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Contact temporisé pour contacteur On connaît depuis longtemps des retardateurs mécaniques dans lesquels un piston, un soufflet ou une membrane, revient lentement à sa position de départ sous l'action d'un ressort, le retard étant dû au freinage de l'air entrant par un orifice étroit et réglable.
Le même principe a déjà été appliqué à des contacts électriques, le volume d'air agissant comme frein étant aspiré ou soufflé au moyen d'une membrane ou d'un soufflet déformé sous l'action d'un électro-aimant.
La présente invention vise à réaliser un tel type de contact, construit d'une façon simple et économique, et disposé de telle façon qu'il puisse se monter très facilement sur un contacteur d'un modèle fréquemment utilisé, contacteur dont la partie mobile est constituée par un arbre tournant d'un certain angle pour mouvoir les contacts.
Ainsi, le retardateur pneumatique n'a pas besoin d'un électro-aimant spécial et son mouvement résulte de la fermeture ou bien de l'ouverture de contacts principaux portés par le même contacteur.
Le contact temporisé faisant l'objet de la présente invention, destiné à être actionné en liaison avec un contacteur, est caractérisé en ce qu'il comprend un mécanisme retardateur, par exemple à soupape et soufflet, articulé avec un interrupteur, par exemple un microcontact, un poussoir de commande de l'interrupteur sollicité par un ressort et dont le mouvement est lié au mouvement du mécanisme retardateur par un levier en T dont l'axe de rotation est situé près du point de jonction des deux branches, l'extrémité de la grande branche du levier étant reliée au mécanisme retardateur, l'un des côtés de la petite branche étant soumis à l'action du poussoir,
un doigt de commande susceptible de tourner et de venir pousser la petite branche du levier pour contrarier ou aider l'action du poussoir, et un boîtier agencé pour loger le mécanisme retardateur, l'interrupteur et le levier de liaison et susceptible de prendre deux positions inverses l'une de l'autre en le retournant de haut en bas par rapport à son plan médian, de manière à mettre l'interrupteur en action par rotation du doigt de commande dans l'un ou l'autre sens de rotation.
L'avantage de cette disposition est de fournir un temporisateur pneumatique, c'est-à-dire sans engrenages sujets à usure, comme il en existe sur les temporisateurs à mouvement d'horlogerie, et ce temporisateur pneumatique pouvant se monter sans électroaimant spécial, sur un contacteur qui actionne par un seul électro-aimant les pôles principaux et des contacts auxiliaires, temporisés ou non, et dans lequel le temporisateur peut être monté en deux positions inverses qui permettent des effets de retard inversés.
Le boîtier pourra être monté sur un support fixe par l'intermédiaire d'une plaque fixée sur ce support et sur laquelle il est fixé par une languette à une extrémité de la plaque et par une vis à l'autre extrémité.
Le levier en T peut être monté fou sur son axe d'articulation et maintenu en position latérale par deux brides disposées sur le dispositif retardateur et entre lesquelles la grande branche du levier en T est maintenue par un axe.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du contact temporisé selon l'invention.
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Les fig. 1 et 2 sont respectivement une vue de côté et une vue en bout de la première forme d'exécution.
Les fig. 3 et 4 sont des coupes (avec arrachement) de cette première forme d'exécution.
Les fig. 5 et 6 sont deux vues schématiques correspondantes, montrant deux possibilités de montage de cette première forme d'exécution.
La fia. 7 est une coupe partielle de la seconde forme d'exécution.
Les fi-. 8 et 9 sont des vues schématiques correspondantes montrant deux possibilités de montage de cette seconde forme d'exécution.
En se reportant aux fig. 1 à 4, on voit que le contact temporisé comporte un interrupteur 1 quelconque (représenté schématiquement pour la simplicité du dessin), comportant un poussoir de commande 3 faisant saillie et constamment sollicité vers l'extérieur par le ressort du mécanisme interne de l'interrupteur. Contre ce poussoir s'appuie le bossage 2 d'un levier en forme de T dont les deux extrémités de la petite branche sont munies de portées 4, 5 destinées, l'une ou l'autre suivant la position de montage, à recevoir l'impulsion d'un arbre mobile de commande d'un contacteur,
et dont la grande branche 6 est attelée par le moyen d'un axe 7 à un mécanisme retardateur à soufflet 8.
Ce mécanisme retardateur comporte une soupape 9 sollicitée par un ressort 10 généralement avec un ressort de rappel, le retour en position s'effectuant sous l'action de la somme des efforts entre le ressort précédent et le ressort propre de l'interrupteur 1.
Ce mécanisme retardateur est établi de manière à pouvoir être logé dans un boîtier-support 11 qui l'entoure de toute part sauf sur les côtés de l'interrupteur 1 (le côté inférieur pouvant également être laissé ouvert) et cet ensemble est seulement maintenu dans son boîtier par deux vis 12, 13, traversant les trous 15 et 16, de sorte que le boîtier peut très aisément être mis en place ou retiré par simple glissement lorsque ces vis sont enlevées. Un trou complémentaire 14 est percé pour permettre la fixation du boîtier en position inversée, en le retournant de haut en bas par rapport à son plan médian.
Le boîtier 11 contenant l'ensemble ainsi constitué est fixé sur un support fixe 20 du contacteur, par l'intermédiaire d'une plaque de fixation 21 disposée de manière à en permettre le démontage ou le remontage rapide par dévissage d'une seule vis. A cet effet, le boîtier 11 comporte une languette dépassante 22 présentant une échancrure 23 ; et, d'autre part, il porte à une certaine distance de cette languette, une bride 24.
La plaque de fixation 21 comporte à l'une de ses extrémités une languette 25 conformée de manière à pouvoir pénétrer sous la bride 24 et au voisinage de son autre extrémité un trou fileté 26 recevant une vis de serrage 27. Par ailleurs, la plaque 21 porte deux vis 28, 29, traversant une contre-plaque 30. On voit ainsi que le serrage des vis 28, 29, assure la fixation de la plaque de fixation 21 sur le support 20. Cette fixation étant réalisée, l'ensemble constitué par le boîtier 11 et les pièces qu'il contient se monte - ou se démonte-par simple serrage - ou desserrage - de la vis 27, après avoir engagé - ou dégagé - la languette 25 dans la bride 24.
On voit par ailleurs, d'après la fig. 4, que le levier en T est monté sur le corps du mécanisme retardateur par un axe 36 situé près du point de jonction des deux branches, l'extrémité de sa grande branche 6 étant articulée sur la queue de la soupape 9 grâce à un axe 7 enfilé dans les trous de deux brides 38 et immobilisé dans cette position par une pince circulaire 39. Il suffit, lorsque l'ensemble retar- dateur-contacteur est retiré du boîtier 11, d'enlever la pince 39 pour retirer ledit levier en T par simple glissement le long de son axe 36.
Il va de soi que sur le support fixe 20, on peut monter côte à côte une série de boîtiers 11 identiques, chacun d'eux pouvant être monté ou démonté comme dit ci-dessus avec la plus grande facilité, indépendamment des autres.
Par ailleurs, le contacteur comporte un arbre mobile 31 susceptible de tourner autour d'un axe 32 et qui comporte, pour chaque contact temporisé, un doigt de commande 33 susceptible de venir prendre appui, lorsqu'il reçoit une impulsion dans le sens de la flèche f1, sur la portée 5 du levier en T.
Dans ces conditions, quand le doigt de commande 33 est mû dans le sens f1, il s'appuie sur la portée 5 et fait tourner le levier en T dans le sens des aiguilles d'une montre, produisant à la fois l'enfoncement du poussoir 3 du contact 1 et l'enfoncement du soufflet du dispositif retardateur. Lorsque la pression exercée par le doigt 33 dans le sens f1 a disparu, le poussoir 3 actionné par le ressort de rappel du contact repousse le bossage 2 du levier en T dans le sens f2 (fig. 3) produisant le retour du dispositif retardeur, retour qui s'effectue lentement, la rentrée d'air se faisant par un étroit orifice calibré.
Le même dispositif, grâce aux dispositions prévues ci-dessus, peut servir lorsque l'impulsion sur l'arbre mobile s'effectue non plus dans le sens f1, mais dans le sens opposé f3 (fig. 6). Pour adapter le dispositif à ce nouveau sens de fonctionnement, il suffit de démonter l'ensemble constitué par le retardateur et le contacteur en dévissant les vis 12 et 13 et de le remonter, après l'avoir fait tourner de 1800 en le faisant passer ainsi de la position représentée à la fig. 5 à celle représentée à la fig. 6.
Le doigt 33 est remplacé par un autre 34 de forme généralement différente qui s'appuie alors dans le sens f3 et non plus dans le sens fi sur la portée 4 (et non. plus 5) du levier en T, mais le levier se trouvant retourné, les mêmes actions que celles précédemment décrites se produisent pour ces nouveaux déplacements de la partie mobile.
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On voit que cette disposition permet de grouper dans un même contacteur, par des moyens simples, des contacts individuels identiques mais travaillant les uns dans un sens, les autres dans l'autre.
Dans la forme d'exécution ci-dessus décrite, on a supposé que le rappel du dispositif retardateur se produisait sous l'influence de la somme des efforts de deux ressorts. -On peut aussi bien envisager le cas où le retardateur revient en position par la différence des efforts du ressort 35 et du ressort du contact ainsi qu'il est représenté aux fig. 7 à 9 montrant la seconde forme d'exécution du contact.
Dans ce cas, lorsque la partie mobile se déplace dans le sens f 1 appuyant sur la portée 5 (fig. 8), la grande branche 6 du levier en T comprime le soufflet et son ressort de rappel 35, cependant que le poussoir 3 de l'interrupteur suit simplement le bossage 2 ; il en est de même lorsque, après inversion du montage, l'armature mobile se déplace dans le sens f3 (fig. 9) appuyant sur la portée 4.