<Desc/Clms Page number 1>
Boîte de montre-bracelet L'objet de la présente invention est une boîte de montre-bracelet dont la carrure porte, sur chacun de deux côtés opposés, une paire de cornes faisant partie d'une pièce distincte de la carrure, entre lesquelles est destinée à s'engager une extrémité du bracelet et auxquelles cette extrémité du bracelet est destinée à être attachée par une barrette transversale s'étendant entre lesdites cornes.
Il existe des boîtes dans lesquelles la carrure et les cornes sont fabriquées séparément, puis sont fixées l'une à l'autre après coup. Ces boîtes ont l'avantage de faciliter la fabrication de la carrure. Si celle-ci est ronde, elle peut en effet être tournée entièrement sur une machine automatique, par exemple à partir d'une barre ronde.
Si la boîte est de forme, elle peut être découpée, par exemple dans une plaque, avec plus de facilité qu'une carrure venue de fabrication avec les cornes d'attache du bracelet. En outre, les faces extérieures d'une carrure sans cornes peuvent être terminées plus proprement que celles d'une carrure venue de fabrication avec les cornes.
Dans la plupart des boîtes connues du type indi- qué ci-dessus, les cornes sont fixées à la carrure après leur usinage, par soudure. Outre la difficulté de placer les cornes au bon endroit, ce moyen de fixation a encore l'inconvénient d'altérer la matière de la carrure et des cornes au moins aux endroits où elle est chauffée.
Dans son brevet suisse N 187745, le titulaire a déjà proposé de fixer les cornes d'attache du bracelet à la boîte par des vis et des goupilles. Les cornes des boîtes décrites dans ce brevet-là sont toutefois très massives et elles servent à maintenir la boîte fermée ; il faut donc les séparer de cette dernière chaque fois que l'on veut atteindre le mouvement de la montre. D'autres fabricants proposèrent de faire le bracelet de façon qu'il puisse être attaché à une boîte dont la carrure est dépourvue de cornes.
En enlevant au porteur de la montre la possibilité d'utiliser les bracelets usuels, cette proposition a toutefois l'inconvénient de lui offrir un choix réduit de bracelets, dans un petit nombre de commerces. d'horlogerie.
On a aussi déjà proposé de rapporter les cornes à la carrure, en creusant une gorge annulaire dans la face supérieure de celle-ci et en faisant les cornes avec une pièce destinée à s'engager dans cette gorge, dans, laquelle elle peut être maintenue à cran ou par des vis, ladite gorge et cette pièce étant recouvertes et masquées par une lunette. Cette solution a toutefois l'inconvénient d'affaiblir la carrure à l'endroit où le tube destiné à livrer passage à la tige de remontoir et de mise à l'heure lui est fixé.
Si l'on tient à fixer ce tube de façon satisfaisante, il faut alors faire la carrure assez large, ce qui constitue un autre inconvénient. Par ailleurs, on a trouvé que les bracelets fixés à une boîte par une barrette à ressort usuelle, engagée dans des trous percés au voisinage des extrémités des cornes, produisaient un effet esthétique peu favorable, en raison de l'espace vide apparaissant entre les extrémités du bracelet et la boîte de la montre, en particulier dans le cas où celle-ci est ronde.
C'est pourquoi certains fabricants proposèrent de masquer cet espace par une pièce massive montée entre les cornes, à l'instar des barrettes usuelles et remplissant tout l'espace compris entre celles-ci et la carrure de la boîte, le bracelet étant alors fixé à cette pièce massive.
Outre le fait que les boîtes de ce genre ont une carrure venue de fabrication avec des cornes, elles ont aussi l'inconvénient de ne pouvoir être portées qu'avec un bracelet spécial.
<Desc/Clms Page number 2>
Le but principal de la présente invention est de supprimer les inconvénients mentionnés ci-dessus en créant une boîte qui soit, à l'emploi, identique aux boîtes usuelles, mais qui offre la possibilité d'usiner la carrure de la boîte et les cornes d'attache du bracelet séparément. Un autre but de la présente invention est de permettre de masquer à volonté et sans difficulté l'espace vide apparaissant généralement entre les extrémités du bracelet et la boîte dans les montres usuelles.
Pour cela, les cornes de chacune desdites paires font corps avec un élément transversal dont au moins une partie est engagée dans une entaille de la carrure, pratiquée perpendiculairement à l'axe de cette dernière ; lesdites parties desdits éléments transversaux et les entailles correspondantes de la carrure sont conformées de façon que ces entailles soient masquées entièrement par les cornes et leurs éléments. transversaux, et au moins un organe de fixation par paire de cornes est engagé à demeure dans des trous correspondants de la carrure et de la partie de l'élément transversal des cornes qui est engagée dans ladite entaille de la carrure.
Quelques formes d'exécution de la boîte de montre-bracelet, objet de l'invention, sont représentées, à titre d'exemple, au dessin annexé dans lequel La fig. 1 est une vue en plan d'une première forme d'exécution ; la fig. 2 est une coupe partielle à plus grande échelle de cette première forme d'exécution ; la fig. 3 est une vue en plan partielle, analogue à celle de la fig. 1, d'une deuxième forme d'exécution ; la fig. 4 est une coupe partielle à plus grande échelle de cette deuxième forme d'exécution, et les fig. 5 à 7 ;sont des vues en plan, analogues à celle de la fig. 3, d'autres formes d'exécution.
La boîte de montre-bracelet représentée aux fig. 1 et 2 comprend une carrure 1 de forme, venue de fabrication en une pièce avec le fond 2 de la boîte. Cette carrure présente un logement circulaire 3 destiné à recevoir un mouvement de montre (non représenté). Des entailles 4 sont pratiquées, par exemple à l'aide d'une fraise, dans deux côtés opposés de la carrure 1, approximativement à mi-hauteur de celle-ci.
Les cornes 5 servant à fixer un bracelet (non représenté) à la boîte sont venues de fabrication en une pièce avec un bloc transversal 6. Ce dernier présente une face interne 7 épousant le contour de la carrure 1. Approximativement à mi-hauteur de cette face 7, une lèvre 8 fait saillie des deux blocs 6.
L'épaisseur de cette lèvre correspond à la largeur des entailles 4 de façon à pouvoir être engagée dans ces dernières à frottement gras et à éviter ainsi tout ébat des cornes dans, une direction parallèle à l'axe de la boîte. Comme on le voit à la fig. 1, le contour des lèvres 8 correspond à la forme du fond des entailles 4, de sorte que celles-ci sont complètement remplies par lesdites lèvres et par conséquent masquées par les blocs 6 et les cornes 5. De plus, on voit dans cette même fig. 1 que les parties extrêmes des lèvres 8, situées au voisinage des coins de la boîte, s'engagent plus profondément dans la carrure 1 de celle-ci que la partie médiane desdites lèvres.
Cette forme des entailles 4 et des lèvres 8 est d'ailleurs imposée par la forme du logement 3 de la carrure 1, logement qui laisse de larges parties pleines de carrure au voisinage des coins de la boîte. Des trous correspondants 9, 10, 11, parallèles à l'axe de la boite, sont percés dans la carrure 1 et à travers les parties extrêmes des lèvres 8, et des goupilles 12 sont chassées à force dans ces trous 9, 10, 11 depuis la face supérieure 13 de la carrure 1, afin de fixer définitivement les blocs 6 avec les cornes 5 à cette carrure.
Le logement de la carrure 1, destiné à recevoir le mouvement de la montre, est fermé par un verre 14 présentant un rebord périphérique cylindrique 15 comprimé radialement par une bague de tension 16 contre une saillie annulaire 17 de la carrure 1, s'étendant au-dessus de la face 13 de celle-ci.
La boite décrite comprend enfin une lunette 18, qui recouvre la face 13 de la carrure 1 en masquant les trous 9 et les goupilles 12. En outre, le bord intérieur 19 de cette lunette est engagé dans une gorge périphérique 20 du verre 14, afin de permettre l'enlèvement de ce dernier, par exemple en introduisant une lame de canif entre la lunette 18 et la face 13 de la carrure 1.
La boîte de montre, selon la deuxième forme d'exécution (fig. 3 et 4), a une carrure ronde 21, qui est également venue de fabrication avec le fond 22 de la boîte. Cette carrure présente, en deux endroits diamétralement opposés, des entailles 23 pratiquées par exemple à la fraise. Comme dans le premier exemple décrit, la partie centrale du fond des entailles 23 suit le contour circulaire de la paroi interne de la carrure, à une distance suffisante pour ne pas crever cette paroi. Les cornes 24 fixées à cette carrure, d'un même côté de celle-ci, sont venues de fabrication avec un élément transversal 25, dont une partie 25a est engagée dans l'une des entailles 23 de la carrure 21.
L'épaisseur et le contour des parties 25a correspondent de telle façon à la forme des entailles 23 que ces parties 25a remplissent complètement lesdites entailles et y soient engagées à frottement gras pour que les cornes 24 n'aient aucun ébat dans une direction parallèle à l'axe de la carrure. Ces parties 25a sont de préférence un peu plus minces que le reste de l'élément transversal 25, dont elles font partie, afin que celui-ci présente une paroi cylindrique appuyée contre la surface cylindrique 21a de la carrure et empêche ainsi la pièce 24, 25 de basculer autour d'un axe parallèle à celui de la boîte.
Des trous borgnes 26 sont percés dans, les faces internes des cornes 24, en vue de recevoir les pivots d'une barrette à ressort 27 usuelle. Tandis que la face 6s,, opposée aux lèvres 8, des blocs 6 du premier exemple décrit, avait la même forme que la partie de la face externe de la carrure comprise entre
<Desc/Clms Page number 3>
les cornes, le bord externe 25b de l'élément transversal 25, qui est opposé à la partie 25a engagée dans l'entaille 23, est rectiligne, de façon à combler l'espace habituellement vide entre l'extrémité du bracelet passant autour de la barrette 27 et la partie de la face externe 21a de la carrure, comprise entre les cornes 24 situées d'un même côté de celle-ci.
Les pièces 24, 25 représentées aux fig. 3 et 4 peuvent être fabriquées avantageusement par exemple par décolletage d'une barre ronde. Pour cela, il suffit de débiter la barre en tronçons ayant la longueur des pièces 24, 25 et de tourner les faces coniques 24a des cornes 24 aux deux extrémités desdits tron- çons, les pièces ainsi obtenues étant soumises ensuite à des fraisages, en vue de former l'élément plat 25, puis la partie amincie 25a de cet élément transversal.
Au lieu de donner une forme tronconique aux cornes 24, on pourrait évidemment utiliser le même procédé de décolletage pour leur donner d'autres formes par tournage. Ce procédé permet aussi de polir très facilement lesdites cornes, ainsi que les parties visibles de l'élément 25.
Les pièces 24, 25 sont fixées à demeure à la carrure comme dans la première forme d'exécution, à l'aide de goupilles 28 engagées à force, depuis la face supérieure 21b de la carrure, dans des trous correspondants 29, 30 et 31 de la carrure et de la partie 25a de l'élément 25.
Comme dans la première forme d'exécution, l'entrée du trou 29 et l'extrémité de la goupille 28 sont masquées par une lunette 32 dont le bord intérieur est engagé dans une gorge annulaire 33 du verre 34, celui-ci présentant un rebord cylindrique 35, comprimé radialement contre une saillie correspondante 36 de la carrure par une bague de tension 37.
Au lieu de percer les trous 9, 11 et 29, 31 depuis la face supérieure de la carrure, on pourrait naturellement aussi percer des trous analogues depuis sa face inférieure, par exemple lorsque la carrure tient en même temps lieu de lunette et est destinée à recevoir un fond amovible. Il conviendrait toutefois de prévoir alors le fond par exemple avec un rebord périphérique, de façon qu'il recouvre lesdits trous de la carrure.
Au lieu de faire les cornes et l'élément transversal qui les réunit deux à deux par tournage, on peut naturellement aussi les faire par découpage et étam- page et les façonner ainsi que le montre par exemple la forme d'exécution représentée à la fig. 5.
Dans cette forme d'exécution, les cornes 38 sont allongées, comme les cornes usuelles ; elles présentent des facettes 38a et 38b en forme de toit. Du fait que les cornes 38 sont faites indépendamment de la carrure 39, il est possible de tailler les facettes internes 38b par exemple à l'aide d'un burin en diamant, ce qui ne pourrait guère être envisagé avec des cornes venues de fabrication avec la carrure.
Comme dans l'exemple représenté aux fig. 3 et 4, les cornes 38 situées d'un même côté de la car- cure, sont réunies par un élément transversal 40, identique à l'élément 25 de la deuxième forme d'exécution. Cet élément présente donc aussi une partie amincie 40a, engagée dans l'entaille -39a de la carrure 39. Les deux pièces 38, 40 sont fixées à la carrrure 39 à demeure, par des goupilles 41, identiques aux goupilles 28 de la deuxième forme d'exécution.
Au lieu que les éléments transversaux réunissant les cornes d'une paire aient un bord rectiligne à l'opposé de leur partie engagée dans l'entaille de la carrure, comme les éléments 25 et 40 des formes d'exécution représentées respectivement aux fig. 3 et 5, ils pourraient aussi être conformés de façon à être noyés entièrement dans ladite entaille de la carrure, comme on le voit dans les formes d'exécution des fig. 6 et 7.
Les cornes 42 de l'exemple de la fig. 6 sont analogues aux cornes de l'exemple de la fig. 3 ; elles peuvent donc être obtenues par tournage, tandis que les cornes 43 de l'exemple de la fig. 7 ont une forme analogue à celle des cornes de l'exemple de la fig. 5 et elles peuvent être obtenues par découpage et étampage.
Les éléments transversaux 44 et 45 reliant respectivement les cornes 42 et 43 des formes d'exécution des fig. 6 et 7 sont encore assez résistants pour que les cornes ne risquent pas d'être arrachées de la carrure.
Les boites décrites ont plusieurs avantages. Elles ont tout d'abord une forme analogue à celle des boîtes usuelles à cornes venues de fabrication avec la carrure de la boîte, de sorte que leur emploi est le même ; on peut en effet y fixer n'importe quel bracelet usuel. Dès que les cornes ont été fixées à la carrure par les goupilles décrites, ces boites se manipulent exactement de la même façon que celles dont les cornes sont venues de fabrication avec la carrure.
Un autre avantage des boites décrites, outre celui de simplifier la fabrication de la carrure, est de permettre de fixer à une même carrure des cornes de formes différentes. Les désirs exprimés par la clientèle obligent habituellement le fabricant de boites à varier ses modèles dans une mesure telle, qu'il ne lui est pratiquement plus possible de fabriquer des boîtes en grandes. séries. Avec les boites décrites, il peut se contenter de fabriquer les cornes en petites séries, et il retrouve la possibilité de travailler les carrures en grandes séries.
Par rapport aux boites avec cornes venues de fabrication avec la carrure, les boîtes décrites ont aussi l'avantage de permettre des opérations de terminaison impossibles à exécuter sur les premières boîtes. Si l'on parvient encore à travailler à l'aide d'un burin en diamant, la face supérieure des, cornes en laiton venues de fabrication en une pièce avec la carrure, on doit en revanche polir les faces analogues des cornes en acier inoxydable à l'aide de meules de diamètre relativement grand. Les faces à polir doivent donc être accessibles aux meules et la
<Desc/Clms Page number 4>
pièce à usiner ne doit présenter aucune partie en saillie au-delà desdites faces.
Or, dans, les boîtes en acier inoxydable à cornes venues de fabrication en une pièce avec la carrure, cette condition réduit considérablement les formes de cornes possibles. Si l'on veut en particulier lapider les faces supérieures de ces cornes, il faut les orienter de façon que les meules ne .touchent pas la face supérieure de la carrure. Dans les boîtes décrites, il est toutefois possible de lapider les faces supérieures des cornes, même si elles sont situées en retrait de la face supérieure de la carrure, puisque le lapidage peut avoir lieu avant que les cornes ne soient fixées à la carrure.
Les boîtes décrites ont encore l'avantage de permettre de donner aux cornes des formes qu'il ne serait pas possible de donner à des cornes venues de fabrication avec la carrure.