Dispositif d'alimentation d'un appareil de décapage à sec
La présente invention a pour objet un dispositif d'alimentation d'un appareil de décapage à sec.
On entend par appareil de décapage à sec un appareil débitant un courant d'air dans lequel est introduite une quantité dosée de poudre abrasive sèche qui est ensuite projetée par la force du courant d'air contre une surface à nettoyer ou à traiter.
Un tel appareil a en premier lieu pour but de résoudre un problème qui se pose dans les ateliers où l'on utilise des outils et des matrices, et dans lesquels le finissage des matrices s'effectue par décapage pour égaliser les creusures des matrices. Un avantage imprévisible de cet appareil réside dans le fait qu'en plus d'une égalisation des creusures de matrices, l'abrasif sec donne naissance à une infinité de petits logements dans les matrices, dans lesquelles des lubrifiants sont retenus, ce qui a pour effet de prolonger la durée de vie des matrices.
Un autre avantage d'un tel appareil réside dans son utilisation pour déboucher des outils et des pièces de machines présentant des conduits compliqués qui jusqu'à présent retenaient les abrasifs utilisés sous forme de boue (forme humide dans un courant de fluide). La boue s'accumulait dans des coins et des crevasses d'où il était pratiquement impossible de la chasser. Le temps que nécessitait l'insufflation, le lavage et le brossage d'une telle pièce était long et quoique le travail était laborieux, il ne donnait jamais des résultats entièrement satisfaisants.
Le dispositif selon l'invention comprend une source d'air sous pression réduite, une trémie pour les particules abrasives, reliée à ladite source d'air, et une buse de décapage destinée à diriger lesdites particules sur ladite surface.
I1 est caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier fixé au fond de ladite trémie, un conduit d'amenée d'air dans ledit boîtier, une cloison perméable à l'air séparant ledit boîtier de ladite trémie, la porosité de ladite cloison étant choisie de façon à produire le courant d'air désiré du boîtier dans la trémie et un conduit d'évacuation partant du fond de la trémie, relié à son extrémité inférieure à la buse de décapage et se terminant à son extrémité supérieure par un orifice se trouvant à une certaine distance audessus de la cloison perméable à l'air, de sorte que l'abrasif dans ladite trémie soit aéré de façon à faciliter son écoulement dans ledit orifice de sortie.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un appareil de décapage à sec équipé d'une forme d'exécution de l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue schématique de l'appareil de décapage.
La fig. 2 est une vue de certaines pièces du dispositif d'alimentation séparées les unes des autres.
Le dispositif d'alimentation de l'appareil comprend une trémie 10 contenant une charge d'abrasif finement divisé qui selon le travail à réaliser est d'une finesse de 325 à 5000 mailles, un boîtier 11 et un conduit d'alimentation 12 en forme de T qui le traverse verticalement et se termine par un orifice 13 dans le fond de la trémie 10. L'extrémité 14 du T est reliée par un conduit 15 à la partie supérieure de la trémie 10. L'autre extrémité 16 est reliée à un dispositif d'aspiration (non représenté) et au-delà au pistolet de décapage ou buse représenté en pointillé).
On produit ainsi un courant d'air en direction des flèches 17 qui entraînera toute particule abrasive qui descendra par la branche 18 du conduit 12.
Un certain vide est maintenu dans la trémie 10, ce qui a pour conséquence que la zone 20 du boîtier 1 1 se trouve également sous pression réduite. Un conduit 21 d'admission d'air dans le boîtier 11, muni d'un déshumidificateur à silicagel 22, permet l'admission d'air sec dans le boîtier. La dimension du conduit d'admission 21 est choisie de façon à produire le courant d'air nécessaire pour aérer et séparer l'abrasif sec se trouvant dans la trémie 10.
Une cloison 23 en pierre poreuse est montée dans le boîtier 1 1 contre les parois duquel elle prend étroitement appui à sa périphérie tout en entourant étroitement en 24 la branche 18 du T qui la traverse.
La porosité de la pierre est telle qu'en raison du vide maintenu dans la trémie 10, suffisamment d'air traversera la pierre vers le haut (voir les flèches à la fig. 2) pour aérer l'abrasif finement pulvérisé à la base de la trémie 10. Une forme de pierre poreuse particulièrement adaptée à cet usage est le filtre de résine-quartz produit par la maison Filtros S. A. à
Rochester, New York. La porosité selon la spécification du constructeur est moyennement fine. On obtient de bons résultats avec un abrasif en oxyde d'aluminium dont les particules peuvent avoir des dimensions susceptibles de varier dans une large mesure.
Le disque filtrant en pierre poreuse est de préférence maintenu en place au moyen d'une colle à base de caoutchouc ou produit similaire, appliquée autour de son bord cylindrique pour produire un joint étanche et empêcher de l'air de passer en dérivation entre le disque et la paroi latérale du boîtier.
I1 résulte de l'aération de l'abrasif que ce dernier s'écoule pratiquement à travers l'orifice 13 dans le
T du conduit d'alimentation 12. De là l'abrasif se dirige vers la buse de projection et est récupéré après coup par un conduit d'aspiration 25 relié à un entonnoir 26 et à une pompe aspirante 27. L'abrasif récupéré contient une certaine quantité de débris détachés de la surface en travail. Les grosses particules de débris sont retenues sur un tamis 28 et les particules plus fines demeurent mélangées à là poudre abrasive qui traverse le tamis et pénètre dans la trémie 10.
La séparation de l'abrasif de ses particules de débris fines s'effectue par suite de la disposition relative de la cloison en pierre poreuse 23 et de l'orifice 13 du conduit en T qui se trouve à une certaine distance au-dessus de la surface de la cloison en pierre 23. I1 semble que l'air qui traverse la cloison en pierre 23 barbote à travers l'abrasif et les débris ce qui a pour effet de provoquer le dépôt de ces derniers à la partie inférieure de la trémie 10 dans une zone située au-dessous du niveau de l'orifice 13. I1 en résulte que l'abrasif pénétrant dans l'ori- fice 13 est pratiquement nettoyé et est uniquement contaminé par des débris en fonction du rapport des surfaces horizontales de l'orifice 13 et du boîtier 11.
Si ce rapport est de 1 0/o, l'abrasif sera nettoyé dans une proportion d'environ 99 /o. La légère contamination qui subsiste provient du fait que les débris se trouvant directement au-dessus de l'orifice 13 pénétreront dans le conduit 12 tandis que les autres débris se déposeront dans la zone située au-dessous et autour de l'orifice 13.
Un ressort 30 entourant la branche 18 du T maintiendra la cloison en pierre poreuse 23 étroitement appliquée contre le fond de la trémie 10.
Le dispositif décrit ci-dessus accomplit ainsi une aération du mélange abrasif-débris dans la trémie 10 et la différence de gravité spécifique des débris et de l'abrasif oblige les débris à se séparer de l'abrasif lors du passage du courant d'air. Cette séparation peut se continuer de façon effective jusqu'à ce que la zone située dans la trémie au-dessous de l'orifice 13 se trouve remplie de débris et il faut alors arrêter la machine, et en séparer les pièces pour retirer les débris qui s'y sont accumulés. I1 faudra donc que l'orifice 13 se trouve à une hauteur suffisante pour permettre de réaliser le cycle d'opérations désiré entre deux nettoyages.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: la trémie 10 est remplie d'un abrasif pulvérulent sec convenable pour le travail à accomplir. On applique unel succion au conduit 16 pour aspirer l'abrasif en direction du pistolet de l'appareil de décapage.
Le vide ainsi produit agit simultanément sur le conduit 15 de sorte que la trémie se trouve sous pression réduite ce qui a pour effet de faire pénétrer de l'air dans la trémie 10 à travers le déshumidificateur à silicagel 22 et à travers la cloison en pierre poreuse 23. Cet air aère le produit abrasif dans la trémie 10, ce qui a pour effet qu'une partie de cet abrasif pénètre dans l'orifice 13 et descend à travers la branche 18 dans le courant d'air en direction de la buse de l'appareil de décapage. L'abrasif détache des débris de la surface traitée et les entraîne avec lui dans l'entonnoir 26 d'où ils tombent sur le tamis 28 que l'on fait vibrer. Les grosses particules de débris sont retenues sur le tamis. Les particules plus fines pénètrent avec l'abrasif dans la trémie 10.
Le courant d'air ascendant passant à travers la paroi poreuse 23 aère le mélange abrasif-débris et a pour effet de stratifier les débris en une couche située au-dessous de l'orifice 13 tout en soulevant simultanément l'abrasif au-dessus de façon à lui permettre de s'écouler facilement dans la branche 18 du T du conduit d'alimentation 12. Cette aération de l'abrasif permet de doser son débit en direction du pistolet de l'appareil de décapage et un nettoyage effectif de l'abrasif tout au long de l'opération continue de décapage.
La poudre abrasive sèche est ainsi aérée de façon à pouvoir être débitée de façon mesurée à travers le
T du conduit d'alimentation 12 tandis que les débris entraînés à partir de la pièce en travail avec l'abrasif récupéré se déposent dans une zone située au-dessous de l'orifice 13.
La surface de la cloison en pierre poreuse 23, et sa porosité seront choisies en fonction des dimensions des particules abrasives et de la dimension du pistolet décapant utilisé. I1 en est de même de la dimension de l'orifice 13 au-dessus de la cloison en pierre 23 qui sera réglée en fonction de la durée des opérations entre deux nettoyages. La porosité de la cloison en pierre poreuse 23 peut être choisie en fonction du courant d'air ascendant nécessaire pour produire l'aération désirée de l'abrasif et le dépôt des débris.
Quoique l'on ait mentionné l'utilisation d'une cloison en pierre poreuse 23, il est possible d'utiliser d'autres cloisons en matériau perméable à l'air qui joueront un rôle équivalent.
La branche 18 du T peut être rendue réglable en hauteur dans le fond de la trémie 10 d'une manière connue, telle que par exemple un joint glissant étanchéifié par un anneau torique.
Le tube vertical qui conduit l'abrasif aéré de la trémie dans le passage d'air transporteur peut pénétrer à mi-chemin dans ce passage, ce qui empêche une grande accumulation d'abrasif et un remous dans le passage d'air transporteur lors de la mise en marche de l'appareil.