Désodoriseur La présente invention a pour objet un désodori- seur et, plus particulièrement, un désodoriseur conçu pour évaporer des substances volatiles, par exemple pour parfumer ou désodoriser l'air.
On connaît des désodoriseurs de plusieurs types. Beaucoup de ces désodoriseurs nécéssitent une sur face de sol ou de table sur laquelle on puisse les poser et ces surfaces doivent être protégées contre le surchauffage. D'autres désodoriseurs ont un usage limité car ils ne peuvent servir à évaporer à la fois des substances solides et liquides.
Dans d'autres il y a danger que le désodoriseur soit renversé, soit par suite de sa structure, soit parce que le désodori- seur est muni d'un cordon électrique qui traîne.
Le but de la présente invention est de fournir un désodoriseur qui soit exempt des inconvénients ci-dessus et qui soit de construction simple et de fonctionnement efficace.
Le désodoriseur construit suivant la présente invention comprend une enveloppe creuse conte nant un élément chauffant. De l'arrière de l'enve loppe partent deux fiches électriques faites pour s'enfoncer dans une prise de courant femelle et reliées à l'élément chauffant, de sorte que cet élé ment est alimenté quand les fiches sont enfoncées dans la prise. L'enveloppe présente aussi un récep tacle à sa surface supérieure pour contenir la subs tance qu'il s'agit d'évaporer. Quand on engendre de la chaleur à l'intérieur de l'enveloppe, le rayonne ment et la convection causent le chauffage du récep tacle et de son contenu, ce qui évapore celui-ci.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'inven- dpn. La fig. 1 est une coupe verticale d'un désodori- seur suivant la première forme d'exécution ; la fig. 2 est une élévation de ce même désodori- seur par l'arrière ; la fig. 3 est un plan de ce même désodoriseur ;
la fig. 4 est une élévation latérale, partiellement en coupe verticale, d'un désodoriseur suivant la deuxième forme d'exécution ; la fig. 5 est une coupe verticale d'un désodori- seur suivant la troisième forme d'exécution ; la fig. 6 est une élévation latérale partiellement en coupe verticale d'un désodoriseur suivant la quatrième forme d'exécution;
les fig. 7 et 8 sont des élévations frontale et latérale, partiellement en coupe verticale, d'un désodoriseur suivant la cinquième forme d'exécu tion ; les fig. 9 et 10 sont respectivement une vue frontale et une coupe verticale d'un désodoriseur suivant la sixième forme d'exécution, la coupe de la fig. 10 étant prise approximativement suivant la ligne 10-10 de la fig. 9.
Le désodoriseur suivant les fig. 1 à 3 comporte une enveloppe 1 portant un réceptacle 2 qui con tient un produit 3 à évaporer.
A l'enveloppe 1 est fixée, au moyen de vis 4, une plaque circulaire 5. Des fiches de connexion 6 et 7 sont fixées à la plaque 5 et sont reliées élec triquement par des fils 8 et 9 à un élément chauf- fant comprenant une ampoule 10 qui s'adapte dans une douille 11 qui est elle-même convenablement fixée à la plaque 5. L'enveloppe 1 possède des ailes à bords horizontaux 12 qui permettent de placer le désodoriseur sur une surface d'appui.
Pour l'utilisation, on introduit les fiches 6 et 7 dans une prise de courant, de sorte que le désodori- seur est solidement maintenu en place, contre un mur par exemple. L'ampoule 10 est alimentée, chauffant la base du réceptacle 2 par convection et rayonnement, ce qui cause l'évaporation du produit que l'on y a placé. La lumière émise par l'ampoule avertit l'usager lorsque l'appareil est en fonctionne ment.
Pour permettre de brancher le désodoriseur sur une prise de courant dont les bornes sont pla cées soit horizontalement, soit verticalement, on peut enlever les vis 4, après quoi on peut faire tour ner la plaque 5 qui porte les fiches 6 et 7 relative ment à l'enveloppe et remettre les vis 4. Cet ajuste ment permet d'aligner les fiches 6 et 7 sur les trous de la prise, tout en maintenant la position horizon tale du réceptacle 2. Bien entendu, au lieu de vis, ou peut utiliser d'autres dispositifs bien connus qui permettent la rotation de la plaque tout en permet tant de maintenir fermement la plaque dans la posi tion désirée.
L'enveloppe 1 du dispositif peut être moulée en plastique, en verre, en métal, ou en toute autre matière appropriée. Elle peut être d'une seule pièce ou en plusieurs éléments pour permettre le rem placement de l'ampoule. Une partie de l'intérieur de l'enveloppe peut porter une surface réfléchissante pour réfléchir les rayons émis par la lampe et les concentrer sur la base du réceptacle. Une partie au moins de l'enveloppe est translucide pour donner une indication visuelle quand la lampe est allumée. On peut réaliser un nouveau perfectionnement en perforant la partie inférieure et/ou la partie supé rieure de l'enveloppe pour produire une circulation naturelle d'air par suite de la chaleur engendrée par l'ampoule.
Cette circulation d'air peut faciliter la diffusion de la vapeur dans l'atmosphère. La forme de l'enveloppe qui est représentée sur le dessin n'est pas seulement esthétique et facile à mouler, mais elle assure aussi un courant d'air vers le haut, le long de l'extérieur de l'enveloppe, par convection. Cet air se mélange à des vapeurs provenant de la matière contenue dans le réceptacle 2 et favorise sa diffusion dans l'atmosphère. Le réceptacle 2 peut être moulé d'une seule pièce avec l'enveloppe ou bien il peut être fait séparément, ce qui permet de l'insérer de façon amovible ou permanente. La matière dont le récep tacle est fait peut être identique à celle de l'enve loppe ou bien différente ; elle peut, par exemple, être translucide.
En autre, le réceptacle peut être muni d'un couvercle pour le couvrir quand on ne l'utilise pas. La lampe 10 est une ampoule ordinaire d'éclai rage. En choisissant une ampoule de la puissance désirée, on peut arriver à régler le fonctionnement du vaporisateur. On peut obtenir un réglage supplé mentaire en donnant à la matière de l'enveloppe et/ou du réceptacle le degré désiré de limpidité et de réflection, de manière à régler la distribution de la chaleur engendrée par la lampe.
L'un des avantages d'utiliser une ampoule est qu'il est ainsi possible d'isoler complètement la source de chaleur des vapeurs, éventuellement inflammables, de la substance évaporée. Cependant, comme moyen de production de chaleur, il est possible de remplacer l'ampoule par d'autres moyens appropriés, tels que, par exemple, une résistance. Un autre avantage d'utiliser une ampoule comme élément chauffant réside dans la facilité avec la quelle on peut obtenir divers effets, en utilisant des ampoules de couleur différente ou en remplaçant l'ampoule à incandescence usuelle par une ampoule à ultraviolet ou à infrarouge.
On peut prévoir, dans le désodoriseur, des moyens destinés a accroître la diffusion des vapeurs. Ces moyens peuvent être constitués par une petite ampoule manoauvrée à la main, ou par un petit ventilateur ou soufflet vibratoire actionné mécani quement ou électriquement. Le ventilateur ou autre dispositif pourrait être placé à l'intérieur de l'enve loppe, et, dans cette position, il augmenterait la circulation autour du réceptacle.
La fi-. 4 montre un désodoriseur similaire à celui des fig. 1 à 3 comprenant une enveloppe 21, un réceptacle amovible 22 pour la matière à éva porer, un socle 2.5 muni de fiches 26 faites pour s'enfoncer dans une prise de courant, une douille 28 et une lampe 29. La portion inférieure de l'enve loppe 21 est prolongée vers le bas comme on voit en 21a, pour loger un moteur miniature 30 qui actionne un petit ventilateur 31. Le ventilateur aspire de l'air par des trous 32 pratiqués dans la portion inférieure de l'enveloppe et le refoule par des trous 33 pratiqués dans la portion supérieure de l'enveloppe, près du bord du réceptacle 22.
La circulation d'air assurée par le ventilateur 31 facilite le transfert de chaleur de la lampe 29 au réceptacle 22 et augmente aussi la diffusion de vapeurs du réceptacle dans la pièce où l'évapora teur est placé. Sur la fig. 5, on a représenté un désodoriseur dans lequel la circulation d'air par-dessus le récep tacle où l'on évapore la matière est assurée par un ventilateur axial 35. Ce ventilateur est actionné par un moteur électrique miniature 36, qui est monté dans le socle de l'enveloppe et qui actionne le rotor du ventilateur par l'intermédiaire d'engrenages 37. Le ventilateur aspire de l'air par les trous 38 et le refoule par une ouverture 39 située approximative ment au niveau du réceptacle 22.
Ainsi, l'air venant du ventilateur circule par-dessus le réceptacle et autour de celui-ci et facilite la diffusion des vapeurs dans tout l'espace environnant.
Il y a lieu de noter que le réceptacle peut être muni d'une pointe aiguë ou d'une lampe, en vue de perforer le récipient à parfum, si celui-ci est fait d'une substance flexible. Le réceptacle peut aussi être muni de petites dents de scie pour couper l'extrémité d'ampoules de verre contenant la sub stance à évaporer.
La fig. 6 montre un désodoriseur muni d'un réceptacle 42 qui présente en son centre une pointe aiguë 43 dirigée vers le haut et fait de métal, de plastique ou d'une autre matière appropriée. La pointe 43 fournit un moyen commode de perforer ou d'ouvrir une capsule ou un autre récipient contenant la substance à évaporer. Sur les fig. 7 et 8, on a représenté une autre forme de réalisation dans laquelle un réceptacle 45 est muni, en son centre, d'une lame 46, placée debout, qui présente un tran chant 47 qui peut être, soit un tranchant de cou teau affûté, soit une denture de scie, comme on l'a représenté.
La lame 46 est aussi munie d'une ouver ture 48 qui présente aussi, de préférence, un bord à denture de scie. Le bord coupant supérieur 47 fournit un moyen commode pour couper une capsule, une fiole ou un autre récipient de substance flexible, tandis que l'ouverture 48 facilite le coupage ou la rupture d'une portion de col dont certains récipients sont munis.
Sur les fig. 9 et 10, on a représenté un désodori- seur qui comprend une enveloppe 51, un réceptacle 52, un socle 53, muni de fiches 55 faites pour s'enfoncer dans une prise de courant, une douille 56 et une lampe 57. Le devant de l'enveloppe 51 est muni d'une portion 58 moulée pour former une prise de courant femelle munie de contacts 59 qui sont reliés par des fils 60 aux fiches 55 du connec teur mâle.
Avec cette disposition, l'usage du déso- doriseur ne diminue pas le nombre de prises dispo nibles pour d'autres usages, puisque la prise de courant femelle nécessaire aux fiches 55 est rem placée par la prise femelle 58 prévue sur l'enveloppe du désodoriseur. Il est entendu que dans chaque cas, les bornes de la douille de lampe sont reliées aux fiches du connecteur électrique et que des con nections électriques sont aussi établies entre les fiches et les moteurs miniature dans les formes de réalisation des fig. 4 et 5.
On peut donc voir que la présente invention fournit un désodoriseur qui est portatif et d'usage commode en tout emplacement désiré et qui peut servir à évaporer aussi bien des substances solides que liquides. Il a une structure robuste et compacte, permettant la sécurité d'utilisation et il est facile à régler. Le désodoriseur peut être fabriqué de façon simple et économique.