  matière de brasage solidifiée, le vide est supprimé,  les pinces 4 sont libérées et les diaphragmes 2 sont  séparés de la pile qui constitue alors une série d'ar  ticles terminés.  



  Par suite de la rapidité du chauffage et du re  froidissement, les deux facteurs     température    et temps  peuvent être maintenus à des valeurs permettant  d'éviter une croissance indésirable du grain de l'élé  ment en cuivre ou en alliage de cuivre. Par consé  quent l'article revêtu obtenu peut être étiré par re  poussage, si on le désire, sans formation de la   peau  d'orange   comme ce serait le cas avec un revête  ment inoxydable mince. En conséquence, les     articles     étirés et repoussés ainsi faits ne nécessitent pas un  polissage prolongé comme cela est nécessaire pour  donner un bon aspect à l'article quand la       peau     d'orange   apparaît visiblement de l'extérieur de l'élé  ment inoxydable.  



  On a trouvé avantageux d'utiliser une matière de  brasage qui     comprend    un mélange d'un fondant et  de     particules    d'un métal de brasage, le fondant et les       particules    étant pratiquement uniformément distri  bués entre les surfaces qui doivent être brasées ensem  ble, dans les     proportions    relatives voulues pour for  mer, entre ces surfaces, une liaison qui comprend une  scorie fondue en phase hautement dispersée mélan  gée avec une matrice du métal de brasage. Cela  nécessite l'emploi d'une très petite quantité seulement  de métal de brasage dans chaque cas et, par consé  quent, permet pratiquement d'utiliser un métal de  brasage ayant une forte teneur en argent et qui fond  ainsi à une température relativement basse.

   La ten  dance à la croissance du grain est évidemment ré  duite par l'emploi de températures de brasage aussi  basses que possible.  



  La pratique a montré que la production indus  trielle de tels     articles    présentant une base de cuivre  ou d'un alliage de cuivre et une couche de revêtement  inoxydable mince, et propres à supporter un étirage  par repoussage, est notablement favorisée si l'on ob  serve soigneusement     certains    détails opératoires qui  seront indiqués dans un exemple décrit ci-après d'une  mise en     aeuvre    du procédé.  



  Dans cette mise en     oeuvre,        l'article    est composé  d'une base de cuivre et d'un revêtement d'acier inoxy  dable sur l'un des côtés ou sur les deux côtés. Le  cuivre est sous forme d'une feuille de 0,61 mm  d'épaisseur et l'acier inoxydable sous forme d'une  feuille de 0,38 mm d'épaisseur. Le revêtement métal-      ligue est sous forme de disques d'un diamètre de  5,4 cm qui sont destinés à être étirés par repoussage  pour former des ustensiles de cuisine.

   Il est néces  saire que les     couches    de revêtement soient liées en  semble suffisamment fermement pour ne pas se sépa  rer pendant l'étirage, et il est avantageux que l'élé  ment cuivreux présente un grain assez fin pour qu'il  ne se forme pas une surface en   peau d'orange   sus  ceptible de produire des marques correspondantes sur  le côté extérieur de la couche inoxydable. Si cette dif  ficulté se présente, les marques doivent être élimi  nées de la surface inoxydable par un polissage pro  longé et, par conséquent, coûteux.  



  L'acier inoxydable peut être du type     American          Iron    and Steel     Institute    301, 302, 304, 305 ou 430,  travaillé pour développer les propriétés d'étirage par  repoussage. L'élément cuivreux peut être du cuivre  à haute conductibilité exempt d'oxygène, numéros  1013 et S durs. Si l'on utilise un     coefficient    de dureté  inférieur, il faut prendre soin de s'assurer que le  cuivre présente un grain tel que l'étirage par repous  sage n'entraîne pas la formation de la   peau d'oran  ge   ou d'autres défauts superficiels.

   Il est bien pré  férable de partir d'un cuivre présentant une tension  considérable par travail à froid, de manière à être  certain de la finesse du grain dans le produit final,  en supposant qu'on utilise une matière de brasage  nécessitant des températures de brasage supérieures  à la température de cristallisation du cuivre.  



  Tous les éléments de     l'article    métallique sont  préalablement coupés en disques du diamètre indi  qué plus haut, et leurs surfaces sont toujours soigneu  sement dégraissées. Le dégraissage peut se faire à  l'aide de vapeurs, par des méthodes électriques ou  par tout autre moyen assurant un dégraissage soi  gneux. Ce dernier peut être avantageusement     effectué     en immergeant les disques dans une solution aqueuse  contenant 25 à 50 g d'hydroxyde de sodium par litre  d'eau, la solution étant maintenue à des tempéra  tures allant de 71 à 940 C. Le temps d'immersion  dépend de la quantité du produit de contamination  qui doit être éliminé.  



  Il est nécessaire aussi d'éliminer les oxydes su  perficiels des disques préalablement découpés. II  existe diverses méthodes connues pour éliminer ces  oxydes.  



  Dans le cas d'un travail rapide, les disques d'acier  inoxydable et de cuivre peuvent être simplement la  vés et séchés, après avoir été nettoyés et après élimi  nation des oxydes superficiels. Si les opérations sont  conduites de manière qu'il soit nécessaire d'emmaga  siner les disques suffisamment longtemps pour que  des oxydes puissent se former à nouveau à leurs sur  faces, les disques peuvent être soigneusement rincés  dans l'eau, puis rincés rapidement dans au moins  deux bains d'alcool méthylique anhydre et ensuite  conservés dans le bain d'alcool final.  



  Dans la mise en     pauvre    décrite, il est préférable  que les éléments métalliques en feuilles présentent  des surfaces unies. Des surfaces rugueuses sont indé-         sirables.    La qualité usuelle obtenue par laminage est  satisfaisante. Les méthodes de nettoyage et de désoxy  dation superficielle qui peuvent rendre rugueuses  les surfaces des disques doivent être évitées.  



  Dans le stade suivant, la surface interne de cha  cun des disques d'acier inoxydable séchés est uni  formément recouverte d'une solution d'un fondant  de brasage comprenant un liquide volatil qui peut  sécher après l'application: Le fondant doit être pro  pre à assurer un bon brasage. On peut     utiliser    avan  tageusement la solution suivante, exprimée en poids  
EMI0003.0010     
  
    hydroxyde <SEP> de <SEP> potassium <SEP> 1 <SEP> partie
<tb>  fondant <SEP> <B>............</B> <SEP> 9 <SEP> parties
<tb>  eau <SEP> ................ <SEP> 91 <SEP> parties       Le fondant répond à la composition suivante (à  l'état sec)  
EMI0003.0011     
  
    fluorure <SEP> de <SEP> potassium <SEP> . <SEP> .

   <SEP> <B>....</B> <SEP> 40%
<tb>  acide <SEP> borique <SEP> <B>............</B> <SEP> 300/o
<tb>  borate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> <B>........</B> <SEP> 300/o       Cette solution de fondant est appliquée unifor  mément sur la surface interne de chaque couche  d'acier inoxydable. Cela peut se faire en faisant tour  ner les disques et en appliquant la solution avec une  brosse. On peut utiliser la vaporisation ou d'autres  moyens. Si les disques ont été stockés dans l'alcool,  ils peuvent être séchés au préalable ou recevoir le  fondant quand ils sont encore mouillés par l'alcool.

    Il peut être possible aussi d'emmagasiner les disques  dans de l'eau, car celle-ci protège leurs surfaces pen  dant des périodes raisonnables, et dans ce cas éga  lement les disques peuvent être séchés au préalable  ou     recouverts    directement avec la solution du fondant.  



  Les disques d'acier inoxydable sont disposés avec  leur face humidifiée par la solution du fondant tour  née vers le haut, et de la poudre de brasage est pro  jetée sur ces surfaces humides sous forme d'une sus  pension de la poudre dans de l'air. La poudre de bra  sage doit être composée de particules de petite di  mension pour tomber uniformément. Cette suspension  peut être formée en soufflant la poudre vers le haut  dans un tube et en la laissant retomber sur les disques.  On utilise avec avantage des dimensions de     particules     correspondant à 120 et 60     mailles/cm.     



  Les propriétés physiques de la couche de fondant  mouillée doivent être telles que cette couche fixe les       particules    de la poudre de brasage qui tombe unifor  mément sur toute l'étendue des surfaces des disques.  Si la couche de fondant mouillée est trop épaisse ou  d'une viscosité trop faible, elle permet aux     particules     de flotter les unes vers les autres et de former des  blocs. La viscosité et l'épaisseur du revêtement de fon  dant doivent être réglées pour que les particules du  métal de brasage n'aient pas tendance à être enlevées  quand les disques sont légèrement penchés. La pro  portion des composants, fondant et eau, de la solution  de fondant peut être     modifiée    de la manière voulue  pour répondre aux conditions ci-dessus.

        Il est nécessaire aussi de déterminer     l'épaisseur    du  revêtement du fondant et sa composition, ainsi que  la densité de distribution des     particules    de brasage,  de manière que, lorsque les disques ont été brasés  ensemble pour former     l'article,    la liaison entre les  couches se présente sous     forme    d'une scorie du fon  dant     constituant    une phase hautement dispersée, mé  langée avec une     matrice    du métal de brasage,

       cette     scorie ne devant pas être gênante pendant l'étirage  par repoussage des disques     composés.    L'apparence de  la liaison peut être examinée en séparant les couches  du produit     fini,    ce qui est possible en utilisant une  force adéquate. En se basant sur une telle expérience,  on peut régler exactement les applications de la solu  tion du fondant et des     particules    de brasage. On uti  lise relativement peu de métal de brasage, et son em  ploi devrait être limité de préférence au minimum  nécessaire pour assurer une bonne liaison.  



  Le métal de brasage utilisé est un alliage de bra  sage à basse température. Ces     alliages    contiennent gé  néralement de l'argent et sont relativement coûteux,  mais la petite quantité     nécessaire    rend ces métaux  de brasage utilisables dans la pratique.  



  Les divers disques sont assemblés en les superpo  sant les uns aux autres dans l'alignement voulu, de  manière à former une pile qui est ensuite     placée     dans l'enveloppe précédemment décrite et brasée  sous pression de la manière indiquée.  



  Avec les métaux indiqués dans l'exemple cité,  soit l'acier inoxydable et le cuivre, un brasage satis  faisant est effectué en maintenant le bain fondu 9 à  une température voisine de 7880 C, et en laissant  l'enveloppe contenant la pile dans le bain jusqu'à ce  que la pile atteigne sur toute son étendue une tempé  rature suffisamment élevée pour fondre la matière  de brasage. L'action des diaphragmes     métalliques    en  feuilles     minces    et le     fait    que toutes les     couches    de       l'article    sont en contact étroit sur toutes leurs sur  faces, permettent d'atteindre rapidement les tempéra  tures de brasage sur toute l'épaisseur de la pile.

   Dès  que la     température    de brasage est partout atteinte,  l'enveloppe est     sortie    du bain et, sans supprimer le  vide dans l'enveloppe, on laisse refroidir l'enveloppe  et sa pile. L'enveloppe est de préférence refroidie  dans de l'huile ou de l'eau, de manière à porter rapi  dement l'élément cuivreux au-dessous de la tem  pérature correspondant à une croissance rapide du  grain.  



  Comme les éléments cuivreux présentent au dé  part une dureté relativement élevée, les températures  de brasage indiquées sont suffisamment élevées pour  produire une recristallisation de la structure du grain  du cuivre. Les .grains recristallisés sont évidemment  très fins, et avant qu'ils puissent croître à une dimen  sion indésirable, l'enveloppe et la pile peuvent être  sorties du liquide chauffant et refroidies.  



  Il est entendu que le métal dont est fait l'enve  loppe et le sel fondu constituant le bain doivent être    choisis de manière à éviter une     destruction    rapide  de l'enveloppe. Celle-ci peut être ordinairement réu  tilisée un certain nombre de fois.  



  Le procédé et l'appareil décrits peuvent être uti  lisés pour revêtir un métal de base trop épais pour       fléchir    sous la pression atmosphérique, pourvu que  le métal de revêtement soit flexible dans ces condi  tions. Dans un tel cas, on peut produire seulement un  article triple ou deux articles doubles à la fois dans  une enveloppe. On peut obtenir un     article    de grande  surface avec une enveloppe et un bain de     chauffage     des dimensions appropriées. Des ensembles de petite  surface peuvent être avantageusement arrangés dans  l'enveloppe en un     certain    nombre de piles espacées  transversalement, les diaphragmes appuyant contre  les extrémités de toutes les piles.

   Dans tous les cas,  la pile entière et les éléments de l'article revêtu doi  vent être assez minces pour permettre à la pression  atmosphérique de     fléchir    suffisamment les éléments  pour conformer leurs surfaces les unes aux autres  sur toute leur étendue. De cette façon, chaque pile  constitue en fait un bloc solide de métal jusqu'à ce  que la pression atmosphérique ait été rétablie à l'in  térieur de l'enveloppe. Quand le métal de base est  épais et qu'il n'est pas destiné à être étiré ou conformé  par repoussage, il est     indifférent    qu'un gros grain se  développe ou non, et dans certains cas une     formation     en   peau d'orange   peut se développer sans aucune  conséquence fâcheuse.

   Ce type de défaut peut ne pas  être un problème quand le métal de base est autre  que le cuivre. Cependant, un grand avantage du pro  cédé décrit réside dans la possibilité de revêtir du  cuivre ou des alliages de cuivre sans développer ac  cidentellement un grain     suffisamment    grand pour  entraîner la formation de la   peau d'orange   pen  dant l'étirage et le repoussage.  



  Il est entendu que lorsqu'on parle d'un grain    fin      ,    cela signifie un grain suffisamment petit pour  empêcher la formation de la   peau d'orange   dans  les conditions de travail.  



  L'étanchéité de l'enveloppe peut être améliorée  par l'emploi d'une mince couche d'une huile lourde,  par exemple du type indiqué pour la lubrification à  haute température. On peut utiliser une huile au gra  phite. Quand une telle matière est     appliquée    entre  les faces des diaphragmes et les anneaux, il en résulte  une augmentation notable d'étanchéité à l'air.  



  Par suite de la rapidité avec laquelle le cycle de  brasage est accompli, il n'est pas nécessaire d'utiliser  un acier inoxydable du type stabilisé contre la préci  pitation de carbures, d'un prix élevé comparative  ment à l'acier inoxydable ordinaire.  



  On a dit que les alliages de brasage à basse tem  pérature présentent ordinairement une     forte    teneur  en argent. Cela ne signifie pas que la teneur en ar  gent doit être nécessairement forte dans tous les cas,  et il est possible d'avoir des alliages de brasage satis  faisants contenant peu d'argent ou n'en contenant pas,  tout en présentant un domaine de fusion suffisam  ment bas ainsi que la résistance requise.      Le bain de     chauffe    liquide peut être constitué par  un sel fondu du type     utilisé    dans les traitements ther  miques. Afin de ménager l'enveloppe, le sel doit     être     neutre de préférence, c'est-à-dire sans     effet    oxydant  ou carburant sur l'appareil.

   Le sel doit posséder les  propriétés caractéristiques usuelles des sels de traite  ments thermiques, en ce sens qu'il doit assurer un bon  transfert de la chaleur, être chimiquement stable, ne  pas donner de vapeur désagréable à la température  de travail, s'enlever facilement des parties traitées       thermiquement    et être     suffisamment    fluide à la tem  pérature de travail.     Cette    dernière caractéristique est       particulièrement        importante    dans le procédé décrit  plus haut. On a trouvé en pratique qu'une enveloppe  imparfaitement scellée avant l'immersion dans le bain  de sel montre souvent une amélioration notable de  la qualité des joints après avoir été placée dans le  sel fondu.

   Ce phénomène est attribué à l'action du  bain de sel qui se solidifie autour de l'enveloppe et  bouche les petits interstices. Pendant l'immersion  continue de l'enveloppe dans le bain de sel, la croûte  initiale des sels solidifiés autour de l'enveloppe fond  à nouveau, mais même à l'état fondu le sel agit effi  cacement comme joint. On a utilisé des chlorures. avec  succès. Un mélange de 60'0/o de chlorure de sodium  et 40 % de chlorure de potassium en poids est le plus  avantageux, bien qu'on puisse utiliser aussi un mé  lange de     45'0/o    de chlorure de sodium et 55     -0/o    de  chlorure de potassium. D'autres mélanges de sels  ou d'autres types de bains de chauffe peuvent se mon  trer satisfaisants.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I Procédé de fabrication d'un article métallique composé, dans lequel on superpose une première et une seconde couches métalliques avec une matière de brasage disposée entre les surfaces se faisant face de ces couches pour former un ensemble, et on sou met cet ensemble à la chaleur et à une pression, ca ractérisé en ce qu'on enferme ledit ensemble dans une enveloppe flexible susceptible de transmettre une pression, on fait le vide dans ladite enveloppe, on immerge cette enveloppe dans un fluide chauffé de manière à appliquer une pression uniforme auxdites couches et à chauffer ces dernières rapidement à la température de brasage, et on refroidit ces couches tout en les maintenant sous ladite pression.
    REVENDICATION II Appareil pour la mise en aeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe étanche aux fluides comportant un dia- phragme flexible disposé de manière que son côté intérieur puisse appliquer une pression sur le côté de la première couche, flexible, opposé auxdites sur faces se faisant face, ladite enveloppe comprenant un orifice de sortie pour permettre d'y faire le vide, et en ce qu'il comprend un bain liquide susceptible d'être chauffé, dans lequel ledit ensemble est susceptible d'être immergé de manière que cet ensemble,
    quand le liquide est chauffé et l'enveloppe vidée, soit sou mis à la chaleur et à la pression du fluide appliquée au côte extérieur du diaphragme, et des moyens, pour appliquer à la seconde couche une pression opposée et sensiblement égale à ladite pression. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, dans lequel on constitue ledit ensemble d'une couche d'un alliage cuivreux et d'au moins une couche d'un alliage inoxy dable non cuivreux, caractérisé en ce qu'on porte le fluide, pendant que ledit ensemble y est immergé, à une température insuffisante pour augmenter le grain de la couche d'alliage cuivreux suffisamment pour que cette couche forme, quand elle est étirée, une peau d'orange visible à travers la couche d'al liage inoxydable. 2.
    Appareil selon la revendication II, caractérisé en ce que ladite enveloppe comprend un second dia phragme flexible opposé au premier diaphragme de manière qu'un côté du second diaphragme puisse ap pliquer une pression sur le côté de la seconde cou che opposé auxdites surfaces se faisant face quand l'enveloppe et ledit ensemble sont immergés dans le bain liquide chauffé et quand l'enveloppe est vide. 3. Appareil selon la sous-revendication 2, carac térisé en ce que ladite enveloppe comprend un organe s'étendant entre les parties périphériques des dia phragmes, ledit orifice de sortie étant ménagé dans cet organe, et des moyens de serrage pour serrer les diaphragmes à leur périphérie sur ledit organe. 4.
    Appareil selon la sous-revendication 3, carac térisé en ce que ledit organe est un anneau séparant les diaphragmes et dans lequel ledit ensemble peut être placé et en ce que lesdits moyens de serrage com prennent des anneaux de serrage métalliques montés sur les diaphragmes du côté opposé audit anneau de séparation, et des pinces pour rapprocher lesdits an neaux de serrage les uns des autres.
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