Machine à trier les lettres Dans certaines machines à trier les lettres, un grand nombre de compartiments, dans lesquels les lettres doivent être triées, sont disposés en un nom bre de rangées superposées.
A une extrémité de ces rangées, il est prévu plusieurs dispositifs de transport et de détournement, au moyen desquels les lettres appropriées à chaque rangée sont avancées vers le haut vers une rangée et ensuite détournées vers un dispositif transporteur associé à cette rangée, de sorte que les lettres sont entraînées au-dessus des compar timents de cette rangée et versées. dans divers com partiments ;
des dispositifs à commande électronique amènent les lettres à être déchargées du dispositif transporteur dans le compartiment approprié.
Sous les rangées superposées de compartiments précités, il existe un transporteur supplémentaire qui transporte les lettres d'une extrémité de la machine à l'autre. A la première extrémité de la machine, il est prévu des dispositifs pour faire avancer les lettres depuis un tas ou pile et les transporter à ce transpor teur supplémentaire, et pendant cet avancement les lettres s'arrêtent à un poste d'observation où l'opé rateur peut, en appuyant sur des touches appropriées, déterminer dans quel compartiment chaque lettre doit être distribuée.
Associé à chaque rangée se trouve un dispositif de distribution composé d'un tambour à rotation con tinue pourvu de chevilles ou éléments analogues qui peuvent être déplacées à la réception d'un signal électrique approprié, de sorte qu'une cheville dépla cée actionne éventuellement un levier, qui amène une lettre qui passe à être détournée dans le dispositif transporteur de la rangée et un dispositif analogue associé à chaque compartiment amène la lettre à être distribuée dans le compartiment correct sur cette rangée.
Les lettres sont entraînées depuis la pile précitée une à la fois par un dispositif tel qu'un dispositif à aspiration qui les transporte à un dispositif de rouleau d'entraînement qui les entraîne vers le bas jusqu'au transporteur le plus bas, c'est-à-dire le transporteur supplémentaire précité.
La présente invention se propose de perfection ner les machines à trier les lettres du genre décrit ci- dessus. Elle a donc pour objet une machine à trier les lettres pourvue de rangées superposées de compar timents, de dispositifs. transporteurs desservant ces compartiments, d'un dispositif pour faire avancer les lettres depuis une pile et de commandes pour aiguiller chaque lettre dans le compartiment dans lequel elle doit être distribuée.
Suivant l'invention, la machine comporte un dis positif pour détourner les lettres provenant de la pile alternativement vers l'une ou l'autre d'au moins deux positions d'attente,
un dispositif actionné en rapport de temps avec les déplacements du transporteur pour dégager la lettre de cette position d'attente et la déli vrer à un transporteur et un dispositif actionné en rapport de temps avec les déplacements du transpor teur pour ajuster un dispositif de distribution associé au compartiment dans lequel la lettre doit être distri buée,
le dispositif d'ajustement étant disposé pour commander le dispositif qui dégage la lettre de sorte que le dégagement de la lettre s'effectue simultané ment avec l'ajustement du dispositif de distribution.
Une forme d'exécution de la machine selon l'in vention est représentée, à titre d'exemple, dans les dessins annexés La fig. 1 est une vue en élévation montrant la disposition des diverses parties pour entraîner les let tres vers le premier transporteur, la vue étant sché matique et ne montrant que les parties essentielles ; la fig. 2 est une vue de face d'un détail de la fig. 1 ; la fig. 3 est un schéma du système de base du dispositif de commande électronique; la fi-. 4 est un schéma de dispositifs pour entraî ner certaines cames employées dans la machine ;
la fig. 5 est une vue agrandie d'un détail de la fig. 1 montrant plusieurs cames de façon plus claire<B>;</B> la fig. 6 est une vue en perspective de la machine à trier les lettres ; la fig. 7 est une vue de face du dispositif de dis tribution, et la fig. 8 est une vue en plan de la fig. 7 partiel lement en coupe et avec une partie supprimée.
Les lettres sont entraînées. une à la fois par tout dispositif approprié, tel qu'une alimentation par aspiration agissant sur une pile de lettres, vers des rouleaux d'entraînement 1 (fig. 1) et une courroie 2 desquels chaque lettre tombe dans un couloir 3.
A l'extrémité inférieure du couloir se trouve une paire de vis sans fin rotatives 4 sur lesquelles une lettre se tient de champ et est entraînée vers la droite sur la fig. 1 lorsque la vis sans fin tourne. Le côté de droite du couloir est constitué par une paire de par ties 5 en forme de disques. Une vue de face d'un des disques est représenté sur la fig. 2.
On remarquera, si l'on compare les deux vues, que le disque ressem ble quelque peu à un filet d'une vis sans fin et la partie mince 5a pliée vers le haut est adaptée à se déplacer derrière une lettre et l'amener à être dirigée vers le devant du disque à mesure que celui-ci tourne. Lorsqu'une lettre est entraînée vers les vis sans fin, elle se déplace vers l'avant jusqu'à ce qu'elle touche un disque. Les vis sans fin et les disques sont entraî nés par un embrayage à un tour décrit ci-après.
L'ef fet combiné des deux dispositifs est de faire avancer une lettre devant les parties 4 de la manière sui vante Pendant le premier tour de l'embrayage, une lettre est entraînée pour se placer sur les vis sans fin. Pen dant le tour qui suit, la lettre est amenée devant les parties 5 et, pendant ce temps, la letre qui suit a été entraînée pour se placer sur les vis sans fin. Pour plus de commodité, ces rotations successives de l'em brayage seront désignées comme cycles .
Un troi sième cycle amène une lettre à tomber des vis sans fin 4 sur un support mobile 8. Les trois positions successives ainsi occupées sont indiquées par les lignes en traits mixtes A, B et C.
Le chiffre 6 représente une fenêtre par laquelle une lettre reposant sur le support 8 peut être obser vée, la fenêtre pivotant en 7 afin de pouvoir accéder à celle-ci si nécessaire. Le support 8 est ensuite balancé autour d'un pivot 9 et la lettre tombe sur d'autres rouleaux 10 qui l'entraînent dans un autre couloir <B>11</B> pourvu d'une fenêtre articulée 12, d'une courroie d'entraînement 13 et d'une porte 14.
Lors que la porte 14 est ouverte, la lettre passe vers un autre dispositif d'entraînement composé de rouleaux <B>15</B> et d'une courroie 16 et ce dispositif distribue la lettre à un de deux couloirs 17A et 17B ainsi qu'il sera décrit ci-après. Une cloison 18 sépare les deux couloirs et des portes pivotantes 19A et 19B coopè rent avec la cloison.
Lorsqu'une porte est ouverte pour laisser passer une lettre, celle-ci est saisie par d'autres rouleaux d'entraînement 20 et 21 ; on re marquera sur la fig. 1 que le parcours entre les rou leaux 20 et 2.1 forme un angle par rapport à la ver ticale. Ce parcours est en effet le commencement d'un parcours courbe indiqué par une flèche et con duisant au transporteur le plus bas du dispositif transporteur, c'est-à-dire le transporteur supplémen taire précité.
Les parties du mécanisme décrites jusqu'à pré sent sont actionnées ou commandées par plusieurs cames et un disque de distribution fixé sur un arbre à cames 22 décrits ci-après. L'arbre à cames 22 est entraîné par un embrayage à un tour qui est repré senté schématiquement sur la fig. 4 par le chiffre 23.
Sur la fig. 4, l'embrayage 23 est représenté comme étant entraîné par un arbre 24 à rotation continue qui tourne en synchronisme avec les transporteurs et l'arbre de sortie 25 de l'embrayage est raccordé à l'arbre 22 par un réducteur à chaîne 26 dont le rap port est de 1 : 2. Ainsi, l'arbre de came 22 fait un demi-tour chaque fois que l'embrayage entre en prise. Les parties qui restent et qui sont représentées sur le dessin seront décrites dans la description qui suit du fonctionnement de la machine.
Se référant maintenant à la fig. 3, deux groupes de touches 34 et 35 sont représentés, les touches de chaque groupe allant de A à M, un groupe étant placé pour chaque main de l'opérateur. On suppose sur la fig. 3 que l'opérateur a appuyé sur la touche F avec sa main gauche et sur la touche C avec sa main droite.
Un tube électronique est associé à chaque touche du clavier et ainsi il y a une batterie de douze tubes pour chaque main qui sont indiqués par les deux rec tangles MAGASIN DE CODES V1 . Lorsque les deux touches ont été abaissées, la grille d'un tube de chaque magasin est alimentée et les débits réunis des deux tubes chargent la grille d'un autre tube V8 et du courant passe pour exciter la bobine d'un aimant pour déclencher un déclic et permettre à l'embrayage 23 de se mettre en prise. Sur l'arbre 25 se trouvent quatre cames 2.7, 28, 29 et 30 dont chacune engage un interrupteur (non représenté).
Pendant que l'ar bre 2.5 effectue -son tour unique, la came 27 coupe éventuellement l'alimentation de l'anode aux deux tubes choisis dans les magasins V 1 pendant que la came 28 a fermé un autre interrupteur pour raccor- der les cathodes des tubes V 1 aux grilles de tubes placés similairement dans des batteries indiquées par MAGASIN DE CODES V2 sur la fig. 3.
Le code des magasins V 1 est ainsi transféré aux maga sins V2. Les tubes dans le magasin V2 sont raccor- dés à une matrice de tube électronique marquée MATRICE DE TUBES V3 .
On remarquera que la touche F est une touche de ligne, c'est-à-dire que tous les tubes sur la ligne horizontale raccordés par le fil provenant de F peuvent être excités après l'abaissement de la touche F, tandis que le fil prove nant de C conduit à une rangée verticale, dont tous les tubes peuvent être excités après l'abaissement de la touche C. Les tubes dans la matrice V3 sont tous des thyratrons bigrilles et une touche de gauche ali mentera une grille et une touche de droite la deuxième grille, et ainsi seulement un tube de la matrice devient conducteur, c'est-à-dire le tube à l'intersection de la ligne F et la rangée C.
La came 30 actionne un interrupteur pour ali menter les grilles du tube sélectionné dans la matrice depuis la cathode de V2, et lorsque les deux grilles ont été chargées de cette façon, le tube dans V3 est prêt à s'allumer. Une came 31 sur l'arbre à vitesse constante 24 actionne un interrupteur pour amener l'anode à alimenter le tube V3 sélectionné qui s'al lume. Ensuite, la came 29 actionne un interrupteur pour couper le circuit anodique des tubes appropriés dans les magasins V2.
Lorsqu'un tube sélectionné dans la matrice V3 s'allume, une connexion depuis sa cathode charge une des grilles dans chacun de deux autres tubes bigrilles V4 et V5. Dans le circuit anodique de V3 se trouve une bobine qui provoque l'ajustement de chevilles dans des tambours de distribution afin d'amener une lettre à être détournée, d'abord vers la rangée appropriée et ensuite vers le compartiment approprié dans cette rangée. Sur la fig. 3, cette dispo sition est simplement représentée par un nombre<B>dé</B> compartiments 144 et un compartiment sélectionné 144A.
Les tubes V4 et V5 ont des bobines dans leurs circuits anodiques qui constituent les enroule ments d'électro-aimants 77 et 82 décrits ci-après.
La sélection du tube V4 ou V5 qui doit s'allu mer est effectuée au moyen d'autres tubes V6 et V7 qui fonctionnent pour charger les deuxièmes grilles des tubes V4 et V5. Les tubes V6 et V7 sont eux- mêmes soumis à un contrôle par un disque 36 qui est fixé sur l'arbre à demi-tour 22.
Ce disque est pourvu d'un aimant permanent 90, fig. 1, fixé sur son pourtour et à proximité de la périphérie du dis que se trouvent deux bobines d'induction 91 espacées de 180o. Etant donné que le disque ne fait qu'un demi-tour à la fois, seulement une bobine est influen cée et chaque bobine se trouve dans la ligne de grille de l'un ou l'autre des tubes V6 et V7 de sorte que la bobine dans, laquelle est induite un courant charge sa grille associée et le tube V6 ou V7, selon le cas, charge la grille de son tube correspondant V4 ou V5.
Une autre came 32 sur l'arbre 24 actionne éven tuellement un interrupteur et coupe le circuit anodi que vers les tubes dans la matrice V3. Après l'exci tation de la bobine de l'aimant de dégagement du déclic précitée, l'alimentation de l'anode aux tubes V4 et V5 est interrompue par un autre interrupteur actionné par une came 33 sur l'arbre 24.
Se référant de nouveau à la fig. 1, l'arbre à cames 22, lequel, comme on le comprendra de ce qui précède, tourne seulement de 180o pour chaque tour de l'embrayage, porte quatre cames en plus du disque de distribution 36. Deux de ces cames 37 et 38 actionnent conjointement un levier 47 pivotant en 48. Le levier est pourvu de deux galets 49 et 50 et un autre levier 51 est fixé à celui-ci.
Une barre d'ac couplement 52 relie le levier 51 à un autre levier 53 solidaire d'un cadre 153 portant les rouleaux 15 et la courroie 16, le cadre pivotant en 54. Ainsi, à mesure que les cames 37 et 38 tournent, le premier demi-tour fera osciller le cadre d'un côté et la pro chaine fois que l'arbre à cames fait un demi-tour, le cadre oscillera de l'autre côté et ainsi chaque mouve ment détournera une lettre soit dans le couloir 17A, soit dans le couloir 17B, selon le cas.
Les lettres sont introduites, dans le parcours entre les rouleaux 15 et la courroie 16 par la porte 14 à peu près au moment où le cadre commence à osciller et la porte est ouverte par une autre came 39 sur l'arbre 22 qui engage un rouleau 55 sur un levier 56 pivotant en 57. L'extrémité inférieure du levier 56 est raccor- dée par une barre d'accouplement 58 à un levier 59 pivotant en 60 et fixé à l'organe de gauche de la porte 14.
Un autre rouleau 61, fixé à un levier 62 pourvu d'un prolongement 63, engage une came 40 et actionne le volet 8 au moyen d'une barre d'ac couplement et un levier 65 pivotant en 9.
Les dispositifs 19A et 19B sont actionnés par des leviers et barres d'accouplement, mais, étant donné que les divers organes -se chevaucheraient et cacheraient la vue, ils sont représentés pour plus de commodité par des lignes en traits pleins. La partie 19A pivote en 66 et le déplacement d'un levier 67 l'amènera à osciller sur le pivot. Le levier 67 est raccordé par une barre d'accouplement 68 à un levier 69 à deux bras pivotant en 70. Une autre barre d'ac couplement 71 relie le levier 69 à un levier 72 pivo tant en 73 et pourvu d'un rouleau 74 y assujetti entrant en contact avec une came 75.
La came 75 est entrainée par l'arbre à vitesse constante 24 au moyen d'un engrenage à chaîne 83 et une paire de roues d'engrenage 84, l'entraînement donnant un rapport de un à un. Normalement, le levier 72 est empêché de se déplacer par une butée 76 qui peut être déplacée pour dégager le levier à la suite de l'excitation d'un électro-aimant 77.
L'autre partie 19B est actionnée de façon analogue par le levier 78, la barre d'accouplement 79, la came 85 sur le même arbre que la came 75, le galet de came 80 et le levier 81, ce dernier étant représenté comme courbé pour plus de clarté et étant réglé de la même manière que le levier 72, mais au moyen d'un électro-aimant 82. Les leviers 72 et 81 sont déplacés par les ressorts représentés dans le sens de l'ouver ture des portes 19A et 19B.
Les aimants 77 et 82 sont, comme déjà expli qué, excités par les courants des tubes V4 et V5. Le courant provenant du tube choisi dans la matrice V3, c'est-à-dire le tube sélectionné par l'abaissement des touches, excite les aimants correspondant sur les tambours de distribution de la rangée et du compar timent appropriés et détermine également le moment de l'excitation du solénoïde d'une porte et l'ouver ture d'une porte et, par conséquent, la lettre est dé chargée vers le dispositif transporteur dans un rap port de temps approprié avec le déplacement des transporteurs et ainsi la lettre est distribuée dans le compartiment correct.
Le fonctionnement sera mieux compris en sup posant que la machine est en marche. Dans ce cas, les lettres successives occupent les positions A, B et C de la fig. 1, c'est-à-dire que, à mesure qu'une lettre se déplace dans une position, la lettre suivante se déplace dans la position laissée libre par la pre mière lettre. Pendant qu'une lettre se trouve dans la position C, une lettre qui l'a précédée se trouve dans le couloir 11 et la lettre précédant celle dans le cou loir 11 se trouve soit dans le couloir 17A, soit dans le couloir 17B.
La lettre précédant celle dans le cou loir 17A ou 17B vient d'être déchargée dans le dis positif transporteur. Chaque fois que deux touches de codification sont abaissées, toutes les lettres se déplacent d'une étape puisque l'abaissement des tou ches met en marche l'embrayage à un tour et d'au tres opérations ont lieu ainsi qu'il sera expliqué ci- après.
L'opérateur regarde l'adresse sur la lettre repo sant dans la position C pendant qu'il abaisse les tou ches pour la codification de la lettre précédente, laquelle, à la suite de l'abaissement de touches pré cédent, est tombée de la position C dans le couloir 11.
S'il a fait une erreur dans la codification de la lettre précédente, il peut encore la voir par la fenêtre 12 et peut appuyer sur une touche d'annulation, par quoi la lettre est détournée dans une boîte spéciale d'annulation. Le détournement est effectué à peu près de la même façon que le triage, tout simplement en détournant les lettres irrégulièrement codifiées dans un compartiment spécial en manipulant une touche spéciale.
L'abaissement d'une touche seulement n'effectue aucune opération. L'abaissement des touches charge les grilles des tubes V 1 et, par conséquent, les tubes s'allument et la grille du tube V8 est chargée et le tube s'allume et actionne la bobine qui dégage l'em brayage qui commence aussitôt à entraîner l'arbre 25 et, par le réducteur, l'arbre 22.
La porte 14 s'ou vre par l'action de la came de l'arbre 22 et la lettre retenue dans le couloir 11 passe dans le dispositif d'avancement 15, 16, lequel dispositif oscille alterna tivement d'un côté à l'autre à chaque cycle par suite de l'action de la came pour renvoyer la lettre dans le couloir vide des couloirs 17A et 17B, un couloir, bien entendu, retenant déjà une lettre.
Cet abaissement de touches a non seulement chargé les grilles des tubes Vl mais a également communiqué un code à celles-ci, étant donné que chaque touche aura sélectionné un tube particulier dans chaque magasin Vl. Pendant le seul tour de l'arbre 25, les interrup teurs actionnés par les cames transmettent ce code à des tubes équivalents dans les magasins V2 et, quand ceci a été accompli, coupent les circuits ano diques des tubes dans les magasins V1, y compris, bien entendu, les tubes sélectionnés V I. Mais,
soit avant le transfert, soit avant la coupure du circuit anodique, d'autres interrupteurs actionnés par cames ont transféré le code déjà existant dans les deux tubes du magasin V2 (le résultat de la précédente opération d'abaissement de touches) à un tube dans la matrice V3 et ensuite coupé les circuits anodiques des tubes dans les magasins V2, y compris, bien en tendu, les tubes V2 sélectionnés par la précédente opération d'abaissement de touches.
De la même façon, le renseignement qui vient d'être codifié dans les tubes des magasins V2 est transféré par l'opéra tion suivante d'abaissement de touches à un tube dans la matrice V3 après que le code déjà retenu dans cette matrice a été supprimé par l'opération suivante d'abaissement de touches.
Un tour de l'arbre 25 occasionne un demi-tour de l'arbre 22, comme déjà expliqué, et pendant ce mouvement, une bobine 91 sera excitée par l'aimant 90 qui passe. Ceci amènera la grille du tube V6 ou V7 à être chargée et le tube correspondant s'allu mera et ainsi la deuxième grille de V4 ou V5 sera chargée et maintenue chargée.
L'allumage du tube sélectionné dans la matrice V3 s'effectue par un interrupteur actionné par une came sur l'arbre à vitesse constante 24 et l'opération est synchronisée par conséquent avec les déplace ments des transporteurs.
Ainsi, l'allumage du tube V3 non seulement chargera les deuxièmes grilles de V4 et V5 de sorte que l'une de celles-ci, sélectionnée par la bobine 91 quia été excitée à peu près à cet instant, allumera et excitera un des aimants 77 ou 82 suivant quelle bobine 91 a été excitée, mais ajustera en même temps la cheville d'un tambour de distribution au code (c'est-à-dire à la position de la matrice) du tube V3.
Un autre interrupteur actionné par une came 33 coupe le circuit anodique des tubes V4, V5 et V6, V7 dès qu'ils se sont allumés. De cette façon, la porte d'un des couloirs 17A et 17B est ouverte au moment précis où la lettre pénètre dans le dispositif transporteur en synchronisme avec les déplacements des transporteurs et avec l'ajustement des chevilles du tambour de distribution approprié. Une disposi tion à deux portes telle que celle qui vient d'être décrite est indispensable lorsqu'un opérateur codifie les lettres à peu près à la vitesse maximum.
Si une lettre venait à manquet sa position de distribution, la lettre suivante serait capable de la rattraper et pourrait pénétrer avec celle-ci dans le mauvais com partiment.
Se référant maintenant à la fig. 6, le clavier est indiqué en 100 et les fenêtres 6 et 12 de la fig. 1 sont également représentées. La flèche 101 indique la position où la partie inférieure du mécanisme représenté .sur la fig. 1 est située, la pointe de la flè che se trouvant approximativement sur les portes 19A et 19B.
Le premier transporteur du dispositif transporteur est représenté par 102 et la ligne de flè ches indique le déplacement des lettres sur celui-ci et à l'extrémité la plus éloignée de la machine des flèches verticales montrent le déplacement général vers le haut et les flèches recourbées indiquent com ment des lettres sélectionnées sont détournées dans l'un ou l'autre des cinq transporteurs placés au-dessus des rangées de boîtes.
Ces transporteurs sont cachés sur la figure par des plaques de recouvrement, mais une de celles-ci est supprimée pour montrer un frab ment d'un dispositif transporteur à rouleaux.
Les lettres à trier sont empilées en 103 et dans l'enveloppe 104 se trouve un dispositif d'entraîne ment de lettres pneumatique.
Dans la description de la fig. 3, il est expliqué qu'une bobine dans le circuit anodique de V3 est excitée pour amener une cheville à être ajustée dans un tambour de distribution. Chaque compartiment possède un tel tambour et des tambours analogues sont prévus pour actionner les dispositifs qui détour nent les lettres vers l'un ou l'autre des cinq transpor teurs.
On remarquera alors que l'action d'appuyer sur deux touches a pour résultat une opération d'ajustement de chevilles pour une rangée de com partiments et une autre opération analogue d'ajuste ment de chevilles pour un compartiment particulier sur cette rangée. Ces tambours sont des dispositifs appropriés pour ce but, mais tout autre dispositif de distribution approprié pourrait être utilisé. Un tam bour de distribution pour un compartiment est repré senté sur les fig. 7 et 8 et sera maintenant décrit.
Un arbre 120 entraîné de toute manière appro priée dans le sens de la flèche est porté par un long coussinet 121, fixé dans un palier 122. Un tambour <B>123</B> est fixé sur l'arbre 120 et est pourvu d'une série de chevilles 124 espacées à égale distance l'une de l'autre sur un cercle concentrique avec l'axe de l'ar bre. Les chevilles entrent et sortent par poussée comme décrit ci-après et sont retenues contre un mouvement fortuit par des ressorts en spirale 125 s'étendant autour de la périphérie du tambour. Le chiffre 126 représente un électro-aimant dont la bobine est la bobine précitée dans le circuit anodique du tube V3.
Il possède une armature 127 pivotant en 128 sur une console 129 fixée au coussinet 121. Un ressort plat 130 appuie contre l'armature. Dans la position en traits pleins de la fi-. 8, l'aimant est excité et l'armature qui est biseautée à son extrémité opérative a engagé une cheville et l'a poussée vers l'extérieur comme on se rendra compte en compa rant la cheville au contact de l'armature avec une cheville toute proche. Lorsque le courant est coupé de la bobine de l'aimant, le ressort 130 repousse l'armature dans la position en traits mixtes.
Le mou vement de l'armature à la position opérative a lieu au moment où l'armature peut être introduite entre deux chevilles avoisinantes de sorte que la cheville à déplacer peut s'élever jusqu'au biseautage de l'ar mature. C'est partiellement pour cette raison que la porte de synchronisation mentionnée au début de la description était prévue dans les machines existantes et les portes 19A et 19B de la présente machine sont également nécessaires.
Eventuellement, une cheville ajustée de la manière décrite agit sur le bras <B>131</B> d'un levier pivo tant en 132, l'autre bras 133 du levier étant rac cordé à une tige 134 qui actionne un levier coudé 135 qui est fixé en 136 à une tige 137 qui actionne un guide ou dispositif de détournement (non repré senté) qui détourne une lettre dans un compartiment avoisinant.
Après l'actionnement du dispositif de détourne ment par une cheville, celle-ci est repoussée dans sa position normale par une came 139 représentée sur la fig. 7.