Broyeur rotatif à percussion, notamment pour usages ménagers La présente invention a pour objet un broyeur rotatif à percussion, notamment pour usages ména gers. Ce broyeur qui peut constituer par exemple un moulin à café de type vertical, mû par un moteur électrique, est caractérisé en ce que le couteau ser vant au broyage est constitué par un fil en matière élastique présentant au moins une spire centrale pro longée et, de part et d'autre de celle-ci, une branche à peu près droite,
et en ce que le support rotatif d'entraînement dudit couteau présente une partie au moins de forme générale cylindrique, de surface lisse, qui est de diamètre supérieur au diamètre inté rieur de la ou des spires du couteau, diamètre me suré à l'état non monté.
Le dessin représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution La fig. 1 est une vue en demi-coupe et élévation d'une première forme d'exécution constituant un moulin à café.
La fig. 2 est une vue en plan du couteau.
La fig. 3 est une vue en élévation et coupe d'un accouplement du couteau à l'arbre d'entraînement d'un moulin à café constituant une deuxième forme d'exécution.
La fig. 4 est une vue en plan et coupe dudit accouplement.
La fig. 5 est une vue en élévation et en coupe d'un accouplement du couteau d'un moulin à café à son arbre d'entraînement constituant une troisième forme d'exécution.
La fig. 6 est une vue partielle en plan et coupe de ce dernier accouplement. Les broyeurs représentés sont des broyeurs à percussion dits de sécurité , c'est-à-dire dans les quels on désaccouple le couteau de l'arbre d'entraî nement, lorsqu'on enlève le couvercle de l'appareil, afin d'éviter tout accident à l'usager.
Dans lesdits broyeurs de sécurité , puisque la matière à pulvériser se trouve en place dans le bol du moulin avant l'insertion du couteau, il est pré férable que la section du fil du couteau soit ronde ou ait la forme d'un polygone d'au moins cinq côtés pour que cette insertion soit facilitée. Le choix du fil rond permet en outre une certaine économie, puis qu'il est alors possible d'utiliser, pour la fabrication de ces appareils, sans autre finition, les fils élastiques du commerce, tels que la corde à piano.
Bien que les couteaux, réalisés à l'aide de fil rond, ne présentent pas d'angle vif, la pulvérisation de la matière est cependant totale par suite de la grande vitesse à la quelle tournent les couteaux en question.
Il est particulièrement économique d'enrouler le fil dans sa partie centrale, en formant au moins une spire, de diamètre intérieur un peu inférieur au dia mètre du support rond sur lequel le couteau doit être monté, de façon à se maintenir sur celui-ci par un serrage qui assure une solidaxisation avec l'arbre d'autant plus grande que le moteur tourne vite, à condition que le sens de l'enroulement de la spire soit convenable par rapport au sens de rotation de l'arbre entraîné par le moteur.
Le moulin à café de la fig. 1 comporte une enveloppe 1 extérieure, par exemple en matière mou lée, que partage horizontalement à l'intérieur une paroi transversale 2. Dans la cavité inférieure, sous cette paroi, est monté un moteur électrique 3, entre un palier supérieur 4 et un palier inférieur 5. La partie supérieure au-dessus de ladite paroi formant bol et renfermant le café à moudre, est fermée par un couvercle 6.
La structure décrite des parties 1 à 6 est clas sique, et présente donc l'avantage de ne pas dérouter les habitudes de l'usager. Par ailleurs, l'arbre du moteur se prolonge par une extrémité 7 servant à l'entraînement du support 8 du couteau 9. A cet effet, l'extrémité 7 présente par exemple au moins un méplat et le support 8 a une forme conjuguée pour s'emboîter sur elle avec coulissement. De pré férence, la section de l'extrémité d'arbre d'entraîne ment 7 est polygonale, par exemple hexagonale.
Le support de couteau 8 a donc ici la forme d'une portion d'arbre creux, et est solidaire en outre d'une collerette 8a ou de toute autre saillie équiva lente pour limiter le jeu longitudinal du support du couteau. Le couvercle 6 présente, dans sa partie centrale, une forme de bague 6a venant épouser le support 8. Le couteau 9 est simplement constitué par un fil semi-rigide à deux branches 9a, 9b, de préférence de section ronde, et formant au moins une, par exemple deux (ou plus) spires 9c de ressort dans sa région centrale.
Le diamètre intérieur de ces spires est choisi légèrement inférieur au diamètre extérieur de la partie intéressée ronde et lisse du support creux 8, de façon à serrer sur celle-ci une fois monté.
Le couvercle 6 est muni en son centre d'un bou chon 10 vissé ou entré à force. Avant sa fixation, il permet de mettre en place le support de couteau 8 dans le couvercle, par le haut, par une ouverture correspondante.
En supposant donc qu'on dispose du couvercle 6 séparé de l'ensemble du moulin et dans lequel on a mis en place le support de couteau, puis fixé le bouchon 10, pour monter le couteau sur son sup port on s'y prend de la façon suivante On fait tourner en sens inverse les deux bran ches 9a, 9b, de façon à agrandir suffisamment le diamètre des spires 9c, puis on les enfile sur l'extré mité inférieure du support et on relâche les branches du couteau.
(Il est à remarquer qu'on utilise un sup port lisse, ce qui est moins coûteux à réaliser que les arbres habituels comportant un décolletage, un filetage et un plat d'entraînement.) Si on pose alors le couvercle 6 sur l'enveloppe 1 de l'appareil, le support creux 8 vient, en s'en fonçant, coiffer le bout d'arbre d'entraînement 7 qui peut alors entraîner le couteau pour effectuer une mouture normale.
Il importe toutefois de remarquer qu'entre la bague centrale 6a et le support creux 8 il existe un jeu important, par exemple 5/I0 de mm, de sorte que la bague 6a ne doit pas être considérée comme un palier (il a déjà été dit qu'il existe par contre deux paliers 4 et 5 pour le système vertical tournant). Il n'y a pas contact non plus, en fonctionnement, entre la collerette 8a et la bague 6a.
Par contre, quand on enlève (vers le haut) le couvercle 6, la partie 6a présente un redan annulaire qui engrène avec la collerette 8a, et qui entraîne le support creux 8 avec son couteau 9, en faisant cou lisser ledit suppport sur l'extrémité d'entraînement 7 jusqu'à ce qu'il soit dégagé.
On voit donc que cet appareil est sans danger pour l'usager, même si le moteur tourne à ce mo ment, puisque l'extrémité d'arbre 7 ne présente au cune aspérité dangereuse.
Le moulin représenté à la fig. 1 a l'avantage de la simplicité, mais il serait désirable que le support du couteau puisse entrer en liaison avec l'arbre d'entraînement du moteur pour n'importe quelle po sition relative desdits support et arbre, ce qui n'est pas toujours le cas puisque l'arbre d'entraînement porte des méplats. En pratique on est donc obligé de tâtonner en imprimant des mouvements de rota tion au couvercle, avant sa mise en place définitive, ce qui est un inconvénient. Il serait également souhai table que l'ensemble couvercle, support-couteau ne puisse sûrement pas s'écarter du reste de l'appareil pendant son fonctionnement.
Les formes d'exécution suivantes ont pour but d'échapper à ces difficultés, c'est-à-dire d'assurer que l'accouplement du support du couteau à l'arbre d'en traînement se réalise sans aucune difficulté pendant la mise en place du couvercle et que cet accouple- ment reste toujours effectif pendant le fonctionne ment du broyeur.
A cet effet, le couteau, toujours réalisé sous forme d'un fil élastique, est monté sur une pièce fendue et percée, concentrique à l'axe de rotation du broyeur, de préférence un tube fendu, de diamètre approprié à s'emmancher sur l'arbre, lisse et rond, d'entraînement du moteur lors de la mise en place du couvercle du broyeur.
Dans le deuxième moulin que montre la fig. 3, les mêmes repères que sur la fi-. 1 désignent les élé ments homologues, mais il n'est représenté que le bol 2 avec les pièces qu'il contient. Le reste de l'appareil, dont la représentation n'est pas utile à 1a compréhension de cette forme d'exécution, n'est pas figuré. Il est encore prévu un bouchon 10, dans le couvercle 6, pour y loger le support 8 du couteau 9.
Une collerette 8a empêche ce support de se déta cher du couvercle en venant buter, lorsque ledit cou vercle est enlevé, contre un joint 11 de préférence étanche et au besoin autolubrifiant.
Le support 8 est constitué de préférence par un tube, extérieurement et intérieurement rond et lisse, en partie fendu, dont le nombre de fentes est au moins égal à un et de préférence égal à deux, comme représenté.
Le couteau 9 formé par un fil élastique est en roulé sur la partie fendue du tube 8 avec une légère pression pour éviter que le couteau ne se détache du support pendant la manipulation du couvercle. Lorsque l'appareil est au repos, les branches 9a et 9b du couteau ne sont pas diamétralement opposées ou parallèles et forment entre elles un certain angle obtus a.
Pendant la mise en place du couvercle, le sup port 8 est enfilé, avec un léger frottement élastique dû à son extrémité fendue entourée par les spires du couteau, sur l'arbre d'entraînement 7 du moteur. Pour faciliter cette opération, l'extrémité supérieure de l'arbre 7, qui est lisse, est effilée, par exemple arondie ou rendue conique et le trou du support peut être chanfreiné intérieurement sur son pourtour.
Une fois l'ensemble couvercle-support-couteau en place et le moteur de l'appareil branché, le support et son couteau se mettent à tourner, l'entraînement de ces derniers s'effectuant par suite du serrage élastique entre le support et l'arbre d'entraînement.
Les branches du couteau, dont le sens d'enroule ment de ses spires sur le support est prévu pour tenir compte du sens de rotation de l'arbre du moteur indiqué par la flèche, tendent, à cause de la force centrifuge agissant sur ces branches, à se placer dia métralement opposées ou parallèles l'une à l'autre en serrant fortement le support sur l'arbre, ce qui évite tout désaccouplement intempestif de ces der niers. On obtient ainsi un accouplement automati que et constant sans positionnement initial.
Le troisième moulin, représenté aux fig. 5 et 6, dont les éléments correspondant à ceux des fig. 3 et 4 pârtent les mêmes repères, diffère du deuxième , par la constitution du support du couteau.
Dans ce troisième moulin les branches 9a et 9b du couteau sont, au repos, de préférence sensible ment au prolongement l'une de l'autre ou parallèle comme le montre la fig. 6.
Le support 8 du couteau (fig. 5) est formé par exemple d'une partie creuse, de préférence d'un tube 8c, extérieurement rond et lisse, emmanché à force, ou soudé ou fixé de toute autre manière con venable, sur une partie 8d, pourvue au besoin d'un trou dans lequel vient se loger l'extrémité de l'arbre 7, si ce dernier est suffisamment long. De préférence cette partie 8d est également constituée par un tube. Le support 8 peut être constitué également par une seule pièce ou un seul tube, les diamètres différents des parties 8c et 8d étant par exemple obtenus par décolletage au tour.
On pourrait également réaliser le support 8 en un seul tube ayant partout la même section et dont les diamètres extérieur et intérieur par exemple se raient égaux respectivement à ceux de la partie 8c ; il suffirait alors d'augmenter le diamètre du bouchon 10 en conséquence.
Un ressort 12, comportant une partie pliée 13 vers l'axe de rotation (voir la fig. 6), est solidaire de la partie 8c (par exemple son extrémité 14 en forme de crochet est accrochée dans une fente cor respondante du tube 8c) et se loge de préférence à l'intérieur de cette dernière. La partie pliée 13 est réalisée de biais comme le montre la fig. 5. L'arbre 9 porte une saignée de biais correspon- dante 15 dans laquelle vient se loger la partie pliée 13 lorsque l'appareil fonctionne.
La mise en place du ressort 12 sur l'arbre 7, pendant la pose du couvercle 6 sur le bol 2, est pos- Bible quelles que soient les positions respectives de la saignée 15 et du ressort, grâce à l'élasticité dudit ressort, et quand l'arbre 7 se met à tourner, la partie pliée vient automatiquement dans son logement 15, et le mouvement de rotation est transmis au couteau par son support 8.
L'inclinaison correcte de la saignée et de la partie pliée empêche le support 8 de remonter sous l'effet de la rotation. .
L'invention n'est pas limitée aux exemples dé crits ci-dessus, elle en embrasse au contraire toutes les variantes, comme celle consistant pour le moulin selon les fig. 5 et 6, à prévoir la partie. pliée et la saignée correspondante parallèles à l'axe de rotation, le ressort venant buter alors contre la partie supé rieure de la saignée et de ce fait empêchant le sup port du couteau de remonter.
L'invention n'est pas limitée non plus aux broyeurs à percussion de sécurité , elle englobe également les broyeurs à percussion, où le couteau est directement monté sur l'arbre du moteur d'entraî nement et n'a aucune liaison avec le couvercle. Dans de tels broyeurs, la (ou les) spire du couteau fili forme a naturellement un diamètre intérieur inférieur au diamètre de l'arbre cylindrique d'entraînement qui sert alors directement de support audit couteau. L'arbre d'entraînement en question, au moins dans la partie servant de support audit couteau, est lisse et la section du fil du couteau peut alors être de forme absolument quelconque.