CH358162A - Transistor unipolaire pour très hautes fréquences - Google Patents

Transistor unipolaire pour très hautes fréquences

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CH358162A
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Description


  Transistor unipolaire pour très hautes fréquences    La     présente.    invention a pour objet un     transistor     unipolaire pour très hautes fréquences, à effet de  champ.  



  On connaît déjà des transistors à effet de champ  qui sont basés sur le principe de la variation de la       surface    de la section droite d'un flux de     porteurs     de charges dans un bâtonnet semi-conducteur au  moyen d'un champ électrique transversal. Ce     flux    de       porteurs    sera appelé dans ce qui va suivre   canal  conducteur  .  



  Ces transistors à effet de champ sont des transis  tors unipolaires qui ont un circuit d'entrée compre  nant un     contact    redresseur (ou une jonction     n-p)     mais leur circuit de sortie contrairement à celui des  transistors bipolaires, ne possède ni contact redres  seur ni jonction     n-p.    De plus, alors que     dans    le cas  des transistors bipolaires le contact redresseur (ou  la jonction     n-p)    du circuit d'entrée est polarisé     dans     le sens direct afin de provoquer une injection de por  teurs minoritaires,

   il est polarisé dans le sens inverse  dans le cas des transistors à effet de champ afin de  provoquer l'apparition d'une charge     d'espace.     



  Dans le brevet suisse Ne 329913, on a décrit un  transistor à effet de champ dans lequel le canal con  ducteur a une configuration cylindrique et qui offre  de multiples     avantages    par rapport aux formes utili  sées ou envisagées jusqu'ici.  



  Une des particularités de ce type de transistor  est d'être utilisable dans une large bande de fré  quences et notamment de permettre une amplifica  tion de signaux à relativement haute     fréquence    avec  un gain convenable.  



  Toutefois, dans les formes décrites jusqu'ici, y  compris celle dont il est question dans le brevet pré  cité, il existe des limitations gênantes à la bande de  fréquences, utilisables avec ces transistors et résultant  essentiellement des deux facteurs     suivants       1) La capacité équivalente Ce de l'électrode de  commande par rapport au canal conducteur et la  résistance équivalente     Re    de ce     canal    donnent une  constante de temps T,=     R,Ce    .

   Dès lors la fréquence  de coupure est  
EMI0001.0020     
    2) Le temps, transit     Tt    des     porteurs    de charges  d'une     extrémité    à l'autre de     l'électrode    de     commande     donne une fréquence     limite    d'utilisation exprimée par  la formule     suivante     
EMI0001.0028     
    où U est la vitesse des porteurs, de charges et L la  longueur de     l'électrode    de modulation.  



  En pratique, la     condition    (1) est beaucoup plus  restrictive que la condition (2) et donne     une    limite  de fréquence beaucoup plus basse.  



  On doit donc chercher en premier lieu à réduire  la constante de temps     R,C,.    Toutefois, de grosses  difficultés surgissent sur cette voie.  



  En effet, lorsqu'on réduit la longueur L de l'élec  trode de     commande,    le champ électrique dans le  canal     dépasse    rapidement la valeur critique à par  tir de laquelle la mobilité des     porteurs    de charge n'est  plus constante.

   La variation de cette     mobilité    se pro,  duit d'abord     proportionnellement    à     E-1/2    (où E est  l'intensité du champ     électrique)    pour     tendre    finale  ment vers une     proportionnalité    en     E-1,    la     vitesse    des  porteurs ne pouvant pas dépasser     une    valeur     limite     qui, par exemple, pour des     électrons    dans, du germa  nium du type n,

   est d'environ 6.106     centimètres        par     seconde (données     expérimentales    de     E.J.        Ryder,        Phy-          sical        Review    du ter juin 1953, p. 766-769). De la       sorte,    la résistivité du canal croît d'abord propor-           tionnellement    à     E222    et ensuite à E. Finalement, mal  gré la     réduction    de la longueur de     l'électrode,    la ré  sistance     Re    demeure constante.  



  D'autre part, lorsque la longueur de l'électrode  de commande devient de l'ordre de. grandeur de la  moitié de la dimension transversale du     canal    (du  rayon dans le cas de la configuration     cylindrique,    de  la moitié du petit     côté    de la     section        rectangulaire     dans le cas de la     configuration        parallélépipédique),     la capacité Ce ne diminue plus à peu près propor  tionnellement à L, l'effet des bords se traduisant ici  par une capacité parasite de plus en plus notable.  



       Enfin,    plus l'électrode de commande est courte,  plus il devient     difficile    d'évacuer la chaleur produite  par l'énergie dissipée dans le canal.  



  On est     ainsi    conduit à rechercher la solution dans  la réduction de la dimension transversale du canal  et une augmentation     parallèle    de la conductivité du  semi-conducteur     utilisé    (par exemple, du germanium  ou du silicium). De la sorte, on peut     diminuer    la lon  gueur L, tout en bénéficiant à la fois de la réduction  de     Re    et de Ce . D'autre part, l'énergie à dissiper  demeure encore dans les limites acceptables.  



  Toutefois, on se heurte alors à des     difficultés    de  réalisation et en     définitive    la     limite    pratique de fré  quence     d'utilisation    devient de l'ordre de 300     Mc/s.     



  Le but de l'invention est de     réaliser    des transistors  unipolaires dans lesquels     cette    limite de     fréquence     est reculée d'environ un ordre de grandeur,     ce    qui  permet d'atteindre des     fréquences    d'emploi de l'or  dre de 5000     Mc/s.     



  Le     transistor    unipolaire pour très hautes fréquen  ces selon l'invention, qui est à effet de champ, com  prend un bâtonnet d'un corps semi-conducteur ayant  un type donné de conductivité et     présentant    une  partie     amincie    au voisinage du     milieu    de sa lon  gueur, deux     électrodes    d'extrémité situées sur les  faces terminales du bâtonnet et ayant un contact  ohmique avec le     bâtonnet,    une première électrode  métallique de     commande    entourant la partie amincie  et ayant un contact redresseur avec le bâtonnet ;

   il  est caractérisé en     ce    qu'il comprend au moins une  seconde électrode     métallique    de focalisation entou  rant la partie     amincie    et ayant un contact redresseur  avec le bâtonnet, ladite seconde électrode de focali  sation étant située avant     l'électrode    de commande       dans    le     sens    de propagation des porteurs de charges  dans le     bâtonnet    semi-conducteur.  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,  un     transistor    connu, deux formes d'exécution du       transistor        ïobjet    de l'invention et dés     graphiques     explicatifs.  



  La     fig.    1 rappelle le schéma de     principe    d'un  transistor à effet de champ ;  les     fig.    2 et 3 montrent la variation du profil et  de la     section    du canal     conducteur,    le long de celui-ci,  ainsi que la     résistance    linéique du canal et de la ca  pacité linéique entre le     canal    et l'électrode de com  mande, respectivement pour des     configurations    pa-         rallélépipédique    et cylindrique du canal d'un transis  tor tel que celui visible à la     fig.    1 ;

    les     fig.    4 et 5 montrent pour     ces    deux configura  tions, la variation de la     résitance    linéique du canal  en fonction de la différence de potentiel entre     celui-          ci    et l'électrode de commande ;  la     fig.    6 représente schématiquement un transis  tor à effet de champ à double électrode et consti  tuant la première desdites formes d'exécution ;  les     fig.    7 et 8 montrent la variation de la sec  tion du     canal    conducteur et de sa     résistance    globale  sous l'effet du signal à amplifier dans le cas du  transistor de la     fig.    6 ;

    les     fig.    9, 10, 11 sont des figures homologues des       fig.    6, 7 et 8, dans le cas d'un transistor à effet de  champ à triple électrode et     constituant    la     seconde     desdites formes d'exécution ;  les     fig.    12 et 13 montrent comment on peut, en  variante brancher les transistors constituant ces deux  formes d'exécution.  



  La     fig.    1 rappelle le schéma électrique d'un trans  istor à effet de champ. Entre deux électrodes d'ex  trémité 1 et 2 ayant un     contact    ohmique avec un       bâtonnet    semi-conducteur passe un courant     fourni     par une     source    de courant 3. L'électrode de com  mande 4 sur laquelle agit à la fois la source de pola  risation 5 et le     signal    produit par le générateur 6 est  une     électrode    disposée autour de la partie amincie 8  du corps semi-conducteur. Elle présente avec le bâ  tonnet semi-conducteur un     contact    redresseur.

   Le  signal amplifié est recueilli aux bornes de la résis  tance     d'utilisation    7. Les polarités des sources de  courant représentées sur la     fig.    1 correspondent au  cas d'un corps semi-conducteur de type n, par exem  ple de germanium de type n.

   Il y a lieu de     noter,          d'une    part, que, ainsi qu'il a été dit au début du  mémoire descriptif, pour     un    corps     semi-conducteur     d'un type donné, le     contact    redresseur 4-8 du circuit  d'entrée fonctionne en sens inverse alors que dans  les transistors bipolaires, il     fonctionne    dans le sens  direct afin d'injecter des     porteurs    minoritaires et,  d'autre part,     qu'il    n'y a pas ici de contact redres  seur dans le circuit de sortie qui est purement     ohmi-          que.     



  La     fig.    2 montre, dans le cas d'une partie amin  cie 8 de forme parallélépipédique et, par suite, dans  le cas     d'un    canal de section     rectangulaire    une  courbe 9 donnant la largeur a de la zone occupée par  des charges d'espace, une courbe 10 donnant la sec  tion s du canal conducteur, une courbe 11 donnant  la     résistance    linéique     r    et une courbe 12 donnant  la     capacité        linéique    CI en fonction     de    l'abscisse x  d'un point du     canal.    Ces courbes correspondent au  cas où la tension de polarisation étant nulle,

   on  applique entre les électrodes terminales 1 et 2 une  tension     Vo    donnant la striction complète, c'est-à-dire  telle que pour la valeur L de l'abscisse x, les char  ges d'espace occupent la totalité de la partie amincie.  A représente la moitié du petit côté du rectangle       délimitant    le canal à l'entrée dans l'électrode de mo-           dulation,    L la longueur totale du canal, et S sa sec  tion totale à l'origine.  



  La     fig.    3 est analogue à la     fig.    2, mais dans le  cas où la partie amincie 8 du transistor a une forme  cylindrique de rayon R. La courbe 9' donne la di  mension radiale a de la zone     occupée    par des char  ges     d'espace,    la courbe 10' la section s du canal con  ducteur, la courbe 11' la résistance     linéique        rl    et la  courbe 12' la     capacité        linéique    CI.     Comme        dans    le  cas de la     fig.    3, S désigne la     sectione.    totale du canal  à l'origine.  



  La     fig.    4 représente une courbe 13 donnant, dans  le cas de la section rectangulaire du     canal,    la résis  tance linéique r, du canal à l'extrémité du goulot si  tuée du côté   anode   et     cela    en fonction de la ten  sion V     appliquée    entre l'anode 2 et l'électrode de  commande 4,     Vo    étant la tension correspondant à la  striction. La     fig.    5 représente une courbe 13' se rap  portant au cas de la section circulaire du     canal.     



  L'effet de     commande    du signal à amplifier le  long de la section du canal ne     s'exerce        efficacement     que sur une faible portion et     notamment    sur la por  tion la plus. restreinte du canal, sur laquelle la ten  sion appliquée est proche de     Vo    .

   Pour s'en rendre  compte, il suffit de remarquer la     forme        particulière     de la     courbe    11 ou 11' donnant<I>ri</I> en fonction de<I>x</I>  et de se reporter aux     fig.    4 et 5     donnant    la variation  de la résistance linéique du     canal    en fonction de la  tension appliquée donc en fonction du champ élec  trique transversal.  



  Cependant, c'est la capacité totale du canal     vis-          à-vis    de l'électrode de commande qui intervient dans  la constante de temps     R,,C,    Or, on constate sur les       fig.    2 et 3 (courbes 12 et 12') que la capacité     linéique          C,    est d'autant plus importante que la     section    du  canal est plus grande ; on conçoit ainsi que la cons  tante de temps     R,C,    est due en majeure     partie    à la       portion    de l'électrode sur laquelle l'effet de com  mande du signal à amplifier est pratiquement négli  geable.  



  Cette     portion    de l'électrode est     pourtant    indis  pensable pour amener le canal à un état de striction  permettant une action     efficace    du signal mais il     appa-          rait    parfaitement superflu que celui-ci y soit appli  qué. L'idée à la base des formes d'exécution que l'on  va décrire consiste à supprimer cet effet     inutile,    en  éliminant du même coup la capacité parasite qui en  résulte.

   En même temps. la durée de transit qui est  l'inverse de     f",        donnée    par la formule (2) et qui est,  par suite, comme le montre     cette    formule, propor  tionnelle à la longueur de l'électrode de modulation,  se trouve considérablement réduite.  



  La     fig.    6 représente schématiquement un trans  istor à effet de champ constituant la première     des-          dites    formes d'exécution et permettant d'atteindre le  but recherché (comme sur la     fig.    1, les     polarités    des       sources    correspondent au cas d'un semi-conducteur  du type n). L'électrode annulaire de modulation est  partagée en deux     parties.    La plus longue des deux,  la     partie    amont 14, joue un rôle semblable à celui    d'une lentille qui concentre un     faisceau    de     porteurs     de charges.

   On l'appellera dans     ce    qui suit       lentille     amont   (sens     compté    suivant le déplacement des  électrons) pour la différencier d'une lentille aval dont  il sera question plus     loin.    L'autre     partie    15, nette  ment plus courte, joue le rôle d'un       goulot      dont  l'effet     s'exerce    sur le canal à la suite de la     striction     de celui-ci ;

   l'effet modulateur sur la     résistance    du  canal peut ainsi être     important,    malgré la faible lon  gueur de la portion     intéressée.    Seul le goulot 15     est     soumis à l'action du signal, la lentille 14 n'étant, elle       soumise    qu'à la tension de polarisation de la source  5. Les autres notations sont les mêmes que sur la       fig.    1.  



  La     fig.    7 illustre l'action de la     disposition    dé  crite, la tension de polarisation de la     source    5 étant  supposée nulle. Le goulot 15 agit sur le canal après  la striction de     celui-ci    obtenue par la lentille amont  14. En traits pointillés sont représentées à titre indi  catif les, limites de variation du profil du canal sous  l'effet de la tension de modulation appliquée au gou  lot 15.  



  Le profil 16 du canal est celui qui     correspond    à  une valeur nulle du signal produit     par    le généra  teur 6 ; le profil 16' est     celui    qui correspond à l'am  plitude     maximale    négative de ce signal et le profil  16"     est    celui qui correspond à l'amplitude maximale  positive.  



  La     fig.    8 montre la variation correspondante de  la résistance du     canal.    La courbe 17, en     trait    plein  représente la résistance globale     Re    du canal 16 en  fonction de     l'abscisse    x, le goulot 15 étant à la ten  sion de l'électrode 14. Les.     courbes.    17' et 17" repré  sentent     respectivement    les     résistances    globales des  canaux 16' et<B>16"</B> et montrent les     limites.    entre les  quelles, peut varier la résistance du     canal    sous l'effet  de la tension     modulatrice    appliquée au goulot 15.  



  La tension du signal est     appliquée    entre le goulot  et la lentille ; elle se répartit donc entre les. capa  cités     goulot-canal    et canal-lentille. Toutefois,     cette          dernière    capacité étant beaucoup plus grande que  la première, la presque     totalité    de cette tension exerce  son effet sur     l'espace        goulot-canal.     



  En effet, la longueur du goulot n'est qu'une  faible fraction., normalement inférieure au     dixième    de  celle de la     lentille.    Le champ produit par le     goulot     est bien     délimité    à l'amont par la lentille, à     l'instar     d'un anneau de garde ;

   par contre, à l'aval     il    inté  resse une portion du     canal    débordant le contour du  goulot du fait de l'effet de bords.     Ainsi,    la capacité  effective du goulot     vis-à-vis    du canal, tout     en,    demeu  rant très. faible, est cependant sensiblement majorée  par     cet    effet parasite.  



  On peut     remédier    à     cet        inconvénient    par un dis  positif à double     lentille    suivant la     fig.    9     qui    repré  sente la deuxième     forme        d'exécution    de l'objet de       l'invention.    Les lentilles amont 19 et aval 21 sont  reliées électriquement en     parallèle    et conjuguent leurs.

    effets pour rendre le profil du     canal        particulièrement     sensible à l'action du goulot.     D'autre        part,    elles jouent      vis-à-vis de     celui-ci    le rôle d'un anneau de garde en       délimitant    convenablement la     structure    du champ       électrique    du goulot et     réduisant    pratiquement au       minimum    la capacité parasite.

       Enfin    il en résulte     un     autre avantage, à savoir que la     résistance    équivalente  qui     intervient    dans la constante de temps     i,    est     elle-          même    considérablement     diminuée    ainsi que cela sera  indiqué plus loin.  



  A la     fig.    10, le, numéro de référence 22 désigne  le canal conducteur pour une tension de signal     nulle,     22' est le canal correspondant à un signal d'ampli  tude négative maximale et 22" le canal correspon  dant à un signal     d'amplitude    positive maximale. On  voit que le canal 22 n'est pas amené à la striction  complète à l'extrémité du goulot située du côté anode       comme    l'était le canal 16 de la     fig.    7     mais    qu'il est  seulement amené à avoir sous le goulot une faible  section et de préférence sans qu'il y ait au-delà une  zone de pleine striction.

   On obtient     ce    profil en utili  sant une tension de polarisation notable et une ten  sion d'anode nettement inférieure à la tension de       striction    complète.  



  On aura, d'autre part, avantage à     ce    que la lon  gueur de la lentille aval 21 soit sensiblement plus  faible que celle de la lentille amont 19 tout en de  meurant notablement plus grande que la longueur du  goulot 20; on donnera plus loin un exemple numé  rique fixant les idées. Cette     répartition    des lentilles  est par ailleurs favorable à la réalisation d'un par  tage en parties à peu près égales de la     résistance    du  canal de     part    et     d'autre    du goulot     donnant    une va  leur minimum à la     résistance.    résultante.  



  La     fig.    11 représente à titre indicatif une courbe  23 donnant la résistance globale     Re    du canal en fonc  tion de l'abscisse x, le goulot 20     étant    à la tension  des électrodes 19 et 21 et des courbes 23' et 23"  représentant les limites entre lesquelles peut varier  cette résistance sous l'effet de la tension     modulatrice     appliquée au goulot 20.  



  Ainsi que     cela    a été dit, la résistance du circuit  d'entrée, c'est-à-dire du circuit de l'électrode de gou  lot est plus faible dans le transistor de la     fig.    9 que  dans celui de la     fig.    6. Ceci peut être vu par le rai  sonnement     qualitatif    suivant.

   Si l'on se     place    à la  sortie du goulot du côté de l'anode, au point M des       fig.    8 et 11, on observe que, dans le cas de la     fig.    8,  toute la résistance du canal représentée par le seg  ment     MP    est pratiquement comprise entre la cathode  et le goulot puisqu'au-delà du goulot vers l'anode le  canal n'est soumis à aucune contrainte et     occupe    la  totalité de la     section    du bâtonnet     semi-conducteur    ;  la     résistance    de la     partie    du canal comprise entre le  goulot et l'anode est très faible.

   Dans le cas de la  fi-. 11 au     contraire,    la résistance du canal     comprend     la partie     MP    située entre la cathode et le goulot et  la partie     MQ    située entre le goulot et l'anode et     ces     deux résistances,     partielles.    sont en parallèle vis-à-vis  du signal d'entrée.  



  Il est évident que l'on peut faire déplacer à vo  lonté le point de fonctionnement du goulot dans la    zone comprise entre les courbes 23 et 23' ou entre  les courbes 17 et 17' au moyen d'une faible polari  sation du goulot, aussi bien pour un     transistor     à simple lentille que pour un transistor à double len  tille. Les schémas, correspondants sont donnés sur  la     fig.    12 pour le premier cas et sur la     fig.    13 pour  le deuxième, la source de polarisation du goulot étant  représentée par 25.  



  Afin de fixer les idées, on donnera ci-après à titre  simplement indicatif les. caractéristiques dimension  nelles et électriques d'un modèle de réalisation d'un  transistor à simple lentille et ces mêmes caractéris  tiques pour un modèle de réalisation d'un     transistor     à double lentille. Le matériau     semi-conducteur    est  dans les deux cas, du germanium de. type n ayant  une     concentration        d'impuretés.    de 1,6 .1014 par     cm3     à laquelle correspond une résistivité de 10 ohm cm.  



  Diamètre de. la gorge (partie     restreinte),     =     6.10-3    cm, d'où résulte une tension correspon  dant à la striction complète du canal conducteur       V,    - 40 volts.    Caractéristiques dimensionnelles et électriques  d'un     transistor    à     simple    lentille  longueur de     l'électrode-lentille    . . . .     1,5.10- -    cm       longueur    de l'électrode-goulot<B>....</B> 0,05.10-     cm     distance entre     ces    deux électrodes     0,1.10-2    cm  tension d'alimentation d'anode<B>....</B> 40 volts  tension de polarisation de goulot . .

   0 volt       fréquence        limite    d'emploi . . . . . . . . 600     Mc/s     Caractéristiques     dimensionnelles    et électriques  d'un transistor à double lentille  longueur de l'électrode -     lentille-          amont   <B>.......</B> . . . . . . . . .     _    . . .     10-2    cm       longeur    de l'électrode-goulot . . .     0,05.10-    cm  longueur de     l'électrode-lentille-aval        0,5.10-2    cm  distance entre l'électrode-goulot et  chaque     électrode-lentille   <B>....</B> . .

       0,1.10-    cm  tension d'alimentation d'anode<B>....</B> 25 volts  tension de polarisation de goulot. . - 6 volts       fréquence        limite    d'emploi<B>.......</B> . 5000     Mc/s       Dans les deux cas qui précèdent, la     fréquence     limite d'emploi résulte de la constante de temps et  non du temps de transit.

   Les temps de transit cor  respondants sont en admettant pour vitesse moyenne  des électrons U = 5.106 cm/sec. pour le transistor à  simple     lentille    et U =     4,2.106        cm/sec.    pour le     trans,          istor    à double lentille et en supposant que la lon  gueur L de la formule (2) vaut trois fois la longueur  du goulot pour le premier transistor et une fois     cette     longueur pour le second transistor  <I>-ut,</I> =     15.10--1/5.106    =     3.10-10    sec.  



       -ct    =     5.10-4/4,2.106    =     1,19.10-10    sec.  auxquels     correspondent    les, fréquences     f",=3300Mc/s     et     f",    = 8400     Mc/s    respectivement plus élevées que  600     Mc/s,    et 5000     Mc/s.     



  Dans les exemples considérés, la     puissance    de  sortie est relativement faible. En effet, la puissance  dissipée dans le transistor ne serait que de l'ordre de  10     mW    et la     puissance    de haute     fréquence    de l'or-           dre    de 1     mW.    Toutefois,     cette    puissance peut être  largement     accrue        en,        utilisant    du germanium de plus  faible résistivité.

   En     particulier,    en prenant du ger  manium pour lequel     Q    = 3 ohm.     cm        (N    = 5,5.1014  par     cm3),    la tension de fonctionnement étant     alors     portée à     V@z    =     -I-    80 volts, avec     Vq    = - 20 volts, la       puissance        dissipée    atteindra 150     mW    et la     puissance     de haute     fréquence    15     mW        environ.     



       La        réalisation    des électrodes de commande et       auxiliaires        décrites    ci-dessus est     particulièrement        ai-          sée        dans    le cas d'un transistor à     configuration        cylin-          drique.    On peut employer à cet effet le     procédé    et       l'installation        décrits        dans    le brevet mentionné au  début du présent mémoire.  



  Cette installation comporte une cuve d'électro  lyse dans laquelle un bâtonnet     cylindrique    de germa  nium tourne autour de son axe de symétrie sous     l'acr     tien d'un     moteur.    Deux buses dont les; axes sont  situés dans des plans radiaux passant par le bâton  net et alimentées par des réservoirs     d'électrolyte    sous  pression débouchent à     l'intérieur    de la cuve.

   La       première    buse sert à la formation et au     polissage          électrolytique    de la partie     restreinte    du bâtonnet et  la deuxième à la formation d'un dépôt     métallique,     d'indium     par    exemple, la polarité de l'électrolyte  étant négative par     rapport    à celle du     germanium    pen  dant le     polissage    et positive pendant le recouvre  ment     galvanoplastique.     



  Cette installation est complétée par une     troisième     buse     d'un.        diamètre    aussi faible que possible (de l'or  dre de 50 à     80[,),    alimentée par la solution de     polis-          sage.     



  On     procède    comme suit  1) On réalise la gorge comme expliqué dans le bre  vet précité c'est-à-dire au moyen d'un jet d'élec  trolyte sur le bâtonnet semi-conducteur (du ger  manium par exemple) animé d'un mouvement de  rotation. La gorge, une fois obtenue, on     réalise          également        par    jet, au moyen de la deuxième buse,  le dépôt     galvanoplastique    (de l'indium     par    exem  ple)     représentant    la lentille amont.

   Par un jet de  polissage consécutif au moyen de la     troisième     buse, on     délimite    exactement la longueur de     cette     électrode.  



  2) Ceci étant, on déplace la buse servant au dépôt       galvanoplastique,    de manière à former une  deuxième électrode aussi voisine que possible de  la     première.    Ensuite, par un     polissage        consécutif,     au moyen de la troisième buse, on réduit sa lon  gueur à celle requise     pour    le goulot ; d'autre part,       on    nettoie rapidement l'intervalle séparant le gou  lot de la lentille.  



  Le     dispositif    suivant la     fig.    6 est     ainsi    pratique  ment réalisé. Pour réaliser le dispositif suivant la         fig.    9, il suffit de répéter     l'opération    décrite en 2),  pour déposer l'électrode     lentille    aval, en     délimitant    la       longueur    de     celle-ci    à la     longueur    requise.  



  Dans les deux cas, on termine     l'opération    par  une     mise    sur un support, une soudure des. connexions  des électrodes     d'extrémité    et     intermédiaires.    et la  fermeture     dans    un capot     étanche.     



  Il est bien entendu que, outre le germanium du  type n envisagé à simple titre d'exemple, d'autres  semi-conducteurs peuvent être     utilisés    pour la réali  sation des     transistors    décrits et     notamment    :

   le ger  manium du     type    p, le     silicium    des types n ou p, et  les composés     intermétalliques    des     groupes        III    et V  de la classification périodique,     tels    que par exemple,       indium.-antimoine,        indium-phosphore,        gallium-arse-          nic,        aluminium-antimoine,    etc.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Transistor unipolaire pour très hautes fréquences,, à effet de champ, comprenant un bâtonnet d'un corps semi-conducteur ayant un type donné de conductivité et présentant une partie amincie au voisinage du mi lieu de sa longueur, deux électrodes d'extrémité si tuées sur les faces terminales du bâtonnet et ayant un contact ohmique avec le bâtonnet, une,
    première électrode métallique de commande entourant la par tie amincie et ayant un contact redresseur avec le bâtonnet, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une seconde électrode métallique de focalisation en tourant la partie amincie et ayant un contact redres seur avec le bâtonnet,
    ladite seconde électrode de fo calisation étant située avant l'électrode de commande dans le sens de propagation des porteurs de charge dans le bâtonnet semi-conducteur. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Transistor selon la revendication, caractérisé en ce qu'il comprend, outre la seconde électrode, qui est une électrode de focalisation entourant la partie amincie du bâtonnet semi-conducteur, une troi sième électrode de focalisation entourant également cette partie amincie et ayant un contact redresseur avec le bâtonnet,
    ces seconde et troisième électrodes de focalisation étant situées de part et d'autre de l'électrode de commande. 2. Transistor selon la revendication, caractérisé en ce qu'il comprend outre ladite électrode de com mande, deux électrodes die focalisation, situéesdepart et d'autre de l'électrode de commande, les deux élec trodes de focalisation ayant sensiblement la même longueur et l'électrode de commande ayant une lon gueur de l'ordre du dixième de cette longueur com mune,
    l'une de ces électrodes de focalisation consti tuant la seconde électrode métallique.
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