Dispositif pour l'hygiène et la protection des pieds
Le manque de ventilation des pieds chaussés de bas et de chaussures provoque une transpiration qui est toujours absorbée par le corps textile du bas quand celui-ci est en une matière qui permet cette absorption, comme, par exemple, la laine, le coton, la soie, etc. Dans le cas des bas fabriqués à base de matières synthétiques, comme, par exemple, le nylon, le perlon et leurs analogues, la transpiration des pieds est encore beaucoup plus grande par le fait que ces matières synthétiques manquent de propriétés réellement absorbantes et n'admettent l'humidité ou la sueur que suivant le degré d'accumulation dans les interstices du tissu.
Cette présence de transpiration autour du pied chaussé dans un bas et un soulier provoque facilement, spécialement par sa composition chimique, et particulièrement dans les espaces entre les doigts, des plaies, des irritations et autres destructions de la peau qui provoquent des douleurs, des incommodités, un malaise et la sensation de manque d'hygiène accompagnée d'odeurs désagréables.
Le manque de ventilation et la présence de transpiration, non seulement nuisent aux pieds, mais, avec le temps, détruisent le tissu des bas, la doublure intérieure de la chaussure, en attaquant, avec le temps, jusqu'au cuir lui-même, ce qui entraîne une inutilisation prématurée de ces vêtements.
Pour éviter cette transpiration, on a créé une infinité de lotions, toniques et autres liquides, crèmes, pâtes, poudres et talcs, produits qui constituent tous des substances ou des compositions qui n'apportent qu'un résultat momentané sans résoudre définitivement le problème car tous ces neutralisateurs et remèdes ont un laps de temps utile très court, pouvant provoquer bientôt, une fois usés, même une augmentation des douleurs, malaises, etc.
L'invention a pour objet un dispositif pour l'hygiène et la protection des pieds, caractérisé par le fait qu'il est composé d'un corps principal en matière absorbante et de conformation analogue à celle d'au moins la pointe d'un pied de bas, cette pointe présentant un prolongement de largeur réduite qui constitue un organe absorbant destiné à être entrelacé en sinusoïde sur les doigts du pied.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution du dispositif faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation d'une première forme d'exécution du dispositif;
la fig. 2 en est une coupe longitudinale suivant la ligne II-II de la fig. 1 ;
la fig. 3 est une coupe identique à celle de la fig. 2, mais d'une seconde forme d'exécution du dispositif;
la fig. 4 est une coupe identique à celle de la fig. 2, mais d'une troisième forme d'exécution;
la fig. 5 est une vue partielle en perspective d'un pied lors de la mise en place, sur ce dernier, d'une forme d'exécution du dispositif;
la fig. 6 est une vue partielle en perspective d'un pied auquel est appliqué ledit dispositif;
la fig. 7 est une vue schématique en coupe transversale verticale à travers les doigts dudit pied pour montrer la position qu'occupe ledit dispositif par rapport à ce pied;
les fig. 8 à 11 sont des vues schématiques en élévation latérale de différentes formes d'exécution du dispositif en position d'emploi.
Le dispositif 1 pour l'hygiène et la protection des pieds représenté en fig. 1 et 2 est composé d'un corps principal 2 en matière absorbante et de conformation analogue à celle d'au moins la pointe d'un pied d'un bas, cette pointe 3 présentant un prolongement 4 plat et de largeur réduite qui constitue un organe absorbant destiné à être entrelacé en sinusoïde sur les doigts 5 d'un pied 6 (voir fig. 5), de telle sorte que ce prolongement 4 passe entre les doigts adjacents 5-5 du pied.
Ce prolongement 4 est constitué par une pièce individuelle réunie à la pointe 3 du corps principal par une couture ou par un moyen analogue (voir fig. 1 et 2). Dans la forme d'exécution de la fig. 3, le prolongement 4 est en une seule pièce avec le corps principal 2 et est formé pendant le processus de tissage du dispositif.
Le prolongement 4 pourra être formé aussi bien par une bande textile en matière absorbante (voir fig. 1 à 3) que par un tube aplati en matière textile absorbante (voir fig. 4) dont le vide intérieur 7 pourra être utilisé pour enfiler une mèche amovible ou un élément analogue en matière d'indice d'absorption élevé, qui pourra être imprégnée légèrement de matières volatilisables pour rafraîchir le pied.
Pour la mise en place et l'adhésion parfaites du corps principal 2 sur la partie respective du pied qui doit porter le dispositif, le corps principal pourra présenter à son extrémité ouverte une partie annulaire en forme de manchette élastique 9.
Le corps principal 2 pourra avoir des tailles différentes comme on le voit sur les fig. 8 à li. La forme d'exécution de la fig. 8, qui présente un corps principal 2 relativement très court, est destinée à etre employée par une personne du sexe féminin, en dessous des bas courants généralement en nylon, perlon ou autre matière synthétique. Ce corps principal court identique ou analogue à celui des bas superposés, mais en matière absorbante, offre à l'usagère la possibilité de porter des bas en matière synthétique avec cette avantage que la transpiration de ses pieds est absorbée par le dispositif placé en dessous, qui maintien secs les espaces entre les doigts 5 du fait de la présence du prolongement 4, et la partie antérieure des pieds du fait de leur recouvrement par le corps principal.
En outre, le dispositif protège la partie la plus délicate du pied féminin et fonctionne à la façon d'un matelas. De cette façon, l'emploi du dispositif procure aux usagères un effet accru de bien être tout en augmentant la durée des bas et des chaussures.
Les autres formes d'exécution représentées dans les fig. 9, 10 et 11 sont destinées à être utilisées par des personnes du sexe masculin, en dessous des bas courants, ces dispositifs pouvant être, dans ce cas, plus grands du fait que les chaussures d'hommes sont plus fermées.
Comme on le voit sur les fig. 10 et 11, le dispositif pourra présenter un corps principal ayant la forme d'une socquette ou d'un bas complet, ce qui rend inutile dans ce cas d'employer, en plus, des bas ordinaires au-dessus du dispositif.
Pour mettre en place un dispositif tel que représenté (voir fig. 5 et 7), on entrelace d'abord le prolongement 4 en sinusoïde entre les doigts de pied, conformément à ce qui est représenté sur la fig. 5, en séparant les doigts l'un de l'autre. Ensuite, on retourne le corps principal 2 sur le pied en l'amenant dans la position indiquée sur la fig. 6.