Appareil optique pour contrôler et corriger en série l'échappement à ancre d'un mouvement d'horlogerie
Le présent brevet a pour objet un appareil optique pour contrôler et corriger en série l'échappement à ancre d'un mouvement d'horlogerie, caractérisé par le fait qu'il comprend une table sur laquelle le mouvement est destiné à être fixé amoviblement, un objectif destiné à former une image de l'échappement fixé sur la table, et des moyens permettant d'effectuer un contrôle optique direct et sans mesure sur l'image ainsi formée, dans les positions extrêmes de l'ancre.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention et une variante.
La fig. 1 est une vue en élévation de profil de l'appareil; la fig. 2 est une vue en plan d'un échappement à contrôler; la fig. 3 est une vue en plan de l'image de cet échappement et du réticule placé dans deux positions successives de contrôle; la fig. 4 est une vue en plan à plus grande échelle du réticule de la variante.
L'appareil représenté aux fig. 1 à 3 comprend un microscope (fig. 1) dont le bâti est désigné par 10 et le système optique par 11. La platine 12 de ce microscope, sur laquelle est fixé par des chevilles un mouvement 13 à examiner, est montée sur un plateau rotatif 14 et sur deux coulisseaux perpendiculaires 15 et 16. Les déplacements de ces derniers sont obtenus au moyen de deux vis micrométriques 17 et 18.
Le système optique du microscope est classique: il comprend un objectif, un oculaire et un réticule.
Des moyens non représentés permettent d'éclairer le mouvement 13 par-dessus et par-dessous.
L'appareil comprend encore un dispositif pneumatique permettant de commander à distance les déplacements de l'échappement nécessités par le contrôle.
Ce dispositif est constitué principalement par deux buses 19 et 20 montées à rotule sur deux plots 21 et 22 solidaires du plateau 14. Ces buses sont alimentées par un conduit 23, par l'intermédiaire d'un robinet à trois voies logé dans le socle de l'appareil et dont l'organe de commande, désigné par 24, se trouve devant l'opérateur. Cet organe de commande 24 peut occuper deux positions correspondant à l'alimentation individuelle des buses 19 et 20 et une position intermédiaire de repos dans laquelle il est automatiquement rappelé par un ressort non représenté.
Dans la fig. 2, qui représente un échappement à examiner, 25 désigne la roue d'échappement, 26 l'ancre, 27 et 28 les deux levées, 29 la fourchette, 30 et 31 les deux cornes, 32 le dard, 33 et 34 les deux chevilles fixant les positions extrêmes de l'ancre, 35 l'axe du balancier, 36 le plateau et 37 l'ellipse.
Le contrôle des échappements s'effectue sans balancier. I1 consiste à déterminer si les cornes 30 et 31, le dard 32 et les levées 27 et 28 de chacun d'eux occupent des positions correctes lorsque l'ancre se trouve dans ses deux positions extrêmes.
Pour permettre un contrôle rapide et rationnel d'une série d'échappements, le microscope comprend un réticule spécial, valable pour la série et éventuellement d'autres séries semblables, formé par six cercles concentriques, désignés à la fig. 3 par les lettres a, b, c, d, e, f.
Les cercles a et f sont destinés au centrage du réticule, le cercle b au contrôle du dard 32, le cercle c à celui des cornes 30 et 31, les cercles d et e à la vérification des levées 27 et 28.
Le contrôle des cornes 30 et 31 et du dard 32 consiste, après avoir mis au point le microscope sur l'échappement, à centrer (fig. 3) le palier 38 du balancier sur le cercle a en déplaçant la platine 12 au moyen des vis 17 et 18, puis à placer successivement l'ancre 26 dans ses deux positions extrêmes,
au moyen de la manette 24, en vérifiant que les cornes et le dard soient, pour ces deux positions, tangents au cercle c, respectivement b.
Le contrôle des levées 27 et 28 consiste à centrer
de la même manière (fig. 3) la roue d'échappement
25 sur le cercle a avec l'aide du cercle f dont le rayon est égal au rayon primitif de la roue 25, puis à placer successivement l'ancre 26 dans ses deux positions extrêmes en vérifiant que les arêtes d'entrée des deux plans d'impulsion tombent entre les cercles
d et e.
Pour déplacer l'ancre entre ses deux positions extrêmes, le contrôleur opère à l'aide des buses 19 et 20. I1 règle celles-ci une fois pour toutes, de manière que les jets d'air fassent pivoter l'ancre et l'amènent dans l'une ou l'autre de ses positions extra mes. Pendant le contrôle, la manette 24 est dans sa position intermédiaire.
En principe, l'opérateur procédera d'abord au contrôle des cornes et du dard, puis ensuite à celui des levées.
Pour obtenir un réglage rapide de l'appareil dans les deux positions de contrôle (balancier et roue d'échappement), on pourra prévoir des moyens (par exemple des butées) permettant de fixer sans tâtonnement et en première approximation d'une part la position de la platine, d'autre part la position en hauteur du système optique (si les deux contrôles nécessitent deux mises au point de l'objectif ce qui sera généralement le cas, vu les niveaux différents de l'ancre et de la roue d'échappement).
La variante ne diffère de la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 3 que par le réticule du microscope. Ce réticule (fig. 4) comprend des figures g, h et i dont les contours représentent respectivement ceux des cornes 30 et 31, du dard 32 et des levées 27 et 28, et correspondent aux positions extrêmes que ces organes doivent occuper. Pour les levées, le contour est double et correspond à la tolérance admise. Dans les cas des cornes et du dard, la tolérance est comprise dans l'épaisseur du trait. On pourrait aussi prévoir dans ces deux derniers cas, des contours distincts pour les positions minimum et maximum.
Dans ce réticule, on retrouve encore les cercles de centrage a et f. En outre, pour permettre d'orienter convenablement le mouvement par rapport aux contours de contrôle, le réticule présente un diamètre j, qui doit être placé exactement dans l'alignement des centres du balancier et de la roue d'échappement.
Le contrôle de l'échappement s'opère dans ce cas en centrant comme précédemment le palier 38 du balancier sur le cercle a, puis en déplaçant l'ancre dans ses deux positions extrêmes et en vérifiant, si pour chacune de ces deux positions, le dard et les cornes coïncident bien avec les contours g et h. Puis on répète ces opérations pour les levées après avoir centré l'axe de la roue d'échappement sur les cercles a et f.
Les appareils décrits permettent non seulement de contrôler rapidement et rationnellement une série d'échappements, mais encore de procéder sur-lechamp à la correction des erreurs observées et à un nouveau contrôle.
L'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution et à la variante représentées et décrites.
En particulier dans une autre variante la platine portant le mouvement ne sera montée que sur deux coulisses orthogonales, les chevilles de fixation étant disposées de façon suffisamment précise pour n'impliquer aucun ajustement angulaire supplémentaire.
En outre, L'appareil selon Invention pourrait constituer un appareil de projection dans lequel l'image de l'échappement serait formée sur un écran.
Dans ce cas les dessins de contrôle seraient tracés sur un autre support, soit directement sur l'écran soit sur des feuilles destinées à être appliquées contre ce dessin.