Ensemble pour porte ou fenêtre La présente invention a pour objet un ensemble pour porte ou fenêtre, comprenant un dormant et un ouvrant.
Dans la construction, les portes ou fenêtres se composent d'un cadre porteur dénommé dormant auquel sont reliées les parties mobiles dites ou vrant , par l'intermédiaire de charnières ou pau melles. Le cadre porteur, qui est la prolongation du gros #uvre jusqu'à sa jonction avec la partie mobile, présente un profil et une forme adaptés à la nature de l'ouvrant afin de satisfaire à la condition d'étan chéité.
Cette conception a conduit à multiplier les types de cadres porteurs, ceux-ci variant avec l'épaisseur des parois auxquelles ils sont fixés. En outre, la jonction du cadre porteur avec le gros #uvre pré sente des difficultés de liaison et d'étanchéité en rai son de la nature différente des matériaux en pré sence, et surtout en raison de l'écart de précision dans l'exécution des organes à associer.
La présente invention vise à remédier à ces inconvénients, et l'ensemble qui en fait l'objet est caractérisé en ce que des. organes de pivotement et de verrouillage sont reliés directement au gros oeu- vre, le dormant étant constitué par un habillage non porteur réalisé dans un profilé normalisé dont les éléments sont assemblés par emboîtement et clavet tes,
et l'ouvrant par un cadre porteur pris dans un autre profilé normalisé dont les quatre éléments sont assemblés par emboîtement et clavettes, et en ce qu'il comprend un porte-verre pour la fixation de la vitre sans mastic et un jet d'eau fixé à la traverse basse du cadre de l'ouvrant.
Dans cet ensemble, seuls les points de pivotement et de verrouillage de l'ouvrant doivent être néces sairement liés au gros oeuvre, la liaison du gros oeu- vre avec la partie mobile étant assurée par un cadre non porteur remplissant les conditions d'étanchéité, d'inviolabilité,
et permettant la décoration. Cet organe peut être unique pour tous les cas de cons truction ne variant ni de section, ni de forme, quel les que soient les épaisseurs des ouvrants ou des cloisons porteuses.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'ensemble faisant l'objet de la présente invention ainsi que des variantes.
Les fig. 1 à 20 sont des vues de détails du dor mant et les fig. 21 à 38 concernent l'ouvrant.
Les pièces de fixation au gros #uvre compren nent un corps de scellement, une bride de fixation et divers accessoires.
Le corps de scellement varie avec la nature du gros #uvre auquel il s'incorpore Dans le cas de cloison légère traditionnelle, en briques ou carreaux de plâtre, maintenue par l'huis serie, comme il est représenté à la fig. 1, le corps de scellement est constitué d'une armature légère 1, de section en C, comportant des lumières 2 disposées pour que deux d'entre elles co'incident avec les paumelles.
Avant la construction de la cloison, sur l'axe 3 du tracé de la porte, on fixe deux pattes: à scellement 4 et emboîte sur chaque patte un mon tant 5, les pattes à scellement et les montants étant maintenus à distance correcte par un gabarit.
On place la traverse haute 6 en l'ajustant par emboîte ment sur les montants, avec une pièce 7, comme il est représenté sur la fig. 2, cette pièce étant main tenue par un coin. 8 bloqué au marteau. Ce cadre d'attente est monté dans sa position définitive en enfonçant un clou dans la patte 9.
Au cours de la construction de la cloison, ce bâti d'attente est lié au gros oeuvre par des, pattes à scellement 10, comme il est montré sur la fig. 5.
Avant la pose de l'enduit, on place dans les lumières qui correspondent aux paumelles, les brides 11 et leur contrefer 12, ces deux pièces étant bloquées à l'aide de deux clous insérés en 13 et 14.
Comme il est représenté sur la fig. 3, le plâtrier dresse le tableau 15 de l'ouverture en prenant comme base d'appui pour ses règles les plages 16 des brides de fixation<B>;</B> il procède de même pour l'enduit du parement 17 en prenant comme référence les talons 18 des deux têtes de brides. Dans cette opération, le corps porteur de la cloison, ainsi qu'une partie de la bride de fixation,
sont noyés dans l'enduit à l'exception de la tête de bride.
Dans le cas d'un mur traditionnel avec enduit, non maintenu par l'huisserie, on procède de la même manière, maris au lieu de recourir à un enca drement complet, le corps de scellement est seule ment constitué de tronçons de profil en C, de Lon gueur suffisante pour recevoir les brides de fixation et une patte à scellement telle que 10.
Les tronçons de la partie haute de l'ouverture sont mis à l'aplomb des tronçons bars, 19 étant la face de référence.
Dans le cas de cloisons légères minces compre nant une armature ou des taquets de fixation, dont la précision est plus grande, les brides de fixation sont, comme il est représenté sur la fig. 4,
posées directement sur l'arm tore ou des taquets par l'in termédiaire d'une pièce à quatre pointes 20 plus ou moins enfoncées suivant l'écartement du passage nécessaire à la mise en tableau correcte. L'effet d'ar rachement est annulé par un clou 21.
Le talon 22 de la bride de fixation prend appui sur les parements de la cloison. Dans le cas d'un habillage envelop pant, le contrefer est remplacé par une équerre 23 servant de blocage au profil secondaire 24, une ron delle 25 remplaçant la tête du contrefer.
Dans le cas des cloisons préfabriquées dures (ciment ou aggloméré), c'est-à-dire dans le cas le plus général représenté sur les fig. 6 et 7, le corps descellement est constitué par deux profilés qui s'emboîtent l'un dans l'autre; le premier de ces pro filés comporte deux ailes 26 avec un pli raidisseur 27 qui sert en même temps de fixation dans le gros oeuvre 32 ;
ce profil est incorporé au coulage dans la cloison. Le second profil 28 s'encastre dans le premier et comporte une lumière 29 pour le passage des brides de fixation 34 et du contrefer 38, il com porte deux découpes 30 pour le verrouillage contre l'enfoncement,
en pliant au marteau les ailes résul tant de la découpe pour les amener au contact du profil 26. Le profil 26 étant plus profond et plus long que le profil 28, il existe une marge de réglage tant dans le sens horizontal que vertical. On déter mine la distance entre deux boîtes de réglage consé cutives 28 en présentant un gabarit dans les lumières 29 et l'on bloque ces boîtes dans leur logement par deux
clavettes 31 pénétrant à force entre les ailes 30 rabattues. Les boîtes 28 peuvent être orientées dans leur plan de pénétration dans le profil 26 et permet tre éventuellement de rattraper un faux aplomb. Ce mode de réglage peut avantageusement remplacer ceux qui ont été précédemment examinés. Le profil 26 peut également remplacer le profilé 5 dans la constitution d'un bâti d'attente représenté fig. 1,
et offre l'avantage de supprimer les lumières 2 et d'évi ter l'emploi de pattes à scellement 10, le plâtre suffi sant à assurer la liaison avec les ailes 27.
La fixa tion du bâti d'attente réalisé avec le profil 26 évite l'emploi des pattes à scellement 4 qui sont rempla cées par de simples chevilles enfoncées dans le sol et dont la tête prend place à l'intérieur du profil ; la fixation au plafond peut être traitée de la même manière, ce qui entraîne la suppression des pièces 7.
Comme il est représenté sur la fig. 8, la bride de fixation 34 est constituée par un étiré ou profilé com portant une tête support d'habillage 35 et une queue de liaison 36 avec le corps de scellement; la tête de la bride de fixation est à ailes inégales.
Sur la fig. 9, on voit que des trous ont été ména gés sur le parement de la bride pour le blocage des goujons de verrouillage 37 ; dans le contrefer 38 sont ménagées des ouvertures correspondant à celles de la tête de bride, mais d'un diamètre légèrement plus faible, et fraisées jusqu'à la surface opposée 39 ;
bride et contrefer s'encastrent dans les évidements latéraux de la tête de bride ; le contrefer symétrique, par rapport à la tête de bride, peut équiper par retournement l'un ou l'autre des évidements latéraux. La bride de fixation est complétée par le goujon de verrouillage 37 et la tête de rivet 40.
L'habillage est constitué par un profil représenté sur la fig. 10, dont la face 41 sert d'encadrement du tableau de l'ouverture, le volume 42 sert au loge ment d'un joint, le volume 43 est une chambre de décompression dont la partie 44 constitue une plage de verrouillage.
L'aile 45 est le parement de l'ha billage, le volume 46 une gaine pour les canalisations électriques et le. logement des paumelles. La partie délimitée par l'aile 41, les volumes 42 et 43, forme recouvrement sur l'ouvrant 47. La partie délimitée par le parement 45 et le volume 46 forme recouvre ment sur la cloison 48 comme on le voit sur la fig. 11.
Ce profil est prévu pour recevoir toutes catégo- ries de portes, la différence d'épaisseur des portes étant compensée par le développement du joint d'étanchéité. Le profil est également valable pour toutes les épaisseurs de cloisons et peut être employé seul ou associé à un ou plusieurs profils secon daires.
Sur la fig. 12, on a représenté l'association du profil standard avec un habillage 49 enveloppant pour cloisons minces.
Sur la fig. 13, l'association du profil principal est faite avec, d'une part, une gaine pour conduc teurs électriques 50 et une gaine de décoration 50'.
Sur les fig. 14, 15 et 16, on a représenté l'as semblage d'un montant 51 et d'une traverse 52 par découpage des profils et blocage par équerre 53 et clavette 54, des trous 55 étant ménagés pour le pas sage de goupilles, et une lumière 56 pour le passage de la clavette 54.
Sur la fig. 18, la découpe des montants est symétrique, ce qui permet de constituer des blocs-portes sans définition préalable de leur sens d'ouverture, le montant paumelle et le montant ser rure étant mis indistinctement à droite ou à gauche.
L'habillage ainsi monté est présenté sur les têtes de bride et le verrouillage a lieu par introduction du goujon 37 qui traverse le montant par des lumières prévues à cet effet. Le goujon pénètre ensuite dans la deuxième zone de la tête de bride ; la rencontre de l'extrémité du goujon et de la tête de rivet 40 provoque l'écartement des bords de celle-ci en 58, comme on le voit sur la fig. 9.
De ce fait, la partie extérieure du profil se trouve maintenue contre la tête de bride. On. peut naturellement supprimer la fixation par tête de rivet en prolongeant le profil par un pli pénétrant sous l'extrémité de la tête de bride.
Le goujon 37 est soustrait aux effets d7arra- chement par l'action du contrefer qui, sous l'action de la pression du goujon, et en raison de la flexibi lité du métal, se place en travers de l'alvéole de la tête de bride ; le goujon, se trouve coincé dans la gaine principale. Lorsque les habillages sont fixés, on fait pénétrer la clavette 54 dans le plâtre. Entre le parement de la tête de bride et le profil subsiste un vide destiné à recevoir soit un profil secondaire, soit une rondelle de calage.
Pour le dressage du linteau de la porte, comme il est représenté sur les fig. 19 et 20, on fait usage d'un gabarit métallique 59 composé de deux mon tants et d'une traverse, ce gabarit étant placé dans les têtes de bride.
Le plâtrier dresse le parement du mur par appui de ses outils sur 60 et le tableau en les appuyant sur 61. Le gabarit peut être utilisé pour la mise à dimension du linteau, mais également pour le maintien de-l'écartement des pattes à scellement, du corps de scellement ou die la boîte à scellement.
Sur la fig. 17, on a représenté l'association du profil standard avec un profil d'inviolabilité 62 scellé dans l'enduit et accroché en 63 sous les brides de fixation, cette association convenant pour les portes d'entrée.
Les caractéristiques de l'ouvrant apparaissent de la description des fig. 21 à 38 sur lesquelles le cadre porteur est constitué par un profilé à deux alvéoles, la première 64 sur la fig. 21, recevant le porte-verre et les paumelles, la seconde 65 étant une gaine réceptrice d'accessoires et de liaison avec des profils complémentaires 17,
66 étant une plage de fixation par goupilles.
Le porte-verre peut être constitué par un volume comme sur les fig. 22, 24 et suivantes ou par un profil comme sur la fig. 23 et comprend une semelle de fixation s'appuyant dans l'alvéole 64 du cadre porteur, et sur l'extrémité 67 de celui-ci,
le tout étant rendu solidaire par une cheville 87 traversant simul tanément le profil porteur et le porte-verre. En 69 est aménagée une rainure pour le logement du verre, solution permettant d'obtenir un double vitrage en aménageant deux rainures 69 sans modification du profil porteur. Le verre est introduit par glissement latéral et fixé à sec sans mastic.
Dans les montants centraux des fenêtres à pivote ments verticaux, le porte-verre est en deux parties une semelle 72 et un couvercle 70 à profil débordant la semelle pour constituer une chambre de décom pression 73 comme il est visible sur la fig. 25, ou un recouvrement 83, 84 comme il est visible sur la fig. 27.
Dans, le premier cas, l'étanchéité est obtenue par joint élastique interchangeable 76 et, dans le second cas, l'étanchéité résulte du recouvrement 83 sur 84. A la jonction des deux pièces du porte-verre est ménagée la rainure 71 pour le passage du verre.
La traverse basse de l'ouvrant est constituée par un profil porteur associé au porte-verre et complété par un jet d'eau constitué par une simple cornière métallique 80 dont la plus grande aile est rabattue en 81, comme il est visible sur la fig. 26. Le verre 78 repose sur la plage 81.
Entre le verre et la petite aile du jet d'ëau, il est prévu un joint en matière plastique expansée, de telle sorte que, lorsque la pluie glisse le long du verre, elle pénètre dans le joint 79 et l'imprègne, provoquant son gonflement qui procure l'étanchéité ultérieure, la colonne d'eau ainsi constituée interdisant toute pénétration com plémentaire.
Les eaux de condensation glissent le long de la vitre, venant imprégner le joint qui se libère par évaporation.
Le jet d'eau métallique peut être remplacé par un jet d'eau en bois 85, comme il est représenté sur la fig. 28, le trop-plein du joint d'étanchéité 79 s'écoulant dans la gorge 86 communiquant avec l'ex térieur par des trous.
Le profil porteur peut recevoir tous les types de paumelles en fonction de la nature du dormant con jugué avec l'ouvrant. On a représenté sur la fig. 29 un profil d'habillage conforme à celui qui a été pré cédemment décrit, l'ouvrant comprenant un profil porteur, un porte-verre bois avec simple vitrage 88.
Le passage des tiges de crémone peut avoir lieu soit dans l'espace 75 du profil porteur, comme il est représenté fig. 25, soit entre les deux parties du porte-verre des montants centraux, en 93, comme il est représenté sur la fig. 31.
Les poignées de crémone peuvent être fixées directement sur le profil, celui-ci étant équipé des lumières appropriées. Ces poignées peuvent égale ment être montées, sur des pièces intermédiaires, 91 maintenues par goupille dans l'ergot raidisseur du profil, comme on le voit sur la fig. 30.
Les montants et traverses s'assemblent par emboîtement, l'organe d'association étant un noyau métallique 99 représenté sur les fig. 33 et 35 et de forme parallélépipédique rectangle, comportant une gorge de même forme que l'ergot raidisseur; dans un plan perpendiculaire à cette gorge, une rainure est ménagée, dans laquelle s'engage l'aile 67 du pro fil.
On voit sur la fig. 33 l'assemblage du noyau 99 avec le montant et, sur la. fig. 35, son assemblage avec la traverse complété par soudure par points. On emboîte ensuite le montant vertical dans la gorge du noyau. On place le jet d'eau 103 représenté sur la fig. 34, sur la traverse, en engageant le retour 67 du profil dans le passage 95 du jet d'eau, en même temps que le raidisseur du montant s'encastre dans la gorge 94 du jet d'eau.
Préalablement, la clavette 97 a été engagée dans le couloir 65 de la traverse, la pointe de la clavette ne débordant pas le nu de la découpe du profil. Lorsque montants et traverses sont engagés et mis en place, on introduit la pièce 102 représentée sur la fig. 36 dans le noyau raidis seur du montant, la pénétration de cette clavette étant faite au marteau, car elle est d'une section égale au vide du noyau raidisseur du montant,
de telle sorte que ce dernier est sollicité à l'écartement et maintenu dans la gorge du noyau de liaison 99. Pour terminer, on pousse au marteau, par l'intermédiaire d'un outil coulissant dans le couloir 65, la clavette 97 qui traverse l'ergot raidisseur du profil et la cla vette 102.
Lorsque la clavette 97 est à fin. de course, elle verrouille la clavette 102 en retenant également l'extrémité du jet d'eau équipée d'une bavette métal lique non représentée.
Sur la fig. 37, on a représenté une vue perspec tive de l'assemblage d'une traverse basse avec un montant doté de son porte-verre 68.
Une variante du profil du cadre porteur consiste à lui donner une forme arrondie 106, comme il est représenté sur la fig. 38, pour masquer le noyau des paumelles et procurer ainsi une solution plus esthé tique.
Enfin, on a représenté sur la fig. 32 l'adjonction d'un raidisseur complémentaire 107 pour une grande baie, et sur la fig. 39 l'adjonction d'un profil com- plémentaire pour la pose d'un vitrage amovible sai- sonnier 108.