Table d'extension vertébrale
La présente invention a pour objet une table d'extension vertébrale, comprenant un support portant un plateau thoracique et un plateau mobile destiné à l'appui et à la fixation du bassin, le plateau thoracique étant fixé audit support, tandis que le plateau mobile est à même de coulisser longitudinalement sur ce support sous l'action de poids tendant à l'éloigner du plateau thoracique, les deux plateaux étant situés au moins approximativement au même niveau.
On cornait déjà des tables d'extension de ce type, mais jusqu'à présent il était toujours nécessaire de fixer le patient au moyen de ceintures, l'une de cellesrci serrant le patient dans s la région du bassin et étant fixée au plateau mobile, tandis que l'autre ceinture entourait le thorax du patient et le maintenait sur le plateau thoracique. Les ceintures employées sont en général très larges, pour assurer un bon maintien, de sorte que le patient en est incommodé et que, d'autre part, son corps n'est pas accessible au praticien pendant l'extension.
Or, on a trouvé que le praticien aurait intérêt à pouvoir mas, ser le corps ou manipuler la colonne vertébrale durant l'extension, en vue d'obtenir une relaxation plus grande et plus rapide de la musculature, ce qui permet la remise en place de vertèbres sans risque de fracture ou de subluxation, toujours possibles dans les remises en place trop brutales.
La table d'extension suivant l'invention a pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus. Elle est caractérisée en ce qu'elle comprend une pince, montée sur le plateau mobile et destinée à enserrer fermement le corps du patient par sa taille, et des moyens de fixation montés sur le plateau thoracique pour maintenir la partie supérieure du corps du patient et neutraliser la traction exercée sur le plateau mobile, le tout étant agencé de manière que le corps du patient reste accessible pendant l'extension.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution et une variante de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective de cette forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue, partiellement en coupe transversale, de la variante.
La table d'extension vertébrale représentée à la fig. 1 comprend un pied 1 en tube d'acier chromé, démontable, sur lequel est monté un support 2 formé par un cadre en tube d'acier chromé. Le support 2 peut être incliné par rapport au pied 1, au moyen d'un dispositif connu à crémaillère actionnable à l'aide d'un levier 3. La table peut ainsi prendre diverses inclinaisons.
Le support 2 porte un plateau thoracique 4 et un plateau mobile 5 destiné à l'appui et à la fixation du bassin du patient. Le plateau thoracique 4, fixé au cadre 2, est rembourré et présente dans sa partie supérieure une ouverture 6 destinée à recevoir le visage du patient dans le décubitus ventral. L'ouverture 6 peut être fermée par un coussin 7 pour l'appui de la tête dans le décubitus dorsal. Le plateau mobile 5, également rembourré, est monté sur le cadre 2 de manière à pouvoir coulisser longitudinalement, au moyen de roulements à billes et de coulisses non représentés. Lorsque le plateau mobile 5 est dans sa position extrême de droite (position montrée au desr sin), il peut être immobilisé au moyen de crochets 8 articulés sur le plateau thoracique 4. Les deux plateaux 4 et 5 sont situés au même niveau.
Pour maintenir le bassin du patient sur le plateau mobile 5, il est prévu deux bras mobiles 9 de longueur réglable, montés rotativement sur le plateau 5.
Chaque bras 9 est constitué par un tube d'acier chromé fixé verticalement à l'extrémité libre d'un levier 10 pivotant sur un piton 1 1 fixé dans le plateau mobile 5. Chaque levier 10 est formé de deux tiges s'emboîtant télescopiquement, dont l'une peut coulisser sur l'autre, de sorte que la longueur du levier est réglable; une manette 12 ou un écrou à ailettes permet de fixer la position d'une des tiges par rapport à l'autre. Un anneau 13 solidaire d'une chaînette 14 est enfilé sur chaque bras 9, et l'autre extrémité de la chaînette 14 est reliée à une paire de câbles métalliques 15 terminés par des ressorts à boudin 16, ces derniers étant eux-mêmes reliés à un levier d'actionnement excentrique 17 fixé au plateau mobile 5, du genre employé dans les fixations de skis.
Dans la position fermée des leviers 17 (position montrée sur le dessin), les câbles 15 sont tendus et tendent à rapprocher les bras 9 l'un de l'autre. La longueur de la chaînette 14 est réglable, en ce sens qu'on peut accrocher les câbles 15 à l'un ou l'autre de ses maillons. Chaque ensemble 14 à 17 constitue un tendeur à ressort dont le fonction ne- ment sera décrit plus loin.
Le plateau thoracique 4 de la table d'extension porte deux bras 18 en tube d'acier chromé, de longueur réglable, montés rotativement sur des pitons 19 fixés près du bord supérieur du plateau 4. Le réglage de la longueur se fait, comme pour les bras 9, au moyen de tiges télescopiques 31. Les bras 18 occupent normalement la position montrée au dessin, c'est-à-dire qu'ils sont disposés au moins approximativement parallèIement à l'axe longitudinal de la table d'extension. La partie avant desl bras 18 a la forme d'un quart de cercle et est destinée à s'engager sous les aisselles, fixant ainsi le haut du corps au plateau thoracique 4.
De chaque côté du haut de la table se trouve une petite échelle 20 en tube d'acier, qui permet au patient de s'y agripper avec les mains, dans le décubitus ventral.
A l'extrémité inférieure du plateau mobile 5 est fixé un support 21 en acier chromé, en forme de V, portant une poulie 22. Un câble 23, fixé au plateau 5, passe dans la gorge de la poulie 22 et porte à son extrémité libre des poids 24. Ces poids sont constitués par des plaques de fonte s'enfilant à volonté sur une tige métallique 25 fixée à l'extrémité libre du câble 23.
De même, le plateau thoracique 4 porte à son extrémité supérieure un support 26 muni d'une poulie 27 sur laquelle passe un câble 28 portant des poids 29. Au lieu d'être fixé au plateau 4, le câble 28 est attaché à une barre transversale 30. La barre 30 est destinée à recevoir les sangles d'une minerve non représentée, enserrant la tête du patient. Les poids employés varient selon le sujet à traiter et le cas pathologique.
La table d'extension décrite est utilisée de la manière suivante:
Supposons que le patient soit couché sur le dos (décubitus dorsal). Les crochets 8 sont tout d'abord laissés fermés, de sorte que les deux plateaux 4 et 5 sont maintenus immobiles dans la position représentée. Le praticien place le patient de manière que les bras 18 en arc de cercle prennent sous les aisselles, la tête reposant sur le coussin 7. Puis il règle la longueur des leviers 10 et des chaînettes 14 de manière que les bras 9 arrivent au-dessus des os iliaques du patient, c'est-à-dire à la hauteur de sa taille. Les tendeurs à ressorts 14 à 17, jusqu'alors détendus, sont alors tendus au moyen des leviers d'actionnement 17, ce qui applique fortement les bras 9 contre le corps du patient, les bras 9 formant ainsi une pince maintenant fermement le corps du patient sur le plateau 5.
On fixe une minerve sous le menton du patient, minerve qu'on relie comme déjà dit à la barre transversale 30, qui repose librement sur le support 26. On fixe aux câbles 23 et 28 les poids nécessaires et libère le plateau mobile 5 en ouvrant les crochets 8. Sous l'action des poids 24, le plateau 5 tend à s'éloigner du plateau thoracique 4 et provoque une extension de la colonne vertébrale du patient. Ce dernier est fermement retenu par les bras 18 agissant sur la ceinture scapulaire, tandis que le bassin du patient eslt tiré vers le bas par les bras 9. On voit que le corps du patient est entièrement accessible au praticien pendant l'extension, ce qui permet à ce dernier de compléter l'extension par d'autres traitements appropriés, tels que massage, manipulation, etc. Le cas échéant, la minerve peut être laissée de côté.
Si le patient est en décubitus ventral, on maintient slon bassin de la meme façon que ci-dessus, au moyen des bras 9 et des tendeurs à ressorts 14 à 17. Pour maintenir le haut du corps, on a le choix entre deux solutions. La première consiste à faire agripper le patient par les mains aux échelles 20.
Dans ce cas, les bras 18 sont enlevés de la table.
La seconde solution consiste à demander au malade de laisser tomber ses bras de chaque côté de la table et à le retenir sous les aisselles au moyen des bras arqués 18. Pour le décubitus ventral, on retire le coussin 7 de l'ouverture 6, pour laisser un espace libre pour le visage. Comme pour le décubitus dorsal, on peut employer ou non une minerve.
Lorsque le patient est en décubitus costal, c'est à dire quand il est couché sur le côté, on le serre à la taille au moyen de la pince représentée à la fig. 2.
Cette pince comprend- une pièce inférieure 32 munie de deux pieds creux 33 de section carrée, engagés dans des trous 34 de même forme pratiqués dans le plateau mobile 5. La pièce 32 présente une échancrure arrondie 35 destinée à épouser la forme du corps du patient. Un bras arqué 36 est fixé à l'extrémité d'une tige 37 de section carrée, engagée librement dans l'un ou l'autre des pieds creux 33, oeux-ci s'étendant sur toute la hauteur de la pièce 32. Une vis d'arrêt 38 permet de bloquer la tige 37 et le bras 36 à la hauteur désirée. L'extension costale ainsi obtenue permet une détorsion de la colonne vertébrale et la correction des scolioses, tout en lais sant la possibilité au praticien de faire au patient des manipulations ostéopathiques.
La table d'extension vertébrale décrite ci-dessus offre donc un grand nombre de possibilités, tout en assurant le confort du patient et l'efficacité du traitement. Elle permet d'agir avec certitude et délicatesse sur les discopathies, les hernies discales, les subluxations et les déviations qui provoquent tant de lumbagos, de sciatiques, de parésies et d'autres troubles divers. Le cas échéant, elle permet de faire de la vibro-extension et peut être également transformée rapidement en table de massage ou de relaxation.