Procédé de centrage et d'encastrement d'un morceau de fil métallique fin et court dans un logement axial de bout d'arbre, machine pour la mise en aeuvre de ce procédé et broche portant un foret et obtenue par le procédé La présente invention a pour objet un procédé de centrage et d'encastrement d'un morceau de fil métallique fin et court dans le logement axial de bout d'arbre dont l'axe doit coïncider avec celui du mor ceau de fil, notamment en vue d'obtenir un foret de précision constitué par ledit morceau de fil.
L'invention concerne, en outre, une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé, et notamment une machine semi-automatique propre à assurer l'exécu tion complète du processus de centrage et d'encas trement du morceau de fil dans le logement axial de bout d'arbre, en réponse à l'actionnement d'un bou- ton-poussoir. L'invention concerne, enfin, une broche portant un foret centré et encastré par ledit procédé.
Actuellement, le montage de tels forets est effec tué à la main, par des ouvriers hautement spécialisés qui, en se servant de précelles, saisissent le petit mor ceau de fil métallique et le maintiennent dans l'axe de la broche en faisant fondre autour de lui une matière d'encastrement appropriée fusible à basse température, telle que gomme-laque, cire, alliages. Le positionnement du foret s'effectue donc dans l'es pace sans aucun point de repère et son centrage demande une très grande habileté que l'ouvrier ne peut acquérir que par un long entraînement.
Un procédé aussi archaïque était cependant jus qu'à présent justifié par le fait que la pose des forets s'effectuait nécessairement sur la perceuse même, du fait que les broches de celle-ci étaient, la plupart du temps, non démontables ou que leur démontage et leur montage donnaient lieu à des opérations lon gues et fastidieuses.
Or, on connaît des machines à percer de précision dont les broches sont très facilement démontables et peuvent être remises en place en un tournemain, sans nécessiter aucune opération de réglage.
Le procédé suivant l'invention a pour but de faci liter et de rendre plus précises des opérations de cen trage et d'encastrement de ce genre et est caractérisé par le fait qu'il consiste<B>:</B> à rendre l'axe du bout d'ar bre et l'axe de l'extrémité d'un fil, de longueur plus grande que la longueur du morceau précité, respec tivement normaux à deux marbres de référence, à appliquer et à maintenir les deux marbres l'un contre l'autre, à faire glisser les deux marbres l'un sur l'au tre jusqu'à ce que les axes des pièces coïncident, à interposer, entre ledit bout d'arbre et l'extrémité du fil, une masse de matière fusible, à faire fondre ladite masse,
à faire pénétrer l'extrémité du fil dans le loge ment par déplacement axial, à refroidir la masse de matière fondue jusqu'à ce que le fil soit solidaire de l'arbre, à tirer axialement sur le fil au moyen de l'arbre pour amener la section du fil qui correspond à la longueur finale du morcaeu de fil dans le plan d'organes de sectionnement, et à sectionner le fil au moyen desdits organes sans cesser de le maintenir de part et d'autre de ladite section.
Ce procédé facilite considérablement l'alignement des axes des pièces puisque au lieu d'avoir à position ner l'une desdites pièces dans l'espace par rapport à l'autre, on n'a plus qu'à amener dans le prolongement l'un de l'autre les axes des pièces déjà maintenus parallèles entre eux par la coïncidence des surfaces de référence des marbres auxquels lesdits axes sont respectivement normaux.
Pour assurer une grande précision du centrage, il est avantageux de guider les deux pièces cylindri ques sur une grande longueur. Or, en ce qui concerne les forets de précision qui doivent être constitués par un morceau de fil métallique court, on ne dispose évidemment pas, à priori, de cette grande longueur de guidage.
C'est pourquoi on procède tout d'abord à l'en castrement, dans le logement de la broche, d'un fil métallique continu ou du moins de grande longueur par rapport à celle du foret à obtenir, 1e fil étant en suite tronçonné à la longueur voulue.
A cet égard, il est à noter que le tronçonnage d'un fil encastré en porte à faux sur la broche pour rait provoquer une déformation qui ne permettrait pas d'obtenir un foret rigoureusement centré.
C'est pour éviter une telle déformation lors du tronçonnage, que celui-ci s'effectue sans que le fil soit retiré de ses moyens de guidage. Enfin, c'est en vue de dégager l'extrémité du fil à tronçonner des moyens de guidage et pour préparer, du même coup, l'encastrement du foret suivant, qu'on amène le fil jusqu'à un poste de sectionnement après rigidification suffisante de la matière d'encastrement, en tirant sur le fil axialement au moyen de la broche.
La machine pour la mise en oeuvre du procédé précité est caractérisée par le fait qu'elle comporte deux marbres qui offrent chacun un alésage perpen- diculaire à la surface de référence du marbre, alé sages de diamètre rigoureusement égal à celui dudit bout d'arbre respectivement à celui dudit fil, destiné à recevoir ceux-ci, des moyens pour appliquer les deux marbres l'un contre l'autre par leurs surfaces de références,
des moyens de réglage micrométrique permettant d'aligner l'axe du marbre guide-arbre sur celui du marbre guide-fil par déplacement relatif sui vant deux axes de coordonnées s'étendant dans les surfaces de références superposées desdits marbres, un four formé par un compartiment de l'alésage du marbre guide-arbre, permettant de provoquer la fu sion de la masse de matière fusible, et que le bout d'arbre peut traverser pour aller recevoir l'extrémité du fil, des moyens pour faire avancer axialement l'arbre en vue de faire pénétrer l'extrémité du fil dans son logement,
des moyens pour tirer axialement, après refroidissement, le fil au moyen de l'arbre, et des moyens de sectionnement logés dans l'un des marbres et dont le plan d'action est parallèle à la surface de référence dudit marbre, l'agencement de celui-ci et la longueur de son alésage étant, en outre, propres à permettre à l'arbre d'amener, dans ledit plan d'action, une section prédéterminée du fil centré et encastré dans son logement et à donner auxdits moyens de sectionnement accès à ladite section du fil, sans que celui-ci ni l'arbre cessent d'être guidés.
Suivant une forme d'exécution, la machine semi- automatique comporte, en outre, des moyens de com mande automatique séquentielle classiques, déclen chés par un bouton-poussoir et effectuant automati quement le cycle d'opérations suivant: la broche est amenée dans une position telle que son logement se trouve dans le four qui chauffe la matière, pendant un temps déterminé, pour assurer sa fusion dans le logement, tandis que ladite broche reste immobile;
la fusion terminée, le four s'éteint, la broche poursuit sa course et le fond de son logement rempli de ma tière liquide vient en contact avec le fil ; la broche s'arrête, la matière d'encastrement se refroidit, la broche recule en amenant le fil en position de sec tionnement, le foret est tronçonné et la broche revient à sa position initiale.
Une forme d'exécution de l'objet de l'invention sera décrite, à titre d'exemple, en se référant au des sin, dans lequel la fig. 1 est une coupe partielle d'une machine semi-automatique suivant l'invention pour le montage sur broches de forets de précision ; la fig. 2 est une coupe verticale d'un mode de réalisation de la partie supérieure de la machine de la fig. 1 ; la fig. 3 est une coupe axiale et à plus grande échelle, du chapeau de la partie supérieure de la ma chine selon la fig. 2 ; la fig. 4 est une coupe faite suivant la ligne 4-4 de la fig. 3 ;
la fig. 5 est une coupe axiale verticale de la partie supérieure du piston support de la fig. 2, sur lequel se montent les broches à garnir d'un foret ; la fig. 6 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale suivant la ligne 6-6 de la fig. 5 ; la fig. 7 est, à plus grande échelle, une coupe axiale du four seul, visible sur la partie centrale de la<B>hg.</B> 2 ; la fig. 8 est une vue en plan correspondant à la fig. 7 ;
la fig. 9 est le schéma électrique de l'installation semi-automatique, et les fig. 10a à 10e illustrent les phases successives d'un cycle complet de fonctionnement de la machine. La machine semi-automatique représentée sur le dessin est destinée au montage de forets de précision sur des broches de perçage. Le foret est constitué, par exemple, par un petit morceau de fil d'acier 1 (fig. 5) qu'il s'agit de fixer, par encastrement, dans une extrémité d'une broche de perçage 2.
Si l'on se reporte d'abord à la représentation schématique de la fig. 1, on voit que la machine comporte un bâti 3 dont la tête 4 présente un mar bre formant une surface de référence fixe 5, sur le quel est appliqué un autre marbre formant surface de référence mobile 6. La tête 4 présente aussi deux alésages alignés prependiculaires à la surface de réfé rence fixe 5, à savoir un alésage inférieur 7 et un alésage supérieur 8. Ces deux alésages sont rigou reusement égaux au diamètre de deux surfaces cylin driques de portée 127, 127a des arbres ou broches à garnir de forets, et ils servent au guidage et au centrage de celles-ci. Entre ces deux alésages, se trouve un four 48.
Le marbre de référence mobile 6 appartient à un chapeau 11 dans l'axe duquel se trou ve un canon 12 de maintien et de centrage du fil à encastrer dans une extrémité de chaque broche, l'axe dudit canon de centrage étant perpendiculaire au plan de référence 6.
Par des moyens qui seront décrits plus loin, les deux marbres sont appliqués fortement l'un contre l'autre, et peuvent être déplacés dans leur plan com mun, de façon qu'on puisse amener l'axe du canon de centrage du fil du marbre supérieur et l'axe des alésages de centrage des broches du marbre inférieur, en coïncidence, avec une grande précision.
Le fil d'acier est alimenté dans le canon de gui dage 12 en longueurs plus grandes que celle de l'élé ment à encastrer dans les broches, ou même en con tinu, par rouleaux entiers. La tête 4 de la machine comporte un poste de cisaillage du fil désigné dans son ensemble par 14 et qui comporte deux lames de cisaillage 15, 16 mobiles dans un plan parallèle aux marbres de référence et sur lesquelles on reviendra plus loin.
Les broches à garnir d'un foret sont fixées en bout sur l'extrémité supérieure de la tige supérieure 18 d'un piston de commande 19 d'un vérin hydrau lique dont le cylindre est indiqué en 21. Le vérin est à double effet ; il est contrôlé par un distributeur 22 et une vanne d'arrêt 23. Le distributeur 21 est un inverseur dont le tiroir 24 est actionné -par un électro-aimant El à l'encontre d'un ressort de rappel 29 et le tiroir 25 de la vanne d'arrêt est actionné par un autre électro-aimant E2, à l'encontre d'un autre ressort de rappel 30. On a indiqué schématiquement une pompe 26 qui puise le liquide d'alimentation du vérin dans un bac 27, la conduite de retour étant indiquée en 28.
Le piston 19 du vérin hydraulique est solidaire aussi d'une tige inférieure 31 sur l'extrémité de la quelle est fixée une came annulaire 32 destinée à actionner trois interrupteurs Ml, M2, M3. La tige 25 de la vanne d'arrêt porte aussi une came 33 des tinée à actionner un autre interrupteur M4.
Sur la fig. 2, on a représenté un mode de réali sation de la tête 4 de la machine ; elle est constituée par un pot 35 dont la surface extérieure est, par exemple, cylindrique ou bien carrée, et dont l'inté rieur est formé par un alésage rectifié 36 cylindrique sur toute la hauteur du pot, sauf à sa partie inférieure qui présente un alésage 37 un peu plus petit formant une surface annulaire de portée 3 8. Tous les éléments de la tête de la machine sont montés dans des pièces empilées les unes sur les autres à l'intérieur du pot 35.
Ces pièces comportent un bloc inférieur 41, un support 42, des guides de lames de cisaille et un cha peau 43, leurs surfaces extérieures rectifiées sont cylindriques, au même diamètre que celui de l'alé sage 36 du pot, et elles sont serrées les unes contre les autres et contre le fond annulaire du pot, par des tiges entretoises qui les traversent verticalement de part en part et qui sont représentées, sur la fig. 2, simplement par leurs axes 44.
C'est le bloc inférieur 41 qui présente l'alésage inférieur 7 précité de centrage des broches, ledit alé sage présentant un chanfrein 46 qui facilite l'intro duction des broches dans. ledit bloc. Ce dernier pré sente aussi l'évidement central 9 dans lequel est logé un four 48 (fig. 7 et 8).
Ce four est constitué par un élément en matière semi-conductrice formant résis tance électrique de chauffage, de forme générale tubulaire, à paroi très mince pour pouvoir se réfroidir et se chauffer rapidement, et fendu diamétralement, comme indiqué en 51, pour augmenter la longueur du trajet que doit parcourir le courant électrique et aussi pour permettre aux effets de dilatation thermi que de se manifester sans dommage pour ledit élé ment chauffant.
Le corps cylindrique du four est ren forcé à sa partie inférieure par un cordon 52 et à sa partie supérieure par une collerette 53 percée de deux trous radiaux taraudés diamétralement opposés 54, 55, dans lesquels sont vissées les extrémités file tées de deux tiges 56, 57, respectivement, servant à la fois à la fixation du four dans le bloc 41 et à sa liaison avec une source de courant électrique con venable.
Chacune des tiges 56 et 57 est isolée électrique ment du pot 35 et du bloc 41 par un canon isolant 58. Sur les extrémités extérieures des deux tiges 56 et 57, sont montées des cosses 61 et 62 retenues par des écrous 63, 64 vissés sur lesdites tiges. Les indices 65 et 66 désignent les câbles d'amenée de courant soudés respectivement aux cosses 61 et 62.
En vue de réaliser une circulation d'air de refroi dissement par convection à l'intérieur de la tête de la machine, le bloc 41 présente, à son extrémité infé rieure, deux canaux obliques 68 qui débouchent à l'intérieur de l'alésage 9 dans lequel est disposé le four.
Le support 42 présente, dans sa partie supérieure, un large évidement circulaire 71 à l'intérieur duquel est logé le poste de cisaillage et, dans sa partie infé rieure, l'alésage supérieur 8 de centrage des broches dont il a été question plus haut, ledit alésage étant terminé, à son extrémité supérieure, par une partie tronconique 72 dont le rôle est de servir de surface d'appui à une surface tronconique correspondante 120 (fig. 5) des broches porte-forets, en vue d'ac croître la précision de leur centrage dans la tête de la machine.
Le poste de cisaillage comporte les deux lames tranchantes 15, 16 serrées l'une contre l'autre, entre une plaque 75 et une contreplaque 76, par un ressort 77 d'une force suffisante pour supprimer tout jeu entre les deux lames coupantes, tout en leur permet tant cependant de se déplacer d'un mouvement recti ligne alternatif dans un plan parallèle à celui des marbres de référence. Le ressort 77 s'appuie, par l'une de ses extrémités, contre la face inférieure de la contreplaque 76 et, par son autre extrémité, contre un épaulement d'un logement 78 du support 42, dans lequel il est placé.
La contreplaque 76 est maintenue en place radialement par deux goupilles. 79 emman chées dans le support 42 et qui traversent ladite contreplaque dans deux trous dans lesquels lesdites goupilles peuvent coulisser librement.
Sur les extrémités supérieures des deux goupilles 79 sont montés des galets fous 81 logés dans des fentes 82, 83 de la lame coupante 73, 84 et 85 de la lame coupante 74, le mouvement rectiligne desdites lames coupantes est ainsi guidé par ces deux galets. La plaque 75 est constituée par une sorte de cou vercle renversé emboîté sur un moyeu central 86 prévu sur la face inférieure du chapeau 43. Le fil à fixer sur les broches peut passer à travers un trou central 87 de la plaque 75.
Chacune des deux lames coupantes est actionnée par une tige 91 qui passe dans une échancrure 90 du support 42 et qui est solidaire de l'armature mo bile 92 d'un électro-aimant 93. Chaquetige9l coulisse dans une douille 94 filetée extérieurement et vissée dans un trou correspondant du pot 35 ; un écrou 95 permet de bloquer ladite douille dans. toute position de réglage désirée, l'extrémité intérieure de cette douille ayant pour but de servir de butée à une saillie 96 de la tige 91, afin que la course de la lame cou pante correspondante soit déterminée avec précision.
En effet, afin que le fil ne risque pas d'être déformé par l'opération de cisaillage, il est indispensable que les deux lames coupantes se croisent sensiblement sur l'axe dudit fil. Dans ce mode de réalisation, on règle les butées 94 de façon que l'arête coupante de chaque lame ne dépasse pas l'axe du fil d'une dis tance supérieure au diamètre dudit fil.
Le support 42 est percé de trous verticaux 98 formant un passage pour le courant d'air ascendant. Les fig. 3 et 4 montrent les détails de la structure interne du chapeau 43. Le canal 12 de centrage du fil appartient à un canon 101 emmanché dur dans une pièce tubulaire 102 qui présente la surface an nulaire de référence 6 dont il a été question plus haut, et qui est appliqué contre la surface de réfé rence 5 appartenant au chapeau 43.
Le contact de ces deux surfaces est assuré par un ressort de com pression<B>103</B> dont une extrémité est logée dans un embrèvement 104 d'un bouchon central 105 vissé dans la partie supérieure du chapeau 43, l'autre ex- trémité dudit ressort s'appuyant contre une face cor respondante de la pièce tubulaire 102.
La pièce tubulaire 102 présente une section droite carrée et elle est sollicitée dans deux directions pa rallèles au plan de référence 5 et perpendiculaires entre elles, par deux dispositifs comportant chacun un piston creux de rappel 106 qui peut coulisser dans un alésage radial 107 du chapeau 43 et qui est soumis à l'action d'un ressort de compression 108 dont une extrémité s'appuie contre le fond dudit piston 106 et l'autre extrémité, contre la face interne d'un bouchon 109 vissé dans l'extrémité extérieure de l'alésage 107 filetée à cet effet.
Il est prévu deux dispositifs de réglage micro métrique de l'emplacement de la pièce tubulaire ou marbre 102, diamétralement opposée par rapport aux deux pistons de rappel 106.
Chaque dispositif de réglage micrométrique com porte une vis 111 montée dans le chapeau 43 paral lèlement à l'axe de celui-ci et présentant un prolon gement tronconique 112 en contact avec une bille 113 qui peut coulisser dans un alésage radial 114 du chapeau 43 situé dans l'alignement de l'alésage 109 correspondant, ladite bille étant en contact avec une face de la pièce 102 opposée à une face en contact avec le piston de rappel 106 correspondant. Un écrou 116 et un contre-écrou 117, montés sur la vis 111, permettent d'immobiliser celle-ci dans toute position de réglage désirée dans le chapeau 43.
Une rondelle plane 118 et une rondelle Belleville 119, interposée entre l'écrou 116 et le dessus du chapeau 43, régula risent la pression de serrage dudit écrou et permet tent d'améliorer la précision du réglage.
On comprend, dès maintenant, qu'en vissant plus ou moins la vis 111 dans le chapeau 43, on repousse plus ou moins la bille 113 vers l'axe de l'ensemble, à l'encontre du ressort 108 ; ce mouvement déplace la pièce 102, que l'on a appelée plus haut marbre supérieur mobile, suivant un diamètre. Au moyen de l'autre vis de réglage, on a la possibilité de déplacer ledit marbre suivant un diamètre perpendiculaire au précédent, de sorte qu'il est possible d'amener, au moyen de ces deux vis de réglage, l'axe du canon 101 avec une grande précision, en regard de l'axe des alésages 7 et 8 du marbre fixe, servant de guidage aux broches porte-forets.
Quatre trous verticaux 40 (fig. 2 et 4) traversent le chapeau 43 de part en part pour permettre la sortie de l'air chaud par convection.
Sur la fig. 5, on a montré la structure de la partie supérieure de la tige 18 du piston du vérin hydrau lique, sur laquelle on monte les broches à munir d'un foret. Deux pièces 121, en forme de segments, sont serrées entre l'extrémité supérieure filetée de la tige de piston 18 et une pièce 122 vissée sur ladite tige. Les deux pièces 121 sont positionnées de façon que les cordes des segments soient parallèles ; elles sont immobilisées au moyen de petits ergots 125 logés à la fois dans lesdites pièces et dans l'extrémité supé rieure de la tige 18.
L'extrémité de la broche 2 oppo- sée au foret 1 présente une gorge annulaire 123 et le diamètre au fond de cette gorge est très légèrement inférieur à la distance entre les deux cordes des seg ments formés par les pièces 121. De plus, la partie extrême de la broche 2 présente deux méplats paral lèles 124 sensiblement tangents au fond de ladite gorge annulaire, et la pièce 122 présente un alésage axial 126 de diamètre égal à celui des surfaces cy lindriques de portée rectifiée 127 de la broche.
On voit que, grâce à cette disposition, on peut introduire l'extrémité inférieure d'une broche dans la pièce 122 en prenant soin d'orienter les méplats 124 parallèlement aux cordes des segments 121 puis, si l'on fait tourner la broche d'un quart de tour, l'extré- l'extrémité de celle-ci se trouve verrouillée en dessous du segment 121. Pour maintenir la broche dans sa position angulaire de verrouillage, on a prévu un dispositif à friction constitué par un piston 129 qui peut coulisser dans un alésage central 131 de la tige 18 et qui est sollicité contre l'extrémité de la broche 2, par un ressort de compression 132.
Le schéma de l'ensemble de l'installation élec trique de la machine est représenté sur la fig. 9, où l'on retrouve les bobines des électro-aimants E1 et E2 qui figurent déjà sur la fig. 1, ainsi que les con tacts des interrupteurs M1, M2, M3 et M4, ces con tacts étant désignés par la lettre minuscule m suivie du chiffre qui entre dans la désignation de l'interrup teur et, éventuellement, d'une lettre de différentiation des contacts lorsque l'interrupteur en comporte plu sieurs.
Par exemple, les contacts de l'interrupteur M3 sont désignés par m3a et m3b. D'une façon générale, sur ce schéma, tous les contacts représentés ouverts sont des contacts de travail et tous les contacts repré sentés fermés sont des contacts de repos, qu'il s'agisse de contacts d'interrupteurs mécaniques ou bien de contacts de relais.
D'une façon analogue, les contacts d'un relais, tel que Rl, ont été appelés rla, rlb et rlc.
Les bornes d'entrée 141 et 142 de l'installation sont destinées à être reliées à toute source de courant convenable, telle qu'un secteur de distribution élec trique à 220 volts, par exemple. L'interrupteur géné ral est désigné par I, et une lampe témoin par L.
L'installation comporte encore un transformateur T1 dont l'enroulement secondaire est relié au four par les conducteurs 65 et 66 (fig. 2) qu'il alimente en courant de basse tension mais de forte intensité, un transformateur T2 d'alimentation des circuits de con trôle de l'installation, les bobines 93 (branchées en parallèle) des deux électro-aimants de commande des lames de cisaille (fig. 2), les bobines E1 et E2 des électro-aimants de commande du distributeur 22 et de la vanne d'arrêt 23 (fig. 1),
et une minuterie d'un type classique convenable représentée dans la partie de droite de la fig. 9 et comportant notamment: un thyratron Th et deux rhéostats Rhc et Rhr destinés à contrôler respectivement le réglage de la durée de chauffage et de la durée de refroidissement du four, et un condensateur C. Enfin, P est un bouton-pous- soir de démarrage du cycle automatique de la machine.
Le fonctionnement de la machine est le suivant On suppose que tous les organes de la machine occupent actuellement les positions représentées sur les dessins, à l'exception de la fig. 10, représentative des différentes phases d'un cycle.
On met la pompe 26 (fig. 1) en marche, le liquide sous pression main tient le piston 19 en bas de sa course, on ferme l'in terrupteur général I (fig. 9), on suppose qu'un fil 10 (fig. 10a) est déjà en place dans le canon 12 de guidage du chapeau, par suite d'une opération précé dente, on monte une broche 2 à garnir d'un foret sur la tige 18 du vérin hydraulique, de la manière indi quée plus haut, l'extrémité supérieure de la broche, qui présente une cavité, est garnie de matière de scellement du foret, par exemple de la gomme laque 20.
Il suffit maintenant d'appuyer sur le bouton- poussoir P (fig. 9) et les opérations suivantes se suc cèdent automatiquement Le relais R1 s'excite et reste auto-alimenté par les contacts rlc, et r3b <I>et</I> r4a, le contact rlb se ferme, l'électro-aimant El est alimenté, le tiroir du distri buteur 22 descend, le piston 19 du vérin hydraulique monte et fait monter la tige 18 et la broche 2 qu'elle porte.
Au cours de cette course ascendante de la broche, il arrive un moment où la came 32 de la tige 31 du vérin hydraulique actionne l'interrupteur M1, le contact mla se ferme, le relais R2 s'excite, son contact r2a est actionné et le condensateur C se dé charge à travers le rhéostat Rhc, ce qui détermine la durée du chauffage du four.
L'excitation du relais R2 avait provoqué la fermeture du contact r2c et, par suite, l'excitation de l'électro-aimant E2 par les contacts rlb, r2c <I>et</I> r3a. Le tiroir de la valve d'arrêt 23 était donc descendu et le vérin bloqué dans la position où il se trouvait su moment du passage de la came 32 sur l'interrupteur Ml ; à ce moment, l'ex trémité supérieure de la broche 2 était précisément située à l'intérieur du four (voir fig. 10b).
De plus, le relais R5 se trouve excité par les contacts rlb, r2c, r3a, m3b, le contact r5 est fermé et le trans formateur Tl débite dans le four, la gomme laque 20 fond dans la broche.
A l'expiration du temps de chauffage, par exem ple de l'ordre de 20 secondes (condensateur C dé chargé), le relais R3 bascule, son contact r3a s'ouvre, l'électro-aimant E2 cesse d'être alimenté, la vanne d'arrêt 23 s'ouvre et la broche reprend sa montée.
Lorsque la came 32 passe sur l'interrupteur M3, il ne se passe rien, car les circuits d'excitation de l'élec- tro-aimant E2 de commande de la vanne d'arrêt sont coupés pour le moment, mais, lorsqu'elle passe sur l'interrupteur M2, le contact m2 se ferme, le relais R4 s'excite et provoque, par son contact<I>rob,</I> la dé charge du condensateur C (préalablement rechargé) à travers le rhéostat Rhr, ce qui détermine l'amor- çage de l'écoulement du temps de refroidissement.
Au moment où la came 32 a repoussé l'interrupteur M2, le sommet de la broche 2 se trouvait engagé sur l'extrémité inférieure du fil 10 centré dans le canal 12 (fig. 10c), de sorte que ladite extrémité du fil a été noyée dans la gomme laque fondue. A ce mo ment, la partie conique 120 de la broche s'est trouvée appliquée contre le cône de centrage 72 (fig. 2) qui, non seulement a assuré un centrage parfait de la bro che, mais aussi l'arrêt du mouvement de montée de celle-ci.
Après décharge complète du condensateur C dans le rhéostat Rhr, ce qui peut prendre, par exemple, un temps de l'ordre de 20 secondes également, la gom me laque est suffisamment refroidie et prise pour que l'extrémité du fil fasse corps avec la broche, le relais R3 bascule à nouveau, le contact r3b s'ouvre et coupe l'auto-alimentation du relais R1, le contact rlb s'ouvre, l'électro-aimant E1 est désexcité et le tiroir du distributeur 22 remonte dans sa position qui détermine la descente du piston 19 du vérin.
La broche descend avec ledit piston et entraîne avec elle le fil qui y est soudé par la gomme laque. A un certain moment de sa course de descente, la came 32 actionne l'interrupteur M3, le contact m3a se ferme et l'électro-aimant E2 est de nouveau excité par les contacts rla (le relais RI vient de se désexci- ter) m4b et m3a, la vanne d'arrêt est mise en position de blocage du vérin hydraulique,
la broche s'arrête de descendre (fig. l" et son extrémité supérieure se trouve exactement à une distance de la face infé rieure du plan de cisaillement égale à la longueur dont le fil coupé doit dépasser de la broche. Par ailleurs, la came 33 de la tige de la vanne d'arrêt actionne l'interrupteur M4, le contact m4a se ferme, et les électro-aimants 93 d'actionnement des lames, de cisaille sont excités, le fil est sectionné.
En même temps, le contact m4b s'ouvre et désexcite l'électro aimant E2, la vanne d'arrêt 23 s'ouvre de nouveau et la broche poursuit son mouvement de descente jusqu'à ce que le piston 19 du vérin hydraulique touche le fond de cylindre inférieur.
Le cycle automatique est maintenant terminé, il ne reste plus qu'à enlever, à la main, la broche garnie d'un foret et la remplacer par une broche vide. On remarquera que la première partie du mouvement de descente de la broche sert à la fois à déterminer la longueur finale du foret et à tirer le fil d'une quantité convenable pour son introduction dans la broche mise en place au cycle suivant. Avec une telle ma chine, on atteint facilement une cadence de produc tion de 60 pièces à l'heure.
On vérifie le centrage du foret monté sur la bro che, par tout procédé convenable, notamment par un procédé optique en dehors de la machine. Si l'on constate un écart supérieur à la tolérance qu'on s'est fixée, on agit alors sur les vis de correction 111 (fig. 3) qui permettent de déplacer le canon de guidage du fil suivant un système de deux coordonnées rec tangulaires, et on l'amène rigoureusement en coin- cidence avec l'axe des alésages de centrage de la broche.
On remarquera que la structure du four (paroi chauffante cylindrique très mince, par exemple de l'ordre de 0,05 mm, possédant donc une très faible inertie thermique et assurant un excellent chauffage par rayonnement) permet, d'une part, de chauffer le produit fusible d'une façon régulière, rapide et sans contact, et, d'autre part, un refroidissement rapide du four et, par conséquent, du produit fusible. De plus, le chauffage de l'extrémité de la broche où se trouve le produit fusible n'entraîne pratiquement pas d'échauffement des autres parties de la broche, no tamment de ses portées 127.
Par ailleurs, le diamètre du canal de guidage du fil étant exactement égal à celui du fil, lorsqu'on désire monter, sur les broches, des forets formés avec un fil de diamètre différent, il convient évidemment de monter sur la machine un canon de guidage de diamètre intérieur correspondant.