Machine pour la manutention de matière
La présente invention a pour objet une machine pour la manutention de matière, comprenant un châssis principal sur lequel est montée une paire de bras espacés supportant à une extrémité une pelle tandis que l'autre extrémité de chacun de ces bras est montée à pivotement sur ledit châssis de manière à permettre un mouvement de la pelle d'une position inférieure avant de prélèvement de matière à une position élevée arrière de décharge.
L'invention a pour but de fournir une machine destinée notamment à charger une matière en vrac et qui peut être avantageusement utilisée dans des mines et des tunnels où la hauteur et les espaces sont limités, en raison de son faible encombrement et de l'aisance avec laquelle elle peut être commandée.
La machine suivant l'invention est caractérisée en ce que la partie avant de la machine comprend un carter rigide, un arbre transversal monté de manière à pouvoir tourner dans ce carter, des moyens rendant chacun desdits bras rotativement solidaire dudit arbre transversal, un organe présentant une surface extérieure courbe, fixé à l'un desdits bras et s'étendant du côté dudit arbre opposé à la pelle, l'autre bras ne s'étendant pas au-delà de l'arbre transversal, une chaîne qui est enroulée autour de ladite surface courbe lorsque la pelle se trouve dans sa position inférieure, chaîne dont l'une des extrémités est fixée au bras correspondant et dont l'autre extrémité est fixée à une poulie située sur le même côté de la machine que ledit organe à surface courbe,
cette poulie étant entraînée par un réducteur de vitesse actionné par des moyens moteurs susceptibles d'être commandés par un organe de commande manuelle disposé sur le côté de la machine opposé à celui où se trouve ladite poulie, et un amortisseur logé dans chacun desdits bras et agencé de manière à venir en contact avec une plaque-tampon correspondante quand la pelle est dans sa position élevée de décharge.
Une forme d'exécution de l'objet de l'invention sera décrite ci-après, à titre d'exemple, en se référant au dessin annexé dans lequel:
La fig. 1 est une vue latérale d'une machine de manutention, un panneau de commande étant enlevé
la fig. 2 est une vue latérale de l'autre côté de cette machine, la pelle se trouvant dans la position de déchargement de matière;
la fig. 3 est une vue de face fragmentaire, à plus grande échelle, de la machine;
la fig. 4 est une vue fragmentaire en plan, pardessus, de l'extrémité antérieure de la machine
la fig. 5 est une coupe fragmentaire, à plus grande échelle, de l'extrémité antérieure de la machine;
la fig. 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la fig. 5;
la fig. 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 6;
la fig. 8 est une vue fragmentaire, à plus grande échelle, d'un des dispositifs de mise sous tension du cylindre fou représenté sur la fig. 7
la fig.. 9 est une vue en plan, par-dessus, de la machine;
la fig. 10 est une coupe fragmentaire, à plus grande échelle, de la partie postérieure du transporteur, et
la fig. 1 1 est un schéma du circuit électrique d'un moteur électrique actionnant la pelle et du dispositif de commande manuelle et automatique.
La machine de manutention représentée comprend un châssis principal 10 monté sur deux bâtis latéraux 12 et 14 portant des chenilles de traction sans fin 16 et 18. Le châssis principal est monté à pivot sur les bâtis de chenilles, de sorte que ces derniers peuvent pivoter par rapport au châssis 10, chacune des chenilles 16 et 18 étant reliée individuellement à une paire de moteurs 20 susceptibles d'être actionnés à volonté, dont un est représenté sur la fig. 1. Chacun des moteurs 20 est relié par l'intermédiaire de trains d'engrenages à un pignon de commande 22 situé à l'extrémité postérieure des bâtis de chenilles.
La machine porte à son extrémité antérieure un dispositif 24 de manutention de matière, destiné à charger ou à prélever une matière dans une position inférieure antérieure et à la décharger dans une position élevée.
Le châssis principal de la machine supporte également un transporteur sans fin 26 destiné à recevoir la matière à partir du dispositif de manutention de matière situé à son extrémité antérieure 28 et à transporter la matière vers le haut et vers l'arrière vers une extrémité d'évacuation 30 disposée à l'arrière de l'extrémité postérieure du châssis principal de la machine.
Aux fig. 1 à 6, le dispositif 24 comprend un arbre 32 qui s'étend transversalement à l'extrémité antérieure de la machine. L'arbre 32 est monté pour tourner dans un carter 34 qui comprend une partie transversale en forme de cylindre 36 portant des paliers antifriction 38 et 40 pour l'arbre 32 à ses extrémités prolongées. L'arbre 32 présente deux parties d'extrémité 42 et 44 qui font saillie au-delà des paliers respectifs 38 et 40.
Le carter 34 comprend également à ses extrémités des dispositifs d'étanchéité 46 et 48 coopérant avec des parties rotatives correspondantes de l'arbre 32. Un bras 58 est fixé à la partie d'extrémité 44 de l'arbre 32, tandis qu'un arbre 60 est fixé à la partie d'extrémité 42 de l'arbre 32. L'extrémité opposée 62 du bras 58 est fixée rigidement à un panneau latéral d'une pelle 64. L'extrémité opposée 66 de l'autre bras 60 est fixée à l'autre panneau latéral de la pelle.
La construction ci-dessus fournit un ensemble très satisfaisant d'excavation et de déchargement de matière, attendu que les deux bras 58 et 60 sont calés sur les extrémités prolongées 42 et 44 du grand arbre transversal 32, tandis que les extrémités 62 et 66 de chaque bras qui sont éloignées de l'arbre 32 sont mutuellement reliées par l'intermédiaire de la pelle 64 qui est rigide.
Chacun des bras pivotants 58 et 60 porte un dispositif à piston et cylindre absorbant les chocs, à course relativement longue 61, qui comprend un cylindre 65 et un piston 66' monté de façon coulissante dans ce dernier et sollicité élastiquement dans une position avancée par des ressorts internes 68, comme représenté sur la fig. 5. La face extrême 70 du piston 66' est légèrement bombée et est destinée à venir au contact d'une surface 72 que présente une plaque-tampon 74 formée en une seule pièce avec le carter 34 de l'arbre 32.
Lorsque la pelle se trouve dans la position représentée sur la fig. 1, la matière est excavée soit en faisant pivoter la pelle autour de l'axe de l'arbre 32 et/ou en faisant avancer la pelle par un mouvement vers l'avant de la machine en direction de la matière à charger. Lorsque la pelle est chargée, les bras 58 et 60 et la pelle 64 pivotent vers le haut pour déposer la matière chargée dans la pelle 64 dans un caisson situé à l'extrémité antérieure 28 du transporteur 26. En s'approchant de la position de déchargement, la surface d'extrémité bombée 70 de chacun des pistons 66' vient au contact de sa plaque-tampon respective 74 en comprimant le piston à l'encontre de la tension du ressort 68 qui sollicite normalement le piston vers l'extérieur. Sur la fig. 2, la pelle est représentée dans sa position la plus élevée.
Lorsque les bras et la pelle se trouvent dans la position de déchargement comme représenté sur la fig. 2, les pistons 66' sont enfoncés de façon sensiblement complète dans les cylindres 65 et la force vive élevée de la pelle et des bras pivotants est absorbée de façon efficace. On se rend également compte que, en fixant les plaques-tampons 74 directement au carter 34, le choc transmis au châssis de la machine pendant le fonctionnement du dispositif de manutention de matière articulé en forme de pelle est diminué de façon importante.
Le carter 34 comprend, en plus de la partie en forme de cylindre 36 et de la paire de plaquestampons 74, une paire de plaques latérales 76 et 78 qui s'étendent vers le bas et vers l'arrière à partir de la partie cylindrique 36 du carter et qui sont reliées à leurs extrémités postérieures par une plaque de liaison 80 s'étendant transversalement entre la paire de plaques 76 et 78. La plaque de liaison postérieure 80 fait saillie au-dessus et au-dessous d'un voile 82, qui ajoute une rigidité à l'ensemble du carter 34 (fig. 4).
La partie 84 de la plaque postérieure 80 qui s'étend vers le haut présente une série d'alésages qui reçoivent des boulons 86 qui relient le carter 34 à une plaque 88 portée par l'extrémité antérieure du châssis principal 10. La partie de la plaque d'extrémité 80 dirigée vers le bas présente également des alésages dans lesquels sont logés des boulons 90 fixant la portion inférieure de la plaque 80 à l'extrémité antérieure du châssis principal 10.
Le bord antérieur de chacune des plaques latérales 76 et 78 du carter 34 présente des canaux longitudinaux dans lesquels sont logés des organes de butée 92 et 94 ; qui, comme représenté sur la fig. 1, sont destinés à venir en prise avec une portion du panneau postérieur de la pelle 64 lorsque cette dernière se trouve dans sa position inférieure de chargement de matière et qui transmettent une partie importante de la poussée de chargement de matière directement au carter 34 et, de là, à l'extrémité antérieure du châssis principal 10. Les organes de butée 92 et 94 sont montés de façon télescopique dans des alésages longitudinaux formés dans le carter de façon que la position la plus basse de la pelle 64 puisse être réglée en enlevant des goujons 96 et en remettant en position ces goujons dans d'autres alésages formés dans les organes de butée 92 et 94.
Une paire supérieure d'alésages longitudinaux 98 est ménagée dans les bords antérieurs des plaques latérales 76 et 78 de façon à pouvoir y loger une autre paire d'organes de butée lorsqu'il est nécessaire d'avoir des organes qui viennent au contact de la pelle dans une position plus élevée que celle correspondant aux organes de butée situés plus bas 92 et 94.
La partie cylindrique 36 du carter 34 présente, ainsi qu'on le voit plus clairement sur les fig. 3, 5 et 6, une ouverture à laquelle est fixé un couvercle 104. Ce couvercle comprend une plaque 106 qui porte un interrupteur de sécurité limiteur de course 108. L'interrupteur 108 comprend une base 110 supportant un montant 111, un bras 112 monté à pivot sur ce dernier, un contact 114 susceptible d'être ouvert et fermé par un mouvement approprié du bras 112 et un galet 116 monté sur l'extrémité opposée du bras 112 éloignée du contact 114. Le bras 112 est sollicité élastiquement dans une position d'ouverture de l'interrupteur par un ressort 115, de sorte que le galet 116 est maintenu en prise avec la surface périphérique d'une came 118 fixée à l'arbre 32.
L'interrupteur 108 est également construit de façon que l'extrémité du bras 112 portant le galet soit plus légère que l'autre extrémité de sorte que le bras est sollicité par la pesanteur en position d'ouverture de l'interrupteur au cas où le ressort 115 deviendrait défectueux.
La surface de came 118 comprend une partie découpée 120 qui vient en contact avec le galet 116 de l'interrupteur 108 sensiblement à l'instant où les extrémités bombées 70 des pistons amortisseurs viennent au contact des faces respectives de leurs plaques-tampons 74. La came est réglable autour de la périphérie de l'arbre 32 au moyen de séries d.'alé- sages formées à la fois dans la came et dans l'arbre, de sorte qu'on peut faire varier le point de coupure de courant. Lorsque le galet 116 vient en prise avec la partie découpée 120, le ressort 115 qui sollicite normalement l'extrémité du bras 112 qui porte le galet vers le haut sollicite le bras pour l'amener dans la position d'ouverture de l'interrupteur. L'ouverture de l'interrupteur 108 coupe le courant allant au moteur faisant pivoter la pelle, ainsi qu'on le décrira plus complètement ci-après.
En outre, cet interrupteur constitue un organe de sécurité, en ce sens que si la came 118 est déplacée ou est détruite, le bras 112 de l'interrupteur est immédiatement déplacé dans la position de mise hors circuit .
La pelle 64 est actionnée de la position inférieure de chargement de matière à la position de déversement élevée au moyen d'un organe 124 porté par l'extrémité du bras pivotant 60 éloignée de la pelle 64. L'organe 124 présente une surface externe en forme de came 126 qui vient au contact d'un élément de traction souple sous forme d'une chaîne, plate 128. Une extrémité de la chaîne 128 est reliée au bras 60 par un goujon 129 et, lorsque la pelle se trouve dans la position inférieure (fig. 3), la chaîne 128 est entraînée autour de la surface curviligne 126 de l'organe 124.
La surface curviligne 126 de l'or- gane 124 est conformée de façon à présenter un grand rayon efficace lorsque la pelle se trouve dans la position inférieure, et un plus petit rayon efficace lorsqu'elle se trouve dans la position de déchargement de la matière, de sorte que les bras à pivot sont actionnés par un dispositif de manoeuvre à couple variable produisant un mouvement d'enfoncement à faible vitesse avec un couple élevé, et un mouvement de déchargement à grande vitesse avec un couple relativement faible.
L'autre extrémité de la chaîne 128 est reliée à une poulie 130 fixée sur un arbre 132 s'étendant à partir d'un dispositif réducteur de vitesse à engrenages 134, dispositif qui est actionné par un moteur 136. Ce dernier peut être actionné par un fluide comprimé ou il peut s'agir d'un moteur électrique, ou l'on peut avoir recours à d'autres moteurs appropriés pour faire tourner la poulie 130. A mesure que cette dernière tourne dans le sens de la flèche de la fig. 2, la chaîne 128 s'enroule sur elle-même autour du moyeu de la poulie en soulevant la pelle et les bras 58 et 60 de la position de chargement de la matière à la position de déchargement de la matière.
La forme de la poulie 130, qui permet à la chaîne de s'enrouler autour du moyeu de la poulie lorsque la pelle est soulevée de la position inférieure de chargement de la matière dans la position de déversement élevée augmente la vitesse de la pelle dans le même sens que la surface externe curviligne 126 de l'organe 124.
L'organe de commande 143 de la pelle, l'organe de commande 139 du transporteur et l'organe de commande 141 des chenilles venant en prise avec le sol (fig. 9), sont disposés sur le côté de la machine qui est éloigné de l'organe à came 124, de son dispositif de traction souple 128 et de la poulie 130, de sorte que l'opérateur qui est debout ou assis sur une plate-forme 145 est protégé du mécanisme de manoeuvre de la machine. Grâce à l'utilisation d'un seul organe à came 124 et au maintien de tout le mécanisme d'actionnement de la pelle sur le côté de la machine qui est éloigné de l'opérateur, ce dernier peut voir parfaitement la matière en cours de chargement.
La surface supérieure de la partie postérieure des plaques latérales 76 et 78 présente des bossages venus d'une seule pièce 100 et 102 (fig. 4) supportant l'extrémité antérieure du transporteur 26 et reliant cette extrémité au châssis de la machine, ainsi qu'on le décrit plus complètement ci-après.
Le transporteur 26 6 comprend deux parois laté- rales espacées 131 et 131', dont les extrémités inférieures sont évasées vers l'extérieur pour former un caisson de réception de matière présentant deux parois latérales 133 et 133' et une paroi d'extrémité antérieure 138 (fig. 3). Les parois latérales 133 et 133' et la paroi d'extrémité 138 sont conformées de façon à constituer un récipient destiné à recevoir la pelle 64 lorsque les bras 58 et 60 de la pelle se trouvent dans la position de déchargement de la pelle (fig. 2).
Entre les parois latérales 131 et 131' se trouve une plaque de fond 140 supportée par des éléments transversaux 141'. Le fond 140 reçoit sur sa surface supérieure une chaîne transporteuse sans fin 142 munie de bras 144 s'étendant latéralement, qui recueillent la matière déchargée dans la trémie et la transportent vers le haut et vers l'arrière, vers l'extrémité d'évacuation 30. Le brin de retour de la chaîne transporteuse sans fin 142 se trouve sous la plaque de fond 140 (fig. 5).
Un arbre de renvoi 148 est disposé à l'extrémité antérieure 28 du transporteur et est monté de manière à pouvoir être animé d'un mouvement de va-etvient dans des éléments de support antérieur du transporteur 150 et 152 (fig. 5 et 7). Chacune des plaques latérales des éléments dé support 150 et 152 du transporteur est munie d'une aile 154 et 156 respectivement. Ces ailes sont percées et montées au moyen de goujons 158 entre les bossages 100 et 102 du carter 34. La partie postérieure du transporteur 26 est fixée au couvercle postérieur du châssis principal 10 par des éléments 160 s'étendant verticalement.
Les extrémités inférieures des éléments 160 sont reliées par des goujons 164 à l'extrémité postérieure 166 du châssis principal 10, tandis que les extrémités supérieures sont reliées par des goujons 168 à une console 170 fixée à chaque paroi latérale 131 et 131' du transporteur.
En reliant par des goujons le transporteur 26 par sa partie postérieure au châssis principal par l'intermédiaire des éléments verticaux 160 et par son extrémité antérieure au carter 34, les efforts et contraintes imposés à la machine pendant le fonctionnement sur un sol irrégulier sont maintenus à un minimum attendu qu'un mouvement relatif est permis aux points des diverses connexions par goujons.
L'arbre de renvoi antérieur 148 présente au milieu un pignon 180 de guidage pour diriger le passage de la chaîne transporteuse souple 142 autour de l'extrémité antérieure du transporteur et pour assurer la rotation de l'arbre de renvoi 148 avec le mouvement de la chaîne transporteuse 142. Les extrémités prolongées 182 de l'arbre 148 présentent des tourillons 184 maintenus dans des blocs de paliers 186 présentant des extrémités rectangulaires 188 (fig. 8) qui sont recues de manière à pouvoir coulisser dans une piste allongée 190 formée dans chacun des éléments de support antérieur 150 et 152 du transporteur. Les pistes 190 formées dans chacun des éléments de support 150 et 152 présentent des portions agrandies 192 à leurs extrémités postérieures, de sorte que les blocs de paliers peuvent être introduits dans leurs pistes respectives.
A la fig. 7, les parties s'étendant vers l'arrière de chacun des blocs de palier 186 présentent plusieurs bossages 194, 196 et 198. Les bossages 194 sont reçus dans des extrémités fourchues 200 de tiges de guidage 202 qui commandent le mouvement longitudinal de va-et-vient des blocs de palier 186. L'extrémité fourchue 200 de chaque tige est alésée et reliée par un goujon 204 au bossage 194 du bloc de palier correspondant. L'extrémité fourchue 200 de chaque tige de guidage 202 présente également un siège inférieur destiné à un ressort 206 dont l'autre extrémité vient buter contre une plaque d'extrémité 208 d'un élément de support solidaire de la paroi latérale correspondante du transporteur.
Chacune des plaques d'extrémité 208 est alésée pour recevoir librement un manchon 210, en prévoyant un jeu 209 entre la surface externe du manchon et la surface interne de l'alésage. Le manchon 210 protège une partie filetée 212 de la tige de guidage 202 pendant le mouvement de va-et-vient de cette tige de guidage dans l'alésage formé dans la plaque d'extrémité 208.
L'extrémité la plus postérieure de chaque manchon 210 vient en prise avec un écrou 214 présentant des trous radiaux et qui est vissé sur l'extrémité de la partie filetée de la tige de guidage 202 qui se trouve à l'extérieur de la plaque d'extrémité 208. Les manchons 210 sont engagés sur des bossages que présentent les extrémités inférieures des écrous 214 auxquels ils sont soudés pour assurer que les manchons restent dans leur position de protection.
Chacun des écrous 214 est également muni d'un goujon 216 qui relie l'écrou à l'extrémité de sa tige de guidage 202 en position normale de fonctionnement.
Pendant le fonctionnement du mécanisme de mise sous tension de l'arbre de renvoi, lorsque le mécanisme est disposé comme représenté aux fig. 7 et 8, les ressorts 206 maintiennent une pression déterminée vers l'avant sur les blocs respectifs de palier 186, en sollicitant l'arbre 148 vers l'avant contre la chaîne transporteuse sans fin 142, tout en permettant à cette dernière de céder élastiquement au cas où des roches ou autres matières étrangères se coinceraient entre les maillons de la chaîne, et gêneraient normalement le passage de la chaîne autour des arbres de renvoi et de commande, ce qui soulage la chaîne transporteuse de contraintes inutiles. Le mécanisme de mise sous tension constitue également un moyen par lequel la chaîne transporteuse peut être mise en place et enlevée manuellement à l'état détendu pour être réparée.
Pour supprimer la tension appliquée à la chaîne, les goujons 216 sont enlevés, et chacun des écrous 214 est vissé en direction des extrémités fourchues des tiges de guidage. Après avoir vissé vers le bas les écrous 214 jusqu'à ce que leur face interne vienne en prise avec la surface externe des plaques 208 de leurs éléments de support respectifs, une rotation supplémentaire des écrous comprime les ressorts 206 et fait coulisser les blocs de palier 186 en direction des extrémités postérieures de leur piste 190 formée dans les éléments de support 150, 152.
S'il est nécessaire d'enlever ou de remplacer un ressort tendeur 206, s'il a été brisé ou endommagé, on peut facilement le réaliser sans démonter tout le transporteur.
Pour enlever l'ensemble du mécanisme tendeur, on enlève d'abord le goujon 204. On fait alors tourner l'écrou 214 pour comprimer le ressort 206 et pour déplacer l'extrémité fourchue 200 vers l'arrière jusqu'à ce qu'elle vienne à l'écart du bossage 194.
On peut alors pousser l'ensemble de côté vers l'extérieur grâce au jeu formé dans le trou de la plaque d'extrémité 208. On fait alors tourner l'écrou 214 dans le sens opposé et on l'enlève de la vis 212, ce qui permet un démontage complet.
Afin d'installer un nouveau ressort, on renverse le processus en serrant l'écrou 214 et en comprimant le ressort 206, ce qui fait avancer en même temps l'extrémité 200 vers l'arrière jusqu'à ce qu'elle soit introduite sur le bossage 194. En faisant tourner l'écrou 214 dans le sens opposé, on permet au ressort de se dilater et à l'extrémité fourchue 200 d'avancer sur le bossage 194 jusqu'à ce que le goujon 204 puisse être replacé.
Comme décrit ci-dessus, chacun des blocs de palier 186 présente également des bossages 196 et 198. Ces bossages sont percés de façon à recevoir les goujons 204 qui relient les extrémités fourchues 200 des tiges de guidage 202 aux bossages 194.
Entre chacun des deux bossages 196 et 198 se trouve une plaque 220 maintenue par le goujon 204 ; les plaques 220 sont reliées par une nervure dirigée vers le bas 222, fixée, par exemple, par soudure à la surface inférieure d'une plaque 224 qui constitue un prolongement antérieur du fond 140 du transporteur.
Le bord 226 le plus postérieur du prolongement 224 du fond est biseauté de façon à constituer un bord étroit qui vient en contact de glissement avec le fond 140. I1 ressort également de la fig. 7 que le prolongement 224 recouvre le bord antérieur du fond 140 afin d'assurer que, lorsque les blocs de palier 186 portant l'arbre de renvoi 148 sont animés d'un mouvement de va-et-vient par la matière étrangère qui peut venir en prise avec les maillons de la chaîne transporteuse 142, il ne se forme pas d'espace ouvert dans le fond du transporteur.
La chaîne transporteuse 142 est entraînée à partir de l'extrémité d'évacuation 30 du transporteur par un pignon 227 fixé à un arbre d'entraînement 230 monté pour tourner dans des blocs de palier 232 fixés à chaque paroi latérale du transporteur. L'arbre 230 présente également un pignon 233 autour duquel passe une chaîne d'entraînement 234. Cette dernière s'étend autour de deux pignons fous 236 et 238 puis autour d'un pignon mené 240 calé sur l'arbre de sortie 242 d'un dispositif réducteur à engrenages 244 entraîné par un moteur 246 supporté entre les éléments de support verticaux 160 situés à l'extrémité postérieure du châssis de la machine.
Le brin inférieur de la chaîne d'entraînement 234 passe sur des guides de chaîne 248, tandis que le brin supérieur de la chaîne de commande 234 passe sur des guides 250 (fig. 2).
Afin de diminuer la hauteur de la machine de manutention de matière, la portion postérieure du transporteur 26 est disposée dans un plan sensiblement parallèle au fond du châssis principal 10. A la fig. 10, à la ligne de jonction 220 entre la portion horizontale et la portion inclinée du transporteur, le fond 140 de ce dernier est percé et un pignon fou 222 est monté dans cette ouverture de manière à pouvoir tourner dans des paliers 224, un secteur de la partie cylindrique 226 du pignon fou 222 faisant saillie à travers l'orifice pour venir en prise avec la chaîne transporteuse 142.
La partie dentée 228 du pignon 222 maintient latéralement la chaîne transporteuse et le pignon fou 222 supporte le brin supérieur de la chaîne transporteuse de manière à réduire l'usure du fond 140 du transporteur au minimum dans la zone de courbure du transporteur située entre la portion inclinée et la portion horizontale.
Le brin inférieur 230 de la chaîne transporteuse 142 est également supporté dans la zone de la jonction entre les portions inclinée et horizontale du transporteur. Le brin inférieur 230 est supporté par une paire de pignons fous 232 et 234. Chacun de ces pignons fous tourne avec la chaîne transporteuse 142 et chacun d'eux est supporté par des paliers portés par des consoles 238 qui sont fixées au châssis du transporteur. A la fig. 10, le pignon fou inférieur 232 et le pignon fou supérieur 234 pour le brin inférieur 230 de la chaîne sont disposés à l'avant et à l'arrière du pignon fou et de support 222 du brin supérieur de la chaîne, de sorte que le brin inférieur 230 de la chaîne transporteuse est soulevé, ce qui réduit l'usure de la chaîne transporteuse au minimum pendant sa course de retour.
Lorsque la chaîne transporteuse 142 est entraînée par le pignon postérieur 227, le côté sous tension de la chaîne est constitué par son brin supérieur de transport de la matière, de sorte que cette tension assure un fonctionnement correct du transporteur, la chaîne transporteuse 142 étant empêchée dans une grande mesure de se mettre en tas lorsqu'elle entraîne de la matière qui est transportée le long du fond 140 vers l'extrémité d'évacuation 30 du transporteur.
Les moteurs destinés à actionner les chenilles, les bras de la pelle et le transporteur peuvent être élec- triques, pneumatiques, hydrauliques, à combustion interne, etc. ; lorsque le moteur 136 actionnant la pelle articulée est un moteur électrique, un dispositif de commande tel que celui représenté à la fig. 1 1 peut être employé. Le moteur électrique 136E est commandé manuellement par l'intermédiaire d'un levier de commande 143 de la pelle présentant une position A d'élévation de la pelle, une position neu tre B et une position C de freinage de la pelle.
Le levier de commande manuel 143 est relié mécaniquement, d'une part, à un interrupteur 250 qui est ouvert lorsque la poignée de commande se trouve dans la position A et est fermé lorsque la poignée de commande se trouve dans la position neutre B, d'autre part à un interrupteur 252 qui est fermé lorsque la poignée de commande se trouve dans la position A (position d'élévation de la pelle) et est ouvert lorsque la poignée de commande se trouve dans les positions
B ou C, et enfin à un interrupteur 254 qui commande un frein électrique pour le moteur électrique 136E.
L'interrupteur 254 est ouvert lorsque la poignée de commande se trouve dans la position A ou B et est fermé lorsque la poignée de commande se trouve dans la position C (position de freinage de la pelle).
Le dispositif de commande comprend également un interrupteur 256 et un interrupteur 258 qui sont tous deux normalement ouverts et sont actionnés de concert par un électro-aimant 260.
On donne ci-après les connexions électriques entre les interrupteurs 250, 252, 254, 256, 258 et 108, le moteur électrique 136E, et une source S de courant électrique triphasé. Les conducteurs Ll, L, et L3 reliés à la source de courant sont reliés aux conducteurs Tl, To et T par l'intermédiaire d'un contacteur 262 actionné par un électro-aimant 264.
L'électro-aimant 264 est excité par un courant provenant du conducteur LO par l'intermédiaire des conducteurs 268 et 268a, et retournant au conducteur Lt par l'intermédiaire du conducteur 266, de l'interrupteur 252, du conducteur 270, de l'interrupteur 258 et du conducteur 272.
L'électro-aimant 260 actionnant les interrupteurs 256 et 258 est excité par un courant provenant du conducteur L, par l'intermédiaire du conducteur 266, de l'interrupteur 250, du conducteur 274, du conducteur 274a et du conducteur 268b qui est relié à son tour au conducteur 268. L'électro-aimant 260 est également excité en parallèle par l'intermédiaire du conducteur 266, de l'interrupteur 108, de l'interru raison d'une rupture ou d'une usure excessive de la came ou du galet de came, le circuit maintenant l'électro-aimant 260 soit automatiquement ouvert par l'interrupteur limiteur 108, ce qui désexcite le circuit de commande entier de la pelle.
L'interrupteur limiteur 108 est ouvert par la force du ressort sollicitant son bras à pivot ou par l'effet de la pesanteur si le ressort sollicitant normalement ledit bras en position ouverte devient inopérant. En outre, une rupture de Fun ou l'autre des divers conducteurs associés aux interrupteurs 250 et 252 rend également le moteur électrique 136E de la pelle inopérant.
I1 va sans dire que le moteur électrique 136E peut être substitué par des moteurs à fluide sous pression présentant des soupapes actionnées électriquement ou par un fluide sous pression.
L'interrupteur de sécurité 108 peut être utilisé à titre de dispositif de sécurité même lorsque la source d'énergie pour l'actionnement de la pelle est un moteur actionné par un fluide sous pression, ou un moteur à combustion interne, etc., attendu que le levier de cet interrupteur peut être relié à une soupape du circuit de fluide sous pression ou, par exemple, à un organe d'actionnement d'un embrayage lorsqu'on a recours à un moteur à combustion interne.