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Dispositif pour amener un relais dans deux états de commutation différents et procédé de mise en action de ce dispositif La présente invention a pour objet un dispositif pour amener un relais dans deux états de commutation différents au moyen d'opérations de commande de même nature. De tels dispositifs sont par exemple nécessaires pour transformer des impulsions de même nature en impulsions alternativement positives et négatives. Ce besoin se présente par exemple pour l'entraînement d'horloges secondaires lorsque l'hor- loge-mère émet périodiquement des impulsions de même nature qui doivent être transformées en impulsions alternativement positives et négatives pour entraîner les horloges secondaires.
Pour opérer ces processus de commutation, on employait jusqu'à présent des montages compliqués comprenant normalement trois relais, dans lesquels le relais commutateur proprement dit était encore complété par deux relais auxiliaires, ce qui entraînait naturellement de grandes dépenses.
On a aussi déjà proposé de réaliser une certaine simplification et une économie de moyens de commutation, en associant un condensateur à un relais unique de telle façon qu'à chaque état de commutation du relais corresponde un état du condensateur. Tous les dispositifs connus, équipés d'un relais et d'un condensateur, ont en commun le caractère suivant : un relais à double enroulement, c'est-à-dire un relais spécial augmentant le prix du montage, est nécessaire, et le condensateur agit toujours par décharge sur le relais, le condensateur étant chargé pour les deux positions du relais, mais étant polarisé en sens contraire.
Ce dispositif présente de graves inconvénients et est compliqué, car il faut entre autres prévoir sur le relais deux contacts inverseurs complets qui ont pour seule fonction d'inverser la polarité du condensateur après chaque commutation. On a, il est vrai, déjà proposé d'adjoindre au condensateur une batterie spéciale avec prise médiane. Ceci entraîne cependant l'emploi d'une batterie spéciale ou de deux batteries. Comme le condensateur du dispositif connu doit être chargé en sens contraire, l'usage d'un condensateur électrolytique, présentant une capacité élevée avec des dimensions réduites et un prix avantageux, est exclu. Les dispositifs connus doivent être commandés par un contact inverseur ce qui nécessite une commande à distance par un câble à trois conducteurs.
Ces inconvénients peuvent être évités, conformément à l'invention, par le fait que l'on court-circuite momentanément le relais excité en branchant en parallèle le condensateur non chargé et le fait ainsi retomber, et en ce qu'on excite à nouveau le relais en branchant en parallèle le condensateur chargé. Le condensateur est donc toujours déchargé ou chargé avec une polarité déterminée, de sorte que l'emploi d'un condensateur électrolytique est sans autre possible. De plus, on peut employer un relais normal muni d'un seul enroulement. Les fig. 1-3 du dessin annexé représentent, à titre d'exemple, trois formes d'exécution du dispositif selon l'invention, pour la commande d'horloges secondaires.
Le circuit présente une batterie 1 dont le pôle positif est relié aux contacts de relais 2, 3, 4 et 5, tandis que son pôle négatif est relié, par l'intermédiaire d'une résistance 6, à l'une des extrémités de l'enroulement d'un relais 7, à l'une des bornes d'un condensateur 8 et à un contact de relais 9. L'autre
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borne du condensateur 8 est reliée, par l'intermédiaire d'une résistance 10,à un contact inverseur 11 du relais 7 et, par l'intermédiaire d'un interrupteur de commande 12,à un contact de relais 13 et à l'autre extrémité de l'enroulement du relais 7. Au pôle négatif de la batterie 1 sont en outre reliés des contacts de relais 14 et 15.
Les contacts de relais 2, 3, 14 et 15 coopèrent avec des contacts inverseurs 16 et 17 sur lesquels sont branchées en parallèle des horloges secondaires 18.
Le circuit représenté fonctionne de la manière suivante : dans l'état représenté, le relais 7 est sans courant, car son circuit est coupé vers les contacts 4 et 13 et vers l'interrupteur de commande 12. En revanche, le condensateur 8 est chargé par l'intermédiaire des contacts 5 et 11 et des résistances 6 et 10. Les contacts inverseurs 16 et 17 touchent les contacts 2 et 15 et appliquent par exemple une impulsion positive aux horloges secondaires 18. Si maintenant l'interrupteur de commande 12 est momentanément fermé, par exemple par l'horloge-mère, le condensateur 8 se décharge par l'interrupteur 12 et le relais 7, de sorte que le relais est attiré.
Par suite, les contacts 4 et 13 se ferment, et un circuit de maintien pour le relais 7 est formé, qui passe par ces contacts et par la résistance 6. Le relais 7 reste donc excité, même si l'interrupteur de commande 12 est de nouveau ouvert. Par suite de l'inversion du contact 11 contre le contact 9, le condensateur 8 se décharge complètement à travers la résistance 10. Si l'interrupteur de commande 12 reste fermé après l'excitation du relais 7, la résistance 10 empêche un court-circuit direct du relais par le contact 13, l'interrupteur de commande 12 et les contacts de relais 9 et 11. Le passage du courant dans la résistance 6 engendre une chute de tension, de sorte que le relais 7 ne reçoit pas la tension complète de la batterie 1.
La tension suffit cependant pour maintenir attiré le relais une fois qu'il a été excité.
Si maintenant l'interrupteur de commande 12 est de nouveau fermé, le condensateur 8, qui s'est complètement déchargé à travers la résistance 10, est branché en parallèle avec l'enroulement du relais et court-circuite pratiquement cet enroulement de relais momentanément, c'est-à-dire que par suite du courant de charge tout d'abord très élevé du condensateur 8, il se produit dans la résistance 6 une chute de tension si élevée que la tension agissant encore sur le relais 7 ne peut plus maintenir ce dernier. La chute du relais provoque la coupure de son circuit de maintien vers les contacts 4 et 13.
Même si l'interrupteur de commande 12 reste fermé un cer- tain temps, un certain courant peut bien passer par la résistance 6, le relais 7, l'interrupteur de commande 12, la résistance 10, le contact inverseur 11 et le contact 5, mais ce courant ne suffit pas pour provoquer une nouvelle attraction du relais. Si l'in- terrupteur 12 est dé nouveau ouvert, le condensateur 8 se charge de la manière déjà décrite au potentiel complet de la batterie 1 et provoque, lors de la pro- chaîne fermeture de l'interrupteur 12, une nouvelle attraction du relais 7.
Le relais 7 est donc amené lors de chaque fermeture de l'interrupteur 12 d'une position de commutation à l'autre et produit, par l'intermédiaire de ses contacts inverseurs 16 et 17 la transmission d'impulsions alternativement positives et négatives aux horloges secondaires 18, qui sont ainsi actionnées de façon à avancer pas à pas.
A la fig. 1, le relais 7 a trois contacts inverseurs 11, 16 et 17, le contact 11 servant à la commande du fonctionnement du relais et les contacts 16 et 17 à la commande des horloges secondaires 18. Ce circuit peut cependant être simplifié et l'un des contacts inverseurs peut être omis si l'un des contacts inverseurs est employé pour commander le fonctionnement du relais et celui des horloges secondaires. Un tel circuit simplifié est représenté à la fig. 2, dans laquelle les parties correspondantes sont désignées par les mêmes signes de référence qu'à la fig. 1. Le fonctionnement du circuit représenté à la fig. 2 est aussi semblable à celui du circuit de la fig. 1.
Tel que représenté, le relais 7 est désexcité et le condensateur 8 est complètement chargé au potentiel de la batterie par les contacts 15 et 17, la résistance 10 et la résistance 6. Lorsque l'interrupteur de commande 12 est fermé, le condensateur 8 est brusquement déchargé à travers l'enroulement du relais 7, excitant ainsi le relais, de sorte que ses contacts s'inversent et viennent dans la position inférieure non représentée. Un circuit de maintien est ainsi établi à partir du pôle positif de la batterie, passant par les contacts 4 et 13, l'enroulement du relais 7 et la résistance 6, tandis que le condensateur 8 est complètement déchargé à travers la résistance 10, les contacts de relais 3 et 17 et la résistance 6.
En raison de la chute de tension dans la résistance 6, le condensateur 8 est légèrement rechargé avec une polarité opposée. Cependant, ce potentiel de charge est si faible qu'il n'empêche pas l'emploi d'un condensateur électrolytique. Lorsque l'interrupteur de commande 12 reste fermé, un courant parallèle passe du pôle positif de la batterie à travers les contacts 4 et 13, l'interrupteur 12, la résistance 10 et les contacts 17 et 3, pour revenir au pôle négatif de la batterie 1. Cependant, l'excitation de l'enroulement du relais 7 n'est pas affectée par ce circuit parallèle.
Lorsque, après une période ouverte, l'interrupteur de commande 12 est de nouveau fermé, l'enroulement du relais 7 est très efficacement court-circuité par le condensateur 8 ayant une légère charge de polarité opposée et le relais est désexcité par l'ouverture des contacts 4 et 13. Si l'interrupteur de commande 12 reste fermé, un courant passe de la borne positive de la batterie 1 à travers les contacts 15 et 17, la résistance 10, le contact 12, l'enroulement du relais 7 et la résistance 6. Du fait que les deux résistances 10 et 6 se trouvent dans ce circuit, le courant n'est pas suffisant pour actionner le relais.
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On peut simplifier davantage le circuit et omettre les contacts 4 et 13 en employant le circuit modifié montré à la fig. 3.
Sur cette figure, les parties correspondantes sont munies des mêmes signes de référence que sur les fig. 1 et 2. Les contacts de travail distincts 4 et 13 montrés aux fig. 1 et 2 sont remplacés par les contacts 14 et 16 du commutateur 2, 14, 16. Ceci nécessite cependant l'adjonction d'un redresseur 19 entre le contact 16, d'une part, et l'enroulement du relais 7 et le contact 12, d'autre part.
Dans l'état du circuit montré à la fig. 3, le relais est désexcité et le condensateur 8 est chargé au potentiel total de la batterie par les contacts 15 et 17, la résistance 10 et la résistance 6. Lorsque l'interrupteur de commande 12 est fermé, le condensateur 8 est brusquement déchargé à travers l'enroulement du relais 7, de sorte que les contacts 16 et 17 quittent la position représentée et entrent en contact respectivement avec les contacts 14 et 3, et qu'un circuit de maintien est établi pour le relais 7, à partir du pôle positif de la batterie par les contacts 14 et 16, le redresseur 19, l'enroulement du relais 7 et la résistance 6.
Dès que l'interrupteur de commande 12 est de nouveau ouvert, le condensateur 8 est complètement déchargé puis légèrement rechargé avec une polarité opposée, comme décrit en regard de la fig. 2, en raison de la chute de tension dans la résistance 6.
On remarquera qu'au moment de la fermeture du contact 12, la borne du condensateur 8 qui est reliée à l'interrupteur de commande 12 est chargée au potentiel positif complet de la batterie, tandis que le contact 16 est relié directement au pôle négatif de la batterie 1. Par suite, si le redresseur 19 n'était pas prévu, le condensateur 8 serait directement déchargé à travers les contacts 16 et 2 au pôle négatif de la batterie, sans exciter l'enroulement du relais 7. Grâce au redresseur 19, une telle décharge intempestive du condensateur 8 est évitée et le relais est correctement excité par le courant de décharge provenant du condensateur 8, tandis que le redresseur permet ultérieurement au courant de passer dans le circuit de maintien susmentionné pour le relais.
Pour désexciter le relais 7, on ferme à nouveau l'interrupteur de commande 12 ; en raison de la légère charge opposée du condensateur 8, le courant dans l'enroulement du relais 7 est complètement coupé ou même momentanément inversé, de sorte que le relais est désexcité. La légère charge inverse du condensateur 8 rend possible l'emploi d'une capacité relativement petite.