Procédé de traitement thermique de pièces, appareil pour la mise en aeuvre de ce procédé et ,pièce obtenue par ce procédé Le présent brevet comprend un procédé de trai tement thermique de pièces métalliques devant pré senter sur certaines portions de leur surface une dureté superficielle importante résultant d'un traite ment thermique et, entre ces portions, au moins une autre portion étroite présentant en surface après ledit traitement, une ductilité suffisante pour per mettre de lui faire subir une déformation permanente sans la création de criques, craquelures, voire même de déchirures superficielles.
On connaît déjà deux méthodes de traitement thermique de durcissement superficiel localisé la première consiste à ne traiter que les portions à durcir, la ou chaque portion qui doit pouvoir être déformée après le traitement de durcissement étant convenablement protégée au cours de l'enrichisse ment de la pièce en élément durcissant (carbone et/ ou azote, etc.) et/ou au cours du traitement thermi que de trempe qui suit cet enrichissement, de ma nière qu'elle ne soit pas enrichie en élément durcis sant, ou ne soit pas portée à une température suffi sante pour qu'elle puisse prendre la trempe ;
la deuxième consiste à traiter la pièce dans sa totalité puis à plonger la ou chaque portion qui doit rester déformable dans un bain provoquant un reve nu suffisant pour supprimer toute fragilité en surface de cette portion lors de sa déformation ultérieure.
Mais ces techniques connues ne sont applicables que lorsque la portion à conserver ou rendre à nou veau déformable est suffisamment éloignée des par ties à durcir ou que ces pièces sont suffisamment massives pour que le traitement thermique de trempe dans la première méthode ou de revenu dans la deuxième soit sans influence respectivement sur la portion à ne pas tremper ou sur celle dont la dureté superficielle doit être conservée. Elles ne sont pas applicables aux pièces minces et où les portions à durcir et non durcies sont très voisines et alternées, comme c'est le cas pour les pièces données ci-dessus à titre d'exemples.
Avec de telles pièces, la protec tion contre le traitement thermique de trempe est illusoire et, par ailleurs, un revenu par plongée par tielle dans un bain est soit pratiquement impossible en raison par exemple de la forme annulaire très étroite de la portion à soumettre au revenu ou illu soire par suite de la transmission de la chaleur de revenu aux portions adjacentes, la durée d'applica tion de la chaleur ne pouvant être contrôlée avec suffisamment de précision ni dans sa valeur, ni dans sa durée d'application.
Le procédé suivant l'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et permet le traitement thermique d'une pièce à parois minces en vue de l'obtention sur cette pièce, avec une précision de l'ordre d'une fraction de millimètre, d'au moins une portion de grande ductilité superficielle située entre deux portions adjacentes de grande dureté superfi cielle. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on effec tue un durcissement superficiel de toutes les surfaces de ladite pièce à traiter, puis en ce qu'on effectue un revenu localisé à la ou à chaque portion de sur face devant présenter une grande ductilité en chauf fant, pendant un temps très court, cette portion à l'aide d'un courant électrique d'induction à haute fréquence.
Le brevet comprend un appareil pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, ainsi que la pièce, telle qu'une bague de roulement-, plaque de butée, douille, étui et autre pièce traitée par ce procédé.
Au dessin annexé, donné à titre d'exemple la fig. 1 est une coupe axiale diamétrale d'une bague externe d'un coussinet à roulement après le traitement thermique d'ensemble la fig. 2 représente la même pièce en coupe et en place dans l'appareil de revenu partiellement représenté et en coupe ; la fig. 3 est une vue en plan de. l'ensemble de l'appareil, à une échelle plus petite que celle de la fig. 2 ; la fig. 4 représente, en coupe axiale, diamétrale, le coussinet à aiguilles terminé; la fig. 5 est une coupe axiale et diamétrale d'une variante de la spire de chauffage par induction;
la fi- . 6 montre, en coupe analogue, la position de la spire de chauffage par induction dans le cas d'une bague interne de coussinet; la fig. 7 est une coupe partielle, axiale et radiale, du même coussinet terminé ; la fig. 8 représente une coupe axiale diamétrale de l'application de l'invention à une plaque de butée; la fi-. 9 est une coupe analogue mais partielle de la butée terminée, et à plus grande échelle.
L'exemple d'exécution représenté aux fig. 1 à 4 est appliqué au traitement thermique de la bague externe 1 (fig. 4) d'un coussinet à aiguilles 2 dont la surface interne 3 forme le chemin de roulement, cependant que les extrémités 4 et 5 de forme tron conique des aiguilles butent axialement sur les sur faces internes 6 et 7 de deux collets 8 et 9, formés par le rabattement vers l'intérieur des deux extré mités de la bague.
La surface 6 est raccordée à la surface 3 par une gorge 10 ménageant avec les extrémités des élé ments mobiles 2 un espace annulaire dans lequel tout contact entre la bague 1 et les aiguilles est exclu.
La surface 3 de roulement et les deux surfaces de retenue 6 et 7 doivent être très dures en vue de réduire l'usure, le grippage et tous les autres phé nomènes destructeurs du roulement en fonctionne ment.
Pour réaliser cette bague 1 dont la paroi est mince, son épaisseur radiale e étant de l'ordre du millimètre, on part d'une pièce emboutie présentant le collet 9 mais dont l'autre extrémité est cylindrique comme représenté en traits mixtes en la sur la fig. 1 et comporte en 10a un évidement qui donnera la gorge 10. On amorce en 8b le deuxième collet, la forme provisoire<B>81,</B> étant telle que les aiguilles 2 pourront être introduites par-dessous son bord 12b.
La bague ainsi préformée suivant lb (fig. -1) subit alors un traitement thermique de durcissement de l'en semble de ses surfaces. Ce traitement thermique est, de préférence, une carbonitruration conduite suivant l'un quelconque des procédés connus, suivie d'une trempe de durcissement suivant également un pro cédé connu.
On obtient ainsi une pièce durcie intégralement sur toute sa surface et qui est donc capable de résis ter à l'usure mais qui, par contre, ne permettrait pas de faire passer le deuxième collet de la position pro visoire 8b à la position définitive 8, c'est-à-dire de la forme de la fig. 1 à celle de la fig. 4 sous peine de voir apparaître des criques, fissures, voire même des déchirures sur la surface externe de cette pièce, dans la région intéressée par le rabattement du collet, c'est-à-dire au droit de l'évidement 10 sur toute la surface périphérique externe de la bague comprise entre les deux lignes circulaires,
circonférentielles a-a et b-b (fig. 1, 2 et 4). Il est donc nécessaire de rendre à nouveau ductile la surface externe 13 comprise entre ces deux lignes et également, mais dans une proportion un peu moindre, la surface interne en regard, c'est-à-dire celle d'une portion de l'évidement 10, tout en conservant la dureté des surfaces 3 et 6 adjacentes soumises à l'usure.
Ce résultat est obtenu par un choc thermique très localisé et quasi instantané, provoqué dans la portion de la bague comprise entre les deux lignes circu laires a-a et b-b, à l'aide d'un courant de haute fré quence induit dans la spire unique en court-circuit constituée par la zone annulaire de la bague lb déli mitée par ces deux lignes, à l'aide d'une bobine à spire ouverte 14 dans laquelle un courant d'induc tion à haute fréquence est admis pendant un très court laps de temps et avec une puissance suffisante pour élever dans cette zone la température superfi cielle à une valeur T qui doit être telle que d'une part,
entre les lignes circulaires précitées, elle soit suffisante pour effectuer un revenu retrans- formant la martensite en un composé fer-carbone moins dur (austénite, bainite, perlite ou leur mé lange) et y diminuer la dureté due aux nitrures, dimi nution qui commence vers 5001, C, cette température constituant donc une limite inférieure pour T, mais inférieure à une valeur T,
#z pour éviter une nouvelle transformation totale ou partielle de ces composés en martensite au cours du refroidissement qui suivra ; et, d'autre part, insuffisante pour provoquer dans les portions adjacentes une élévation de température jusqu'à une valeur T", au-dessus de laquelle on rédui rait la dureté des nitrures obtenues par la carboni- truration. Il en résulte que la pièce obtenue par ce traite ment conserve une dureté superficielle suffisante sur l'ensemble de sa surface tant interne qu'externe,
à l'exception de la zone 13 de sa surface externe com prise entre les lignes circonférentielles a-a et b-b et de la surface interne en regard formant une portion de l'évidement 10.
Pour bien différencier les zones dures des zones rendues ductiles par le revenu, sur les fig. 1, 2 et 4 ainsi du reste que sur les figures relatives aux autres exemples, les surfaces durcies ont été représentées en traits forts, les parties ductiles étant représentées en traits fins.
Après le chauffage très localisé par haute fré quence ayant rendu ductile la surface 13, on met en place les aiguilles 2 et on termine le coussinet en rabattant de<B>81,</B> (fig. 1) à la position' définitive 8 (fig. 4) le collet dont l'arête 12 emprisonnera les aiguilles 2, la surface dure 6 maintenant celles-ci axialement en combinaison avec la surface, égale ment dure 7, de l'autre collet 9, préalablement formé.
Naturellement, les données numériques relatives au revenu varient avec la nature de l'acier utilisé, l'épaisseur et la largeur<I>ab</I> de la zone à laquelle le revenu doit être limité.
A titre d'exemple non limitatif, d'excellents résul tats ont été obtenus dans le cas d'une bague d'envi ron un millimètre d'épaisseur et d'un diamètre exter ne de trente millimètres, la largeur<I>ab</I> étant de deux millimètres, et en acier doux, non allié, préalable ment traité par une nitrocarbüration ayant durci les surfaces sur 0,01 à 0,02 mm environ de profondeur, avec les données suivantes fréquence du courant inducteur . 450 kilocycles puissance dissipée<B>------------</B> . . 3 kilowatts entrefer c entre la spire 14 et la bague .................... 1 mm durée de l'induction<B>...........</B> . 1 seconde température T du revenu<B>......</B> . .
700o C température Tm de trempe<B>......</B> 8501, C température T", maximum des por tions adjacentes<B>------------</B> 5000 C Les fig. 2 et 3 représentent, à titre d'exemple, un appareil simple permettant d'opérer facilement le chauffage de revenu.
Cet appareil comporte un plateau-support fixe 15 sur lequel peut tourner par un tourillon 16 un plateau rotatif 17. Dans ce plateau sont ménagées, à une même distance de l'axe de rotation X-X, un certain nombre de lumières cylindriques 18, par exemple quatre, disposées à 900 les unes des autres et de dimensions telles que chacune d'elles peut rece voir, sans jeu appréciable, une bague 1b à soumettre au revenu.
Par rotations successives de 90o du pla teau 17 dans le sens de la flèche f (fig. 3), les lumiè res peuvent donc passer de l'une à l'autre de deux positions de chargement 18a ou 18b successivement à une position de revenu 18c, puis à une position 18,1 d'enlèvement de la bague traitée.
Au poste de revenu, c'est-à-dire pour la position 18t', le plateau fixe 15 comporte un alésage 19 de même rayon que chaque lumière 18 du plateau rotatif 17, de telle sorte que la lumière venue en 18e coïncide avec cet alésage 19. Dans cet alésage est mobile un support 20 à éclipse, susceptible de s'abaisser sous l'action de son propre poids au niveau de la face supérieure 21 du plateau 15, mais ce support 20 peut être soulevé dans la position repré sentée sur la fig. 2 à l'aide d'un levier 22.
Celui-ci peut osciller en 23 dans une chape 24 solidaire du plateau 15, entre une position abaissée 22a pour laquelle il bute dans le fond de l'échancrure de la chape-support 24 et une position haute pour laquelle le support 20 bute contre la face inférieure du pla teau 15 par un collet 25.
Quant au plateau rotatif, il peut être entraîné par exemple grâce à un volant 26 fixé à l'extrémité inférieure de l'arbre 16.
A l'aide de ce volant, on peut donc amener une bague à traiter 1b, chargée en 18a ou en 18b, en 18c au droit du support éclipsable 20 et, par oscillation du levier de la position 220, à la position en traits pleins 22, provoquer le soulèvement dudit support 20 pour soulever la bague 1b et amener la surface 13 qui doit supporter le choc thermique de revenu local au niveau de la spire unique 14 de chauffage par courant à haute fréquence.
Cette spire 14 est tubulaire et a une section axiale radiale de forme trapézoïdale, de manière que sa petite base ait une largeur sensiblement égale à la distance verticale entre les deux lignes a-a <I>et</I> b-b entre lesquelles doit être opéré le revenu, tout en ayant pour la spire une section suffisante.
Cette spire tubulaire, de préférence en cuivre, est supportée par le plateau 15 par le moyen d'une console 30 portant une bride 301, qui enserre les deux extrémités de la spire. Ces extrémités sont reliées par deux prises de courant 31 et 32 aux bor nes de sortie d'un générateur électronique 33 d'un type quelconque bien connu et un interrupteur 34 permet de régler la courte durée d'admission du cou rant dans la spire 14. Pour éviter une élévation nota ble de la température de celle-ci, ses extrémités sont branchées sur les tubulures 35 et 36 d'un circuit de circulation d'eau ou d'huile de refroidissement.
A la fig. 5 on a représenté une variante de spire de chauffage. Elle est constituée par un tube de sec tion circulaire sur lequel est reporté un jonc 37 de section transversale trapézoïdale ou analogue.
Naturellement, de nombreuses pièces minces peuvent être traitées conformément au procédé décrit.
C'est ainsi que l'on peut traiter des bagues internes pour coussinets telles que celle 38 qui est représentée à la fig. 6 et qui doit recevoir des aiguilles 39 de roulement (fig. 7) sur lesquelles le collet externe amorcé en 40a sera rabattu en 40 ;
la pièce 3 8 à surface entièrement durcie par carbonitruration ou simple trempe subit un revenu localisé à la portion 13a de sa surface interne et à sa position en regard de sa surface externe à l'aide d'un courant à haute fréquence, induit à l'aide de la spire d'induction 14b dont la petite base de la section trapézoïdale est tournée vers l'extérieur des plaques pour butées à roulement, telles que celle qui est représentée en 41 sur la fig. 8 et sur laquelle doivent rouler (fig. 9) des éléments mobiles 42,
engagés dans des lumières 43 d'une pla que de retenue 44 qui sera elle-même retenue sur la plaque 41 par le rabattement en 45 d'une saillie circulaire 451, (fig. 7) de ce plateau ; celui-ci, entiè rement durci en surface, doit subir un revenu loca lisé à la zone annulaire 13b et ce revenu est assuré par le choc thermique obtenu par l'induction d'un courant à haute fréquence, à l'aide de la spire 14b analogue à celle de l'exemple précédent, etc.
Dans chaque cas d'espèce, les conditions du trai tement, en particulier au point de vue des tempé ratures T, T,s et T,n précisées à propos du premier exemple, pourront être facilement déterminées par quelques essais préalables.
On peut, dans une variante et suivant une techni que connue, utiliser un ou des dispositifs refroidis seurs placés au contact de la pièce traitée sur la ou les parties dont on ne veut pas diminuer la dureté en vue d'obtenir une meilleure localisation du chauf fage par induction.
Process for the heat treatment of parts, apparatus for carrying out this process and, part obtained by this process The present patent comprises a process for the heat treatment of metal parts which must present on certain portions of their surface a high surface hardness resulting heat treatment and, between these portions, at least one other narrow portion having on the surface after said treatment, sufficient ductility to allow it to undergo permanent deformation without creating cracks, cracks, or even tears superficial.
Two methods of heat treatment of localized surface hardening are already known, the first consisting in treating only the portions to be hardened, the or each portion which must be able to be deformed after the hardening treatment being suitably protected during the enrichment of the part in hardening element (carbon and / or nitrogen, etc.) and / or during the quenching heat treatment which follows this enrichment, so that it is not enriched in hardening element, or is not worn at a temperature sufficient for it to quench;
the second consists in treating the part in its entirety and then in immersing the or each portion which must remain deformable in a bath causing a naked dream sufficient to eliminate any fragility on the surface of this portion during its subsequent deformation.
However, these known techniques are only applicable when the portion to be preserved or made again deformable is sufficiently far from the parts to be hardened or when these parts are sufficiently massive for the heat treatment of quenching in the first method or of tempering in the first method. second either without influence respectively on the portion not to be soaked or on that of which the surface hardness must be preserved. They are not applicable to thin parts and where the portions to be hardened and not hardened are very close and alternating, as is the case for the parts given above by way of example.
With such parts, the protection against the heat treatment of quenching is illusory and, moreover, tempering by partial immersion in a bath is either practically impossible due for example to the very narrow annular shape of the portion to be subjected to the tempering or illusion as a result of the transmission of tempering heat to adjacent portions, the duration of heat application not being able to be controlled with sufficient precision either in its value or in its duration of application.
The object of the method according to the invention is to remedy these drawbacks and allows the heat treatment of a part with thin walls with a view to obtaining this part, with a precision of the order of a fraction of a millimeter, at least one portion of high surface ductility located between two adjacent portions of high surface hardness. This process is characterized in that one carries out a surface hardening of all the surfaces of said part to be treated, then in that a localized tempering is carried out at the or at each portion of the surface which must have a high ductility in heating. fant, for a very short time, this portion using a high frequency induction electric current.
The patent includes an apparatus for carrying out the above method, as well as the part, such as a rolling ring, thrust plate, bush, case and other part treated by this method.
In the accompanying drawing, given by way of example in FIG. 1 is a diametrical axial section of an outer ring of a rolling bearing after the overall heat treatment in FIG. 2 shows the same part in section and in place in the tempering apparatus partially shown and in section; fig. 3 is a plan view of. the whole apparatus, on a smaller scale than that of FIG. 2; fig. 4 shows, in axial, diametral section, the finished needle bearing; fig. 5 is an axial and diametral section of a variant of the induction heating coil;
the fi-. 6 shows, in a similar section, the position of the induction heating coil in the case of an internal bush ring; fig. 7 is a partial section, axial and radial, of the same completed bearing; fig. 8 shows a diametrical axial section of the application of the invention to a stop plate; the fi-. 9 is a similar but partial section of the completed stop, and on a larger scale.
The example of execution shown in FIGS. 1 to 4 is applied to the heat treatment of the outer ring 1 (fig. 4) of a needle bearing 2, the inner surface of which 3 forms the raceway, while the ends 4 and 5 of the conical truncated shape of the needles abut axially on the internal surfaces 6 and 7 of two collars 8 and 9, formed by the inward folding of the two ends of the ring.
The surface 6 is connected to the surface 3 by a groove 10 forming with the ends of the movable elements 2 an annular space in which any contact between the ring 1 and the needles is excluded.
The rolling surface 3 and the two retaining surfaces 6 and 7 must be very hard in order to reduce wear, seizure and all other phenomena which destroy the bearing in operation.
To produce this ring 1, the wall of which is thin, its radial thickness e being of the order of a millimeter, we start with a stamped part having the collar 9 but the other end of which is cylindrical as shown in phantom in the on fig. 1 and comprises at 10a a recess which will give the groove 10. The second collar is started at 8b, the provisional form <B> 81, </B> being such that the needles 2 can be introduced from below its edge 12b.
The ring thus preformed according to lb (fig. -1) then undergoes a heat treatment for hardening all of its surfaces. This heat treatment is preferably a carbonitriding carried out according to any one of the known methods, followed by a hardening quench also according to a known method.
This gives a part which is fully hardened over its entire surface and which is therefore capable of resisting wear but which, on the other hand, would not allow the second collar to pass from the provisional position 8b to the final position 8, that is to say of the shape of FIG. 1 to that of FIG. 4 under penalty of seeing cracks, cracks, or even tears appear on the external surface of this part, in the region concerned by the folding of the collar, that is to say in line with the recess 10 over the entire length. outer peripheral surface of the ring between the two circular lines,
circumferential a-a and b-b (fig. 1, 2 and 4). It is therefore necessary to make the outer surface 13 between these two lines ductile again and also, but to a slightly lesser extent, the facing inner surface, that is to say that of a portion of the recess 10, while retaining the hardness of the adjacent surfaces 3 and 6 subjected to wear.
This result is obtained by a very localized and almost instantaneous thermal shock, caused in the portion of the ring between the two circular lines aa and bb, using a high frequency current induced in the single coil in short-circuit formed by the annular zone of the ring lb delimited by these two lines, using an open coil 14 in which a high-frequency induction current is admitted for a very short period of time and with sufficient power to raise the superficial temperature in this zone to a value T which must be such that, on the one hand,
between the aforementioned circular lines, it is sufficient to effect a tempering retransmitting the martensite into a less hard iron-carbon compound (austenite, bainite, perlite or their mixture) and to reduce the hardness there due to nitrides, a decrease which begins around 5001, C, this temperature therefore constituting a lower limit for T, but lower than a value T,
#z to avoid a new total or partial transformation of these compounds into martensite during the cooling which will follow; and, on the other hand, insufficient to cause in the adjacent portions a rise in temperature to a value T ", above which the hardness of the nitrides obtained by the carbonization would be reduced. part obtained by this treatment retains sufficient surface hardness over its entire surface, both internal and external,
with the exception of the zone 13 of its external surface comprised between the circumferential lines a-a and b-b and of the facing internal surface forming a portion of the recess 10.
To clearly differentiate the hard zones from the zones made ductile by tempering, in figs. 1, 2 and 4 as well as in the figures relating to the other examples, the hardened surfaces have been shown in solid lines, the ductile parts being shown in thin lines.
After the very localized heating by high frequency which made the surface 13 ductile, the needles 2 are put in place and the pad is finished by folding back from <B> 81, </B> (fig. 1) to the final position. 8 (Fig. 4) the collar whose edge 12 will trap the needles 2, the hard surface 6 maintaining them axially in combination with the surface, also hard 7, of the other collar 9, previously formed.
Of course, the numerical data relating to the income will vary with the nature of the steel used, the thickness and the <I> ab </I> width of the area to which the income is to be limited.
By way of nonlimiting example, excellent results have been obtained in the case of a ring approximately one millimeter thick and with an outer diameter of thirty millimeters, the width <I> ab < / I> being two millimeters, and in mild steel, unalloyed, previously treated with a nitrocarburization having hardened the surfaces to approximately 0.01 to 0.02 mm in depth, with the following data frequency of the inducing current. 450 kilocycles dissipated power <B> ------------ </B>. . 3 kilowatts air gap c between turn 14 and the ring .................... 1 mm duration of induction <B> ......... .. </B>. 1 second tempering temperature T <B> ...... </B>. .
700o C tempering temperature Tm <B> ...... </B> 8501, C temperature T ", maximum of adjacent portions <B> ------------ </B> 5000 C Figures 2 and 3 show, by way of example, a simple device allowing easy operation of the income heating.
This apparatus comprises a fixed support plate 15 on which a rotary plate 17 can turn by a journal 16. In this plate are arranged, at the same distance from the axis of rotation XX, a certain number of cylindrical slots 18, for example. four, arranged 900 from each other and of such dimensions that each of them can receive, without appreciable play, a ring 1b to be subjected to income.
By successive 90o rotations of the plate 17 in the direction of the arrow f (fig. 3), the lights can therefore pass from one to the other of two loading positions 18a or 18b successively to a tempering position. 18c, then to a position 18.1 for removing the treated ring.
At the income station, that is to say for the position 18t ', the fixed plate 15 has a bore 19 of the same radius as each slot 18 of the rotary plate 17, so that the light coming in 18th coincides with this bore 19. In this bore is movable a support 20 with eclipse, capable of lowering under the action of its own weight at the level of the upper face 21 of the plate 15, but this support 20 can be raised in the position shown. in fig. 2 using a lever 22.
The latter can oscillate at 23 in a yoke 24 integral with the plate 15, between a lowered position 22a for which it abuts in the bottom of the notch of the support yoke 24 and a high position for which the support 20 abuts against the lower face of the plate 15 by a collar 25.
As for the rotary plate, it can be driven for example by means of a flywheel 26 fixed to the lower end of the shaft 16.
Using this handwheel, we can therefore bring a ring to be treated 1b, loaded in 18a or 18b, in 18c to the right of the eclipsable support 20 and, by oscillation of the lever from position 220, to the position in solid lines 22, cause the lifting of said support 20 to lift the ring 1b and bring the surface 13 which must withstand the local tempering thermal shock at the level of the single coil 14 of heating by high frequency current.
This coil 14 is tubular and has a radial axial section of trapezoidal shape, so that its small base has a width substantially equal to the vertical distance between the two lines aa <I> and </I> bb between which must be operated. income, while having a sufficient section for the coil.
This tubular coil, preferably made of copper, is supported by the plate 15 by means of a console 30 carrying a flange 301, which encloses the two ends of the coil. These ends are connected by two sockets 31 and 32 to the output terminals of an electronic generator 33 of any well-known type and a switch 34 makes it possible to adjust the short duration of admission of the current into the coil 14. To avoid a noticeable rise in temperature thereof, its ends are connected to the pipes 35 and 36 of a water or cooling oil circulation circuit.
In fig. 5 shows a variant of the heating coil. It consists of a circular section tube on which is attached a ring 37 of trapezoidal cross section or the like.
Of course, many thin parts can be processed according to the method described.
This is how internal bushings such as that 38 shown in FIG. 6 and which must receive rolling needles 39 (fig. 7) on which the external collar started at 40a will be folded down at 40;
the part 38 with a surface entirely hardened by carbonitriding or simple quenching undergoes localized tempering at the portion 13a of its internal surface and at its position opposite its external surface using a high frequency current, induced at the With the aid of the induction coil 14b, the small base of the trapezoidal section of which is turned outwards from the plates for rolling bearings, such as that shown at 41 in FIG. 8 and on which must roll (fig. 9) mobile elements 42,
engaged in slots 43 of a retaining plate 44 which will itself be retained on the plate 41 by the folding at 45 of a circular projection 451 (FIG. 7) of this plate; the latter, fully hardened on the surface, must undergo a localized tempering at the annular zone 13b and this tempering is ensured by the thermal shock obtained by the induction of a high frequency current, using the coil 14b similar to that of the previous example, etc.
In each specific case, the conditions of the treatment, in particular from the point of view of the temperatures T, T, s and T, n specified in connection with the first example, can easily be determined by a few preliminary tests.
One can, in a variant and according to a known technique, use one or more cooling devices placed in contact with the treated part on the part or parts whose hardness is not to be reduced in order to obtain a better localization of the heater. fage by induction.