Procédé pour plisser ou déplisser au moins transversalement un ruban continu, appareil pour la mise en aeuvre de ce procédé et ruban obtenu par ce procédé La présente invention concerne un procédé pour plisser ou déplisser au moins transversalement un ruban continu de matière telle que du papier ou au tre matière déformable, un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, et le ruban obtenu par ce procédé.
Le procédé que comprend l'invention est carac térisé en ce que l'on amène ledit ruban sur un rou leau d'entraînement, en ce que l'on presse le ruban contre le rouleau au moyen d'un organe de guidage dont la surface de contact avec le ruban est lisse et n'offre qu'une faible résistance de frottement au pas sage du ruban, en ce que l'on écarte le ruban du rouleau tout en le plissant ou le déplissant transver salement au moyen d'un peigne d'enlèvement, ledit rouleau présentant, au moins dans la partie de sa surface en regard dudit peigne, des rainures et des nervures alternées dans des plans perpendiculaires à l'axe du rouleau,
ledit peigne étant monté de façon à s'introduire dans lesdites rainures en un lieu voisin du bord de sortie dudit organe de guidage.
On entend par plisser transversalement ou longi tudinalement le fait de produire un crêpage ou plis sage transversal ou longitudinal, permanent ou non, du ruban, éventuellement accompagné d'un tasse ment de ses fibres ou autres constituants.
Le terme<I>ruban</I> est utilisé pour désigner toute matière en feuille s'étendant en longueur, susceptible d'être traitée par le procédé selon l'invention.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'appareil que com prend également l'invention. Dans ce dessin, les mê mes références désignent les mêmes parties des di verses figures. La fig. 1 est une vue en plan d'une première forme d'exécution ; la fig. 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1 ; La fig. 3 est une coupe partielle agrandie d'un détail, prise suivant la ligne 3-3 de la fig. 1 ;
La fig. 4 est une vue en élévation prise sui vant la ligne 4-4 de la fig. 2 ; La fig. 5 est une coupe partielle d'une partie d'une deuxième forme d'exécution ; La fig. 6 est une vue analogue à la fig. 5, repré sentant une partie d'une troisième forme d'exécution ; La fig. 7 est une vue en plan partielle et agrandie d'une partie d'une quatrième forme d'exécution ; La fig. 8 est une vue latérale, partiellement en coupe, prise suivant la ligne 8-8 de la fig. 7 ;
La fig. 9 est une coupe longitudinale verticale, à plus petite échelle et analogue à la fig. 2, d'une cin quième forme d'exécution; La fig. 10 est une vue en plan d'une partie d'une sixième forme d'exécution; La fi-. 11 est une coupe suivant la ligne 11-l1 de la fig. 10 ; La fig. 12 est une vue latérale agrandie et en coupe partielle d'un détail, prise suivant la ligne 12-12 de la fig. 10 ; La fig. 13 est une vue en perspective agrandie d'un autre détail de la fig. 10 ;
La fig. 14 est une coupe agrandie d'un autre détail de la fig. 10 ; La fig. 15 est une coupe partielle d'une partie d'une septième forme d'exécution ; La fig. 16 est une vue partielle en perspective (inversée pour éviter une illusion d'optique) d'un détail de la fig. 15 ;
La fig. 17 est une vue schématique représentant la relation particulière entre les courbures de deux organes de la première forme d'exécution, représen tée aux fig. 1 à 4 ; La fig. 18 représente une coupe verticale d'une partie d'une huitième forme d'exécution ; La fig. 19 est une vue fragmentaire en élévation, prise suivant la ligne 19-19 de la fig. 18 ; La fig. 20 est une vue en élévation, partiellement en coupe, d'une partie d'une neuvième forme d'exé cution ;
La fi-. 21 est une vue en bout d'un détail de la fig. 20 ; la fig. 22 est une vue en perspective d'une ébau che pour la fabrication d'un organe de la neuvième forme d'exécution<B>;</B> La fig. 23 est une vue éclatée, en perspective, de certaines pièces d'une variante d'un organe de la neuvième forme d'exécution; La fig. 24 est une coupe longitudinale fragmen taire dudit organe ; La fig. 25 est un fragment agrandi de la fig. 20 ;
La fig. 26 est une vue analogue à la fig. 25, représentant un élément dans une autre position, et la fig. 27 est une coupe suivant la ligne 27-27 de la fig. 26.
En se référant d'abord aux fig. 1 à 4 et 17, le ruban à traiter, tel que du papier, est sous forme d'un rouleau débiteur 12, maintenu sur un arbre 14 de façon à pouvoir tourner librement. Le ruban 16 est dirigé à partir du rouleau débiteur 12 sous une barre de tension 18 maintenue par des bras 20 oscillant autour d'axes ou pivots 22. Après le plissage longi tudinal, le ruban est indiqué par la référence 16a, et après le plissage transversal, il est indiqué par la référence<I>16b.</I> On peut humidifier le ruban 16 avant le traitement, par des moyens non représentés.
Après son passage sous la barre de tension 18, le ruban se déplace vers. le premier élément d'un en semble de plissage longitudinal, à savoir la barre courbe 24, à surface lisse. Cette barre 24 est courbée de façon telle que son côté convexe est dirigé vers le bas et que le ruban 16 est amené tangentiellement en contact avec cette partie convexe et passe autour de la barre 24 selon un arc de 901, environ. De là, il monte verticalement dans le second élément de l'en semble de plissage longitudinal.
Ce second élément comprend une paire d'axes parallèles courbés 26 et 28, sur chacun desquels est montée une série de galets à arête 30 et 32 tournant librement côte à côte. Les arêtes des galets d'un axe pénètrent entre les arêtes des galets de l'autre axe, et le tout fonctionne comme une paire de rouleaux rainurés en prise, tous deux étant convexes vers le bas et leur pincement faisant face à la barre 24 de réduction de la largeur. Les arbres courbes 26 et 28 sont maintenus dans des supports 34 et 36, 38 et 40.
Les supports 34 et 38 sont pressés contre les supports correspondants 36 et 40 par des ressorts 42 et 44 montés sur des tiges 43 et 45, la compression de ces ressorts pouvant être réglée en faisant tourner les écrous 46 et 48, pour faire ainsi varier la pression entre les deux séries de galets.
La barre courbe 24, d'une part, et les axes 26 et 28, d'autre part, ont une courbure longitudinale à centre commun 0, ainsi qu'il ressort de la fig. 17, de sorte que le ruban se contracte uniformément dans le sens de la largeur sans efforts nuisibles pouvant provoquer un déchirement.
Après son passage entre les deux séries de galets, le ruban est de nouveau dévié de 90 environ et est tiré par-dessus le côté concave de la série de galets 32, et il est prêt à passer dans l'ensemble de plissage transversal.
Ce dernier ensemble comprend un rouleau d'en traînement 50 de plissage principal, qui tire le ruban à travers l'ensemble précédent. Le rouleau 50 est monté fixe sur un arbre d'entraînement 52, ce dernier étant entraîné par un mécanisme d'entraînement 54 commandé par un arbre 56. Le rouleau 50 présente une surface de préhension du ruban et est, de préfé rence, en caoutchouc. Le rouleau 50 est pourvu de nervures 58 et de rainures 60 permanentes, alternant longitudinalement. Le nombre des nervures et rai nures alternées correspond à celui des galets 32 mon tés sur l'arbre 28.
Ainsi, les creux longitudinaux vus par-dessus formés sur le ruban dans le premier en semble de l'appareil sont amenés naturellement dans les rainures 60 du rouleau 50 (fig. 2). Le ruban est amené tangentiellement au contact du rouleau d'en traînement 50 et, immédiatement après, il est pressé fermement contre le rouleau par un organe de gui dage afin d'assurer ainsi sa saisie et sa traction vers l'avant par la surface de préhension du rouleau. Cet organe comprend une série de doigts métalliques lisses 62 pénétrant dans les rainures du rouleau 50, maintenus sur une barre de support 64 qui s'étend sur toute la longueur du rouleau 50.
La barre 64 est pressée vers le bas par une seconde barre 66 super posée à la première, et ladite barre 66 est pressée vers le bas à ses deux extrémités par des ressorts hélicoïdaux 70, dont la compression peut être réglée en faisant tourner des écrous 72 sur des tiges file tées 74. Juste au-delà des extrémités des doigts 62 est monté un peigne d'enlèvement 76 qui comprend une série de roues moletées ou dentées 78 montées fixes sur un arbre 80 et séparées par des cylindres d'écar tement 82. Des bras 84 et 86 sont montés à pivot entre leurs extrémités sur l'arbre 52.
Ces bras 84 et 86 supportent à leurs extrémités supérieures l'arbre 80, et sont commandés par leurs autres extrémités par un arbre 88 muni d'une paire de cames 90 et 92 qui portent contre les extrémités des bras 84 et 86 respectivement de façon à déplacer angulairement le peigne 76 autour de l'axe du rouleau entraîné 50 vers ou à l'écart des extrémités des doigts 62. Le mouvement des cames 90 et 92 est commandé ma nuellement par un bouton 94.
Les arbres 52 et 88 sont maintenus à une extré mité dans une monture à paliers 96 indiquée par des lignes interrompues sur la fig. 1, et à l'autre extré mité dans le carter de transmission 54. Ce dernier est fendu en 98 (fig. 3) pour permettre le mouvement pendulaire du palier 100 supportant l'arbre 80. Ce dernier est entraîné par un entraînement flexible per mettant ce mouvement pendulaire au cours de sa rotation. La transmission 54 est également munie d'un bouton 102 de réglage du rapport des vitesses des arbres 52 et 80. La transmission 54 est de cons truction connue et, par conséquent, elle n'est pas décrite.
L'appareil fonctionne de la façon suivante: on passe le ruban à traiter, à partir du rouleau débiteur 12, autour de la barre 24, puis vers le haut, entre les séries de galets 30 et 32 et; de là, sur le rouleau 50 et sous les doigts 62. On met l'entraînement en marche et les surfaces de préhension des nervures 58 amènent le ruban vers l'avant sous les doigts 62. Les roues d'enlèvement 78 tournent sous le papier et soulèvent ce dernier du rouleau 50. Attendu que la vitesse périphérique des roues 78 est inférieure à celle du rouleau 50, le papier est plissé transversalement, c'est-à-dire resserré dans le sens de la longueur.
Com me précédemment décrit, il se forme des plis lon gitudinaux sur le ruban, par l'action des galets 30 et 32 en prise les uns avec les autres, avant l'arrivée du ruban au rouleau 50. Ces plis longitudinaux sont encore approfondis et fixés par l'action des doigts 62 et du peigne 78.
Au cas où l'on désire plisser le ruban seulement dans le sens de sa largeur sans formation de plis longitudinaux, on peut faire suivre au ruban un trajet évitant la barre 24 et les galets 30 et 32, comme indiqué par les lignes interrompues sur la fig. 2. Dans ce cas, le ruban 16 est amené au-delà de la tige in- curvée 24, on le fait passer autour de la barre droite et lisse 24a, puis autour d'une autre barre droite 24b et sur le rouleau 50, comme précédemment. Il ne se produit qu'un très faible resserrement dans le sens de la largeur du ruban lorsque l'ensemble de plissage longitudinal est ainsi contourné.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fia. 5, destinée particulièrement à un plissage unique- ment transversal, on substitue un patin métallique lisse, poli, 104, aux doigts 62. Ce patin 104 est pressé élastiquement par une plaque de caoutchouc mousse 106, qui est pressée vers le bas par la barre de pres sion 66a chargée par le ressort 70. Le peigne 76 fonc tionne comme précédemment, et on a constaté qu'il plisse finement de façon très avantageuse le ruban pourvu qu'il soit réglé par l'action des cames 90 et 92 au voisinage immédiat de l'extrémité aval du pa tin 104.
Un bouclier d'enlèvement 108 guide le ru ban resserré et empêche ce dernier de se retourner sur lui-même à la sortie. On a constaté que ce bou clier d'enlèvement est nécessaire dans le cas des ma tières moins rigides que la plupart des papiers, afin que la matière reste fortement plissée en vue d'une manipulation ultérieure.
La forme d'exécution représentée sur la fig. 6 est analogue à celle de la fig. 5, mais est destinée à un double plissage longitudinal et transversal, la fixation des plis longitudinaux étant renforcée par la présence d'un rouleau rainuré 109 qui presse le ruban ondulé 16 vers le bas dans les rainures 60 du rouleau 50 à l'endroit où le ruban 16 est amené sur le rouleau 50, juste avant son passage sous le patin lisse 104.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 7 et 8, le peigne d'enlèvement à roues dentées est remplacé par un peigne fixe 76a. Celui-ci comprend une plaque pourvue de dents en saillie 78a qui vien nent se placer dans les rainures 60 du rouleau 50. La plaque 76a est maintenue sur un bras de support 84 (et un bras analogue, non représenté, situé de l'autre côté de la machine) monté pour osciller sur l'arbre 52 à l'extrémité du rouleau 50. La plaque 76a est serrée en position par des vis de serrage 101.
Il est évident qu'on peut régler la distance comprise entre les extrémités des doigts 62 et les surfaces su périeures des dents 78a de la plaque 76a en faisant tourner, au moyen de l'arbre 88, la came de réglage 90 portant contre une extrémité du bras oscillant 84. En outre, on peut régler l'angle d'incidence de la pla que 76a et de ses. dents 78a par rapport à la surface du rouleau 50 au moyen de vis de réglage 103, la plaque 76a pivotant autour de pivots 105.
En fonctionnement, le ruban est soumis au plis sage transversal sous l'action des doigts 78a de la plaque 76a. On peut obtenir différents degrés de plis sage transversal, entre un plissage très serré et un plissage régulier plus ou moins lâche, en faisant va rier l'angle du peigne d'enlèvement au moyen de la vis de réglage 103, et également en faisant varier la distance comprise entre les extrémités des doigts 62 et des dents 78a du peigne au moyen de la came 90.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 9, le rouleau débiteur 12 est monté sous l'ensemble de plissage transversal, désigné de façon générale en 122. Les divers constituants- de la machine sont mon tés sur un bâti 120, le rouleau débiteur 12 étant monté sur un arbre 14. Sous l'ensemble de plissage transversal 122, le ruban 16 est déroulé du rouleau 12 sur un rouleau de guidage droit 124, puis selon un arc de 1800, autour d'une série de galets 128 montés fous sur un axe courbe 126. On peut observer que l'axe 126 est courbé de façon qu'il soit concave vers le haut et les galets 128, qui sont analogues aux galets 32 de la forme d'exécution précédente, suivent cette configuration.
Le ruban 16 passe autour de la série de galets 128, inverse sa direction de 1800, et est amené entre une paire de rouleaux de guidage droits à rainures circulaires 130 et 132, en prise l'un avec l'autre. Ces rouleaux peuvent être en une seule pièce ou formés de galets à arête disposés côte à côte et montés fous sur des arbres 134 et 136.
Ces rouleaux 130 et 132 ne sont pas positive ment entraînés, mais le ruban 16a est tiré entre eux par le fonctionnement du rouleau de plissage trans versal 50. Le ruban 16a, lorsqu'il quitte les rouleaux 130 et 132, est dirigé vers le haut et tangentielle ment sur la surface du rouleau d'entraînement rai nuré 50, sous un patin lisse 138, le ruban étant plissé transversalement par le peigne rotatif 76, de la même façon que dans la première forme d'exécution.
La surface du rouleau 50 ne doit pas nécessairement présenter un coefficient de frottement important avec le ruban si les rouleaux de guidage 130 et 132 sont disposés de façon à conduire le ruban 16a sur une plus grande partie de la périphérie du rouleau 50 que dans la forme d'exécution précédente. La plus grande surface de contact avec la surface du rouleau donne une prise par frottement qui est suffisante pour que le ruban adhère et soit transporté vers l'avant, même en utilisant un rouleau métallique lisse.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 10 à 14, on a recours à un rouleau d'entraînement déformable au lieu du rouleau rainuré de façon per manente des formes d'exécution précédentes. Toute fois, on remarque que le principe de fonctionnement est le même, attendu que l'appareil comprend un dispositif destiné à déformer momentanément ce rou leau pour y former momentanément des rainures périphériques au moyen de la pression des dents du peigne d'enlèvement qui réalise l'action de plissage transversal.
Le rouleau d'entraînement de cette forme d'exé cution est un rouleau cylindrique déformable 50b en caoutchouc ou autre matière déformable. Il est monté fixe sur l'arbre 52.
Ce dernier est entraîné par une transmission 54 comme dans les formes d'exécution précédentes, et le ruban 16 à resserrer est guidé sur sa surface, sous le bord d'entrée 140 d'un patin 62b de forme particulière qui le presse de façon uniforme contre la surface du rouleau en prise non glissante avec ce dernier.
Le patin 62b est formé d'une feuille de métal lisse flexible et élastique qui est fixée par son bord d'entrée 140 sur une tige 142 et qui est serrée et fléchie vers le bas sur le rouleau à son bord de sortie 144 par une autre tige 146 dont on peut faire varier la pression contre le patin 62b en réglant un support 148 la maintenant à chacune de ses extré mités. La construction et le mode de fonctionnement des supports de la tige 146 sont représentés sur les fig. 11 et 12. Chaque support comprend une paire d'éléments 150 et 152 fixés l'un à l'autre par des vis 154.
Les éléments 150 et 152 sont conformés de façon à présenter entre eux une ouverture en forme de fente dans laquelle peut coulisser une pièce 156. Cette dernière peut coulisser dans une direction tan gentielle à la surface du rouleau pour des réglages dans cette direction. Chaque pièce 156 est fendue en 158, de manière à fournir une monture pour chaque extrémité de la tige 146 permettant un débattement vers et à l'écart de la surface externe du patin 62b.
Le réglage de la pièce 156 dans sa direction tangen tiellement au rouleau 50b est réalisé en faisant tour ner la vis 160, tandis que le réglage de la position de la tige 146 perpendiculairement à la surface du rouleau 50b est réalisé en manoeuvrant la vis de ré glage 162. Chaque extrémité de la tige 146 comprime un ressort hélicoïdal 165 qui la maintient de façon élastique contre la vis 162.
On voit que la coopération des tiges 142 et 146 provoque l'enroulement du patin métallique 62b au tour de la surface du rouleau 50b, contrairement aux constructions rigides de patins et de doigts des for mes d'exécution précédentes.
Le peigne d'enlèvement 76b, dont on voit parti culièrement bien la configuration sur la fig. 13, qui sert à détacher le ruban du rouleau 50b et à réaliser en même temps une action de plissage transversal, comporte des dents 78b. Le peigne est formé dans une plaque métallique qui est portée par des supports réglables 164 à chaque extrémité du rouleau d'en traînement. Chaque support 164 correspond aux sup ports des. formes d'exécution précédentes, permettant le réglage du peigne vers ou à l'écart de la surface du rouleau 50b, et également son mouvement pivo tant autour de l'axe 52 du rouleau entraîné vers ou à l'écart du bord 144 du patin 62b.
Naturellement, ce dernier mouvement est réalisé en faisant osciller le bras 86 au moyen de la came 92 montée sur l'ar bre 88 (comme dans les fig. 1 à 4). Le peigne 76b repose sur un support 166 qui peut pivoter autour d'un axe 168 en manoauvrant une vis de blocage 170. Le peigne est fixé à la partie 172 de chaque bras 86 par une paire de vis de serrage 174 qui passent avec jeu dans des ouvertures 176 de la plaque 76b. L'axe 168 coopère avec un palier 178 en permettant un mouvement pivotant de la plaque en direction anti-horaire, comme on le voit sur la fig. 11.
Les ouvertures 176 laissent suffisamment de jeu autour des vis 174 pour permettre ce mouvement. En outre, les vis de serrage 174 portent sur des ressorts 180 qui permettent à la plaque de se déplacer vers le haut lorsque la vis 170 est vissée. Ainsi, le peigne 76b est monté de façon à permettre une gamme importante de réglages, non seulement de façon nor male vers et à l'écart de la surface du rouleau 50b, mais également circulairement par rapport à la sur face, et aussi de façon à être incliné suivant divers angles par rapport à cette surface.
On se rend facilement compte du fonctionnement de cette forme d'exécution sur la fig. 14, où l'on voit que chaque dent 78b s'enfonce dans la surface du rouleau élastique 50b en y formant momentanément une rainure circulaire et en venant sous la surface du ruban 16 de façon à le soulever de la surface du rouleau d'entraînement, tout en effectuant en même temps l'action de plissage transversal. Avec le temps, l'usure causée par les dents 78b sur le rouleau 50b peut y former des rainures permanentes, et lorsque ceci se produit, le fonctionnement de la machine est analogue à celui des formes d'exécution précédem ment décrites.
La forme d'exécution représentée aux fig. 15 et 16 est semblable à la forme d'exécution précédente, sauf que le patin flexible 62b est remplacé par un patin<B>62e</B> comportant des rainures internes 182 s'adaptant aux nervures longitudinales d'un ruban 16a qui a déjà été soumis à un plissage longitudinal. Le peigne 76b utilisé avec ce patin rainuré<B>62e</B> est le même que celui représenté sur la fig. ' 13.
La huitième forme d'exécution est semblable à la première forme d'exécution, à l'exception de l'en semble de plissage longitudinal, qui est représenté aux fig. 18 et 19. Le principe de focntionnement reste le même, mais on obtient une plus grande souplesse de fonctionnement et une meilleure utilisation de l'espace disponible, et avec certaines matières en feuille on améliore la commande de l'avance du ru ban en cours de déplacement.
Cette forme d'exécution comporte une série de rouleaux courbes superposés, et le ruban passe au tour d'eux successivement, en un trajet sinueux. Le rouleau inférieur se trouve au-dessus d'une barre courbe 200 remplissant la même fonction que la barre courbe lisse 24 des autres formes d'exécution. Ainsi qu'on le voit sur la fig. 18, le ruban non plissé 16 est amené tangentiellement sur la surface infé rieure convexe de la barre lisse 200, il passe autour de cette dernière sur un arc de 180,, environ, en inversant sa direction, puis sur le premier rouleau 202. Les rouleaux 202, 204 et 206 sont réalisés de la même façon que les rouleau 30 et 32 de la pre mière forme d'exécution.
En d'autres termes, chacun comprend un axe courbe 208, 210 et 212 sur lequel sont montés une série de galets rotatifs 214, 216 et 218. La barre courbe lisse 200 consiste en un man chon 220 monté sur une tige courbe 222, mais pour rait aussi être en une seule pièce. Les centres de courbure des axes 222, 208, 210 et 212 se trouvent tous sensiblement sur la même ligne qui est perpen diculaire au dessin en se référant à la fi-. 19, de sorte que le ruban, en passant sur les rouleaux successifs, converge de façon uniforme et est soumis à une ten sion uniforme sur toute sa largeur.
Ainsi, la relation entre les courbures de la barre courbe et des rouleaux est en principe la même que celle représentée sur la fig. 17, concernant les formes d'exécution précéden tes. Cette relation est observée dans toutes les for mes d'exécution décrites, à l'exception de celle repré- sentée à la fig. 9, dont l'ensemble de plissage longitu- dinal ne comprend qu'un seul rouleau courbe; c'est- à-dire que la barre et les rouleaux successifs autour desquels passe le ruban possèdent un centre de cour bure commun.
Dans chaque cas, le ruban décrit dans l'ensemble de plissage longitudinal .un arc total soit de 18011, soit d'un multiple de 180". Ainsi, dans la forme d'exécution représentée sur les fig. 18 et 19, l'arc total est de quatre fois 1800, étant donné que le ruban passe autour d'une barre et trois rouleaux. D'autre part, sur les fig. 1, 2 et 17, l'arc total n'est que de 1800, soit de 90o autour de la barre et d'un rouleau, respectivement. Dans la forme d'exécution de la fig. 9, on a recours à un rouleau unique autour duquel le ruban passe suivant un arc total de 1800.
En bref, pour utiliser la forme d'exécution des fig. 18 et 19, on engage le ruban 16 en arrière et en avant autour de la barre et des rouleaux en com mençant à partir du bas et en le faisant sortir au rouleau le plus élevé 206 à l'état de feuille 16a plis sée longitudinalement, prête à être introduite dans un ensemble de plissage transversal non décrit, mais sem blable à celui de la première forme d'exécution.
Aucun des rouleaux de l'ensemble de plissage longi tudinal n'est moteur, et le ruban est tiré à travers l'ensemble par la traction du rouleau d'entraînement de l'ensemble de plissage transversal. Dans la forme d'exécution représentée en partie sur les fig. 20 à 27, l'action du patin rainuré est renforcée par l'utilisation d'une mince feuille métalli que analogue à celle représentée sur la fig. 11.
En se référant d'abord aux fig. 20 et 21, qui ne représentent que l'ensemble de plissage transversal de l'appareil, la référence 250 désigne un bâti de support, qui porte sur chaque côté (un seul côté étant représenté sur ces figures), une plaque de montage 252 munie de paliers pour supporter l'arbre princi pal 52, sur lequel est monté un rouleau principal d'entraînement 50, un cylindre presseur rainuré 109a, l'ensemble de montage et de réglage du patin étant indiqué de façon générale en 254.
Pour plus de com modité, on donne à l'organe presseur rainuré 109a la forme d'un cylindre, mais ce dernier est fixé sur la plaque 252 de façon non rotative, et il est évident que cet organe pourrait présenter d'autres formes que celle d'un cylindre. Les nervures et rainures alternées compriment le ruban entrant en le faisant pénétrer dans les rainures correspondantes du rouleau prin cipal 50. On remarque que le cylindre 109a est main tenu dans une fente 310 de la plaque 252 permettant un réglage de sa distance par rapport à la surface du rouleau principal d'entraînement 50.
Lorsqu'il est déplacé vers la position représentée par des lignes interrompues sur la fig. 20, le cylindre 109a fait pé nétrer le ruban dans les rainures du rouleau d'entraî nement. L'effet de freinage ainsi produit empêche la formation de rides ou de plis sur le ruban lorsqu'il est tiré vers l'avant par les nervures 58. Les pignons 256, 258 et 260 relient l'arbre 52 du rouleau d'en- traînement 50 à l'arbre 80 du peigne d'enlèvement 76.
Le patin <I>62d</I> (sensiblement identique à celui représenté sur la fig. 15) est constitué par des sec teurs d'un cylindre rainuré intérieurement 181 repré senté sur la fig. 22, découpé suivant les lignes, com me indiqué. Ces secteurs sont chromés et sont montés côte à côte sur une plaque de support 262, en un nombre suffisant pour s'étendre sur- la largeur du rou leau 50. La plaque 262 est à son tour fixée à une paire d'équerres 264 de chaque côté de la machine, ces dernières étant montées sur un pivot 266 fixé sur le bâti 252.
Un arbre 268 est monté sur une saillie 270 de chaque plaque 252 et s'étend d'un côté de la machine à l'autre<B>;</B> un bras de levier 274 et une paire de bras de levier 272 sont montés fixes sur ledit arbre. Les bras 272 sont placés à une distance de chaque extrémité du rouleau 50 égale à un tiers de la longueur de ce rouleau.
A l'extrémité de chaque bras 272 est articulée une bielle 276 reliée au bord antérieur de la plaque de support 262 au moyen d'un axe 278. L'extrémité du bras 274 porte une tige 280 axialement fixe dans ledit bras et pourvue d'une manivelle 282 au moyen de laquelle on peut la faire tourner. La tige 280 a une extrémité filetée qui est vissée dans un orifice taraudé d'une console 284 montée sur la plaque 252.
Attendu que les bras 272 et 274 sont tous deux fixes sur la tige 268, on voit que la pression vers le bas exercée par le patin sur le ruban passant entre ce dernier et le rouleau d'en traînement peut être réglée en faisant tourner la ma nivelle 282 dans un sens ou dans l'autre.
Le rouleau d'entraînement 50 est entraîné comme dans les formes d'exécution précédentes. Le peigne 76 est entraîné par la succession du pignon 260 de l'arbre principal 52, du pignon intermédiaire 258 et du pignon 256, qui fait tourner le peigne. Par un choix approprié des diamètres des pignons, on peut obtenir tout rapport de vitesse désiré entre le rou leau d'entraînement et le peigne. Ainsi que dans les formes d'exécution précédentes, le peigne est monté de telle façon qu'on peut le faire pivoter en bloc autour de l'axe du rouleau d'entraînement vers des positions plus proches ou plus éloignées du bord de sortie du patin.
A cet effet, l'arbre 80 est monté dans un palier situé à une extrémité d'un bras 86a, dont l'autre extrémité oscille sur l'arbre principal 52, cet arrangement étant le même de l'autre côté de la ma chine. On effectue le pivotement du bras 86a à l'aide des leviers 286, 288 et 290 montés sur le bâti prin cipal 250 de la machine.
Cette forme d'exécution comporte également une feuille métallique flexible 62b de la forme d'exécution des fig. 10 et 11, montée sur une barre 142 qui est montée fixe dans une ouverture de chaque plaque 252. En se référant à la vue à plus grande échelle de la fi-. 25, on remarque que la feuille 62b sert à maintenir un contact de friction entre le ruban 16a et la surface du rouleau d'entraînement 50 jusqu'à une ligne indiquée par la lettre A où les nervures du patin coupent les nervures 58 du rouleau 50.
Ainsi, au moment où le ruban atteint la ligne d'avance A, il a été en contact de friction avec les nervures 58 sur une distance suffisante pour réduire de façon importante tout effet de tension ou de traî née dû au fait que le rouleau d'entraînement constitue le moyen d'entraînement du ruban. Après sa sortie du dessous du bord antérieur de la feuille métallique, le ruban est pressé par des nervures lisses 183, pro gressivement vers le bas dans les rainures du rouleau d'entraînement et sort sous le bord antérieur 292 du patin. La forte pression exercée de façon uniforme sur le ruban par l'action du patin provoque un crê page ou gaufrage fin préalable dudit ruban à l'aide des dentelures des nervures 58 du rouleau de plissage.
Le papier est enfoncé dans les creux de ce dernier, de sorte que le rouleau d'entraînement saisit ferme ment le ruban et le tire en avant. Après sa sortie de dessous le patin, le ruban est soulevé du rouleau d'entraînement par les surfaces dentelées 78 du pei gne 76, l'action étant essentiellement la même que dans les formes d'exécution précédentes. La distance sur laquelle s'étend la feuille métallique 62b sous le patin 62d est déterminée par la dimension de la feuille. On peut également enrouler la feuille autour de l'arbre 142 de façon telle qu'elle puisse être dé roulée à la distance voulue.
On effectue des réglages plus fins de la position et de l'angle du patin et de la pression qu'il exerce en manoeuvrant la manivelle 282, ainsi qu'en réglant le boulon fileté 294 vers l'avant ou vers l'arrière selon les résultats désirés.
La fig. 26 représente un réglage dans lequel la feuille 62b est prolongée vers l'avant jusqu'à une ligne indiquée par la lettre B. Dans cette position, la feuille métallique est pressée vers le bas par les ner vures du patin de façon à épouser, partiellement au moins, la configuration du ruban 16a en cours de traitement, comme on le voit clairement sur la vue fragmentaire de la fig. 27. On remarque également que lorsqu'on utilise la feuille de cette façon son bord antérieur est légèrement visible en observant à partir du côté de sortie de l'appareil et en regardant entre les extrémités antérieures des nervures du patin.
On a constaté que l'utilisation de la feuille 62b de la façon représentée sur la fig. 25 favorise le guidage du ruban de façon uniforme sur le rouleau d'ëntraî- nement en réduisant ainsi toutes irrégularités du plis sage produit et en empêchant des déchirures du ruban au voisinage des bords. On fait avancer le ruban directement sur la surface du rouleau, et toute tendance à dévier de l'un ou l'autre côté, en créant des déformations de torsion ou des déchirures, est éliminée. La feuille agit sur le ruban jusqu'à la ligne d'entrée en contact avec le patin.
En ce qui concerne le réglage de la fig. 26, on a constaté que l'utilisation d'une mince feuille métallique entre la surface infé rieure du patin et la surface supérieure du ruban en cours de plissage réduit de façon importante une dé formation et une usure du patin proprement dit. Ainsi, la feuille flexible de métal fonctionne comme patin remplaçable économique, qui peut être démonté et remplacé à de fréquents intervalles en cas de be soin, à un prix relativement bas.
On représente sur les fig. 23 et 24 une variante préférée du rouleau d'entraînement, de bas prix de revient. Au lieu d'usiner des rainures et des nervures alternées dans un arbre massif, on a constaté qu'on peut fabriquer un rouleau aussi efficace en montant une série d'éléments relativement peu coûteux sur un arbre creux. Dans ce cas, on voit que l'arbre creux, indiqué en 296, est pourvu d'une série de rainures périphériques étroites 298 (fig. 24) et de nervures périphériques de séparation 300. On place dans les rainures 298 des bagues élastiques fendues 302, dont les périphéries deviennent les surfaces 60 formant le fond des rainures du rouleau d'entraînement.
On monte, de façon alternée avec les bagues 302, des disques 304 dont les périphéries dentelées constituent les nervures 58 du rouleau d'entraînement. L'alésage central 306 de l'arbre 296 est destiné à recevoir l'ar bre d'entraînement principal 52, ce dernier y étant fixé de toute façon appropriée. Pour en prolonger la durée, les surfaces 58 sont molybdénisées à la flamme de façon à obtenir une surface extrêmement dure et résistante.
En principe, le fonctionnement de la forme d'exé cution des fig. 20 à 27 est le même que celui des fig. 1 et 2, le patin étant essentiellement le même que le patin 62c représenté sur la fig. 16. On peut obtenir facultativement des avantages particuliers avec cette forme de réalisation de l'invention en faisant pivoter le patin sur un axe disposé à distance vers l'arrière de l'arbre principal 52, de sorte que la traînée du ruban propulsé vers l'avant tend à tirer le patin vers le bas en augmentant ainsi la pression effective exer cée par lui sur le ruban.
On a constaté que des forces importantes sont exercées sur le patin proprement dit au cours de l'opération de plissage, et le montage particulier représenté sur les fig. 20 et 21 élimine toute tendance du patin à se déformer sous l'effet de ces pressions. En outre, le dispositif à vis et leviers pour le basculement du patin permet un réglage pré cis, d'une façon simple et facile, de la pression qu'il exerce. En plaçant les bielles 276 symétriquement en travers de la largeur de la machine, la force dirigée vers le bas exercée sur le patin par la manoeuvre de la manivelle 282 est régulièrement répartie, et il n'existe pas de tendance à la déformation du patin.
Bien que les appareils décrits ci-dessus soient des tinés au plissage continu des rubans dans une ou les deux directions, il est néanmoins évident que l'appareil pour la mise en aeuvre du procédé selon l'invention pourrait être agencé de façon à faire avancer le ruban à travers l'ensemble de plissage longitudinal en sens inverse de façon qu'il soit étendu dans le sens de la largeur, tout en comprenant un peigne d'enlèvement rotatif dont la vitesse circulaire est supérieure à celle du rouleau d'entraînement, tendant ainsi à étendre le ruban longitudinalement, c'est-à-dire à le déplisser transversalement.