CH346085A - Procédé d'usinage utilisant un fluide érosif et appareil pour la mise en oeuvre dudit procédé - Google Patents

Procédé d'usinage utilisant un fluide érosif et appareil pour la mise en oeuvre dudit procédé

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CH346085A
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Description


  Procédé d'usinage     utilisant    un fluide érosif  et appareil pour la mise en     #uvre    dudit procédé    La présente invention comprend un procédé d'usi  nage utilisant un fluide érosif pour l'enlèvement de  matière, et un appareil servant à la mise en     #uvre     de ce procédé.

   On englobe ici, dans la définition  générale de       fluide    érosif  , les substances corro  sives qui agissent par voie chimique et se présen  tent sous forme liquide ou gazeuse, telles que les  acides (azotique, sulfurique, fluorhydrique, chlorhy  drique, etc.) ou des mélanges de ceux-ci (eau régale),  ainsi que les substances abrasives qui agissent par  voie mécanique et peuvent se présenter sous la forme  de particules (émeri, sable, corindon, etc.) en sus  pension dans un liquide ou dans un gaz.  



  On connaît déjà des procédés d'usinage chimique  consistant à faire attaquer la pièce à usiner par une  substance chimique qui la détruit progressivement.  Mais, si l'on veut contrôler la variation d'une cer  taine cote ou dimension de cette pièce au cours de  l'opération, il est indispensable d'arrêter la réaction  chimique de temps à autre pour pouvoir mesurer  ladite cote pendant ces arrêts sur un appareil de  mesure approprié.  



  On connaît en outre des appareils qui, pour indi  quer la valeur d'une cote, évaluent le débit d'un  fluide qui s'écoule à travers un orifice dont la section  est influencée par ladite cote. Ce débit peut être  évalué soit directement, soit indirectement en fonc  tion de la pression du fluide qui règne en un point  judicieusement choisi de son parcours.  



  L'invention comprend un procédé d'usinage uti  lisant un     fluide    érosif, qui permette de     vérifier    de  façon continue la valeur d'une dimension qui varie    au cours du procédé, et un appareil pour la mise en       aeuvre    dudit procédé.  



  Le procédé consiste à faire traverser par le     fluide     érosif un passage dont la section varie en raison des  variations, en cours d'usinage, de la dimension à  modifier de la     pièce    et à évaluer ladite dimension  par l'intermédiaire de la valeur que prend le débit  de ce fluide traversant ledit passage.  



  L'appareil pour la mise en     #uvre    du procédé  comporte des moyens pour former avec la pièce à  usiner un passage dont la section varie en raison des  variations, en cours d'usinage, de la dimension à mo  difier de ladite pièce, une source de fluide érosif à  une pression supérieure à la pression régnant en aval  desdits moyens, un conduit disposé entre ladite source  et lesdits moyens et un dispositif de mesure sensible  à une grandeur physique dépendant du débit du       fluide    à travers, ledit passage et/ou de la pression  de ce     fluide    dans la partie dudit conduit située à       proximité    dudit passage.  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,  diverses formes d'exécution et des variantes de l'ap  pareil que comprend l'invention.  



  La     fig.    1 montre, en coupe verticale schémati  que, une première     forme    d'exécution de l'appareil,  à utiliser avec un fluide érosif gazeux dans un mon  tage convenant pour usiner un orifice.  



  La     fig.    2 montre une variante d'une partie de  l'appareil de la     fig.    1.  



  La     fig.    3 montre une seconde variante de l'en  semble de     l'appareil    de la     fig.    1.      La     fig.    4 montre, semblablement à la fia. 1, un  appareil à utiliser avec un     fluide        érosif    liquide.  



  Les     fig.    5, 6 et 7 montrent, en vue partielle, la  forme d'exécution de l'appareil des figures précé  dentes     dans    des montages convenant pour usiner  respectivement une surface plane, un alésage inté  rieur et une surface cylindrique extérieure.  



  Les     fig.    8 et 9 montrent des variantes de la forme  d'exécution de l'appareil des     fig.    1 et 4, selon les  quelles le débit du fluide érosif diminue automati  quement à mesure que progresse l'usinage.  



  La     fig.    10 montre une autre variante de l'appa  reil de la     fig.    4 selon laquelle le débit du     fluide     érosif est arrêté automatiquement en fin d'usinage.  



  La     fig.    11 montre une autre variante de l'appa  reil de la     fig.    1, analogue à la     fig.    10, selon laquelle  l'arrêt du débit du fluide érosif est accompagné de la  mise en circulation d'un fluide de rinçage.  



  La     fig.    12 représente un détail de la variante de  la     fig.    11, dans une autre position de fonctionne  ment.  



  La     fig.    13 montre un appareil analogue à celui  de la     fig.    4 complété par un dispositif propre à éjec  ter automatiquement les pièces usinées.  



  La     fig.    14, enfin, montre une dernière variante  de l'appareil de la fia. 4 selon laquelle le dispositif  de mesure est soustrait au contact direct avec le  fluide corrosif utilisé.  



  Dans une mise en     oeuvre    particulière du procédé,  lorsque l'usinage consiste à enlever de la matière sur  une     surface    à contour     fermé    de petite section, c'est  à-dire à creuser ou à agrandir un orifice entouré de  tous côtés par de la matière, on fait traverser cet  orifice par le     fluide    corrosif et on fait jouer à cet  orifice le rôle du passage     susindiqué.    Lorsque l'usi  nage consiste à enlever de la matière sur une surface  à contour non fermé ou à contour fermé de section  importante, on projette un jet de fluide corrosif, à  partir d'au moins un     orifice    ménagé dans un élément  en matière inaltérable,

   sur la     pièce    à usiner, et on  fait jouer à la section libre comprise entre les sur  faces en regard desdits élément et pièce le rôle du  passage     susindiqué.     



  Pour mettre en     aeuvre    un tel procédé, on utilise  avantageusement un appareil comportant une source  sous pression de     fluide    érosif, des moyens pour for  mer avec la pièce à usiner un passage dont la section  varie en raison des variations, en cours d'usinage,  de la dimension à modifier de ladite pièce, des con  duits disposés entre ladite source et lesdits moyens  et un dispositif de mesure sensible à une grandeur  physique dépendant du débit du fluide à travers ledit  passage et/ou de la pression de ce     fluide        dans    la       partie    desdits conduits située à     proximité    dudit pas  sage.

      Avantageusement, on intercale sur les conduits  susdits un orifice calibré, on agence la source sous  pression de manière que la pression en amont de cet  orifice calibré soit constante et on constitue le dis  positif de mesure par un manomètre branché entre  l'orifice calibré et le passage susdit.  



  Il peut y avoir avantage à faire comporter à  l'appareil des moyens asservis au dispositif de mesure  pour rendre automatique certaines au moins de ses  opérations.  



  En particulier, on peut asservir au dispositif de  mesure des moyens propres à diminuer en cours  d'opération le débit du     fluide    à travers le passage       limité    au moins partiellement par la pièce à usiner,  à mesure que la section de ce passage se rapproche  d'une valeur prédéterminée. C'est ainsi que, dans le  cas     susindiqué    d'un dispositif de mesure constitué  par un manomètre mesurant la pression qui règne  entre un orifice calibré et le passage en question, on  peut faire commander par ce manomètre un organe  propre à diminuer la section utile de cet orifice  calibré lorsque ladite pression diminue également.  



  En outre, on peut asservir au dispositif de mesure  des moyens propres à arrêter automatiquement le  débit et/ou l'action érosive du fluide lorsque la sec  tion de ce passage atteint une dimension prédéter  minée. Pour arrêter cette action érosive, il est pos  sible de projeter sur les surfaces usinées un fluide  non érosif tel que de l'eau ou de l'air.  



  On peut également asservir au dispositif de me  sure des moyens propres à commander certaines au  moins des opérations de manutention des     pièces    usi  nées ou à usiner, en particulier à commander l'éjec  tion des pièces usinées.  



  Enfin, dans le cas le plus courant où le fluide  utilisé est un fluide corrosif, on peut séparer les  conduits de l'appareil en deux circuits en série par  courus l'un par un fluide non corrosif, tel que de  l'eau, ce circuit comportant notamment le dispositif  de mesure, et l'autre le fluide corrosif, et disposer  éventuellement à la limite de ces deux circuits un  fluide tampon inattaquable par le fluide corrosif et  non miscible avec les deux     fluides    considérés, ce  fluide tampon étant constitué par exemple par une  huile silicone.  



  Bien que les dispositions venant d'être décrites  puissent être réalisées de nombreuses manières, on  aura avantageusement recours à la forme d'exécution  de l'appareil et aux variantes représentées sur le  dessin.  



  Dans la forme d'exécution représentée en     fig.    1,  l'appareil est constitué sur le modèle d'un dispositif  de mesure connu servant à évaluer la section de  l'orifice d'une pièce telle que A, en substituant tou  tefois au gaz inerte (air) utilisé dans ce dispositif de  mesure un gaz exerçant une action corrosive     vis-à-          vis    de la matière de la pièce A.  



  Le gaz corrosif, amené sous une pression quel  conque par un canal 2 et provenant d'une bouteille  B, traverse un     orifice    calibré de détente 3 qui évite      un trop gros afflux de gaz dans l'appareil. Le canal  2 est prolongé par une capacité 4 qui plonge à l'in  térieur d'une capacité 5 remplie de liquide. La partie  supérieure de la capacité 5 communique avec l'exté  rieur ou avec toute autre enceinte jugée nécessaire  par l'intermédiaire d'un tube 6.

   Si le niveau normal  du liquide se trouve comme indiqué sur la figure et  que l'extrémité inférieure de la capacité 4 plonge à  une distance H au-dessous du niveau du liquide, on  voit que, lorsque le débit de gaz à travers l'orifice 3  sera suffisant pour qu'un excès s'échappe à la base  de la partie plongeante, la pression dans la capacité  4 sera égale à la hauteur manométrique H du liquide  contenu dans la capacité 5. On dispose donc ainsi  d'un moyen particulièrement simple pour créer une  pression constante en amont de l'orifice 1.  



  Le fluide traversant l'orifice 1 traverse également  à sa suite l'orifice de la pièce A dont la cote est à  déterminer. Entre 1 et A existe une capacité 7 et la  mesure manométrique de la pression existant en 7  est une caractéristique du débit de l'orifice A. Un  moyen simple d'effectuer cette mesure     manométri-          que    consiste à faire communiquer la capacité 7, par  un tube vertical 8, avec la partie inférieure de la  capacité 5. Ce tube constitue ainsi un manomètre  dont la colonne indicatrice est constituée par le même  liquide que celui qui est contenu dans la capacité 5,  la valeur de la pression dans la capacité 7 étant  indiquée par la hauteur du liquide dans le tube 8  sur une graduation 9.  



  Le fonctionnement de cette forme d'exécution  de l'appareil est le suivant. A mesure que le gaz cor  rosif s'écoule à travers l'orifice de la pièce A, il se  produit une attaque chimique qui augmente progres  sivement le diamètre dudit orifice. Il s'ensuit une  augmentation du débit du fluide à travers cet orifice  et une diminution de la pression dans la capacité 7  en aval de l'orifice calibré 1. Le niveau dans la co  lonne     manométrique    8 monte et l'opérateur peut  arrêter l'opération, par exemple en enlevant la     pièce     A, dès que la colonne     manométrique    aura atteint  une hauteur prédéterminée repérée sur la graduation  9.

   On peut ainsi supprimer tout rebut dans la fabri  cation des pièces telles que A puisque le procédé et  l'appareil permettent, à coup sûr, d'amener l'orifice  de toute pièce A à la cote désirée.  



  Dans la variante de la     fig.    2, le fluide (gaz ou  liquide) corrosif, provenant d'une capacité 2, est en  voyé à travers un débitmètre du genre de ceux qui  comportent un flotteur 10 très léger circulant dans  un tube vertical 11 évasé vers le haut. On sait que  le débit du     fluide    traversant le tube vertical dans ces  conditions est     répéré    par la hauteur du flotteur dans  le tube. En partant d'une pièce ébauchée A ayant un  orifice de diamètre légèrement inférieur au diamètre  désiré, on voit, au fur et à mesure de l'attaque chi  mique de la matière de la partie A, le     flotteur    mon  ter petit à petit dans le tube de verre. L'opérateur  est ainsi à même d'arrêter l'opération dès que la cote  voulue est atteinte.

      Sur la     fig.    3, on a représenté une variante de la  fi-. 1, dans laquelle la pression constante alimentant  l'orifice calibré 1 est obtenue par un détendeur. Ce  dernier est constitué, comme à l'habitude, par un  diaphragme     déformable    12 soumis à l'action d'un res  sort 13 et actionnant un clapet 14, lequel commande  l'arrivée du gaz sous pression. Celle des capacités  fermées par le diaphragme 12 qui se trouve du côté  du clapet 14 constitue la capacité 4 à pression cons  tante qui alimente l'orifice calibré 1. Entre l'orifice  calibré 1 et la     pièce    A, on retrouve la capacité 7  et un dispositif manométrique constitué par un tube  en U 15 qui permet, en connaissant la pression exis  tant dans ladite capacité 7, de déterminer le débit  de l'orifice A.

   Le processus opératoire est le même  que dans les deux cas précédents.  



  La     fig.    4 représente une autre variante utilisant  comme fluide un liquide au lieu d'un gaz. En effet,  l'utilisation d'un gaz comme fluide peut présenter  quelques difficultés. En général, les     attaques    chimi  ques par les gaz sont plus lentes que par les liquides.  Par ailleurs, la plupart des produits utilisés pour ef  fectuer une attaque chimique ainsi que les produits  de la réaction sont en général     toxiques.    Il est donc  judicieux de pouvoir les recueillir aisément et     cette     opération est plus facile à effectuer avec un     liquide     qu'avec un gaz. Le principe reste toutefois le même.

    On retrouve l'orifice 1 de référence, qui est alimenté  en liquide à pression     constante.    Pour ce faire, on  dispose d'une capacité 16     munie    d'un trop-plein 17 ;  cette capacité est constamment alimentée en liquide  corrosif par une pompe 18 refoulant par un tube 19.  L'excédent de liquide se déverse par le     déservoir    17  dans un réservoir 20 d'où le liquide est repris par la  pompe 18 et ainsi de suite.  



  Entre l'orifice calibré 1 et la     pièce    A, on retrouve  une capacité 7, dans laquelle règne une pression qui  caractérise le débit de l'orifice de la pièce A étant  donné que l'orifice 1 a une section constante. On  peut mesurer cette pression par un simple tube 21  jouant le rôle d'un manomètre ou par tout autre  moyen, ainsi qu'il sera vu plus loin.  



  Le processus est le même que précédemment. La  pièce A, ayant eu préalablement son alésage réalisé  de façon approchée au moyen d'un usinage classique,  est montée sur l'appareil de la     fig.    4 et le niveau  de la colonne liquide dans le tube 21 s'établit, par  exemple en a, alors que l'on sait, par le montage  préalable d'un étalon à la place de A, que la hauteur  manométrique doit s'établir en     c'.    II suffit alors de  laisser le liquide s'écouler au travers de l'orifice 1  et de celui de la pièce A pour voir petit à petit la  colonne manométrique descendre de<I>a</I> vers a', puis  que l'orifice 1 est constitué d'une manière inatta  quable au liquide alors que la matière de la     pièce    A  est, elle, attaquée par le liquide et que, par consé  quent,

   la dimension de son orifice grandit par rapport  à la dimension de l'orifice 1. Dès que la colonne  liquide arrive en     d,    l'opérateur n'a plus qu'à arrêter  l'opération, à retirer la pièce A et à neutraliser les      effets du liquide corrosif qui peut encore y adhérer  la pièce A a la cote désirée.  



  Les appareils décrits sont tous relatifs à la déter  mination du débit d'un     orifice        calibré,    mais d'autres  opérations peuvent facilement être effectuées avec  des appareils du même genre.  



  A titre d'exemple, on montre sur la     fig.    5, la  possibilité de faire une opération d'usinage super  ficiel qui correspondrait pratiquement à une rectifi  cation plane. A cet     effet,    on peut utiliser n'importe  lequel des appareils décrits jusqu'à présent, à la seule       différence    qu'on n'emmanche pas à l'extrémité de la  capacité 7 une pièce telle que A.  



  Soit C la pièce dont on veut usiner une des  faces, par exemple la face supérieure. La pièce C  est mise sur une table 22 et, devant sa     face    supé  rieure, on fait aboutir l'extrémité de la capacité 7,  cette     extrémité    étant constituée en une matière inal  térable au fluide corrosif et étant     garnie    d'un embout  7a également en matière inaltérable, alors que la  pièce C, elle, est attaquée par ledit fluide. Selon ce  montage, le passage de sortie à section variable équi  valant à l'orifice de la pièce A est constitué par la  surface annulaire     limitée    entre l'embout 7a et la  pièce C et ayant pour hauteur la distance d de l'ex  trémité de la capacité 7 à la face supérieure de la  pièce C.

   On commence donc par placer sur la table  22 une pièce étalon qui sert à déterminer la pres  sion ou hauteur manométrique à obtenir en fin     d7usi-          nage    dans la capacité 7, puis on place une     pièce    C  qui se trouve naturellement être plus haute que ladite  pièce étalon, de sorte que la distance d est plus  petite dans le cas de la pièce C que dans le cas de  la pièce étalon. On fait alors circuler le fluide cor  rosif et, au début de l'opération, la hauteur     mano-          métrique    se trouve être trop grande.

   A mesure que  la surface est     attaquée,    la distance d va augmenter  et la hauteur manométrique va diminuer jusqu'à ce  qu'elle atteigne la hauteur prédéterminée avec la  pièce étalon. A ce moment, l'opération peut être  arrêtée ou mieux encore on a intérêt à déplacer la       pièce    C pour continuer un usinage analogue sur la  portion voisine de la précédente. Il suffit pour cela  de rendre la table 22 mobile, ce qui a été schéma  tisé par des galets 23.

   Il est à noter que, pour éviter  l'attaque par le fluide corrosif des portions voisines  du débouché de la capacité 7, on a intérêt à diluer  très rapidement tout le fluide corrosif circulant sur  la pièce C     ailleurs    qu'au débouché de la     capacité    7,  avec un     fluide    neutre (eau, air) qui est projeté par des  tuyauteries telles que 24. On peut également envisa  ger de protéger toutes les portions de la     pièce    C,  que l'on désire garder intactes, par un enduit super  ficiel inattaquable aux fluides corrosifs tel que vernis,  peinture, etc.  



  Le cas de la     fig.    6 montre une variante de l'ap  pareil adaptée à la finition d'un alésage.  



  La pièce est constituée par un     cylindre    D dont  il s'agit de     terminer    l'alésage intérieur. A cet     effet,     l'arrivée de     fluide        corrosif    est faite par un tampon    creux 25, au centre duquel arrive le fluide corrosif  provenant de la capacité 7, ce fluide débouchant  sur la partie externe du tampon par des orifices tels  que 26. Ces orifices se trouvent être à une distance  d des parois intérieures de l'alésage du cylindre D,  distance qu'il s'agit d'augmenter par action du fluide  corrosif sur la matière composant le cylindre D.

    On opère donc de la même façon que dans le cas  de la     fig.    5 et, là aussi, on a disposé des canaux tels  que 24 susceptibles d'amener un fluide neutre pour  diluer très rapidement le     fluide    corrosif qui autre  ment pourrait attaquer les portions qui ne sont pas  en regard des orifices 26.  



  Il est rappelé, au sujet de ce montage, que, dans  des conditions bien déterminées, on peut obtenir un  équilibrage des débits par les orifices tels que 26,  même si le tampon 25 n'est pas parfaitement centré  dans le cylindre D.  



  Sur la     fig.    7, on a représenté la finition de la       surface    extérieure d'un cylindre E, analogue à une  rectification extérieure. Là encore, le fluide corrosif  est amené depuis la capacité 7 dans un corps creux       25n    pourvu d'orifices     26a    qui débouchent autour et  tout près de la surface extérieure du cylindre E. La  distance d entre ces orifices 26a et le cylindre E  influe sur le débit des orifices 26a et permet, comme  dans les cas précédents des fia. 5 et 6, de mesurer  par rapport à un étalon la cote du cylindre E au  droit des orifices 26a.

   Dans ces deux figures 6 et 7,  il peut également être avantageux de faire circuler  la pièce ou de la faire pivoter de façon à obtenir  une attaque régulière de la     pièce    sur toute la portion  désirée. Il est également possible de protéger par un  enduit     superficiel    toutes les portions de ladite pièce  que l'on désire soustraire à l'action du fluide cor  rosif.  



  Les     fig.    8 et 9 représentent des variantes de l'ap  pareil représenté en     fig.    1 permettant de travailler  successivement avec deux sensibilités     différentes,     c'est-à-dire d'effectuer des opérations correspondant  à l'ébauche et à la finition.  



  L'appareil de la     fig.    8 est semblable, dans son  ensemble, à celui de la     fig.    1 et on y retrouve la  conduite 2 d'amenée de gaz sous pression,     l'orifice     calibré 3 destiné à éviter de trop importantes     sur-          pressions,    la capacité 4 à pression constante     plon-          P    Cr       ant    dans la capacité 5 remplie de liquide. L'ori  fice 1 alimente la capacité 7 à l'extrémité de laquelle  se trouve le corps. A dont on veut mesurer le débit  de l'alésage.  



  L'élément manométrique ne se compose plus  simplement d'un tube de verre, dans lequel on lit la  hauteur du liquide, mais d'un tube 27, de préférence  plus large, dans lequel on a disposé un flotteur 28  et ce tube 27 est éventuellement muni d'une gra  duation extérieure 29. Le     flotteur    28 est accouplé à  une aiguille 30, verticale susceptible de traverser  l'orifice 1. Cette aiguille peut avoir plusieurs dia  mètres décroissant de bas en haut, ou avoir tout      autre profil voulu, par exemple conique, plutôt  qu'une succession de diamètres différents.  



  Cette disposition permet d'obtenir les avantages  suivants. Au début de l'opération, lorsqu'on     place     le corps A à peine ébauché, on peut obtenir, grâce  à la grande dimension libre de l'orifice 1, un débit  de gaz corrosif extrêmement     important,    ce qui active  la réaction et fait que le diamètre de l'orifice du  corps A augmente rapidement. Cette augmentation  rapide pourrait nuire à la précision finale à obtenir,  mais on peut, lorsque la hauteur manométrique de  vient faible, faire en sorte qu'une partie plus large  de l'aiguille 30 pénètre dans l'orifice calibré 1, de  façon à réduire la section utile de cet orifice et par  conséquent le débit du gaz corrosif qui traverse A et  à diminuer ainsi la vitesse de réaction.

   On peut ainsi  commencer la réaction très rapidement et la terminer  aussi lentement que possible, de façon à obtenir un  très haut degré de précision dans l'opération.  



  La     fig.    8 représente un appareil progressif utili  sant un fluide gazeux, la     fig.    9 représente un appa  reil analogue utilisant un fluide liquide et semblable,  dans son ensemble, à celui de la     fig.    4. En ce cas,  la colonne manométrique montée sur la capacité 7  est constituée par une capacité 27 comportant un  flotteur 28 muni à sa     partie    inférieure d'une     aiguille     30, de profil convenable, qui peut se     déplacer    dans  l'orifice calibré 1. La pièce A dont on veut modifier  la cote est montée à l'extrémité de la capacité 7.  



  On voit qu'au début de l'opération, lorsque le  diamètre de l'alésage prévu dans A est faible, le  flotteur 28 occupe une position relativement haute,  par exemple en face de la graduation a correspondant  au débit maximum du fluide à travers l'orifice 1. A  mesure que l'orifice de la pièce A augmente de di  mension par attaque chimique, le flotteur 28 des  cend et, en descendant, il obture de plus en plus  l'orifice 1 diminuant ainsi la quantité de liquide qui  traverse, par unité de temps, l'orifice A.     Cela    ralentit  la réaction et, par conséquent, augmente les possi  bilités de précision de la mesure.  



  Les figures suivantes ont trait à des variantes de  l'appareil permettant une utilisation à l'échelle indus  trielle du principe décrit ci-dessus.  



  On a supposé, jusqu'à présent, que, la pièce A  (ou C, D, E) ayant atteint ses dimensions définitives,  on arrêtait l'usinage d'une façon quelconque. On va  décrire ci-après des moyens propres à commander  automatiquement certaines au moins des opérations  d'arrêt.  



  Tout d'abord, il faut éviter que, lorsqu'on enlève  la pièce A de l'appareil, le fluide corrosif ne puisse  continuer à s'écouler, car, outre que son débit de  vient important et que la perte de liquide peut être  non négligeable, le fluide généralement utilisé peut  être toxique pour l'opérateur. II importe donc que  tout débit de ce fluide soit arrêté à la fin de l'usi  nage d'une pièce.  



  La     fig.    10 représente des moyens automatiques  prévus à cet effet. Ces moyens sont montrés en com-         binaison    avec un appareil à liquide corrosif analogue  à celui de la     fig.    9, mais ils pourraient tout aussi  bien être combinés à un appareil à gaz corrosif, no  tamment à un appareil du type montré à la     fig.    8.  



  Sur la     fig.    10, on retrouve la source de fluide  sous pression constante constituée par une capacité  16 alimentée en 19, et comportant un trop-plein 17,  ainsi que l'orifice calibré à diamètre fixe 1. On re  trouve également la capacité 7, à l'extrémité de la  quelle se trouve la pièce A. La colonne     manomé-          trique    27     comporte    également un flotteur 28.  



  Dans la capacité 7, on prévoit, un peu en amont  de la pièce A, un siège de soupape 31 coopérant  avec une soupape 32 qui est maintenue ouverte par  l'intermédiaire d'un levier 33 pivotant en 34 et d'un  ressort 35, lequel ressort est attelé à une tige 36  portée par le flotteur 28.  



  Lorsque l'opération est terminée et que l'opéra  teur enlève la pièce A, le débit devient alors consi  dérable. La pression baisse dans la capacité 7, le  flotteur 28 descend très rapidement en entraînant  avec lui l'extrémité du ressort 35 qui lui est atta  chée et, quand ce ressort occupe une position suffi  samment basse, il provoque immédiatement la ferme  ture de la soupape 32.  



  Un perfectionnement simple consiste d'ailleurs à  régler par avance l'appareil, de telle     sorte    que la  descente du flotteur 28 entraîne la fermeture de la  soupape 32 au moment précis où la hauteur     mano-          métrique    correspond à la cote à obtenir pour la  pièce A, celle-ci n'étant enlevée qu'ensuite.  



  Toutefois, il subsiste une     difficulté    car, en ce  cas, il existe un peu de liquide ou de     fluide    résiduel  entre le siège de soupape 31 et la pièce A, de telle  sorte que la réaction peut continuer et que, en défi  nitive, la pièce A peut ne pas être à la cote exacte  que l'on désire.  



  Pour remédier à     cet    inconvénient, on peut avoir  recours à la disposition schématisée à la     fig.    11 qui,  elle, a été dessinée dans le cas d'utilisation d'un  fluide gazeux, mais pourrait aisément être transpo  sée au cas d'utilisation d'un fluide liquide.  



  On retrouve l'arrivée de gaz 2,     l'orifice    calibré 3  destiné à éviter les surpressions, la chambre à pres  sion constante 4 et la capacité 5 contenant du liquide.  On retrouve également l'orifice 1 à section constante  et la capacité 7 à l'extrémité de laquelle se trouve la  pièce à usiner A.  



  La pression dans la capacité 7 est utilisée, non  pas par un manomètre à     liquide    comme dans le cas  de la     fig.    1, mais par un dispositif manométrique  constitué par un diaphragme     déformable    37 soumis  à la pression existant en 7 et équilibré par un ressort  réglable 38.  



  On fait commander par ce dispositif     manométri-          que    un robinet à trois voies propre, lorsque la pres  sion dans la capacité 7 descend au-dessous, d'une  valeur     prédéterminée,    à couper la capacité 7 en deux  compartiments amont 7c et aval 7b et à faire com  muniquer le compartiment aval 7b avec une source      de fluide neutre sous pression schématisée par une  pompe 39. On intercale entre le dispositif     manomé-          trique    et le robinet à trois voies un relais électro  magnétique.  



  Dans la variante représentée, on constitue, d'une  part, le robinet à trois voies par deux soupapes 40 et  41 portées par une même tige 42, et, d'autre part,  le relais électromagnétique par un     électro-aimant     43 dans le circuit d'excitation duquel est intercalé  un     interrupteur    asservi à la membrane 37, cet inter  rupteur pouvant comporter un plot fixe 44 et un  plot mobile 45 portés par la membrane 37, la tige  42 étant solidaire de l'élément mobile de l'électro  aimant 43.  



  Lorsque l'opération est en cours, les éléments  occupent les positions indiquées     fig.    11. La soupape  40 est ouverte et elle est déterminée de façon que le  passage du gaz autour de cette soupape ne crée pas  de perte de charge importante, comparée à celle qui  est créée par l'orifice 1 et par l'orifice de la     pièce    A.  En même temps, la soupape 41 est fermée et isole  la source de fluide neutre 39.A mesure que     l'orifice     de la     pièce    A augmente, la pression en 7 diminue, le       ressort    38 devient prépondérant et, lorsque la pièce  A a     atteint    sa cote définitive, le contact s'effectue  entre les deux plots 44 et 45.

   L'électro-aimant 43,  dont le circuit d'excitation est ainsi fermé, entraîne  les deux soupapes (jusqu'à la position montrée     fig.     12). A ce moment, la soupape 40 interrompt l'ar  rivée de     gaz        corrosif    vers la pièce A en même temps  que la soupape 41 s'ouvre en permettant l'envoi de  fluide neutre par le     compartiment    7b.  



       Etant    donné les faibles dimensions que l'on aura  soin de prévoir pour le compartiment 7b     compris     entre les soupapes 40 et 41 et la     pièce    A, cette der  nière est presque immédiatement débarrassée de toute  trace de produit corrosif et la réaction est instanta  nément arrêtée.  



  L'opérateur dispose donc d'un certain temps pour  enlever la pièce A de l'appareil, sans risquer de voir  se prolonger l'action chimique du fluide sur ladite  pièce.  



  La     fig.    13 représente un appareil encore plus  perfectionné qui, outre l'arrêt automatique du débit  du fluide, permet l'éjection également automatique  de la     pièce    à usiner.  



  Dans le cas particulier, on a supposé que la  pièce à usiner étant la pièce A comportant un petit  alésage     cylindrique    qui doit laisser s'écouler le même  débit d'un     certain    fluide sous une pression déter  minée qu'une     pièce    étalon analogue.  



  On suppose également que le     fluide    corrosif est  un liquide. L'élément producteur de     fluide    sous pres  sion constante est la capacité 16 avec son trop-plein  17 et son     alimentation    19. A la base de cet élément,  on retrouve la capacité 7 séparée de la capacité 16  par l'orifice de section constante 1.  



  La capacité 7     comporte    un dispositif     manomé-          trique    constitué par un diaphragme 37 tiré vers le    bas par un ressort 38 contre l'action de la pression  régnant dans la capacité 7.  



  Il y a lieu de signaler qu'il est souvent plus aisé  de réaliser le diaphragme 37 de même que le ressort  38 en un matériau sensible à l'action corrosive du  liquide employé.  



  A cet effet, on peut placer ces pièces au contact  d'un liquide qui transmet la poussée hydrostatique,  mais qui n'est pas miscible, ni attaquable par les  liquides     corrosifs.    En     particulier,    si le liquide cor  rosif est un acide courant, on peut employer comme  liquide neutre des huiles silicones dont la densité est  légèrement inférieure à celle des acides et qui, par  conséquent, restent à la     partie    supérieure des capa  cités dans lesquelles elles sont placées.  



  Sur la     fig.    13, on a représenté, en effet, le     ressort     et le diaphragme au contact d'un liquide 46, tel que  ces huiles silicones, représenté par des traits plus  rapprochés que le reste du liquide, et un trait mixte  47 indique la limite de séparation des deux liquides.  



  On voit que, à aucun moment, malgré le dépla  cement de la membrane 37, le liquide     corrosif    ne  peut atteindre ni le ressort, ni la membrane.  



  La     partie    supérieure du diaphragme 37 porte un  doigt 48 susceptible de coopérer avec un     micro-          contact    49 agissant sur l'électro-aimant 43.  



  Enfin, le     compartiment    7b conduisant à la pièce  A est contrôlé par une soupape 40 dont la queue  débouche à l'extérieur de l'appareil en traversant un  système presse-étoupe 50.  



  La     pièce    A est placée dans un alvéole ménagé  dans un bras 51 susceptible de pivoter autour d'un  axe 52. Un joint 53, fixe sur l'appareil, assure l'étan  chéité entre la pièce A et le reste de     l'appareil,    obli  geant la totalité du liquide corrosif qui s'échappe de       l'appareil    à traverser l'alésage de la pièce A.  



  Le bras 51 est solidaire d'un autre bras 51a qui  reçoit un mouvement d'une bielle 54 accouplée à  l'électro-aimant 43 et reliée également, par un levier  55 pivotant en 56, à la queue de la soupape 40. Un       ressort    57 tend, en tirant ces pièces vers le bas, à  maintenir la     pièce    A sur son joint 53, en même temps  qu'à maintenir la soupape 40 ouverte. Un doigt 58,  approximativement horizontal, et un verrou à res  sort 59, ont des buts qui seront explicités plus loin.  Un récipient 60 situé en dessous de la pièce A,  lorsqu'elle occupe sa place normale, permet de re  cevoir le liquide qui s'échappe de l'appareil.  



  Au début de l'opération, les éléments occupent  les positions indiquées en trait plein     fig.    13. Mais,  lorsque l'alésage du     corps    A est suffisamment grand,  la pression dans la capacité 7 baisse ; le ressort 38  devient prépondérant et le doigt 48 appuie sur le  micro-contact 49, ce qui provoque la fermeture du  circuit électrique dans l'électro-aimant 43, lequel  attire à ce moment vers le haut la bielle 54. Ce mou  vement a pour effet de provoquer, d'une     part,    la fer  meture de la soupape 40, qui interrompt toute sortie  possible de liquide vers l'extérieur de     l'appareil,    et,  d'autre     part,    provoque le déplacement du bras 51      vers la position indiquée en trait mixte.

   Ce bras 51  entraîne avec lui la pièce A à usiner et, en fin de  course, cette dernière bute sur le doigt 58 qui la  chasse de son alvéole et la fait tomber dans un réci  pient convenablement situé. Avantageusement, ce ré  cipient contient un liquide neutralisant qui fait arrê  ter toute action chimique susceptible de modifier la  cote de l'alésage, dès que la pièce est sortie de l'ap  pareil. Il suffit à l'opérateur de replacer une pièce  neuve dans l'alvéole du bras 51 qui aura conservé  la position indiquée en trait mixte, grâce à l'action  du verrou 59 et de libérer ce verrou pour que la nou  velle pièce A reprenne sa position sur le joint 53, en  même temps que la soupape 40 permettra de recom  mencer l'opération sur la pièce nouvellement instal  lée.

   Le verrou 59 est en effet nécessaire, car dès  que l'électro-aimant 43 aura provoqué la fermeture  de la soupape 40, la pression dans la capacité 7 va  se rétablir à une valeur telle que le contact est coupé  dans le micro-contact 49, ce qui aurait tendance à  remettre le bras 51 dans sa position horizontale.  Or, il ne faut laisser faire cette opération que lorsque  la pièce A aura été remplacée par une nouvelle.  



  Le récipient 60, situé dans l'axe de la pièce A  en position d'usinage, sert à recueillir le liquide qui  s'échappe à travers l'orifice de cette pièce. Ce liquide,  en effet, doit être soigneusement récupéré, car il est  en général nécessaire de le régénérer, puisque c'est  un produit de combinaison entre le liquide corrosif  lui-même et la pièce qui a été attaquée.  



  Sur la     fig.    14, enfin, on a schématisé une dis  position qui permet éventuellement une simplifica  tion du dispositif de mesure.  



  En effet, lorsqu'on effectue un usinage chimique,  les fluides utilisés sont en général extrêmement cor  rosifs et nécessitent donc de fabriquer des dispositifs  de mesure avec des matériaux qui résistent de façon  permanente à l'action de ces fluides. Ces matériaux  sont souvent difficiles à mettre au point, ou, s'ils  existent, ils peuvent être coûteux ou difficiles à pré  parer, et en particulier à fondre ou à usiner.  



  Aussi, on peut envisager un moyen de constituer  le dispositif de mesure de façon qu'il fonctionne avec  un fluide non corrosif, alors que le fluide corrosif  continue à attaquer la pièce à usiner. Pour     cela,    il  suffit d'intercaler, entre le     fluide    corrosif et le     fluide     qui traverse le dispositif de mesure, un troisième  fluide qui est inattaquable par l'un et par l'autre et  disposé pour qu'il ne soit pas miscible à l'un ou à  l'autre.  



  Dans la     fig.    14, on a supposé qu'il s'agissait de  modifier les dimensions de l'orifice d'une pièce A  en métal, par exemple en métal cuivreux, par l'action  d'un liquide corrosif tel que l'acide azotique.  



  Pour éviter de faire traverser le dispositif de me  sure par l'acide azotique, on construit l'ensemble de  la façon suivante  Le dispositif de mesure comporte un bac 16 et  un orifice 1 à section constante en aval duquel se  trouve un tube 2.1 qui permet de mesurer la hauteur         manométrique    du     fluide    qui s'écoule en aval de l'ori  fice 1. L'aval de l'orifice 1     communique    avec la  partie inférieure d'une capacité 61, voisine d'une  capacité 62, lesquelles     communiquent    par leur partie  supérieure 63.  



  La capacité 62 communique par sa partie infé  rieure avec une tubulure 64 en bout de laquelle est  montée la pièce A qui est à attaquer chimiquement.  



  On remplit le bac 16 et la capacité 61 avec un  liquide neutre tel que de l'eau et la capacité 62 avec  le liquide corrosif.  



  A la partie supérieure 63 des deux capacités com  municantes 61 et 62, on place un liquide tampon  inattaquable par le liquide corrosif (acide     azotique)     et non miscible à lui, en général par suite des     diffé-          rences    de densité, alors que ce même liquide tampon  est inattaquable et non miscible au liquide neutre  (eau).  



  Parmi les corps pouvant remplir les conditions  fixées ci-dessus pour le liquide tampon, on peut  mentionner les huiles silicones dont la densité est  inférieure à celle de l'eau et à celle de l'acide     azo-          tique,    ce qui permet à ces liquides tampon de se  maintenir constamment à la     partie    supérieure 63  des susdites. capacités. Un robinet 65     permet-éven-          tuellement,    de purger l'air ou les gaz qui se seraient  amassés à la partie supérieure 63, car, pour effectuer  une mesure précise du débit du fluide, il faut éviter  la présence d'un corps compressible entre le dispo  sitif de mesure et l'orifice de la pièce A.  



  Le robinet à trois voies 66 permet de couper  l'alimentation en liquide corrosif de la tubulure 64 et  d'amener de l'eau dans la tubulure 64 pour neutra  liser immédiatement l'action du liquide corrosif lors  que la     pièce    A a atteint la dimension désirée.  



  Un robinet 67, qui permet de faire communiquer  la capacité 62 avec un réservoir 68, rempli de liquide  corrosif, permet d'effectuer le remplissage de     cette     capacité 62 après chaque opération.  



  En effet, pour effectuer une opération d'usinage,  on     part    d'un appareil dans l'état où il se trouve sur la       fig.    14. Le contenu de la capacité 61 comprend une  certaine proportion d'eau et une proportion impor  tante de liquide tampon, tandis que le contenu de la  capacité 62 comporte une proportion importante de  liquide corrosif et peu de liquide tampon.  



  Après remplissage de la capacité 62 par le liquide  corrosif, on isole le réservoir 68 du reste de l'appa  reil à l'aide du robinet 67. De même, le robinet 66  est mis dans la position pour laquelle il     coupe    l'arri  vée de l'eau.  



  A ce moment, on peut faire passer le fluide cor  rosif à travers l'orifice de la pièce A et il est bien  évident que le niveau de séparation des deux liquides  contenus dans la capacité 62 va     descendre,    en même  temps que le niveau de séparation des deux     liquides     contenus dans la capacité 61 va monter d'une hau  teur correspondante.  



       Ce    décalage permet de mesurer le débit du     fluide     qui s'écoule à travers l'orifice de la pièce A, débit      qui est évidemment le même que celui qui s'écoule  à travers l'orifice 1.  



  Ce débit peut être mesuré soit directement, soit  par une indication manométrique, par lecture du  niveau sur le tube vertical 21 et l'on peut admettre,  par avance, que la cote de l'orifice de la pièce A  sera correcte par exemple lorsque le niveau dans le  tube 21 descendra à l'endroit indiqué par la     flèche        f.     



  A ce moment, on arrête l'opération en ouvrant  le robinet 66 qui isole la pièce A du liquide corrosif  et y amène de l'eau pour arrêter toute action chi  mique.  



  A ce moment, le niveau de séparation des deux  liquides dans la capacité 62 a considérablement baissé  et on ne pourrait pas     recommencer    plusieurs opéra  tions analogues à la précédente si on ne prenait pas  la précaution de ramener ce niveau à la     partie    supé  rieure de la capacité 62.  



  C'est à cet     effet    que l'on utilise le réservoir 68  qui, après ouverture du robinet 67, rétablit le niveau  dans la capacité 62 en refoulant le liquide tampon  et le liquide contenu dans la capacité 61 pour réta  blir les conditions de la     fig.    14.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé d'usinage utilisant un fluide érosif, caractérisé par le fait qu'on fait traverser par le fluide érosif un passage dont la section varie en rai son des variations, en cours d'usinage, de la dimen sion à modifier de la pièce à usiner, et qu'on évalue ladite dimension par l'intermédiaire de la valeur que prend le débit de ce fluide traversant ledit passage de section variable. II.
    Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour former avec la pièce à usiner un passage dont la section varie en raison des variations, en cours d'usinage, de la dimension à modifier de ladite pièce, une source de fluide érosif à une pression supérieure à la pression régnant en aval desdits moyens,
    un conduit disposé entre ladite source et lesdits moyens et un dispositif de mesure sensible à une grandeur physique dépendant du débit du fluide à travers ledit passage et/ou de la pression de ce fluide dans la partie dudit conduit située à proximité dudit passage. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, pour enlever de la matière sur une surface à contour fermé de petite section constituant un orifice, caractérisé par le fait qu'on fait traverser cet orifice par le fluide corrosif, cet orifice jouant ainsi le rôle du susdit passage de section variable. 2.
    Procédé selon la revendication I, pour enlever de la matière sur une surface à contour non fermé ou à contour fermé de section importante, caracté risé par le fait qu'on projette un jet de fluide cor rosif, à partir d'au moins un orifice ménagé dans un élément en matière inaltérable, sur la pièce à usiner, et qu'on fait jouer à la section libre comprise entre les surfaces en regard desdits élément et pièce le rôle du susdit passage. 3.
    Appareil selon la revendication II, caractérisé par le fait qu'il comporte un orifice calibré inter calé sur le conduit reliant la source de fluide érosif au passage de section variable, la source sous pres sion étant agencée de manière que la pression, en amont de cet orifice calibré, soit constante, et le dis positif de mesure étant constitué par un manomètre branché entre l'orifice calibré et le passage de sec tion variable. 4. Appareil selon la revendication II, caractérisé par le fait que son dispositif de mesure comporte des moyens propres à diminuer en cours d'opération le débit du fluide érosif à travers le passage de section variable, à mesure que la section de ce passage se rapproche d'une valeur prédéterminée. 5.
    Appareil selon les sous-revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que le manomètre commande un organe propre à diminuer la section utile de l'ori fice calibré lorsque diminue la pression qui règne entre cet orifice calibré et le passage de section va riable. 6. Appareil selon la revendication II, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens propres à ar rêter automatiquement le débit et/ou l'action érosive du fluide lorsque la section du passage de section variable atteint une dimension prédéterminée. 7.
    Appareil selon la sous-revendication 6, carac térisée par le fait qu'il comporte en outre des moyens qui, lors de l'arrêt du débit du fluide érosif projettent sur la surface usinée un fluide non érosif tel que de l'eau ou de l'air, en vue d'arrêter l'action érosive. 8. Appareil selon la revendication Il, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens propres à com mander certaines au moins des opérations de manu tention des pièces à usiner, notamment l'éjection des pièces dont l'usinage est terminé, en fonction de la section du passage de section variable. 9.
    Appareil selon la revendication II, mettant en oeuvre un fluide corrosif, caractérisé par le fait que le conduit de l'appareil est divisé en deux circuits en série parcourus, l'un par un fluide non corrosif, tel que dé l'eau, ce circuit comportant notamment le dispositif de mesure et l'autre le fluide corrosif. 10.
    Appareil selon la sous-revendication 9, ca ractérisé par le fait qu'entre le fluide non corrosif et le fluide corrosif est interposé un tampon en un fluide inattaquable par le fluide corrosif et non mis cible avec ce fluide ni avec le fluide non corrosif, ce troisième fluide étant constitué par une huile sili cone.
    <B>11.</B> Appareil selon la revendication Il, pour la mise en oeuvre du procédé selon la sous-revendica- tion 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour projeter, pendant l'usinage, un fluide neutre autour de la zone de la pièce usinée sur laquelle agit le jet corrosif sortant par l'orifice en matière inaltérable.
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