Dispositif de pointage et perçage de précision destiné à être monté sur un tour de précision Pour le pointage de plaques à trous, par exemple des gabarits de perçage, plaques-mères, jauges- matrices, poinçons d'étampes, notamment pour les montres ou appareils d'horlogerie de dimensions réduites, on a déjà proposé différentes machines à pointer de grande précision. Toutefois après le poin tage effectué sur ces machines, les plaques sont reprises sur le plateau d'un tour et maintenues ser rées sur ce dernier par des chiens après centrage de chaque point à la cheville ou au viseur optique, opé rations délicates et onéreuses, du fait de ces reprises.
On a alors proposé des machines à pointer, à percer et aléser dans lesquelles il n'est pas nécessaire de déplacer la plaque durant ces opérations. Toute fois, pour les trous de petit diamètre qui ne peuvent qu'être seulement percés au foret, des déviations peuvent se produire, étant donné que lesdits trous, du fait de leur petit diamètre, ne peuvent être redres sés par une opération d'alésage ou de rectification.
Or, il est connu par les gens du métier qu'il est préférable que la plaque à percer ou à aléser tourne autour des différents points de centre, tandis que le foret, mèche à canon ou outil à aléser reste libre sur la broche de la contre-poupée, soit selon le prin cipe des tours à replanter, seul moyen reconnu effi cace pour le perçage de précision.
C'est pourquoi il fallait imaginer un appareil simple présentant les avantages des machines à poin ter ainsi que des tours à replanter et susceptible de faire ce délicat travail dans un temps minimum tout en assurant sa parfaite exécution.
L'objet de la présente invention est un dispositif de pointage et perçage de précision destiné à être monté sur un tour de précision, caractérisé par le fait qu'un chariot, comportant deux coulisses super posées et décalées de 90 se déplaçant perpendiculai rement l'une par rapport à l'autre et indépendantes, est monté sur le nez fileté de l'arbre de la poupée du tour pour tourner avec lui et comprend des moyens de serrage d'une pièce montée sur la cou lisse supérieure, le tout étant disposé de manière telle qu'en faisant tourner des boutons moletés soli daires des vis de commande desdites coulisses, l'on puisse faire, à l'aide de verniers micrométriques, le pointage et le perçage d'après les coordonnées du plan de pointage,
grâce aux déplacements des deux coulisses du chariot et des outils montés sur la bro che de la contre-poupée.
La figure unique du dessin ci-joint représente, à titre d'exemple et en perspective, une forme d'exécu tion du dispositif selon l'invention montée sur un tour d'outilleur.
Le tour d'outilleur sur lequel est monté le dis positif comprend une poupée a, un banc ai, une contre-poupée a2, une broche a3, une contre-pointe à centrer à trois faces coupantes a4, un plateau b du tour vissé sur le nez de l'arbre de la poupée (non représenté). Une plaque c est fixée sur le plateau b.
Sur cette plaque c est fixé le bâti d'un chariot dl qui comporte une partie mâle fixe fraisée en queue d'aronde sur laquelle s'ajuste la partie femelle cor respondante en queue d'aronde d'une coulisse ver ticale e, dont le jeu est réglé par un lardon non représenté à l'aide de vis e2 à contre-écrou e3. Sur ladite coulisse e est montée, perpendiculairement et par-dessus cette dernière, une partie mâle fixe f, comportant également un ajustement en queue d'aronde f1, sur laquelle est ajustée la partie corres- pondante d'une coulisse supérieure g montée en pointillé.
Un mandrin h, à trois mors hl, à serrage coaxial par une bague moletée h2 est fixé sur ladite coulisse supérieure g et sert à maintenir les plaques ou rondelles à pointer et percer i. Deux boutons moletés<I>j,</I> j1, à verniers réglables<I>k,</I> k1 et à divisions micrométriques k2, k3 sont solidaires de vis micro métriques (non représentées) qui commandent le déplacement des coulisses e et g, et viennent à cet effet en regard d'index d3 et f2. Il y a lieu de noter que les verniers k,
k1 peuvent être de très grand diamètre afin de pouvoir lire les divisions au quart de centième de mm. Le chariot dl pourrait se visser directement sur le nez de l'arbre de la poupée et pourrait présenter des parties renflées pour obtenir un ensemble pratiquement équilibré en rotation. Le fonctionnement du dispositif est le suivant Avant de commencer un pointage, il y a lieu de s'assurer que le centre du mandrin h coïncide exactement avec celui de la contre-pointe a4, ce qui est facilité par des traits de repère non représentés portés sur chacune des deux coulisses e et g ; l'on met, par exemple, une plaque circulaire comme re présenté au dessin, dans les mors hl du mandrin h.
Ensuite, on immobilise la coulisse supérieure g por tant le mandrin h dans la position horizontale.
Cela étant, il suffit de tourner les deux boutons <I>j,</I> j1 en partant de zéro pour provoquer le déplace ment de chaque coulisse l'une après l'autre en par tant du plan des coordonnées de pointage, et faire le pointage à l'aide des verniers réglables k et k1, montés rotatif à friction sur les boutons jet j1. Pour entreprendre le perçage, on utilise la contre-pointe a4 laquelle, dans les tours de précision, coïncide exactement avec l'axe de l'arbre de la poupée.
En faisant tourner ù vitesse modérée l'arbre du tour et partant, le chariot qui lui est solidaire, on avance la contre-pointe à trois faces a4 pour creuser le point. Ensuite, on utilise des forets préparés et montés préa lablement sur de petits mandrins de même longueur, et on passe l'un après l'autre en faisant un chanfrein bien coaxial au premier perçage et, pour terminer, on passe une mèche à canon. Les petits mandrins porte-forets possèdent à leur extrémité postérieure un trou avec chanfrein coaxial, ce qui fait que l'on conserve durant l'opération de perçage la contre- pointe à trois faces a4 pour maintenir le mandrin à chaque passe en parfait alignement.
En cas de fausse manoeuvre avec le mandrin, on peut rectifier le trou avec un outil et porte-outil réglable monté avec la queue conique sur la broche de la contre-poupée. En outre, la pratique a démontré qu'avec le dispositif décrit monté sur un tour de précision, l'écart maxi mum des distances de centre ne dépasse pas le quart d'un centième de mm. En lieu et place du mandrin, on peut mettre tout autre moyen, de serrage pour tenir les plaques. On peut également prévoir un téton fixe sur lequel serait vissé le mandrin h pour recevoir des pinces américaines à serrage par devant à l'aide d'un écrou creux.
Enfin, il y a lieu de faire ressortir que l'on peut exécuter toutes sortes de travaux, soit percer, fraiser des poinçons, poussettes, matrices, faire des origines de colimaçon, coeurs minuscules, toutes espèces d'ex centriques, etc.