Support pour enregistrement et procédé pour sa fabrication Le présent brevet a pour objets un support pour enregistrement et un procédé pour sa fabrication.
On sait qu'on utilise généralement, qu'il s'agisse de l'enregistrement ou de la reproduction des sons ou de reproduction d'images en cinématographie ou télévision, des supports sous forme de bandes ou films de grande longueur que l'on déroule d'une bobine débitrice pour les enrouler sur une bobine réceptrice, le support à enregistrer ou enregistré passant entre les deux bobines dans un dispositif d'enregistrement ou de reproduction. De toute ma nière, l'appareil d'enregistrement ou de reproduction est volumineux du fait de la présence des deux bobines.
Le support faisant l'objet du breveta pour but de s'affranchir des difficultés inhérentes à l'utilisa tion des bandes d'enregistrement de grande longueur se déroulant d'une bobine pour s'enrouler sur une autre et, notamment, de l'encombrement des appa reils ;
il est caractérisé en ce qu'il est constitué par une bande souple enroulée sur elle-même sous forme d'un hélicoïde dont les spires sont à même de s'af faisser les unes sur les autres du fait de la souplesse de la bande, l'épaisseur de l'hélicoïde au repos étant égale à la somme des épaisseurs de ses spires et les deux spires extrêmes étant reliées l'une à l'autre par une portion de cette bande qui est donc sans fin,
des encoches arrondies étant prévues sur toute la longueur de l'un des bords de la bande pour assurer l'entraînement en rotation des spires superposées formant l'hélicoïde.
La portion qui réunit les deux extrémités de l'hé licoïde en le contournant peut être disposée soit à l'extérieur de cet hélicoïde, soit dans le vide axial ménagé par le bord longitudinal de la bande enrou lée en hélicoïde et formant le bord interne des spires successives de cet hélieoïde. L'expérience montre qu'il est extrêmement facile de faire défiler devant un poste fixe où est <RTI
ID="0001.0038"> placé le dispositif d'enregistrement ou de reproduction tous les points successifs de la bande, l'une des spires extrêmes se transformant progressivement en la bou cle de liaison, cependant que cette boucle fournit, en même temps et progressivement, une nouvelle spire à l'autre extrémité de l'hélicoïde.
La bande peut porter soit plusieurs enregistre ments parallèles limités, chacun,-à la longueur déve loppée de la bande sans fin, soit un seul enregistre ment formé d'une série de spires intéressant, cha cune, le développement complet de la bande.
Ces enregistrements, peuvent être soit d'es enregistrements magnétiques de sons, dans lequel cas la bande est constituée à la manière connue pour les bandes magnétiques usuelles, c'est- à-dire par un support en matière plastique recouvert d'un revêtement susceptible d'être magnétisé ;
soit des enregistrements magnétiques d'images et, en particulier, ;pour la transmission par télévision, le support étant, dans ce cas, de même nature que ci-dessus ; soit des enregistrements de sons par voie optique et, dans ce cas, le support est de la nature des films cinématographiques, c'est-à-dire est formé d'une pellicule transparente recouverte d'une couche d'émulsion. sensible à la lumière;
soit des enregistrements de sons sous forme d'un sillon eh, dans ce cas, le support est susceptible d'être gravé ; il est, par exemple, en matière plas tique ; soit, enfin, des enregistrements photographiques d'images et, dans ce cas, le support est du type ci- dessus constitué par une pellicule transparente sen sibilisée. Le brevet a également pour objet un procédé de fabrication du support précité.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du support et de mise en aeuvre du procédé, objets du brevet.
La fig. 1 est une vue en perspective, très sché matique, d'une première forme d'exécution du sup port, dans laquelle la portion reliant les deux spires extrêmes est constituée par une boucle externe ; La fig. 2 représente une portion d'une spire du même support, mais enregistré ; la fig. 3 est une vue analogue d'une variante ;
la fig. 4 est une vue en perspective d'une deuxiè me forme d'exécution du support, dans laquelle la portion reliant les deux spires extrêmes est logée à l'intérieur de l'hélicoïde sous forme d'un hélicoïde auxiliaire de Raison; les fig. 5, 6 et 7 sont des schémas relatifs à diverses formes de mise en aeuvre du procédé de fabrication des supports suivant les fig. 1 et 4.
Le support représenté à la fig. 1 est constitué par une bande A enroulée en hélicoïde d'axe I-I. Le nombre de spires 1 peut être relativement élevé et atteindre une centaine et plus. Les deux spires extrê mes 11, et 11, sont réunies par une courte portion de bande formant une boucle 2 qui contourne l'héli coïde par l'extérieur.
Cette bande A, qui est en l'une des matières que l'on a précisées plus haut et dont l'une des surfaces comporte une couche d'enregistrement soit magnéti que, soit optique, soit mécanique, a une largeur radiale a qui, dans les spires hélicoïdales, s'étend du bord périphérique 3 jusqu'au bord 4 du trou cen tral qui est de diamètre constant pour toutes les spi res.
Cette largeur a peut être de l'ordre, par exem ple, de trois à cinq centimètres. Quant à l'épaisseur b de la bande, elle est très faible, de l'ordre, par exemple, de 0,1 millimètre, ce qui, pour cent spires, donne, lorsque les spires sont empilées les unes sur les autres, une épaisseur totale de un centimètre pour l'anneau que constitue, en fait, à l'état de repos, l'hélicoïde, abstraction faite de la boucle 2 qui réunit ses deux spires extrêmes.
On notera que, sur la figure, on a représenté les spires séparées les unes des autres, mais il est bien évident que le pas c de ces spires peut varier à volonté depuis une valeur minimum égale à l'épais seur b lorsque les spires sont jointives, ce qui se produira automatiquement par gravité en raison de la souplesse de la bande,
jusqu'à une valeur relative- ment importante, l'hélicoïde pouvant subir dé gran. des déformations grâce à l'extrême souplesse du matériau constituant la bande.
En outre, cette bande, qui est donc une bande sans fin, comporte, sur celui de ses champs longitu- dinaux qui déterminera les trous 4 dans la portion hélicoïdale, des encoches. 5 destinées, comme on le verra plus loin, à permettre l'entraînement du sup- port A,
d'abord au cours de son enregistrement, puis lors des reproductions du support enregistré. Bien entendu, le sens de l'enroulement de l'héli coïde peut être quelconque. Il peut être à droite, comme représenté, ou à gauche.
La fig. 2 représente une fraction d'une spire de ce support enregistré. Il comporte, côte à côte, un certain nombre de pistes P qui commencent chacune en un point 6 pour se terminer en un point 7, après avoir parcouru toute la longueur développée de la bande sans fin.
Le nombre de ces pistes dépend, naturellement, du type d'enregistrement et de la largeur a de la bande.
S'il s'agit de pistes magnétiques ou optiques cor respondant à des enregistrements de sons, chacune de ces pistes aura la largeur usuelle de l'ordre d'un à deux millimètres. Les pistes étant séparées par un petit intervalle libre et, dans ce cas, pour une lar geur de bande de trois à cinq centimètres, une vingtaine de pistes peuvent être enregistrées.
S'il s'agit d'un enregistrement gravé, le nombre de pistes pourra être encore plus grand.
Enfin, s'il s'agit d'un film cinématographique, le nombre de rangées. d'images sera fonction, bien entendu, du format envisagé pour les images.
De toute manière, chaque piste, de l'extrémité 6 à l'extrémité 7, est de grande longueur, étant donné le grand nombre de spires. C'est ainsi que pour une piste dont la distance à l'axe I-I est de 5 cm et pour un support à 100 spires, la longueur de la piste sera de 2 X n X 5 X 100 = 3142 cm, soit l'équivalent d'une bande de plus de 30 m de long.
Eventuellement, au lieu d'utiliser une série de pistes parallèles P, il pourra être prévu, pour toute la longueur de la bande, une seule piste Pl (fig. 3) formée d'une série de spires réunies les unes aux autres sans fin, depuis un début d'enregistrement 8 jusqu'à une fin 9.
Dans ce cas, dans l'exemple numé rique ci-dessus, la longueur de la piste unique sera donc égale à 3142 cm multipliés par le nombre de spires, ce qui équivaudra à une bande usuelle de plusieurs centaines de mètres de long.
A la fig. 4, on a représenté une variante Al de support, toujours formé, comme dans l'exemple précédent, d'une bande enroulée en hélicoïde sur la plus grande partie de sa longueur, sous forme de spi res 1, les deux spires extrêmes la et lb étant reliées entre elles par une portion 21, logée dans le vide axial formé par les trous 4 des spires 1.
La portion 21, forme, de la droite radiale mlml à la droite radiale n' n', un hélicoïde auxiliaire. Enfin, les enco ches 51, sont prévues sur le bord externe des spires.
Tout ce qui a été précisé concernant le premier exemple s'applique intégralement au deuxième, tant en ce qui concerne la nature de la bande que ses pistes.
Les supports A et Al peuvent être obtenus de différentes manières.
Un procédé, illustré par la fig. 5, consiste à par tir de disques annulaires plans fermés sur eux-mêmes et que l'on découpe de leur :périphérie 3 à leur trou central 4. La fig. représente ainsi trois disques C , C', Cs destinés à former trois des spires du support hélicoïdal.
Chacun de ces disques est découpé deux fois suivant deux lignes de coupe du bord externe au bord interne, les lignes de coupe étant, de préfé rence, rectilignes et plus ou moins obliques. par rap port à un rayon, et pouvant être avantageusement tangentes au bord interne 4. Les deux lignes de coupe font ainsi disparaître une petite portion du disque.
Chaque disque est ensuite mis sous: la forme d'une spire hélicoïdale légèrement inférieure à 360 en plan et les deux bords de sa découpe, soit 10a et 10', pour le disque Cl et 10e et lod pour le disque C3, sont reliés chacun, par collage, à l'un des bords de la découpe du disque adjacent. C'est ainsi que le bord 10',
du disque Cl est relié à la découpe 10e du disque C2. On obtient ainsi des lignes de raccorde ment légèrement décalées angulairement les unes par rapport aux autres.
Cette manière de procéder peut être très avanta geusement appliquée, car elle est très simple, dans le cas d'enregistrements magnétiques ou mécaniques gravés; les disques peuvent, en effet, être reliés les uns aux autres, sans surépaisseur notable, par des bandes adhésives 11, appliquées sur la face de l'héli coïde obtenu, opposée à celle destinée à recevoir l'enregistrement.
Naturellement, lorsque l'empilage de disques suf fisant a été réalisé, on réunit les deux spires extrê mes soit par la boucle 2 (fig. 1) soit par l'hélicoïde auxiliaire 2,1 (fig. 4), la portion de liaison étant obte nue, bien entendu, au détriment des spires extrêmes.
A la fig. 6 on a représenté, très schématique ment, un autre procédé de fabrication du support consistant à laminer une bande de section rectan gulaire représentée en 12, entre deux cylindres 13 et 14, montés rotatifs par leurs tourillons 16 dans des paliers non représentés et disposés de manière telle que les axes II-II et III-III de ces cylindres soient légèrement convergents ;
le laminage donne ainsi à la section rectangulaire 12 de départ une for me légèrement trapézoïdale 17 qui se traduit, ipso facto, par l'enroulement hélicoïdal désiré. Il ne reste plus qu'à relier les deux extrémités, de l'hélicoïde.
Un résultat analogue peut être obtenu en étirant une bande de départ rectiligne 18 (fig. 7) sur un cône 19, la bande se déroulant en continu d'une bobine débitrice 20.