Griffe de retenue de feuilles de classeur à feuilles volantes La présente invention a pour objet une griffe de retenue de feuilles de classeur à feuilles volantes.
On connaît des griffes de retenue faites d'une feuille métallique mince, utilisées dans les classeurs de manuscrits, et l'on a tenté d'utiliser des feuilles flexibles en fibres. Les griffes en fibres ne donnent pas satisfaction et leur emploi a été abandonné. Ordinairement, les griffes de retenue en métal sont estampées dans des rubans étroits étamés. Le revête ment d'étain est nécessaire pour protéger l'organe de la corrosion. L'emploi de métaux non corrodables ou d'une feuille métallique ordinaire avec revêtement subséquent des griffes est considérablement plus coûteux.
Des griffes de retenue métalliques présentent plusieurs désavantages sérieux. Les bords des griffes recouvertes d'étain, qui sont cisaillés lors de l'étam- page, ne sont pas protégés et sont sujets à la corro sion. L'oxydation peut entraîner le collage perma nent de certaines parties des griffes. Le bord cisaillé de la griffe est tranchant et risque de couper les doigts de l'usager.
Les griffes forment un pli cha que fois qu'elles sont courbées et il est très difficile de les redresser. Quand une griffe a été utilisée un grand nombre de fois, il devient de plus en plus dif ficile de la faire passer à travers les ouvertures du plateau destiné à maintenir les feuilles comprimées. Le métal se cristallise et se brise après qu'il a été plié de manière répétée dans une même zone.
La griffe de retenue faisant l'objet de l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend une langue flexible de forme générale aplatie, faisant suite à une tête d'une pièce avec la langue, la langue et la tête étant constituées d'une résine dure, cornée et flexi ble, présentant une forte résistance aux chocs et à l'allongement. Cette langue est susceptible d'être pliée et redressée de manière répétée dans la même section sans déformation permanente ni affaiblisse ment.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la griffe objet de l'invention disposée dans un classeur.
La fig. 1 est une vus en plan du classeur muni de deux griffes de retenue de cette forme d'exécu tion. La<B>hg.</B> 2 est une coupe, à plus grande échelle, selon 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe, à plus grande échelle, selon 3-3 de la fig. 1. La fig. 4 est une vue en perspective de la griffe. La fig. 5 est une vue en plan, à plus grande échelle, de deux griffes dans un plateau de com pression. La fig. 6 est une coupe selon 6-6 de la fig. 5. La fig. 7 est une vue en plan partielle d'une feuille du classeur reproduite à la<B>hg.</B> 1.
Le classeur avec lequel coopère la griffe qui sera décrite plus loin comprend une couverture inférieure 2 constituée par une feuille de fibres 3 et par une bande 4 de matière similaire faisant charnière le long des bords de deux rubans 5 et 6 en tissu. La bande 4 pourrait être d'une seule pièce avec la feuille 3.
Une couverture supérieure 7 est identique à la couver ture inférieure 2 et est constituée par une feuille de fibres. 8 et par une bande 9 faisant charnière le long des bords correspondants de deux rubans 10 et 11 en tissu.
La fig. 7 montre une feuille de papier 12 destinée à être conservée dans le classeur. La feuille 12 pré sente une série de perforations 13 uniformément espa cées, adjacentes à un bord de la feuille. La bande 4 de la couverture 2 présente deux perforations 14, et la bande 9 de la couverture 7 présente deux perfo- rations 15 alignées avec les perforations 14.
Ces perforations 14 et 15 sont de la même dimension que les perforations 13 de la feuille et la distance entre les perforations des couvertures est un multiple de la distance entre des perforations 13 adjacentes. Quand une perforation de chaque couverture est alignée avec une perforation 13, les autres perforations des couvertures sont également alignées avec une per foration 13.
Dans la forme d'exécution représentée, la griffe 16 de retenue des feuilles, moulée, par exemple en nylon ou en toute autre résine définie plus loin, forme une pièce solide comprenant une tête, laquelle présente une extrémité élargie 17 et une partie rigide 18 de forme générale cylindrique adjacente à cette extrémité,
et une langue flexible 19 d'une section transversale aplatie présentant des nervures de ren forcement 20 longitudinales, d'une seule pièce avec la langue et s'étendant sur toute la longueur de celle- ci. Les nervures 20 renforcent l'élasticité de la griffe et augmentent ainsi la tendance qu'a cette dernière à reprendre son état rectiligne immédiatement après un pliage ou quand
cesse l'action d'une force de verrouillage, quelle que soit la période pendant la quelle la griffe a été maintenue pliée. Si la griffe ne reprend pas complètement son état rectiligne par son élasticité, cet état peut être rétabli en tapotant dou cement la griffe entre les doigts.
Les bords longitudinaux des griffes sont douce ment arrondis pour pouvoir être maniés sans danger de couper un doigt. Les bords longitudinaux arron dis diminuent aussi le risque d'une coupure des bords de la feuille 12 dans les perforations 13 par lesquel les les feuilles sont enfilées sur les griffes.
Le diamètre de la partie cylindrique 18 de la tête sera choisi de façon à assurer un jeu suffisant pour permettre une insertion facile des griffes dans les ouvertures 14, tout en assurant un bon ajustage afin d'empêcher la griffe de ballotter dans les ouver tures.
La griffe est effilée graduellement de la partie cylindrique 18 à la langue 19, comme indiqué en 21, pour assurer une résistance maximum.
La partie 18 est relativement courte et, par conséquent, rigide. Elle est assez courte pour ne pas faire saillie sur une distance notable au-dessus de la couverture infé rieure 2, de sorte qu'on peut fixer dans le classeur même un petit nombre de feuilles.
Un plateau de compression 22 est monté au dessus de la bande 9 pour maintenir les langues 19 dans la position de retenue des feuilles. Ce plateau est formé par un ruban métallique plat présentant des bords longitudinaux 23 relevés pour former un canal 24 sur lequel des arrêts 25 sont montés pour glisser.
Une fente étroite 26 s'étend transversalement au canal 24 à proximité de chaque extrémité du pla teau 22 et ces fentes sont espacées de manière à être alignées avec les ouvertures 14.
Une fois que des feuilles 12 ont été enfilées sur les griffes 16, la couverture 7 et le plateau 22 sont enfilés également sur les griffes, et les langues 19 sont alors pliées dans le canal 24.
Les arrêts 25 sont ensuite glissés depuis la partie centrale du plateau 22 vers ses extrémités, jusqu'à ce que chaque arrêt soit placé sur l'extrémité de chaque langue.
L'élasticité des langues 19 les pousse vers le haut et assure un contact par frottement avec la face inférieure des arrêts (fig. 3), suffisant pour empêcher que les arrêts se déplacent accidentellement. Ce frottement n'est cependant pas suffisant pour empêcher les arrêts de se déplacer librement quand les griffes doivent être libérées pour l'insertion ou le retrait de feuilles.
Selon la longueur des langues, leur espacement et le nombre de feuilles dans le classeur, les langues des deux griffes peuvent, dans certains cas, se trouver placées côte à côte dans le canal 24, leurs bords lon gitudinaux adjacents se recouvrant (fig. 5 et 6). Les nervures de renforcement 20 sont disposées centra- lement sur chaque langue, de sorte que chaque ner vure est espacée vers l'extérieur des parties se che vauchant des bords des langues.
Les griffes en nylon présentent un effet d'auto lubrification qui facilite le mouvement des arrêts sur les langues qui sont placées dans le canal 24 du pla teau 22, et facilite aussi le mouvement des langues à travers les ouvertures du plateau 22.
La griffe décrite est moulée en une résine dure, cornée, caractérisée par sa flexibilité, sa haute résis- tance aux chocs et sa résistance à l'allongement. Parmi les résines utilisées, on peut citer le nylon, les résines polyfluoréthylène et les copolymères du sty rène et du butadiène présentent une proportion majeure de styrène.
La matière préférée est le nylon du type à caractéristiques d'autolubrification. Une telle résine résiste aux conditions ambiantes et les griffes ne sont pas oxydées, même dans l'air salin.
En usage normal, les griffes de retenue des feuil les sont pliées sur le plateau de compression et main tenues à l'état plié pendant de longues périodes.