Procédé pour la fabrication de récipients souples en matière plastique
La présente invention a pour objet un procédé pour la fabrication de récipients souples en matière plastique à partir d'une gaine tubulaire contenant un fluide selon lequel on réunit par des soudures transversales les parties en regard des parois de ladite gaine pour former des récipients et pour isoler des quantités dosées de ce fluide dans les récipients individuels que l'on sépare ensuite les uns des autres en sectionnant la gaine à l'emplacement des soudures.
I1 est connu par les expériences réalisées antérieurement sur la soudure des matières plastiques au moyen de couples d'électrodes alimentés en n courant électrique à haute fréquence, que la puissance nécessaire à la réalisation d'une soudure est plus élevée, toutes choses égales par ailleurs, si les deux pièces à souder sont plus minces. Ce phénomène résulte vraisemblablement du mécanisme moléculaire intervenant lors de la soudure et qui implique la mise en mouvement des molécules de la matière dans le champ électrique intense et à fréquence élevée. En conséquence, un dispositif prévu pour la soudure d'une gaine d'épaisseur de paroi donnée aura une puissance insuffisante pour souder une gaine d'épaisseur de paroi inférieure.
L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on exécute chaque soudure séparant deux récipients formés dans la gaine remplie de fluide en réunissant les deux parties en regard de la paroi de cette gaine en exerçant une pression en une série de zones individuelles réparties transversalement à la gaine, le passage du fluide entre ces zones de pression restant possible jusqu'à ce que la matière de la gaine ramollie en ces zones sous l'action de moyen de soudure flue en achevant d'obstruer la gaine sur toute sa largeur.
L'invention porte également sur un dispositif pour la mise en ceuvre de ce procédé, et caractérisé en ce qu'il comporte des paires d'électrodes de soudure dont l'une au moins possède des parties saillan- tes réparties de façon telle que, au moment de la soudure, celle-ci soit amorcée en des zones de la gaine correspondant à ces parties saillantes, puis achevée par fluage de la matière de la gaine entre ces zones.
Une forme d'exécution préférée du dispositif de l'invention comprend une électrode pourvue de stries orientées parallèlement aux génératrices de la gaine et réparties transversalement le long de l'électrode.
Une autre forme d'exécution comprend une électrode constituée par des éléments espacés l'un de l'autre, de forme polygonale ou arrondie, et reliés électriquement les uns aux autres.
Les deux électrodes peuvent être semblables ou différentes, et, selon une variante préférée, l'une des électrodes comporte des parties saillantes, l'autre est lisse et forme appui. Dans un tel cas, l'électrode portant les parties saillantes peut consister en une molette amorçant successivement les zones de soudure en roulant sur l'autre électrode.
Finalement l'invention porte encore sur un récipient obtenu par le procédé selon l'invention.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution du dispositif selon l'invention. Dans ce dessin:
la fig. 1 illustre schématiquement une première forme d'exécution du dispositif avec des récipients en cours de fabrication, et
les fig. 2 et 3 illustrent deux autres formes d'exécution du dispositif comportant des électrodes pour la haute fréquence.
Sur la fig. 1, on a représenté très schématiquement le mode de constitution de récipients 1 remplis -de matière liquide, par exemple, à partir d'une gaine
à paroi mince 2, par des soudures 3 au moyen
d'électrodes 4 et 5 alimentées, par exemple, en courant électrique haute fréquence.
L'électrode 4 représentée soulevée obliquement
au-dessus de sa position de travail, comporte des parties saillantes s 6, déterminées par des rainures 7
autorisant l'écoulement du liquide, tandis que les deux électrodes sont déjà au contact et pressent la matière plastique et ceci jusqu'à ce que cette matière plastique de la gaine 2 vienne fluer entre les zones
d'action des saillies 6 pour achever dans ces passages 7 l'obturation de la soudure 3, en interrompant alors seulement totalement le passage du liquide.
Les rainures 7 sont sensiblement parallèles aux génératrices de la gaine 2, de façon à n'interrompre l'écoulement du fluide qu'à l'achèvement de la soudure, et non dès le début de celle-ci, comme il arrive
avec des électrodes lisses. Dans ce dernier cas, et quand on opère avec de la gaine à parois minces, le liquide à conditionner risque de fuir aux extrémités de la soudure par rupture de la gaine.
Dans les variantes représentées aux fig. 2 et 3, les électrodes sont toutes deux à rainures longitudinales.
A la fig. 2, ces rainures 17 de l'électrode 14, déterminent des parties saillantes 16 venant prendre appui sur l'électrode 15.
A la fig. 3, ces rainures sont obtenues par des plaques isolantes 27 disposées entre des plaques 26 constituant l'électrode 24 sur laquelle elles sont bloquées par une vis 28 insérée dans une butée 29.
On pourrait concevoir un grand nombre d'électrodes équivalentes, telles que des électrodes à saillies polygonales, circulaires, etc., ainsi que des électrodes non rectangulaires, mais déterminant un profil correspondant à une forme de fantaisie du récipient 1.
Il est à noter que les électrodes utilisées, bien que à surface non plane, assurent l'obturation complète des récipients grâce au fluage de la matière de la gaine; cette obturation intervient en deux étapes dans une première étape, la soudure intervient dans des premières zones de soudure à l'emplacement des parties saillantes de l'électrode sans interrompre l'écoulement du liquide; dans la seconde étape, le fluage de la matière plastique refoulée des premières zones de soudure vient obstruer les zones encore libres en achevant d'interdire l'écoulement du liquide.
REVENDICATIONS
I. Procédé pour la fabrication de récipients souples en matière plastique à partir d'une gaine tubulaire contenant un fluide, selon lequel on réunit, par des soudures transversales, les parties en regard des parois de ladite gaine pour former des récipients et pour isoler des quantités dosées de ce fluide dans les récipients individuels que l'on sépare ensuite les uns des autres en sectionnant la gaine à l'emplacement des soudures, caractérisé en ce que l'on exécute chaque soudure séparant deux récipients formés dans la gaine remplie de fluide, en réunissant les deux parties en regard de la paroi de cette gaine en exerçant une pression sur une série de zones individuelles réparties transversalement à la gaine,
le passage du fluide entre ces zones de pression restant possible jusqu'à ce que la matière de la gaine ramollie en ces zones sous l'action de moyens de soudure flue en achevant d'obstruer la gaine sur toute sa largeur.