Procédé de fabrication d'une chaussure de sport et chaussure obtenue au moyen de ce procédé Le présent breveta pour objet un procédé de fabrication d'une chaussure de sport.
On connaît des chaussures de sport présentant une couche intermédiaire en caoutchouc mousse constituant un coussin facilement déformable entre une semelle extérieure en, caoutchouc résistant à l'usure et une semelle première en matière textile. Jusqu'à présent, pour fabriquer ces chaussures, on cousait la prendère à l'empeigne, pour former un sac ou chausson, et l'on collait ensuite la couche inter médiaire en caoutchouc mousse sur la première.
Cette manière de procéder présente l'inconvénient qu'il est difficile de coller la couche intermédiaire en caout chouc mousse sur la première formant partie dudit sac ou chausson monté sur une forme parce que le caoutchouc tend à se déformer, à la suite des efforts de traction exercés sur lui pendant le façonnage.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on coud une empeigne de matière textile à une première comprenant une pièce de matière textile à laquelle adhère une couche de caoutchouc mousse, de façon que cette couche se présente extérieurement, en ce qu'on applique une masse de caoutchouc sur l'ensemble ainsi formé monté sur forme de manière à recouvrir ladite première et en ce qu'on vulcanise la masse de caoutchouc non vulcanisé ainsi appliquée pour former la semelle d'usure.
Le brevet a également pour objet une chaussure obtenue au moyen de ce procédé.
Les différentes figures du dessin illustrent une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple, du pro cédé objet de l'invention. Suivant cette forme d'exécution., on commence par coudre l'empeigne 10 constituée par une pièce de tissu à une première constituée par une autre pièce de tissu 11 à laquelle adhère une couche de caout chouc mousse 31, qui n'est pas représentée sur les fig. 1 à 4, mais seulement sur la fig. 5, de façon à former un chausson présentant extérieurement la couche de caoutchouc mousse.
La première et l'em peigne sont cousues ensemble par des points 12 éche lonnés suivant une ligne s'étendant à une faible dis tance, de, par exemple, 3 à 6 mm des bords coïnci dents 10A et 11A de l'empeigne et de la première, ces bords se superposant en formant bord libre relevé le long de la périphérie du chausson et faisant saillie vers la pointe du chausson.
Un contrefort 14 et un bout dur 15 sont intro duits respectivement dans le talon et dans la pointe du chausson et lui sont fixés par collage. Le bout de l'empeigne 10 forme une patte 16 et n'est pas cousu en ce point à la première.
Le chausson ainsi obtenu est appliqué à la main sur une forme 17 pour être façonné à la main (fig. 4). La largeur de la forme utilisée est supérieure à l'écar tement entre les bords opposés de la couture 12, la différence étant de à peu près 3 à 6 mm pour chaque côté. du chausson. De même, la longueur de la forme est telle qu'elle s'étend au-delà de l'extrémité cousue de la première du côté talon.
Autrement dit, sur toute la périphérie de la première, en dehors de son bout non cousu, la ligne de couture se trouve à l'intérieur du bord du profil extrême de la forme.
La longueur du bord- 10A de l'empeigne étant nécessairement supérieure à la longueur du bord 11A de la première, le bord de l'empeigne a une ten dance à se contracter. On aplanit les rides apparais sant ainsi au cours du façonnage à la main ; cet aplanissement étant facilité par la présence du bout non cousu.
Afin de compenser la raideur qui peut apparaître dans le chausson, on tend uniformément l'ensemble de celui-ci sur la forme et l'on maintient cette ten sion pendant les opérations qui suivent.
Le façonnage qui vient d'être décrit est simple et peut être exécuté par des ouvriers non qualifiés. La ligne de couture étant décalée vers l'intérieur par rapport au bord de la forme, les contraintes dues à l'étirement produit par la forme. sont distribuées uni formément le long de cette ligne de couture en sup primant toute fatigue locale excessive.
La première utilisée dans le procédé décrit peut être découpée dans une feuille composite formée d'une pièce de matière textile à laquelle est fixée par vulcanisation une couche de caoutchouc mousse.
Le chausson monté sur forme comme décrit est alors placé dans un moule de vulcanisation et l'on applique sur la première et le bord de l'empeigne une masse de caoutchouc non vulcanisé 32 destinée à former la semelle d'usure de façon à recouvrir entièrement la couche de caoutchouc mousse et à noyer dans cette masse les bords 10A et 11A de l'empeigne et de la première.
On applique ensuite le long des périphéries en regard de la masse 32 et de l'empeigne 10 une bande 33 formant garniture latérale, également en caoutchouc non vulcanisé et destinée à résister à l'usure.
On ferme alors le moule, on applique la pression et l'on chauffe le moule intérieurement. On obtient ainsi une semelle d'usure en une seule pièce de caoutchouc vulcanisé plein 32-33, cette pièce étant liée d'une façon permanente à l'empeigne et à la pre mière 11-31. Autrement dit, la couche de caoutchouc mousse 31 forme ainsi une couche intermédiaire entre la pièce de tissu 11 de la première et la semelle d'usure.
La déformation du caoutchouc mousse est empê chée par la pression exercée par la masse de caout chouc plus dur qui l'entoure. Après vulcanisation, on ouvre le moule et l'on retire la chaussure terminée. Celle-ci comprend l'em peigne en tissu 10, la première comprenant la pièce de tissu 11 cousue à l'empeigne et formant avec celle-ci un bord en saillie 10A, 11A, la couche inter médiaire en caoutchouc mousse 31 et la semelle d'usure comprenant la masse 32 en caoutchouc résis tant à l'usure et la bande de garniture 33.
L'empeigne 10 et la pièce de tissu 11 de la pre mière pourraient présenter le cas échéant deux épais seurs ou davantage. On peut terminer l'empeigne de la chaussure décrite en cousant les bords du tissu le long du talon et des bords, comme représenté res pectivement en 23 et en 24, et l'on coud sur place une fausse liaison d'empeigne.