CH357616A - Dispositif pour le façonnage mécanique d'une structure chevronnée développable - Google Patents

Dispositif pour le façonnage mécanique d'une structure chevronnée développable

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CH357616A
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Inventor
Victor Gewiss Lucien
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Labinal
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B65CONVEYING; PACKING; STORING; HANDLING THIN OR FILAMENTARY MATERIAL
    • B65HHANDLING THIN OR FILAMENTARY MATERIAL, e.g. SHEETS, WEBS, CABLES
    • B65H45/00Folding thin material
    • B65H45/12Folding articles or webs with application of pressure to define or form crease lines
    • B65H45/20Zig-zag folders

Landscapes

  • Folding Of Thin Sheet-Like Materials, Special Discharging Devices, And Others (AREA)

Description


      Dispositif    pour le façonnage mécanique d'une     structure    chevronnée développable    La présente     invention    a pour objet un     dispositif     propre à     permettre    le     façonnage    mécanique     d'une     structure     chevronnée.     



       De    telles     structures        chevronnées    peuvent être  définies, sous leur     forme    la plus générale,     comme          étant        constituées    en un matériau plat, de     préférence          mince,

      replié de façon à présenter     alternativement     des saillies et des     dépressions    dont les     arêtes        supé-          rieures    et les arêtes     inférieures    sont     comprises    entre  deux     surfaces        enveloppantes        qui    les     tangentent,

      ces       arêtes    supérieures et inférieures     étant        orientées    sui  vant     des        directions    différentes de manière à     former,     de part et     d'autre    de la     structure,    des séries de     lignes     en zigzag     analogues    à des chevrons,

   et les flancs  latéraux élémentaires     compris        entre    les diverses arê  tes étant formés par     des        surfaces    réglées ou à simple  courbure     délimites    par des     figures        telles    que     la.     somme de leurs angles qui aboutissent en tous     points     de chacune des lignes d'arêtes est toujours     égale     à     360 .     



  En     raison    de leur     constitution        géométrique    ainsi  définie, lesdites     structures    chevronnées ont la parti  cularité remarquable     commune    d'être développables  sous la forme d'une     surface    plane     ininterrompue,    ce  qui permet, dans tous     les    cas, de les obtenir par  simple pliage d'un matériau plat et mince, tel qu'une       feuille    ou une     bande.     



  Le dispositif     faisant    l'objet     de    la présente inven  tion est     précisément    destiné à réaliser     mécanique-          ment,    à     partir    d'une bande de matière     ,pliable,    le  pliage de     structures    chevronnées répondant à la défi  nition ci-dessus, et plus particulièrement de celles de  ces structures dont     les        flancs    élémentaires sont     cons-          titués    régulièrement soit     de        parallélogrammes,

      de  trapèzes ou de     triangles    égaux ou symétriques, soit  d'une     combinaison    de     ces        différentes    figures, et qui    s'inscrivent entre deux     surfaces        enveloppantes    fic  tives parallèles.  



  La     réalisation        limite    dans     laquelle    les     flancs    de  la     structure    sont     formés    de parallélogrammes     jointifs     de largeur très réduite s'étendant en bandes ondu  lées, à bords     curvilignes        parallèles,    se situe égale  ment dans le cadre des dispositifs visés par l'in  vention.  



  Par     surfaces    enveloppantes     parallèles,    il faut  entendre ici soit des     surfaces    enveloppantes     planes,          définissant    des     structures        chevronnées    qui     s &     pré  sentent sous la     forme    de nappes planes     susceptibles     d'être     utilisées        notamment        comme        matériaux    de  construction ou     d'emballage    ou pour la     constitution     de  <RTI  

   ID="0001.0105">   filtres    en plaques,     soit        dies    surfaces     enveloppantes     fermées     circulaires        coaxiales,    définissant des struc  tures chevronnées cylindriques ou tubulaires plus  spécialement     aptes    à la     constitution    de cartouches       filtrantes.     



  Dans tous les cas, qu'il s'agisse de la formation  de     structures    chevronnées-     régulières    en nappes pla  nes ou de     structures    chevronnées     tubulaires    ou cir  culaires, le     dispositif    de     façonnage    selon l'invention  est caractérisé en     ce    qu'il comprend     un        dispositif     pour former dans la bande de départ des plis recti  lignes,     parallèles    et     réguliers,

      au     moins        un    jeu de       lames        disposées        transversalement    par rapport à la  direction des plis     rectilignes    de la bande plissée et  qui sont animées de mouvements de translation     alter-          natifs    pour former dans     celle-ci    les     plis    en     zigzag-          transversaux        correspondant    au     chevronnage,    et     deux          filières    mobiles,

       disposées    symétriquement de     part     et     d'autre        du    jeu de     lames        précité,    à une distance       initiale    l'une de     l'autre        correspondant    à la longueur  du tronçon de bande     plissée        nécessaire        pour    former  une rangée de     plis    transversaux en     zigzag,        lesdites     filières étant     animées,

      en     synchronisme    avec     les              mouvements    des     lames,    de     mouvements    de transla  tion     alternatifs    dans la     direction    des     plis        rectilignes     de la     bande        plissée,    mouvements qui les amènent,       pendant    la     formation    d'une     rangée    de     plis    transver  saux,

   de leur     position        initiale    jusqu'au voisinage       immédiat    des lames et qui les ramènent ensuite à       1 u17        position        initiale.     



  Pour le     façonnage        d'une        structure        chevronnée    en  nappe plane, le     dispositif    selon     l'invention    peut     être     agencé pour     effectuer        ce        façonnage    en     continu    à       partir    d'une bande de     matière        pliable    de     longueur          indéfinie,

      et il     comprend        alors    des moyens     pour    for  mer de façon     continue,        dans    la bande     de    départ, des  plis     longitudinaux        rectilignes,

          parallèles    et     réguliers     et des     moyens    pour     imprimer    à la bande     plissée    un  mouvement de     translation        continue    dans le sens de  sa     longueur.        Dans        ce    mode     d'exécution,

      les     lames          destinées    à former les     plis        transversaux    en zigzag       correspondant    au     cfievronnage    peuvent comprendre  deux     séries    de lames disposées de     part    et d'autre de  la bande     plissée        longitudinalement    et dont les bords       d'attaque    sont     inclinés        suivant    les angles du     chevron-          nage    à     réaliser,

      ces deux séries de     lames    étant     fixées          respectivement    sur deux porte-lames montés de  manière à     pouvoir        recevoir    des mouvements obliques  par rapport à la bande     plissée        longitudinalement.     



  Pour le     façonnage    d'une     structure        chevronnée          tubulaire    ou     circulaire,    dans     laquelle    le     chevronnage          forme    des rangées     longitudinales    de     plis    radiaux       répartis        régulièrement    à la périphérie de la     structure          comme    les branches d'une     étoile,

      le dispositif selon       l'invention    peut     comprendre    des moyens propres à  assurer la     formation        préalable,    à     ,partir        d'une        bande     de     matière    de longueur     indéfinie,    d'un     ensemble          tubulaire        cylindrique    de     longueur    également indéfi  nie,

   et     des    moyens pour     transformer    cet     ensemble          tubulaire    cylindrique en un prisme de     section        étoilée          comportant        autant    de branches     radiales    que la     struc-          ture        chevronnée    à     réaliser.    Dans     ce        cas,

      les     lames          destinées    à former les     plis    en zigzag     transversaux          correspondant    au     chevronn        age    peuvent être montées       radialement    par     rapport    au prisme de     section        étoilée          ainsi    formé, en     nombre        correspondant    à     celui    des  branches     radiales        dudit    prisme.  



  Il peut aussi     être        prévu,    pour     le        façonnage    de       structures    chevronnées en nappes planes, une       variante        d'exécution    du     dispositif    selon l'invention,

    variante destinée à assurer une     production    plus  rapide de     telles        structures    et qui     comporte    une mul  tiplicité d'ensembles     propres    chacun à la     formation          d'une    onde de chevrons     unique    et     comprenant        res-          pectivement    deux     séries    de lames de     chevronnage     solidaires de deux     porte-lames        animés    de mouve  ments de     translation    

  d'une     obliquité        convenable    par       rapport    à la     bande    préalablement plissée et qui sont  disposés de part et d'autre de celle-ci, entre     dieux          filières    mobiles     susceptibles    d'être alternativement       rapprochées    et     éloignées        symétriquement        desdites          lames,    ces ensembles étant montés parallèlement     l'un     à l'autre,

       transversalement    aux     plis    rectilignes de la    bande     plissée,    et étant agencés de façon qu'ils puis  sent être     actionnés    l'un après l'autre et     former    des  ondes de chevrons successives sur la même bande  plissée au     cours    d'une seule poussée de     chevronnage.     



       Cette    variante peut être mise en     oeuvre,        indiffé-          remment,    pour former en continu des     structures    che  vronnées à ondes     longitudinales    dans une bande plis  sée     longitudinalement,    au fur et à mesure qu'elle se  déroule du     rouleau        d'emmaganisage,

      ou     pour        former     en     discontinu    des structures     chevronnées    à ondes       transversales    dans des     tronçons    d'une bande     plissée          transversalement.     



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,       quelques    formes d'exécution du     dispositif    faisant  l'objet de     l'invention.     



  La     fig.    1 est une vue en perspective d'une struc  ture plissée simple prolongée dans sa     partie        anté-          rieure    par une structure chevronnée régulière en  nappe     plane        composée    de     parallélogramanes    égaux  et     symétriques    ;  les     fig.    2 et 3 représentent,     respectivement    en  élévation et en plan, la même     structure    chevronnée  en cours de formation ;

    les     fig.    4 et 5     représentent        schématiquement,          respectivement    en     élévation    et en plan, un     mode          d'exécution    d'un     dispositif    propre à assurer le plis  sage     longitudinal    de la bande de départ;       les        fig.    6 et 7 sont des vues     partielles,    à plus  grande     échelle,        de    d'eux paires de     rouleaux    assurant  le plissage précité;

    les     fig.    8 et 9 représentent respectivement, en       élévation    et en plan, les     positions    qu'occupent les  organes du     dispositif   <B>de</B>     chevronnage    proprement     dit     au début d'un cycle de     chevronnage    ;

    les     fig.    10 et 11RTI ID="0002.0236" WI="7" HE="4" LX="1445" LY="1642">  sont    des vues     partielles,    en élé  vation, des deux filières faisant     partie    du     dispositif     de     chevronnage;     les     fig.    12 et 13 sont des vues analogues aux       fig.    8 et 9, représentant les organes de     chevronnage     à la fin d'un     cycle    de     chevronnage    ;

    la     fig.    14 est une vue en élévation et en     coupe          longitudinale        suivant        XIV-XIV    de la     fig.    15, de  l'ensemble d'un mode de     réalisation    de la machine       réalisant    le     chevronnage    proprement dit;  la     fig.    15 est une vue de     profil    de     cette        machine,     avec coupe transversale suivant     XV-XV    de la       fig.    14 ;

    les     fig.    16 et 17 représentent     respectivement,    en       élévation    et en plan,     les        plis    d'une     structure    che  vronnée circulaire à trois branches, en cours     de          formation    ;

    les     fig.    18 à 21 représentent respectivement, de  façon schématique,     quatre        dispositifs    différents sus  ceptibles d'être     mis    en     oeuvre    pour la     formation    d'un  ensemble     tubulaire        cylindrique    de     longueur    indé  finie, à partir d'une bande de     matière    malléable de  longueur     également        indéfinie    ;

    les     fig.    22 et 23 représentent     respectivement,    en  élévation et en plan, et de façon schématique, un  mode de     réalisation    des moyens     permettant    de trans-      former en continu l'ensemble tubulaire cylindrique       précédemment    formé en un prisme tubulaire     étoilé     à trois branches de même     périmètre    ;

    les     fig.    24 et 25, 26     et    27, 28 et 29     représentent          respectivement    en     élévation    et en plan, trois posi  tions distinctes des principaux organes du     dispositif          assurant    le     chevronnage    en     continu    du prisme tubu  laire étoilé à trois branches ;

    la     fig.    30 est     une    vue en     demi-élévation    et en  coupe longitudinale suivant la ligne     XXX-XXX    de  la     fig.    31, d'un dispositif de     chevronnage        fonction-          nant    selon les     principes    ressortant des     fig.    24 à 29  pour la production d'une structure     chevronnée        cir-          culaire    à vingt-deux branches;

    la     fig.    31 est une vue de     face    du     dispositif    repré  senté à la     fig.    30 ;       les        fig.    32 est 33     sont        respectivement    des     coupes          longitudinales        partielles    de détail suivant     XXXII-          XXXII    et     XXXIII-XXXIII    de la     fig.    31 ;

    la     fig.    34 est une vue schématique d'ensemble, à  échelle réduite, d'une installation de     chevronnage          groupant    les différents     mécanismes        représentés    aux       fig.    21, 22, 30 et 31 ;  la     fig.    35 est une vue en élévation schématique  d'un     dispositif    de     chevronnage        perfectionné    pour le  façonnage de structures chevronnées en nappes  planes ;

    la     fig.    36 est une vue en plan schématique de'  la     grille        inférieure    de     chevronnage    du dispositif  représenté à la     fig.    35 ;  la     fig.    37     est    une vue de détail, à plus grande  échelle, de la partie de la     fig.    36     délimitée    par le       cercle    A ;

    les     fig.    38 et 39     sont    des     coupes    suivant       XXXVIII-XXXVIII    et     XXXIX-XXXIX    de la     fig.     37, représentant le mécanisme     respectivement    au  début et à la fin     du    cycle de     chevronnage    ;  les     fig.    40 et 41 représentent, en     plan,    un frag  ment de la bande traitée, respectivement au début  et à la fin du cycle de     chevronnage    ;

    les     fig.    42 et 43 sont des vues schématiques     d'en-          semble,        respectivement    en     élévation    et en plan, d'une  machine à plisser transversalement,     destinée    à être       utilisée    en     conjonction    avec un dispositif de     chevron-          nage    tel que représenté aux     fig.    35 à 39 pour la  formation de     structures    chevronnées à ondes trans  versales ;

    les     fig.    44 et 45 sont des vues à plus, grande       échelle,        respectivement    en élévation avec     coupe    par  tielle et en plan, du     mécanisme    de plissage et du  dispositif de     réception    de la     machine        représentée     aux     fig.    42 et 43 ;  la     fig.    46 est une vue en élévation et coupe lon  gitudinale partielle, à échelle     encore    plus grande,  du mécanisme de     plissage    de la même machine ;

         les        fig.   <I>47a</I> et<I>47b</I> sont d'eux     parties,    se raccor  dant suivant     B-B,    d'une vue en     élévation    schéma  tique d'une machine à     chevronner    à ondes longi  tudinales ;    les     fig.    48a et 48b sont deux parties, correspon  dant respectivement aux     fig.   <I>47a</I> et<I>47b,</I> d'une vue  en plan schématique de la même machine<B>;</B>  la     fig.    49 est une vue en bout de la même       machine    ;

    la     fig.    50 est une     coupe    à grande échelle suivant       L-L    de la     fig.    47b du dispositif de     plissage    longitu  dinal de la bande, mis en     oeuvre    dans     ladite          machine.     



  La structure     chevronnée    en cours de formation  qui est représentée aux     fig.    1, 2 et 3,     respectivement     en     perspective,    en élévation et en     plan,    est     constituée     à partir d'une structure plissée     formée    elle-même à  partir d'une feuille ou bande de     matière    pliable, et  qui est     composée    de     gros.        plis    simples réguliers,  parallèles entre eux,

       auxquels        fait    suite l'une des  structures chevronnées     présentant    des facettes en for  me de     parallélogrammes        réguliers,    qui sont suscep  tibles de dériver tout     naturellement    d'une     telle        struc-          ture        ;plissée.     



  Le plan<B>de</B> raccordement entre la     structure    plis  sée     initiale    et la     structure    chevronnée     finale    est le       plan    vertical qui     contient    les deux lignes droites       X-X'    et     Y-Y'.        Ces    deux structures     s'inscrivent    toutes  deux entre les deux mêmes     plains        horizontaux    paral  lèles Pi et P.

   dont les traces se confondent sur la       fig.    2 avec les     lignes        XX'    et     YY'.    Dans le plan ver  tical de     -raccordement        XX'-YY'    qui les sépare, les  dites structures ont une trace brisée     commune          AOA'oAIA'1A.,A'2    ..., etc., qui n'est autre que leur       section    droite mutuelle.  



  Dans ce qui suit, on appellera       grands        plis      les  arêtes brisées     A@B,CODo    ...,     ctc.,        A'oB'oC'oD'o,    etc.,  et     A,B,C@D1    ..., etc.,     A'1B'1C'iD'1    ..., etc., qui font  suite aux     plis        Z,Ao,        Z'oA'o,        ZIAi,        Z'lA',    ..., etc.,  de la structure     plissée        initiale,    et       petits    plis   les  arêtes     AOA'o,    BOBO,     A'OAi,

          B'OBi    ..., etc.,<B>qui</B>  réunissent deux à deux les brisures des grands     plis.     



  Si l'on écarte hune de l'autre,     parallèlement    à  elles-mêmes, la     structure    plissée     initiale    et la struc  ture chevronnée qui lui fait     suite,   <B>de</B> façon à redres  ser la tranche de structure chevronnée     AOBOCo        -          A'oB'oC'o,        AIBIC1-        A'1B'1C'1,    etc.,     qui    fait     immé-          diatement    suite à la     structure        plissée,

      et à ramener  cette tranche à la     forme    de la     structure        plissée    ini  tiale, on     constate    que  - les     petits        plis        AOA'o    ;

       BOB'o,        A'oAi,        B'oBl    ...,  etc., se sont progressivement effacés,  - les     grands        plis        AOBOCo,        A'oB'oC'o,        AlBlC1,          A'1B'1C'1    ..., etc., se sont déplacés pour devenir       finalement    des     portions    :

  d'arêtes     rectnlngrnes          AOCo,        A'oC'o,        AjC1,        A'1C'1    ..., etc.,     prolongeant     exactement les arêtes     ZgAo,        Z'oA'o,        ZIA1,          Z'lA'1    ..., etc., de la     structure        plissée.     



  La     tranche    de     structure        chevronnée   RTI ID="0003.0223" WI="16" HE="3" LX="1732" LY="2438">  considérée    a  donc     réellement    fait place à une tranche de struc  ture plissée de surface     équivalente.    Sur ses     flancs     (voir     fig.    2), les ;

  points Bo,     B'o,        Bl,    B'1, B2,     B'2    ...,  etc., sont venus     occuper        respectivement    des positions  Mo 1 MO 1 Mi 1     M'i    1     M2,        M'2    ..., etc., qui     étaient         d'ailleurs     primitivement    leurs propres projections sur  le profil prolongé de la     structure        plissée.    Dans     ces     conditions,     il    apparaît qu'inversement, les petits.

       plis          B,B'o    et     BIB'1    de la structure chevronnée     doivent     être     considérés        comme    les     positions        finales    atteintes  à la fin du transport     matériel,    dans des plans     per-          pendiculaires    aux     flancs    de la structure     plissée,

      de       lignes        MIA'o    et     M'lAl    appartenant à l'origine aux  flancs     A1A'o    et     AIA'1    de la     structure    plissée.  



  Pendant le cours de     l'écartement    des     structures     plissée et     chevronnée    opéré     comme    il a     été        expliqué     plus haut, les petits plis     A,A'o    d'un même     flanc    de  la     structure    chevronnée qui étaient voisins,

   se sont  éloignés les uns des autres à une distance égale à  deux fois     l'espace        compris        entre    petits     plis    et se  sont     finalement    effacés sur les     flancs    quand la struc  ture est redevenue     plissée.    Dans ces conditions, la       tranche    de structure     chevronnée        considérée    doit être  regardée, inversement,

   comme étant le résultat du  transport effectif en des positions     B@B'o    et     BIB'1    de       lignes        matérielles        M1A'o    et     M'lAl        liées    aux flancs  d'une     structure        plissée    d'étendue égale     délimitée    par  deux sections droites voisines     distantes    l'une de  l'autre d'un     intervalle    égal à deux espaces compris  entre     petits        plis    de la structure     chevronnée.     



  Une     conclusion        identique    ,peut être tirée, comme  il apparaîtra plus loin, au sujet des structures che  vronnées et des     structures    plissées apparentées- de  types quelconques.  



  Le dispositif de façonnage mécanique faisant  l'objet de la     présente        invention    fait application des  observations qui précèdent pour     former,    tranche  après tranche, toute     structure    chevronnée à partir de  la structure plissée     initiale    qui en est     capable,    en  agissant d'une     manière    appropriée sur les flancs de  la structure plissée,

   suivant des lignes     régulièrement     espacées pour     transporter        matériellement    ces     lignes     jusqu'aux     positions        qu'elles    doivent     finalement    'occu  per dans la     structure    chevronnée.  



  Compte tenu de ce qui précède, il apparaît que  les moyens     mécaniques    propres à produire le     che-          vronnage    linéaire d'une     feuille    plane de longueur       illimitée    doivent être agencés de façon à assurer  d'abord le     plissage        longitudinal    continu de     cette          feuille.    Ce     plissage    ne présente aucune difficulté     par-          ticulière    dans son exécution.

   Le dispositif préféré  mis en     oeuvre        par    l'invention ;pour le réaliser est  représenté     schématiquement    dans les vus d'ensem  ble des     fig.    4 et 5.  



  Comme on le voit dans ces     figures,    la     feuille    1  à     façonner    (par exemple une     feuille    de papier), issue  d'un rouleau 2, se développe d'abord verticalement,  puis, après avoir abordé une table d'appui plane 3  dont le bord     postérieur    3a     (fig.    5) présente une cour  bure     définie        par    un arc de     cercle   <I>a</I>     d    correspondant  à la     convergence    qu'impose le resserrement progres  sif des     ,

  plis        longitudinaux    en     cours    de     formation,        elle          s'étend    horizontalement avant de pénétrer convena  blement     plissée        dans    la machine à     chevronner    figurée  schématiquement -en 4.

   De part et d'autre de la         feuille    1 en mouvement entre la table 3 et la ma  chine à     chevronner    4, sont disposés un     certain        nom-          bre    de paires de rouleaux 5a,<I>5b, 5c,</I> etc., entraînés  en     rotation    de manière appropriée et qui sont     cons-          titués    de galets tronconiques juxtaposés dont la     coni-          cité    augmente progressivement en même temps que  diminue leur longueur axiale,

   de façon à épouser       la.    forme des plis progressivement plus profonds et  plus rapprochés qui doivent aboutir à la     structure     plissée     servant    de     départ    à l'opération de     chevron-          nage.     



  On voit à la     fig.    6 la     forme    que     présentent        les     galets     composant    l'une des premières     paires    de rou  leaux, 5b par     exemple,,    au début du plissage, et à  la     fig.    7 la forme des     galets        composant    une paire  de rouleaux, 5n par exemple, à un stade plus avancé  du plissage.

   Le plissage s'effectue ainsi dans     d7excel-          lentes        conditions.    La seule précaution à prendre con  siste à     éloigner    suffisamment chaque     paire    de rou  leaux de ses voisins pour -que la     feuille    1, dont les  bords sont parallèles aussi bien à la sortie du rou  leau 2 qu'après plissage définitif, puisse, à la faveur  des facultés d'allongement élastique de la matière  dont elle est constituée, se présenter avec des bords  externes convergents pendant le formage progressif  des plis.  



  Sous l'action des rouleaux de plissage, la     feuille     1     plissée    progresse d'une manière rigide à une vitesse  uniforme bien déterminée et     elle    pénètre dans le       mécanisme    de     chevronnage    4 pour en ressortir en 6  sous la forme d'une nappe chevronnée de longueur  indéfinie. La constitution et le mode d'action du       mécanisme    de     chevronnage    sont analysés ci-après en  détail avec référence aux     fig.    8 à 13.  



  La feuille plissée 1 pénètre d'abord au travers  d'une filière 7 (voir     fig.    9 et 10) dont la forme inter  ne 7a épouse exactement, quoique avec un certain  jeu de glissement, le profil en zigzag des grands plis.  Deux hauteurs de petits plis transversaux en avant  de la sortie de cette première filière 7, se trouve la  face arrière     d'entrée    d'une     seconde        filière    8 (voir       fig.    9 et 11) dont le     profil    interne 8a est, compte  tenu d'un     certain    serrage, celui de la structure che  vronnée     terminée,    avec ses plis serrés, comme on le  voit à la     fig.    9.  



  Dans le plan vertical médian     XX'-YY'    qui est  situé à égale distance des     faces    se faisant vis-à-vis  des     filières    7 et 8, prend place une double série de  lames de     -plissage    9 et 10     (voir        fig.    8 et 9) dont les  bords d'attaque     utiles    sont respectivement inclinés  par rapport à la     verticale    suivant les     angles    du plis  sage et dont les extrémités libres aboutissent respec  tivement à des points Mo, Mi,     M.,    ...

   , etc., et     M'o,          M'1,        M'Il    ..., etc.,     définis    plus haut. Toutes les lames  9 situées d'un même côté de la     structure    plissée sont  assujetties à un porte-lames transversal 11, tandis  que toutes les lames 10 situées sur l'autre côté de  ladite structure sont     assujetties    à un     porte-lames    12.

    Les deux     porte-lames    11 et 12     présentent    respecti  vement à leurs extrémités des doigts 13a, 13b et      <I>14a, 14b</I> qui sont engagés et coulissent dans des  rainures     inclinées    15a, 15b et<I>16a,</I> 16b ménagées  dans le bâti (non représenté sur les     fig.    8 à 13) qui  supporte     les    filières 7 et 8 et les porte-lames.  



  A l'origine du cycle de façonnage d'une tranche  de la structure chevronnée, toute la structure che  vronnée     précédemment    formée a pris     place    au-delà  de la face arrière de la filière 8,     comme    on le voit  en     C@D"Eo    ... ,     C'oD'oE'o    ...     ClDlEl    ..., etc., sur la       fig.    9.

       L'espace    compris entre les deux faces se fai  sant vis-à-vis des     filières    7 et 8 est alors garni     d'une     longueur de feuille plissée     égale    à deux fois l'inter  valle entre petits     plis    de la     structure        chevronnée.     



  Dès que le cycle commence, les porte-lames 11  et 12 se déplacent     respectivement    suivant les     flèches          f,    e<I>t</I>     f2        (fig.    8) et les bords d'attaque des deux séries  de lames 9 et 10 entrent en     action    sur les flancs de  la structure plissée,     les,        filières    7 et 8 étant simulta  nément déplacées suivant les     flèches        f'1,        F'2        (fig.    9)

    de façon que leurs faces     internes    se     rapprochent     l'une de l'autre. Les déplacements imprimés aux  lames 9 et 10 et aux filières 7 et 8 sont, bien enten  du, à chaque instant, ceux qui     correspondent    à la  formation des petits. plis.  



  En pratique,     étant        donné    que la     feuille    plissée 1  progresse vers, la filière 7 à une vitesse uniforme,       l'ensemble    qui vient d'être décrit ne peut     fonctionner     convenablement qu'à la condition qu'un     artifice          intervienne    pour     n--    pas influencer les positions res  pectives des éléments mobiles qui sont en mouve  ment en même temps que la feuille plissée, à savoir  les filières 7 et 8 et les porte-lames 11 et 12.

   A  cet effet, le bâti qui supporte les     filières    et les porte  lames est mobile et il est animé d'un mouvement  sinusoïdal qui lui est imprimé par un mécanisme qui       sera    décrit plus loin et qui comprend, en principe,  une bielle dont la tête tourillonne sur un     excentrique     décrivant un tour par cycle de     chevronnage.    L'excen  tricité de ce dernier est telle que le     bâti    est animé  au temps zéro du début de cycle     (fig.    8 et 9) d'un  mouvement d'intensité maximum exactement égal à       celui    de la feuille plissée 1. Ce mouvement décroît  ensuite pour devenir nul au bout d'un quart de cycle.

    Pendant le second quart de cycle, il croît à nouveau  jusqu'à la vitesse de la feuille plissée mais en sens  contraire. Pendant le troisième     quart,    il décroît jus  qu'à devenir nul, puis croît à nouveau pendant     le     quatrième quart de cycle pour     atteindre    en intensité  et en direction la vitesse du mouvement     continu    du  papier. A ce moment, les deux     filières    7 et 8     accom-          pagnent    donc rigoureusement la     feuille    plissée.  



  Dans ces     conditions,        pendant    le premier quart de  cycle, la filière 7 n'avance par rapport au     bâti     qu'exactement de     ce    que ce dernier perd en     ralen-          tissant    son mouvement par     rapport    à la feuille plis  sée. Pendant ce même temps, la filière 8 vient, par       rapport    au     bâti,    à la rencontre de la     filière    7 d'un  mouvement rigoureusement égal à celui de cette  dernière, quoique, bien entendu, de sens contraire.

    Bien avant que les filières ne se rejoignent, dès que    les     plis    sont suffisamment marqués pour que     leur     pliage puisse se     poursuivre    de lui-même     (résultat    qui  est atteint, par exemple, dans la position des organes  représentée aux     fig.    12 et 13, les points tels que  Mo, Ml, Me ...     M'o,        M'1,        M'2    ..., etc., ayant été       amenés    par les extrémités, des lames 9 et 10 en  NI, N, ,     N.3,        No,        Nl,        N2    ...

   ), les lames 9 et  10 se dégagent de la     structure        chevronnée    et     les     deux filières 7 et 8     retournent    rapidement à     leurs     positions     d'éloignement        maximum.     



  Dès que ce changement de sens des     mouvements     des lames et des filières se     produit,    la feuille     plissée     1 glisse rapidement au travers de la     filière    7 et, sous  sa poussée, les plis tels que     AONOCo,        A'oN'oC'o,          AINICI,        A'IN'ICI    ..., etc.,     s'accentuent    progressive  ment jusqu'à atteindre la forme de la première tran  che     A@B,Co,        A'oB'oC'o,        AlBlCI,        A'IB'ICI    ..., etc.,  représentée à la     fig.    3.

   Cette     accentuation    se     produit     lentement car la filière 8 s'écarte selon un mouve  ment (toujours identique en valeur absolue à     celui     <B>dé</B> la filière 7) qui est de plus en plus     .proche    de  celui de la feuille plissée. Ce mouvement est, en  effet, à tout moment, la somme     algébrique    du mou  vement du bâti qui tend vers     une    valeur égale à     celle     du mouvement de la     feuille    plissée et de même     signe,     et du mouvement propre de la filière 8, également  de même signe, et qui tend vers 0     avant    de s'inverser.  



  Dès que les     filières    amorcent     leur    mouvement  de retour, la     face    interne de la filière 7     abandonne     les plis     A@N.Co,        A'oN'oC'o    ... etc. Ceux-ci     avancent     donc par rapport au plan médian des lames 9 et 10,  de sorte que chacune     d'elles    peut reprendre sa posi  tion d'origine des     fig.    8- et 9 sans     rencontrer    le     pli     déjà     formé    en arrière d'elle-même.  



  Tout juste avant la fin du cycle, les différents  organes mobiles ont donc regagné leurs     positions          respectives    de départ et sont prêts à son renouvelle  ment. Le bâti mobile avance en effet à nouveau d'un  mouvement égal à celui de la feuille plissée 1 et de  même sens, les deux     filières    7 et 8,     immobiles,    sont  écartées l'une de l'autre d'une distance égale à deux  petits plis, et les lames 9 et 10 sont déjà en contact  avec les flancs des plis     longitudinaux    de la feuille  plissée qui se sont     avancés    sous elle.  



  La succession de tels cycles assure     ainsi,    à rai  son d'un     pli        doubl,e    formé au cours de chacun d'eux,  le     chevronnage    continu de la     feuille        plissée.      Les dispositions mécaniques propres à     communi-          quer    aux divers éléments     mobiles    les mouvements  imposés par le cycle décrit ci-dessus peuvent     varier,          notamment    selon les exigences de la     structure    che  vronnée     particulière    à former:

   largeur de la     feuille,     raideur de la matière, dimensions     respectives    des  petits et grands plis,     etc.    Les     fig.    14 et 15 représen  tent respectivement en coupe     longitudinale    et en  coupe     transversale,    et sous une forme quelque peu  schématique, une machine à     chevronner    mettant en'       oeuvre    le cycle en     question    et     convenant    plus spécia  lement pour réaliser, sous un débit continu,

   le     che-          vronnage    en nappe     horizontale    d'une bande d'un      papier     filtrant    de largeur moyenne dont     le    plissage  longitudinal     préalable    est effectué suivant le schéma  d'ensemble des     fig.    4 et 5.  



  Telle qu'elle est représentée     dans        cet    exemple,  la     machine        comprend    un bâti     principal    fixe 17 com  portant à sa partie supérieure deux barres parallèles  de guidage     18a    et 18b dont les axes sont situés dans  le plan horizontal d'avancement de la feuille plissée  1 provenant du dispositif de plissage représenté aux       fig.    4 et 5, et sur     lesquelles        sont    susceptibles de cou  lisser horizontalement, à la fois, le bâti mobile 19  auquel sont assujettis les porte-lames 11 et 12 équi  pés des Jambes 9 et 10,

   et des     manchons    20 et 21  portant     respectivement    les filières 7 et 8.  



  Le mouvement de tous les     organes    est     commandé     par un moteur 22 qui transmet sa rotation, par un       réducteur    à     vis    23 et     roue        tangente    24,à un arbre 25       tourillonnant    dans des     paliers    26, 27 et 28 soli  daires de la base du bâti 17.

   Sur l'arbre 25 sont  montés une came 29 à action périphérique, destinée  à     commander    les déplacements des     filières    7 et 8,  une came-tambour 30 destinée à commander les       déplacements        des        porte-lames    11 et 12, et l'excen  trique 31 destiné à commander le mouvement sinu  soïdal du bâti     mobile    19.  



  La came 29 agit sur un     galet    32 monté sur une  bielle 33     mobile        verticalement    qui est guidé à sa  partie     inférieure        par    une     fourche    33a     chevauchant     le moyeu de la came 29, et qui est     relié    à son. extré  mité supérieure à deux leviers coudés symétriques  34 et 35 montés à pivot sous le bâti mobile 19 et  reliés     d'autre        part    respectivement aux manchons       porte-filières    20 et 31.  



  La     came-tambour    30 agit sur un galet 36 monté  à l'extrémité inférieure d'un levier 37     oscillant    sur  un bras support 3 8 et     dont    l'extrémité     supérieure        est     reliée à deux     biellettes    symétriques 39 et 40, qui  sont     reliées    d'autre part     respectivement    aux porte  lames 11 et 12,     ceux-ci    étant     montés    sur le bâti  mobile 19,     comme    il a été     indiqué        précédemment,

       dans des rainures de guidage     inclinées    15a, 15b,  16a, 16b ménagées dans les parties latérales 19a,  19b dudit bâti.  



  Enfin, l'excentrique 31 agit sur l'extrémité four  chue 41a d'un levier     coudé    41     oscillant    sur un sup  port     fixe    42 et     relié    d'autre part au     bâti    mobile 19.  



  La machine ainsi     constituée,        reproduisant    le  cycle de     chevrannage        décrit    plus haut, permet de  façonner en continu toutes     les    structures     chevronnées     composées de     parallélogrammes,    quelles qu'en soient  les dimensions, pourvu que leurs     surfaces    envelop  pantes soient planes et parallèles.

   Sa constitution  permet, en     conséquence,        également    le     façonnage    de       structures        chevronnées        ondulées    puisque     celles-ci    ne  sont autres que des structures composées de     parallé-          logrammes    égaux et symétriques,

   mais ayant deux de  leurs côtés     parallèles        curvilignes    en raison de ce que  les lignes d'arêtes de     telles    structures     ondulées    sont       sinueuses.    Dans     ce    cas, les organes de la machine       fonctionnent        exactement    de la même manière.

   Seuls    le profil des lames 9 et 10 et le contour interne       antérieur    de la filière 8 doivent naturellement épou  ser la forme de la courbure qui tient     lieu    de     pli    aux       points        correspondants    de la     structure.     



  La description qui va suivre     concerne        maintenant          l'application    de l'invention au façonnage de struc  tures chevronnées     composées    de     trapèzes    égaux et  symétriques et dont les surfaces enveloppantes sont  constituées par des cylindres concentriques,     c'est-          à-dire    de structures chevronnées se présentant sous  une forme générale tubulaire, telles que     celles    qui  sont utilisées pour constituer des cartouches fil  trantes.  



  Dans ce qui suit, on a supposé tout d'abord,  pour la simplicité des explications, qu'il s'agissait  de     réaliser    une structure chevronnée à trois bran  ches. Seuls     les        derniers    schémas, qui concernent une  machine propre à la mise en     oeuvre    du     procédé    ana  lysé, se rapportent à un     chevronnage    normal com  portant un plus grand nombre de branches réparties  sur la périphérie de l'ensemble tubulaire, par exem  ple un     chevronnage    à vingt-deux branches.  



  La structure chevronnée     circulaire    en cours de  formation qui est représentée aux     fig.    16 et 17, res  pectivement en élévation et en plan, est constituée  à partir d'un ensemble tubulaire prismatique à trois  faces égales, formé lui-même à partir d'un ensemble  tubulaire cylindrique obtenu par l'un des procédés  qui     seront    décrits ci-après, et qui a été transformé,  par des moyens qui seront également     décrits,    en un  prisme tubulaire étoilé régulier.

   La partie de la     fig.     16 situé; au-dessus du plan     Z.,    -     Z'.    représente le  prisme tubulaire étoilé avant     chevronnage,    tandis que  la partie située entre le plan     Z.,    -     Z'2    et le plan       Z3    -     Z'3        représente    une rangée de plis de la     structure     chevronnée en cours de formation, et la partie située  au-dessous du plan Z.3 -     Z'3    représente des rangées  de plis de la structure chevronnée complètement       formée.     



  Les     fig.    16 et 17 font apparaître que     toutes    les  sections     telles    que celles qui sont     déterminées    par les       plans        Z3    -     Z';

  3,        Z3    -     Z'3    sont identiques et se projet  tent en plan     suivant    le tracé<I>j k l in n p.</I> Les sections       W.,    -     VII,        W3    -     W'_,    sont     également    identiques entre  elles et se projettent en plan suivant le     tracé        j   <I>k' l'</I>       in'   <I>n</I> p'. Ces deux types de projections sont bien  entendu égaux     mais    ils sont inversés.  



       Dans    ces conditions, il     apparaît    que si l'on  redresse verticalement sur une     section        telle    que       Z3    -     Z'3    un élément plié de     chevronnage,    tel que       j   <I>k' l' l k j,</I> par exemple,

       il    vient     occuper    le flanc  dont la trace en plan est j<I>k 1.</I>     Cette    même remarque  étant     applicable    aux deux autres éléments de     che-          vronnage        pliés    l' in'<I>n n m l et</I>     tz'   <I>p'</I>     j   <I>j p n</I> faisant  partie de la même     section        horizontale,

      il est clair  que     chacun    des éléments de     pli    du     chevronnage     développé se redresse suivant les trois     flancs    d'une  même tranche     horizontale    d'un     prisme    tubulaire dont  la     trace    en plan peut être<I>j k Z</I>     in   <I>n p.</I> La hauteur  de chaque tranche de     ce    prisme     comprise    entre deux      plans tels que     Zl    -     Z'1    et     Wl    - W'1     (fig.    16)

   est égale  à la distance     comprise    entre chacun des petits     plis     du     chevronnage.     



  On voit ainsi que la     fig.    16 définie plus haut  comme     représentant    un tel prisme au-dessus du plan       Z#-        Z',,    puis un     commencement    de     chevronnage     entre les plans     Z.,-Z'.    et     Z3-r3,    et un     chevron-          nage    terminé entre     Z,,,-Z',,    et     Z.-Z',,    est en prin  cipe     correcte.     



  En réalité, il n'en est pas tout à fait ainsi. Ce  ne sont pas, en effet, les arêtes rectilignes du     prisme,     qui deviennent les bords périphériques<B>if,</B>     ll',        nn'    de  la structure chevronnée.

   En fait, il se produit pen  dant     le        chevronnage    une     légère    déviation des arêtes  du ;prisme     dans    un sens ou dans l'autre,     autour    du  point central situé à mi-hauteur de chaque tranche  délimitée par des plans tels que     Zl    -     Z'1        et        Wl    -     W'1,     point qui, seul, est commun.

   Les six     demi-déviations     faibles, opposées deux à deux, qui ont lieu sur les  trois arêtes du prisme, de part et d'autre du     plan     médian de chacune des tranches de celui-ci, se com  pensent mutuellement. En définitive, le prisme tubu  laire a très exactement une surface égale à la som  me des plis     d;.        chevronnage    circulaire correspondant.  



  Les considérations qui précèdent permettent de  comprendre comment le     chevronnage    circulaire peut  être exécuté en procédant par pliage, tranche après  tranche, et dans le sens convenable, d'un prisme  tubulaire ayant un profil approprié. L'examen des       fig.    16 et 17 montre que le     chevronnage    circulaire  qui y est représenté est, en somme, le résultat du  transfert dans les plans     W,,-W'.,,        W3-W'3    et       W,    -     W'-,    des sections du prisme localisées à l'origine  à égale distance des sections droites telles que       Z.,    -     Z'.,,    Z.;

   - Z'.,,     Zï    -     Z'.,    distantes les unes des  autres de deux hauteurs de petits plis transversaux.  Toutefois, il apparaît que,     pendant    le cours du  pliage, les traces brisées du prisme telles que j<I>k l</I>  deviennent     f    k' l' au niveau des     sections    telles que       W_,    -     W',    parce qu'un pli oblique se     forme    .entre k  et k' pour permettre aux deux moitiés du     flanc    de  se renverser l'une sur l'autre.

   Comme, pendant le  transfert, les mouvements des segments     f   <I>p, l k</I> et  <I>n m</I> se font parallèlement à eux-mêmes, le     point    p",  projection de p' sur j p vient en p' pendant que k",  projection de<I>k'</I> sur<I>l k</I> vient en<I>k'</I> et<I>m",</I> projection  de<I>in'</I> sur<I>n ni</I> vient en in'.

   Les différences qui exis  tent entre les longueurs<I>j p"</I> et j'<I>p', l k"</I> et<I>l' k',</I> et  <I>n m"</I> et     ri        in'    sont précisément     celles    qui     résultent     de la confusion faite entre les arêtes     rectilignes    du  prisme en projection     horizontale    et les lignes brisées  constituées par les plis périphériques du     chevron-          nage.     



  Compte tenu de ce qui précède, il     apparait    que  les moyens propres à produire le     chevronnage    circu  laire d'une     feuille    de matière pliable de longueur  indéfinie et de largeur constante doivent être agen  cés de manière à assurer successivement  - l'a formation d'un ensemble tubulaire cylindrique  de longueur également indéfinie ;    - la     transformation    de cet ensemble en un     prisme          étoilé        comportant    le nombre de     branches    désiré ;  - le     chevronnage    proprement     dit.     



  La formation en continu d'un     ensemble    tubulaire  ne présente pas de     difficulté        particulière.        Elle        impose     cependant de pouvoir     disposeT    d'un espace     relative-          ment    grand     parce    que les     feuilles    perméables qui  sont aptes à la     constitution    de     cartouches        filtrantes,     et     surtout    las papiers, restent, aux grandes largeurs       d'utilisation    imposées,

   des     matières        fragiles    qui ne  se prêtent qu'à des déformations peu     sensibles    et  qu'il faut, bien entendu, éviter de     chiffonner    ou de  distendre.  



  On peut notamment mettre en     couvre,    pour     cette     formation, l'un des quatre procédés suivants  Le premier procédé, dont     l'exécution    est repré  sentée     schématiquement    à la     fig.    18,     est        le    plus rudi  mentaire.

   Ce procédé ne     fournit        d'ailleurs    pas, à  proprement parler, une     production        continue.    Il con  siste à couper transversalement, dans la bande de  matière 51 qui se déroule du     rouleau    52, des tron  çons de longueur convenable qui sont assemblés par  leurs bords, suivant une     génératrice,    pour     constituer     des     éléments    tubulaires     distincts    tels que 53a, 53b,  53c, ... que l'on réunit ensuite bout à bout.  



  Le second procédé, représenté schématiquement  à la     fig.    19, consiste à dévider du rouleau de     matière     52 une bande 51 de longueur     suffisamment    grande  pour qu'il sont possible de     l'incurver    progressivement  dans le sens     longitudinal    jusqu'à ce que secs bords  se rejoignent en 54.

   En     ce    point,     l'assemblage        dts     bords de la feuille est assuré par un     dispositif    appro  prié, comprenant par exemple un organe d'appui 55  soutenu par un bras     fixe    56     qui    pénètre à l'intérieur  de la     feuille    roulée et un     organe    de jonction exté  rieur, schématisé ici sous la forme dune     roulette    ou  molette 57. Après passage dans un guide     circulaire     tel que 58, l'ensemble tubulaire 53     se    dégage ensuite  en 59 correctement formé.  



  Le troisième     procédé,        représenté    schématique  ment à la     fig.    20, est similaire au précédent mais  prévoit la formation de l'ensemble tubulaire à     partir     de deux bandes 51<I>a,</I> 51<I>b</I>     issues    de deux.rouleaux  parallèles 52a, 52b et qui     sont        incurvées    symétri  quement jusqu'à ce que     leurs    bords opposés se  rejoignent deux à deux pour être assemblés au  moyen de     dispositifs    55-57 analogues à     celui    décrit  en regard de la     fig.    19.

   Dans ce cas, le tube     final     53 présente donc deux     lignes        longitudinales    d'assem  blage     diamétralement    opposées.     L'installation    méca  nique     permettant    de réaliser     ce    procédé est naturel       lement    beaucoup moins encombrante que la précé  dente,

   grâce au fait que     l'incurvation    des deux ban  des     symétriques    pour les amener à une     forme        serai-          cylindrique    peut s'effectuer sur une     longueur     notablement . plus réduite que l'incurvation d'une  seule bande pour former un     cylindre        complet.     



  Le quatrième     procédé,    représenté schématique  ment à la     fig.    21,     consiste    à enrouler la bande 51  issue d'un rouleau 52     suivant        l'hélice    die     l'ensemble              tubulaire    53 à former que     détermine    sa largeur pro  pre, en fonction du diamètre de cet ensemble.

   A  cet     effet,    la     feuille    est entraînée en rotation autour  de l'axe géométrique de l'ensemble     tubulaire    à for  mer par un plateau tournant 60 auquel est assujetti  un support réglable 61 sur lequel sont fixés les       paliers    du rouleau 52.

   L'assemblage des bords de la  bande enroulée en hélice s'effectue     comme    dans les  exemples des     fig.    19 et 20 au moyen d'une roulette  ou molette 57 qui     coopère    avec un organe d'appui  intérieur 55, ce dernier étant cependant     ici        solidaire     de l'arbre 62 du plateau 60 et tournant avec     celui-          ci.    Ce     dernier        procédé        comporte    la     mise    en     oeuvre     de dispositions     mécaniques    plus complexes que les  précédents mais, en revanche,

   il     présente    l'avantage  de     permettre    la confection d'ensembles tubulaires de       tous    diamètres en ne faisant usage que d'un nombre  limité de largeurs de bandes standard. Il     suffit,    en       effet,    de faire varier le pas de l'hélice d'assemblage  en     fonction    du diamètre de     l'enssmble    tubulaire à  former pour pouvoir     utiliser    toutes largeurs de ban  des disponibles.

   Un tel procédé     élimine    donc     prati-          quemcnt    les chutes et les     pertes    de     -matière.     



       Dans    les     différents    procédés     décrits,    l'assemblage  des bords de la bande (ou des bandes, dans le cas  de la     fig.    20)     peut    être     indifféremment    effectué par  tous les moyens capables de le réaliser normalement  selon la nature de la matière     constitutive    de la ban  de: collage, agrafage, couture, soudure, etc.  



  La     transformation    de l'ensemble     tubulaire        cylin-          drique        obtenu    par l'un ou l'autre des. procédés     ci-          dessus    en un prisme tubulaire étoilé ayant naturel  lement la     dimension    périphérique ne présente pas  non plus de     difficulté    pratique     importante.    Il     suffit          en        effet    de faire agir sur     l'extérieur    de la paroi       tubulaire,

      suivant des génératrices de celle-ci, autant  de galets tournants, disposés d'ans des plans radiaux  formant entre eux des angles égaux, que le prisme       étoilé    doit finalement comporter de branches, sous  la réserve qu'un     hérisson    constitué     d'autant    d'arêtes  soit placé     axialement    à     l'intérieur    de ladite paroi  tubulaire pour assurer le maintien des formes et la  tension des     flancs    du     ,prisme.     



  Les     fig.    22 et 23 représentent schématiquement,  en élévation et en plan,     une    réalisation mécanique  d'un tel dispositif     agencé    pour former en continu un  prisme     tubulaire        étoilé    à trois branches, semblable  à     celui    des     fig.    16 et 17. On voit en 63a, 63b, 63c,  les trois galets de formage, disposés en étoile, et  entre lesquels l'ensemble tubulaire 53 est amené à  se déplacer     axialement    suivant la     flèche    F.

   Ces galets  sont entraînés en rotation autour de leurs axes res  pectifs, dans le sens des flèches     f,    par un plateau       tournant    moteur 64 muni d'une     ouverture        centrale          64a    au travers     de        laquelle    passe l'ensemble tubulaire  53, et qui présente une denture en spirale avec  laquelle engrènent des dentures     appropriées    prévues  à la     périphérie    desdits galets.

   En 53a, à la parti  supérieure de la     fig.    22, l'ensemble tubulaire est  encore     cylindrique    ; en 53b, à la sortie du plateau    64, il est étoilé parce que les trois galets 63a, 63b,  63c ont tendu progressivement les     plis    concaves  qu'ils forment sur lui sur les trois arêtes d'un     h6ris-          son    65 suspendu     axialement    en son intérieur.

   Les       différences    de longueur,     d'ailleurs    très réduites, qui  existent entre les     plis    concaves et les plis     convexes     du tronçon     tubulaire    intermédiaire en cours de  transformation, entre la section     circulaire        initiale    et  la section étoilée achevée, sont absorbées sans aucu  ne complication, à la sortie même des galets, au       point    où les bords du prisme     cessent    d'être conver  gents, par un très faible     chantournement    des plis  qui s'opère automatiquement et qu'il suffit de ne  pas contrarier.  



  L'opération de     chevronnage    du prisme étoilé       obtenu,    conforme en tous points aux tracés des     fig.     16 et 17, est     enfin    produite mécaniquement de la  façon suivante (voir     fig.    24 à 29).  



  Sous     l'action    conjuguée du     dispositif    de forma  tion de l'ensemble tubulaire     cylindrique    et des galets  de     formation    du prisme tubulaire étoilé, ce dernier  avance d'une manière continue et tout en demeurant  rigide, à une     vitesse    bien déterminée.

   Il pénètre  d'abord (voir fi-. 24 et 25) dans une     première        filière     en étoile 66 où -il prend la forme asymétrique<I>j k L</I>  <I>in</I>     n   <I>p</I> qui a été décrite plus haut     avec    référence à  la     fig.    17 et qui ne     diffère    que très peu de la forme  symétrique que lui ont imprimée les galets.

   A deux  hauteurs de     plis    transversaux au-dessous de la face  inférieure de la     filière    66, se trouve une seconde       filière    67 dont le profil est déterminé de façon à  recevoir avec un certain serrage diamétral les plis  de la structure chevronnée circulaire, au fur et à  mesure de leur formation.

   Entre les deux filières,  à égale     distance    de leurs faces se faisant vis-à-vis,  sont disposées     trois    lames de plissage 68, 69, 70 pré  sentant un profil angulaire approprié et qui sont  montées solidairement en étoile sur un ensemble  fixe dont un     mode    de réalisation sera décrit plus  loin, avec les organes,     mobiles        nécessaires    pour com  mander leurs divers déplacements.  



  Dans les     fig.    24 et 25, les lames 68, 69 et 70  sont     représentées    en traits     ;pleins        dans    la position  dégagée qu'elles     occupent    au     moment    où un cycle  de     chevronnage    commence, et en traits pointillés  dans la position qu'elles viennent     occuper    lorsqu'elles  se sont avancées     radialement    jusqu'à prendre contact  avec les     trois    flancs du prisme sur l'es     longueurs     <I>j p",

   l k"</I> et<I>n in".</I> C'est à ce même point du cycle  que les trois lames se sont dégagées des plis de la       structure    chevronnée formés au cours du cycle pré  cédent, de façon à permettre à ces plis de se serrer       axialement    sans obstruction.  



  Les     fig.    26 et 27 représentent les positions res  pectives des éléments ci-dessus décrits lorsque les  trois lames 68, 69, 70 ont transporté latéralement  les     portions    de     flancs   <I>j p", l k" et n m"</I> assez loin  vers les     flancs   <I>j' p', l' k' et n' in'</I> pour que les plis  formés soient nettement marqués. Pendant ce même  temps, les deux filières 66 et 67 se sont rapprochées      symétriquement des lames par des mouvements pro  portionnés aux déplacements axiaux des plis trans  versaux en cours de formation, de telle sorte qu'elles       accompagnent    rigoureusement les portions corres  pondantes du ,prisme     tubulaire.     



  Les     fig.    28 et 29 représentent les     positions    res  pectives des différents organes à la fin du cycle de       chevronnage.    Les lames 68, 69, 70 sont complète  ment dégagées des     plis    et les faces des     filières    66,  67 qui se font vis-à-vis se trouvent rapprochées des  lames à une     position    qui ne sera pas dépassée. Le  cycle sera terminé et prêt à se reproduire lorsque les  filières et les lames auront repris leurs     positions        res-          pectives    des     fig.    24 et 25.

   Entre temps, sous la pous  sée du prisme, les deux     derniers    plis formés se sont  affirmés et ont ,pris     place    à l'intérieur de la  filière 67.  



  Les     fig.    30 et 31 représentent, respectivement en  demi-coupe axiale verticale et en élévation, les orga  nes     principaux    d'une machine construite pour former  en     continu,    selon le cycle opératoire qui vient d'être  décrit,     une    structure chevronnée     circulaire    compor  tant     vingt-deux    branches périphériques.  



  Dans     ce    mode de     réalisation,    la     filière    66 desti  née à recevoir le prisme tubulaire étoilé     initial    fait  corps avec un plateau 71 tandis que la filière 67  destinée à     recevoir    la structure chevronnée     terminée     est solidaire d'un autre plateau 72.

   Les vingt-deux  lames de pliage 73 sont     réparties    régulièrement  autour de l'axe central de l'ensemble sur une plaque       circulaire    fixe 74 assujettie à un bâti 75.     Chacune     des lames 73 est pourvue de deux rainures longitu  dinales 73a, 73b, dans chacune     desquelles    sont res  pectivement engagées des vis de guidage 76, 77 qui  assujettissent les lames 73 aux écartements conve  nables sur deux anneaux 78, 79 mobiles     angulaire-          ment,    montés sur le plateau fixe 74.

   Chaque lame  73 est, en outre,     munie    d'un tenon 80 qui est engagé       dans    l'une des vingt-deux rainures 81 en forme de  spirale que présente un troisième anneau mobile 82  monté sur le plateau 74 entre les anneaux 78 et 79.  



  Ainsi qu'on le conçoit, grâce à cet agencement,  il est     possible,    par une combinaison appropriée de  mouvements de     rotation    imprimés, simultanément ou  non, aux trois anneaux 78, 79 et 82 sur le plateau  74, de faire décrire aux lames 73 des mouvements  identiques variés, correspondant aux mouvements  d'avance et de recul et aux déplacements     latéraux          imposés    par le cycle de     chevronnage    décrit plus haut.

    En     fait,    les mouvements angulaires, d'amplitudes  très réduites, des trois anneaux peuvent être déter  minés par l'action de trois bielles qui leur sont  reliées et qui reçoivent elles-mêmes leur poussée de  trois cames différentes de profils appropriés, tour  nant de     concert    sur un même arbre moteur. Une réa  lisation schématique de     cette    disposition mécanique,  non     représentée    sur les     fig.    30 et 31, sera     indiquée     plus loin.  



  De leur côté, les filières 66 et 67 sont entraînées       axialement    l'une vers l'autre     puis        écartées    l'une de    l'autre par l'action d'un quatrième anneau 83     mobile          angulairement    sur     le    plateau 74 et qui porte, par  exemple,     six    rampes périphériques     réparties    sur son  pourtour en deux séries     identiques,    alternées de deux  en deux,

   et dont les     actions        sont        transmises    respec  tivement à chacun des plateaux     porte-filières   <B>71</B> et  72 ,par deux     séries    de trois     galets        tels    que 84 et 85       (voir    fi-. 32 et 33) montés dans des     tiges    de traction  86 et 87 reliées auxdits plateaux.

   Des     ressorts    de  rappel 88 et 89 assurent     respectivement        les        appuis     des galets 84 et 85 sur les rampes de l'anneau 83  qui leur     correspondent        ainsi    que les mouvements de  retour. L'anneau 83 est     lui-même        entraîné    en rota  tion de la même manière que les     anneaux    78, 79 et  82 par une bielle soumise à     l'action    d'une     quatrième     came montée à cet effet sur le même arbre moteur  que     celles    qui commandent les trois autres plateaux.  



  Le     dispositif    à     chevronner    à vingt-deux branches  qui vient d'être     décrit        fonctionne    très exactement  suivant le cycle exposé plus haut.     Sous    Faction de  leurs cames de     commande    respectives,     décrivant    un  tour par cycle de     chevronnage,

      les     anneaux        portés     par le plateau 74 font en effet     décrire        simultanément     aux deux     filières    66 et 67 et aux     vingt-deux    lames 73  tous les mouvements qui composent ce cycle.  



  La     fig.    34     est    une vue schématique d'ensemble,  à échelle réduite, d'une machine à     chevronnor    circu  laire complète, c'est-à-dire     comprenant    un dispositif  de     formation    de l'élément     tubudaire        cylindrique    de       départ,    un     dispositif    de transformation de cet élé  ment en prisme     tubulaire        étoilé,    et le dispositif d'exé  cution du     chevronnage    proprement dit,

       ces    disposi  tifs étant répartis verticalement entre deux étages  d'un même bâtiment.  



  A l'étage supérieur se trouve le     dispositif    de for  mation de l'élément tubulaire     cylindrique,    qui est  ici du type représenté à la     fig.    21. Sur le     plancher     90 est     disposée    une plate-forme     fixe    de     roulement     91 sur laquelle roule le plateau circulaire tournant  60 portant les     paliers    du rouleau 52 duquel se dévide  la bande 51     destinée    à constituer l'élément tubulaire,

    le plateau 60 étant centré sur une     portée    circulaire  92     solidaire    de la plate-forme 91 et disposée au     droit     d'une ouverture 90a     qui    traverse le     plancher    90.

   Le  plateau 60 reçoit son mouvement de rotation, de  vitesse convenablement     réduite,        par    exemple à     partir     d'un arbre     moteur    93     situé    à l'étage au-dessous, par  l'intermédiaire d'une     transmission    94     qui.        actionne     une     vis    sans     fin    95     engrenant    avec une denture 60a  prévue à la périphérie     dudit    plateau.

   A une     distance     convenable au-dessus du rouleau 52 est monté     un          cylindre    de renvoi fou 96,     également    supporté     par    le  plateau     tournant    60 par des moyens appropriés (non  représentés au dessin) et qui est     destiné    à renvoyer  la bande 51 vers la région     axiale    du     dispositif    où       s'effectue    l'enroulement en     hélice    de     ladite    bande.

         Celle-ci    est entraînée à la vitesse     exacte        désirée    par  un     cylindre        d'alimentation    97     incliné    selon la pente  de     l'hélice    d'enroulement et qui prend son mouve  ment de     rotation    d'un     joint    tournant 98     engrenant         avec un pignon central fixe 99 don l'axe est assu  jetti au     plafond    100. Les     cylindres    96 et 97 sont  naturellement orientables.

   Un hérisson 65, tel que       décrit    avec référence aux     fig.    22 et 23,     immobilisé     par une tige 101 dans l'axe de l'ensemble,     coopère     à la     formation    de l'ensemble     tubulaire    dans la     partie     supérieure et, plus bas, à la formation du prisme  étoilé. L'assemblage     hélicoïdal    des bords de la bande  s'opère en 57, d'une manière     continue,    par l'un des  moyens indiqués plus haut:     collage,        couture,    agra  fage, soudure, etc.  



  L'ensemble     tubulaire    en     formation        descend        pro-          grssivement,    sans     tourner,    son propre poids aidant,  en     glissant    sur les arêtes du     hérisson    65, et il     passe     au travers de la plate-forme 91 et de l'ouverture 90a  du plancher.

   A l'étage     au-dessous,    cet     ensemble    est       transformé    en prisme     étoilé    sous     l'action    d'un     dispo-          sitif    tel que décrit avec référence aux     fig.    22 et 23,       comprenant    des galets 63 mus par le     plateau        moteur     64.

       Celui-ci    est lui-même     entraîné    à une vitesse  convenablement réduite à     partir    de l'arbre moteur  93, par     l'intermédiaire    d'une transmission 102 qui       actionne    une vis sans fin 103 engrenant avec une  denture prévue à la périphérie du plateau 64.  



  Au-dessous du plateau 64, le prisme     étoilé    pénè  tre dans le     dispositif    de     chevronnage    qui     comprend,          comme    décrit avec     référence    aux     fig.    30 et 31, le  plateau 71     portant    la     filière    en     étoile,    le     plateau-          bâti    74 portant les lames de     chevronnage,    et le pla  teau 72 portant la     filière    de     réception    de la structure  chevronnée circulaire terminée.

   On voit schémati  quement en 104 l'une des bielles     destinées    à     com-          mander    les mouvements     angulaires    des anneaux       mobiles    portés par le plateau 74,     ces    bielles     étant          actionnées    par des cames 105 qui     sont    calées sur  un arbre     commun    106     entraîné    en rotation, à     vitesse     convenablement réduite, à partir de l'arbre     moteur          principal    93,

   par     l'intermédiaire    d'une transmission  107 comprenant par exemple un     mécanisme    à vis  sans     fin    108.  



  La structure     chevronnée        circulaire    sort à la base  du     dispositif        sous    la forme d'un     boudin    109 qui est  reçu par une     gouttière    110 à     l'extrémité    de laquelle  il peut être     actionné    en tronçons de     longueur    appro  priée par une lame     circulaire    mobile 111.  



       Ainsi        qu'il        ressort    de la     description    qui précède,  les     différents    organes de l'ensemble sont avantageu  sement     actionnés    à partir du moteur qui entraîne  le plateau tournant 60, ce qui permet d'assurer une       proportionnalité        rigoureuse    entre le     chevronnage    et  le     déroulement    de la     bande    51.

   Il y a, d'autre     part,     intérêt à     interposer    immédiatement avant le dispo  sitif de     chevronnage    un     appareil    de     sécurité,    tel       qu'un        variateur    de vitesse,

   capable de     proportionner          rigoureusement    et à tout     instant    la vitesse de rotation  de l'arbre 106 des     cames    du     dispositif    de     chevron-          nage    à la     pénétration        effective    du     prisme        tubulaire     étoilé     dans    la     filière        étoilée    portée par le plateau 71.  



  Bien entendu, en     combinant        convenablement    les       différents        dispositifs        décrits,        il    est possible de cons-         tituer    également un ensemble mécanique dont     l'axe     général sait disposé     horizontalement    au lieu d'être       vertical        comme    d'ans l'exemple de la     fig.    34.  



  Les     fig.    35 à 39     concernent    une variante     perfec-          tionnée    du     dispositif    de     chevronnage        destiné    à façon  ner des     structures        chevronnées    en nappes     planes.     



  Tel qu'il est représenté dans la vue schématique  de la     fig.    35, ce     dispositif    comprend, en     principe,    un  bâti 112 comportant unie surface d'appui     horizontale     sur     laquelle    est montée une     grille    de     chevronnage          inférieure    désignée par     lia        référence    générale 113.

    Au-dessus de la     grille        inférieure    113, et     parallèle-          ment    à     celle-ci,    est     disposée    une     grille        supérieure     114 qui est montée de manière à pouvoir     coulisser     sur des     colonnes        verticales    115 sous     l'action    d'un  organe de     poussée        114a,        hydraulique    ou autre,

   afin  d'être     alternativement        rapprochée    et éloignée de la       grille    inférieure 113.  



  Chacune des     grilles.        comprend    deux     longerons     latéraux 116     profilés    de manière à former chacun  deux glissières parallèles 116a, 116b se faisant  vis-à-vis d'un     longeron    à     l'autre,    et dans lesquelles  sont     respectivement    guidées,     comme    on     le    voit pour  la     grille        inférieure    dans la vue en plan schématique  de la     fig.    36 et dans les vues de     détail    des     fig.    37  à 39,

   de nombreuses lames de soutien 117 et autant  de lames de     chevronnage    118, placées en     alternance     les unes     par        rapport    aux autres. Les lames de sou  tien 117 et les lames de     chevronnage    118 présentent  un bord dentelé identique dans lequel le     profil    de  chaque dent     correspond    au     profil    d'un pli de la ban  de à     chevronner,    préalablement     plissée        suivant    l'une  des méthodes qui     seront        décrites    ci-après.  



  On comprendra, d'après la     description    qui va  suivre, que     les    lames de     chevronnage    118 assument       ici    la     fonction    des organes 11 et 12 dénommés    porte-lames   dans la description des     fig.    8 à 15  et que leurs dents     correspondent    aux     lames    de     che-          vronnage    9 et 10,     tandis    que les lames de soutien  117 jouent le rôle des filières 7 et 8.

   Il en     résulte     que, pendant l'opération de     chevronnage,    les     lames     de soutien 117 de chaque grille     doivent    se rappro  cher les unes des autres par translation     parallèle    à  leurs plans     respectifs,    tandis que les     lames    de     che-          vronnage    118,     disposées    entre elles     dans    une posi  tion médiane,

   doivent se déplacer     transversalement          pour    former les     plis    de la     structure        chevronnée,    en       application    de la     technique    graphique décrite en  regard des     fig.    8 à 13.  



  A cet effet, les lames 117 et 118     composant     chacune des     grilles        sont    reliées successivement     entre     elles (voir     fig.    37 à 39) par une chaîne formée de       maillons    doubles 119 en nombre correspondant au  nombre     de        lames    et dont les axes     d'articulation    120  sont attachés     alternativement    aux     lames    117 et aux  lames 118 par des chapes 121 et 122 soudées res  pectivement sur les extrémités     desdites    lames.

   D'au  tre     part,    les     glissières    116b des longerons 116,     dans     lesquelles     sont    guidées les lames de     chevronnage     118, présentent, au-delà de la     position        occupée        par         la     grille        dans    son état     initial    de repos, des parties  obliques 116c     formant    rampes,     délimitées    sur cha  que     glissière    par les     points        r1,    r2,

   et qui se raccor  dent à des parties<I>116d</I> parallèles à la     direction     générale des glissières 116b     (voir        fig.    36 et 37).  Dans ces     conditions,    lorsqu'on     pousse    l'ensemble de  la grille dans le sens de la     flèche    F     (fig.    36), ce qui  peut être réalisé au moyen d'un piston non repré  senté au dessin,     les    lames de soutien 117 se dépla  cent     parallèlement    à     elles-mêmes    dans     les        glissières     116a     (fig.    38),

   tandis que les lames de     chevronnage     118 subissent au passage des, rampes 116c,     entre          r1    et r2, un déplacement     transversal        qui,    par l'in  termédiaire     dies        maillons    de liaison 119, se traduit  par un mouvement oblique ayant     ;pour    effet de rap  procher les lames<B>117</B> des lames 118.

   Quand     toutes     les lames     représentées    à la     fig.    36     comme        occupant          initialement        l'espace    compris entre l'extrémité anté  rieure des longerons<B>116</B> et les     points        r1,    ont     franchi     les rampes 116c, elles viennent occuper     l'espace    res  treint compris entre les points r2 et l'extrémité pos  térieure des longerons 116.  



  Compte tenu des explications qui précèdent,  l'opération de     chevronnage        s'effectue    de la façon  suivante  On     place    sur la     grille    inférieure<B>113,</B> placée dans  la position de la     fig.    36, un élément de bande plis  sée     (fig.    40) de manière à présenter des plis     réguliers          dont    le profil correspond à     celui    des dents des lames  <B>117</B> et 118,

   sur     lesquelles    ces plis viennent s'em  boîter comme on     le    voit à la     fig.    38 où     l'élément    de  bande plissée est représenté en coupe par le     tracé     en gros traits 123.

   On abaisse ensuite la     grille    supé  rieure 114 en faisant agir l'organe de poussée 114a       (fig.    35), de telle sorte que les dents des     lames    117  et<B>118</B> de ladite     grille    viennent s'emboîter à leur  tour dans les plis de l'élément de bande 123, jusqu'à  ce que     ces        plis    soient enserrés entre les deux grilles       (fig.    38), puis l'on pousse     l'ensemble    des deux grilles  dans leurs glissières respectives à l'aide du piston  prévu à cet effet (non représenté).

   Après avoir fran  chi les rampes 116c, les lames de     chevronnage    118,  déplacées latéralement suivant le     processus        décrit     ci-dessus, viennent     occuper    la position représentée  à la     fig.    39, en même temps qu'elles se rapprochent  des lames de soutien 117,     formant        ainsi,    ondes  après ondes, les chevrons dans les     plis   <B>de</B> l'élément  de bande 123.

   Lorsque toutes les lames ont franchi  les rampes 116c et sont     resserrées    dans l'espace com  pris entre les points r2 et l'extrémité     postérieure    des  longerons<B>116,</B> le     chevronnage    est     terminé    et<B>l'élé-</B>  ment de bande 123 présente l'aspect représenté en  plan à la     fig.    41. Pour dégager la structure chevron  née, il suffit de relever la     grille    supérieure 114 jus  qu'à la position     représentée    à la     fig.    35.  



  Les     fig.    42 à 46 représentent un     dispositif    de  plissage transversal susceptible d'être     utilisé    en con  jonction avec un     mécanisme    de     chevronnage    tel que  décrit ci-dessus pour constituer     unie    machine à     che-          vronner        complète        permettant    de     réaliser    simultané-    ment     1e        chevronnage    à ondes     ,

  transversales    de plu  sieurs     feuilles        superposées        provenant    de     bandes    de  longueur     indéfinie.     



  Dans     l exemple    considéré,     le        dispositif    comprend       (fig.    42 et 43)     cinq    rouleaux de     bandes   <I>124a, 124b,</I>  124c,<I>124d,</I> 124e,     montés        parallèlement    d'anis des  supports 125a, 125b, ... 125e     disposés    sur un socle       commun    126 et dans     lesquels        ils:    peuvent tourner  librement.

   Les bandes<I>127a, 127b, ...</I> 127e qui se       déroulent    de ces     rouleaux    sous. l'effet de     traction     de deux paires de     cylindres    de     plissage    128, 129  décrits plus loin en     détail,        passent    sur dies     rouleaux     de renvoi 130a, 130b, ...

   130e dont les axes sont  disposés     suivant    un même plan     horizontal,    de     sorte     qu'elles se     superposent    les unes aux     autres,    et     elles     passent entre deux rouleaux de     pressage    131, 132  qui les appliquent étroitement     l'une    contre     l'autre     avant leur arrivée entre     les    cylindres de     plissage.     



  Les     cylindres    de     plissage    128, 129     portent    à  leur périphérie,     comme    on le voit     clairement    sur la       fig.    46, des rouleaux 133     régulièrement    espacés,  montés parallèlement aux axes     desdits        cylindres,    et  qui sont destinés à former les plis     transversaux    en  prenant au passage, dans     les        bandes        superposées,

      la       quantité    de matière     nécessaire    à     cette        formation.     L'ensemble     ,plissé    émergeant des     cylindres    128, 129,  vient se loger dans une     boîte    de     réception    134 en       refoulant    un     piston    pneumatique 135 engagé dans       cette    boîte et     jouant    le rôle de ressort (voir     fig.    44).

    La boîte de réception 134 et le piston 135 sont       assujettis    sur un     plateau    monté     élastiquement    sur  un bâti 137 qui     supporte        également    les     cylindres     de plissage<B>128,</B> 129.

   Entre les deux parties com  posant chacun des cylindres de plissage 128, 129,  est ménagé un     espace    libre dans     lequel    est engagé un  prolongement 134a de la boîte de     réception    134  (voir     fig.    45), ce     prolongement    étant     destiné    à     saisir     les     plis    dès     leur        formation    afin d'éviter     qu'ils    ne se  trouvent entraînés en rotation par l'un ou l'autre  des rouleaux 133.  



  Au-dessous de la boîte de     réception    134, est dis  posée une lame tranchante 138     susceptible    d'être  abaissée dans ladite boîte, en passant au travers  d'une     fente    134b ménagée dans celle-ci, pour     sec-          tionner    l'ensemble plissé     lorsque    la boîte de     récep-          tion        contient    le nombre de     plis        suffisant.    Dès que       ce        sectionnement    est     effectué,

      un piston     d'éjection     139, prévu sur l'un des côtés de la     boîte    de     récep-          tion,    pousse latéralement l'élément     plissé    qui, en     fin     de course, prend la position 140     représentée    en     traits          mixtes    à la     fig.    45. Quand le piston 139 revient à  sa position de départ, la lame 138     est    dégagée de  la boîte 134.

   A ce moment, le piston de compres  sion 135 revient à la rencontre des     plis    qui se sont  formés entre     temps.     



  On     obtient    ainsi des     tronçons    de bandes     plissées          présentant    une quintuple épaisseur et qu'on place  une à une, à la main ou     mécaniquement,    entre les       grilles    113 et 114 du     mécanisme    de     chevronnage     précédemment décrit, de façon que leurs plis s'em-      boitent sur les     dents    des lames composant     lesdites          grilles.    Après achèvement de l'opération de     chevron-          nage,

      enlèvement de la quintuple     structure    chevron  née et retour des grilles 113 et 114 à     leur    position       initiale,    le     dispositif    de     chevronnage    est prêt à     rece-          voir    le nouveau     tronçon        quintuple        plissé    qui, à la fin  de la même période,

       vient        d'être        éjecté    de la     machine     à     plisser.    Un ouvrier peut     ainsi        assurer    manuelle  ment, avec un très haut rendement, la production     die          structures    chevronnées. dans lesquelles les     grandies     ondes de flancs sont     transversales,    par rapport à     la          direction        longitudinale    des bandes de     départ.     



  Les     fig.   <I>47a, 47b, 48a, 48b,</I> 49 et 50 se rappor  tent à une     machine        agencée    pour     chevronner    en       continu,    sans     intervention        manuelle,        des    bandes de  longueur     indéfinie,    en formant     dans        celles-ci        des     ondes de flancs longitudinales.

   Bien que     ces        figures     ne fassent     apparaître    qu'une bande     unique,    la ma  chine     qu'elles    représentent pourrait aussi bien     che-          vronnzr    simultanément plusieurs bandes     superposées.     



  Dans cette réalisation, la machine comprend un  rouleau 141 monté dans un support 142 et duquel  se déroule la bande de matière à     chevronner    143.  Après être passée sous un rouleau de renvoi 144  puis autour d'une règle horizontale 145 présentant  un profil antérieur convenablement incurvé, la ban  de 143 est prise entre deux séries de courroies sans  fin 146, 147 maintenues par des galets     d'extrémité     148, 149 et par des galets intermédiaires 150a,  150b, 150c, montés sur un châssis 151 fixé sur le  bâti<B>152,</B> lesdites courroies étant disposées de ma  nière à converger en allant des rouleaux 148 vers  les rouleaux 149, comme on le voit sur les     fig.    48a  et 48b.

   Selon un mode de réalisation avantageux,  les courroies 146, 147 peuvent être     constituées    par  des     ressorts    de fils d'acier à spires jointives guidés  dans des gorges périphériques des galets intermédiai  res 150a, 150b ... et des galets d'extrémité 148, 149,  ainsi que cela est représenté dans la coupe partielle  à grande échelle de la     fig.    50.  



  En arrivant au voisinage des rouleaux d'extré  mités 149, la bande 143 est     plissée    longitudinale  ment mais d'une manière irrégulière parce que les  plis convergents ne peuvent se convertir     d'eux-          mêmes    en plis parallèles sans un certain désordre.  A la sortie des courroies 146, 147 est disposée une       filière    transversale 153 portant de petits     ressorts     154a, 154b dirigés alternativement vers le haut et  vers le bas et qui s'engagent dans les     plis    de la  bande 143, assurant ainsi une     mise    en ordre parfaite  de ceux-ci.

   Après passage sur les ressorts     154a,     154b, la bande     plissée    s'engage entre les     grilles    113  et 114 d'un dispositif de     chevronnage    tel que décrit  avec référence aux     fig.    35 à 39. On voit en plan, sur  la fia. 48b, les lames 117 - 118 de l'une des     grilles     et les longerons 116 dans lesquels ces lames sont  guidées, avec leurs rampes 116c.

   Les longerons 116  sont eux-mêmes guidés dans des glissières 155,  comme on le voit dans la vue en bout de la     fig.    15,  et des pistons 156, 157 à double effet (voir     fig.       47b) permettent de pousser dans ces glissières, alter  nativement dans un sens et dans l'autre, les cadres  constitués par les longerons 116.  



  Le cycle de     chevronnage    se déroule alors de la       façon    suivante:  Les deux grilles<B>113</B> et 114 étant rapprochées  l'une de l'autre     (fig.    47b, 48b) saisissent les plis de  la bande 143 entre les dents de leurs lames respec  tives, puis les cadres formés par les longerons<B>116</B>  sont poussés dans la direction de la flèche     Fl        (fig.     48b) par les pistons 156 - 157. Les lames 117, 118  subissant l'une après l'autre l'action des rampes  116c,     chevronnent    la bande     plissée    143, onde après  onde.

   En fin de course des pistons 156 - 157,     c'est-          à-dire    lorsque toutes les lames 117,<B>118</B> ont franchi  les rampes 116c, le     chevronnage    est terminé. A ce  moment, les pistons, agissant en sens inverse, ramè  nent les cadres 116 à leur position de départ. Toutes  les lames<B>117,</B> 118 reviennent donc également à  . leur position initiale en tirant derrière elles une lon  gueur de bande plissée égale à celle qu'elles recou  vrent. Les grilles<B>113,</B> 114 s'écartent alors l'une de  l'autre et les lames refluent en sens inverse l'une de  l'autre à leur écartement maximum. Dans cette posi  tion, les deux grilles sont à nouveau rapprochées  l'une de l'autre et le cycle se reproduit comme décrit  ci-dessus.  



  La machine ainsi agencée fonctionne donc en  continu puisqu'elle approvisionne elle-même le dis  positif de     chevronnage    par la bande qui se plisse  sous l'effet de la traction entre les nappes de cour  roie 146, 147, et rend cette bande chevronnée d'une  manière ininterrompue à la sortie du dispositif de       chevronnage.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Dispositif pour le façonnage mécanique d'une structure chevronnée développable à partir d'une bande de matière pliable, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif pour former dans la bande de départ des plis rectilignes, parallèles et réguliers, au moins un jeu de lames (9, 10, fig. 14 ;
    73, fig. 31 ;<B>118,</B> fig. 38), disposées transversalement par rapport à la direction des plis rectilignes de la bande plissée et qui sont animées de mouvements de trans lation alternatifs pour former dans celle-ci les plis en zigzag transversaux correspondant au chevron- nage, et deux filières mobiles (7, 8, fig. 14 ; 66, 67, fig. 28 ;
    117, fig. 38), disposées symétriquement de part et d'autre du jeu de lames précité, à une dis tance initiale l'une de l'autre correspondant à la lon gueur du tronçon de bande plissée nécessaire pour former une rangée de plis transversaux en zigzag, lesdites filières étant animées, en synchronisme avec les mouvements des lames, de mouvements de trans lation alternatifs dans la direction des plis rectilignes de la bande plissée, mouvements qui les amènent, pendant la formation d'une rangée de plis transver saux, de leur position initiale jusqu'au voisinage immédiat des lames et qui les ramènent ensuite à leur position initiale. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Dispositif suivant la revendication, destiné au façonnage en continu de structures chevronnées en nappes planes à partir d'une bande de matière plia- ble de longueur indéfinie, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former de façon con tinue dans la bande de départ des plis longitudinaux rectilignes, parallèles et réguliers, et des moyens pour imprimer à la bande plissée un mouvement de translation continu dans le sens de sa longueur. 2.
    Dispositif suivant la revendication et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que les lames des tinées à former les plis du chevronnage comprennent deux séries de lames (9, 10, fig. 12, 15) disposées de part et d'autre de la bande plissée longitudinale ment et dont les bords d'attaque sont inclinés suivant les angles du chevronnage à réaliser, ces deux séries de lames étant respectivement fixées sur deux porte- lames (11, 12) qui sont guidés sur le bâti qui les supporte par des coulisses obliques (15a, 15b,
    16a, 16b) leur permettant de recevoir des mouvements de translation alternatifs, d'obliquité correspondante, par rapport à la bande plissée longitudinalement. 3. Dispositif suivant la revendication et les sous- revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les porte- lames (11, 12) et les filières (7, 8) sont montés sur un bâti mobile (19, fig. 14 et 15) animé d'un mou vement sinusoïdal qui lui est imprimé par un méca nisme comprenant une bielle (33) dont la tête tou- rillonne sur un excentrique (31)
    décrivant un tour par cycle correspondant à la formation d'une rangée de plis du chevronnage. 4. Dispositif suivant la revendication et les sous- revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les mou vements alternatifs des filières (7, 8) et des porte- lames (11, 12) sur le bâti mobile (19) sont comman dés respectivement par des paires de leviers symé triques (34, 35, 39, 40) qui reçoivent, par l'intermé diaire de transmissions appropriées, des mouvements angulaires d'amplitudes convenables sous l'action de cames rotatives (29, 30), calées sur un arbre moteur commun (25) qui porte également l'excentrique (31) de commande du bâti mobile. 5.
    Dispositif suivant la revendication, destiné au façonnage en continu de structures chevronnées tubulaires, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens propres à assurer la formation préalable, à partir de la bande de matière de longueur indéfinie, d'un ensemble tubulaire cylindrique de longueur également indéfinie. 6. Dispositif pour le façonnage de structures chevronnées tubulaires suivant la revendication et la sous-revendication 5, caractérisé en ce qu'il com prend des moyens pour transformer l'ensemble tubu laire cylindrique en un prisme de section étoilée comportant autant de branches radiales que la struc ture chevronnée à réaliser. 7.
    Dispositif suivant la revendication et les-sous- revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les lames (73, fig. 30 et 31), destinées à former les plis en zigzag transversaux, en nombre correspondant au nombre de branches de la structure chevronnée à obtenir, sont montées radialement sur un plateau circulaire fixe (74), chacune de ces lames présentant deux rainures longitudinales<I>(73a, 73b)</I> par lesquel les elles sont guidées sur deux anneaux (78, 79) mobiles angulairement montés coaxialement sur le plateau fixe, et étant en outre munies d'un tenon (80) qui est engagé dans une rainure en spirale (81)
    ménagée dans un troisième anneau mobile (82) monté coaxialement avec les deux autres sur le pla teau fixe, de sorte .que des mouvements angulaires appropriés imprimés à ces trois anneaux fassent décrire à l'ensemble des lames des mouvements identiques d'avance et de recul et des mouvements latéraux propres à réaliser le chevronnage. 8.
    Dispositif suivant la revendication et les sous- revendications 5, 6 et 7, caractérisé en ce que les filières (66, 67) sont assujetties sur des plateaux (71, 72) disposés de part et d'autre du plateau porte- lames (74), suivant le même axe que celui-ci, et qui reçoivent des mouvements symétriques d'approche et d'éloignement par rapport audit plateau. 9.
    Dispositif suivant la revendication et les sous- revendications 5 à 8, caractérisé en ce que les mou vements d'approche et d'éloignement des plateaux porte-filières (71, 72) sont commandés par un qua trième anneau (83) mobile angulairement, monté sur le plateau porte-lames (74), et quï présente à sa périphérie deux jeux de rampes correspondant res pectivement à chacun des plateaux porte-filières, ces rampes agissant sur les plateaux porte-filières par l'intermédiaire de galets (84, 85, fig. 32, 33) portés par des tiges de traction (86, 87)
    avec ressorts de rappel (88, 89), reliées à chacun desdits plateaux. 10. Dispositif suivant la revendication et les sous-revendications 5 à 9, caractérisé en ce que les mouvements angulaires des anneaux de commande des lames et de l'anneau commandant les déplace ments des plateaux porte-filières-sont déterminés par des bielles (104, fig. 34) reliées respectivement aux- dits anneaux et qui reçoivent elles-mêmes leur pous sée de cames correspondantes (105) fixées sur un arbre moteur (106). 11.
    Dispositif suivant la revendication, destiné au façonnage de structures chevronnées en nappes planes, caractérisé en ce que le mécanisme (113, 114, fig. 36, 39) assurant la formation du chevron- nage proprement dit sur la bande de départ préala blement plissée comporte une multiplicité d'ensem bles propres chacun à la formation d'une onde de chevrons unique et comprenant respectivement deux séries de lames de chevronnage (118) solidaires de deux porte-lames (116)
    animés de mouvements de translation alternatifs obliques par rapport à la ban de plissée et qui .sont disposés de part et d'autre de celle-ci, entre deux filières mobiles (117) suscepti- bles d'être alternativement rapprochées et éloignées symétriquement desdites lames, ces ensembles étant montés parallèlement l'un à l'autre, transversalement aux plis de la bande plissée et étant agencés de façon qu'ils puissent être actionnés l'un après l'autre et former des ondes de chevrons successives sur la même bande plissée - au cours d'une seule poussée de chevronnage. 12.
    Dispositif suivant la revendication et la sous-revendication 11, caractérisé en ce que le mé canisme de chevronnage est constitué par deux gril les superposées (113, 114, fig. 35, 39) susceptibles d'être alternativement rapprochées l'une de l'autre pour enserrer les plis de la bande plissée et d'être écartées, chacune de ces grilles comprenant une mul tiplicité de lames parallèles alternées (117, 118) qui assument, les unes, la fonction de filières, et les autres,
    la fonction de porte-lames de chevronnage et qui présentent chacune une rangée de dents dont le profil respectif correspond au profil d'un pli de la bande plissée, ces lames étant guidées à leurs extré mités dans des glissières (116a, 116b) dans lesquel- les elles sont susceptibles d'être déplacées en trans lation alternative, parallèlement à elles-mêmes, et étant reliées entre elles, dans chaque grille, par des pièces articulées (119), de telle sorte que leur trans lation dans lesdites glissières détermine alternative ment leur resserrement et leur écartement,
    et corré lativement un déplacement latéral successif de cha que porte-lames de chevronnage (118) correspon dant à l'amplitude d'une onde de chevronnage. 13. Dispositif suivant la revendication et les sous-revendications 11 et 12, pour le façonnage en discontinu de structures chevronnées en nappes pla nes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former dans une bande de matière pliable de longueur indéfinie des plis transversaux rectilignes, parallèles et réguliers, et des moyens pour découper dans ladite bande plissée des tronçons d'une lon gueur correspondant à celle que peut traiter le dis positif de chevronnage.
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