Bouchon pour la fermeture de bouteilles La présente invention a pour objet t un bouchon pour la fermeture de bouteilles contenant des liqui- des, notamment des vins mousseux.
Le bouchage des liquides, en particulier des. vins, a de tout temps été assuré par des bouchons en liège. Ce n'est que depuis quelques. années que sont apparus sur le marché d'autres moyens. de bouchage tels que les capsules métalliques et les bouchons en matière plastique.
Le liège présente comme inconvénient grave ce lui de durcir au bout d'un certain nombre d'années, n'étant alors plus en mesure d'assurer une bonne étanchéité du bouchage. Il faut aussi dire que lors- qu'un liège de première qualité s'impose, comme c'est le cas pour les vins mousseux, son prix devient trop élevé.
Ce sont sûrement ces inconvénients qui ont poussé les recherches vers d'autres moyens de bouchage tels que les bouchons en matière plastique qui, malgré leur prix relativement modique comparativement au liège, n'ont trouvé qu'un accueil très mitigé auprès des vins courants et deuxièmes marques de mousseux, par le fait que l'aspect du bouchon tout en matière plastique contraste de manière frappante avec le bouchon traditionnel en liège et il faut voir là une des raisons pour lesquelles presque la totalité des grandes marques de vins le rejettent d'emblée.
Le bouchon, selon la présente invention, remédie à ces inconvénients en présentant un aspect extérieur dans la tradition du bouchon classique de champagne.
I1 est caractérisé en ce qu'il comporte une pièce tronconique creuse présentant sur son pourtour suprieur des dents encastrées dans une rondelle, cette dernière et le dessus de la pièce creuse étant recoud verts par un capuchon constituant, avec la rondelle, une coiffe du bouchon, un élément raidisseur empêchant la contraction du pourtour supérieur de la pièce creuse.
Deux formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemple, au dessin annexe.
La fig. 1 représente, en coupe longitudinale, les différentes pièces constituant un bouchon pour bouteilles de la première forme de réalisation.
La fig. 2 est une vue de dessus d'une pièce, suivant la ligne II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe longitudinale du bouchon terminé.
La fig. 4 est une coupe longitudinale des différentes pièces constituant la deuxième forme de réalisation du bouchon.
La fig. 5 est une vue de dessus, suivant la ligne
V-V d'une pièce de la fig. 4.
La fig. 6 est une coupe longitudinale du bouchon terminé.
La forme d'exécution représentée à la fig. t est essentiellement constituée par une pièce légèrement tronconique 1 fermée à son extrémité inférieure la par un fond 2. La partie supérieure de la pièce t comporte une couronne de dents 3 dont la face inférieure 3a est inclinée pour former une griffe. Une rondelle 4, fabriquée en une matière agglomérée, est usinée sur sa face intérieure 4a pour former un demitore destiné à épouser la courbe du haut du goulot de la bouteille et pouvant recevoir des inscriptions diverses. Une pièce tronconique 5 comporte à sa partie supérieure un collet 6 de plus grand diamètre disposé dans une cavité cylindrique 7 creusée à la partie inférieure d'un capuchon 8 en matière agglo mérée. A la fig. 1, le capuchon 8 a une forme bombée.
Un corps en liège 9, légèrement tronconique, est introduit par la partie supérieure de la pièce 1, de façon que la face inférieure 9a de oe volume en liège vienne affleurer le fond 2 de la pièce 1.
Pour fabriquer le bouchon, on découpe des plaquettes carrées et des disques ronds devant former l'un, la rondelle 4, l'autre, le capuchon 8. La plaquette destinée à constituer la rondelle 4 est percée d'un trou central et en même temps l'outil travaille et découpe la partie 4a semi-torique. On place alors l'élément légèrement tronconique 1 dans la rondelle, puis on introduit la pièce tronconique 5 dont le collet 6 vient reposer sur la partie supérieure des dents
3. La face supérieure du collet 6 est enduite de colle de même que le bord périphérique supérieur de la rondelle 4. On recouvre le tout par le disque devant former le capuchon 8. Le bouchon est alors mis sous presse en sorte que les dents 3 pénètrent dans le bord supérieur de la plaque en ancrant ainsi la pièce 1 dans la plaque.
En plus, cette pièce 1 reste accouée au disque et à la plaque par suite de leur jonction à travers des jours 3b. En somme, par Pa tion de l'encollage, les quatre éléments 1, 5, 4 et 8 forment un seul corps compact.
Lorsque la colle est sèche, on usine le dessus du disque et de la plaque pour que le bouchon affecte la forme normale d'un bouchon de vin mousseux.
La pièce tronconique 1 est fabriquée en une matière plastique résistant aux agents considérés, tandis que la rondelle 4 et le capuchon 8 formant la coiffe sont fabriqués en général en un aggloméré de liège très dur. La cheville 5 en matière rigide, telle que du bois, par exemple, assure une rigidité suffisante à la partie supérieure du bouchon pour qu'on puisse, soit par des mouvements de torsion, soit par des mouvements d'arrachement, retirer le bouchon lorsqu'vil est engagé dans le col d'une bouteille. Par contre, la pièce 1, qui contient le corps de liège 9 et qui est engagée dans le goulot de la bouteille, garde une grande souplesse et une bonne élasticité nécessaires pour assurer un bouchage correct.
Dans certains cas, la surface extérieure de la pièce 1 peut présenter des crans en creux ou en relief augmentant l'adhérence de cette pièce 1 dans le col de la bouteille. On peut aussi coller la partie supv rieure du corps de liège 9 sous la face inférieure de la cheville 5. Ainsi, le liège 9 étant protégé par la pièce souple 1 n'est pas comprimé brutalement et garde ses propriétés expansives pendant très longtemps.
A la fig. 4, la pièce plastique légèrement tronconique 10 est ouverte à son extrémité inférieure l0a, tandis que son extrémité supérieure 10b est fermée par une paroi 11 dont le bord périphérique comporte des dents acérées 12. Une queue 13 est venue de moulage sur le dessus de la paroi 11. Des crans en creux ou en relief 14 entourent la pièce troneonique 10. Un corps de liège 15 est engagé à l'intérieur de la pièce 10 comme précédemment dé crit. Ce corps de liège 15 peut, surtout pour des raisons d'économie, être raccourci en engageant d'abord dans l'élément 10 un petit tronc de cône en bois de l'épaisseur de la rondelle 16 qui doit épouser le bout du goulot. Ainsi, le corps de liège 15 est réduit d'environ un tiers et la rigidité de la partie haute du bouchon est renforcée.
Une rondelle 16 et un capuchon 17, respectivement identiques à la rondelle 4 et au capuchon 8, sont montés sur la pièce 10, comme décrit dans ce qui précède, mais la queue 13 est engagée dans un trou borgne 18 percé dans le capuchon 17. La paroi rigide 11, qui remplace la cheville 5, est également fortement saisie, comme dans le cas précédent, par les pièces 16 et 17 grâce à leur jonction à travers les jours 12b. Ce montage assure au bouchon une rigidité suffisante pour qu'on puisse, soit par des mouvements de torsion, soit par des mouvements d'arrachement, retirer le bouchon lorsqu'il est engagé dans le col d'une bouteille.
En général, le corps de liège 15 est enduit, totalement ou seulement à sa partie inférieure, d'une matière plastique résistant au vin, en particulier du vinyle.
Les pièces plastiques légèrement tronconiques 1, 10 sont translucides ou même transparentes et ainsi les inscriptions portées, soit par les corps de liège 9 et 15, soit par d'autres objets remplissant ces éle ments creux, sont parfaitement lisibles à travers ces pièces plastiques 1, 10. Dans certains cas, ces pièces creusent peuvent recevoir intérieurement une impression.
Dans ce qui précède, on a parlé de bouchons pour des bouteilles de vin mousseux, mais en changeant la forme de la partie supérieure des bouchons, on pourrait utiliser ceux-ci pour fermer des bouteilles contenant d'autres liquides.
L'aggloméré constituant les éléments formant la tête du bouchon pourrait être remplacé par toute autre matière appropriée.