Dispositif de bridge à glissière On n connaît un dispositif de bridge dont la parti- cularité consiste en ce que la prothèse est montée sur un support porté par le pilier, avec un certain degré de liberté, les déplacements relatifs de la prothèse par rapport au pilier, sous l'effet de la mastication, étant amortis par un dispositif élastique.
Un tel dispositif de bridge comporte trois parties principales, à savoir: - une ailette en porte à faux constituant un sup
port porté par le ou les piliers du bridge; - une gouttière, en forme de U ou de caisson, por
tant la prothèse, s'emboîtant sur l'ailette-support
et pouvant coulisser par rapport à celle-ci, et - un dispositif amortisseur constitué, soit par une
bande en caoutchouc, soit par un ressort métalli
que, interposé entre l'ailette-support et le fond
de la gouttière pour amortir les mouvements de
celle-ci.
La présente invention a pour objet un dispositif de bridge à glissière, caractérisé en ce que le dispositif d'amortissement élastique interposé entre l'ailette-support et le fond de la gouttière est constitué par des ressorts à boudin faisant saillie hors de trous borgnes ménagés dans la face de l'ailette située en regard du fond de la gouttière.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif de bridge faisant l'objet de la présente invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vues en perspective, à échelle agrandie, de deux détails.
La fig. 3 est une vue en coupe longitudinale de cette forme d'exécution dans une position déterminée.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, dans une autre position.
La fig. 5 est une coupe par V-V de la fig. 3.
Le dispositif de bridge représenté au dessin comprend une ailette-support constituée par une barrette parallélépipédique 1 solidaire, à l'une de ses extrémités, d'une plaquette de guidage 2 sur laquelle fait saillie un tenon 3 destiné au montage de l'ailette sur un pilier. Ce pilier est constitué par une dent saine A sur laquelle est monté le bridge, et qui peut être munie d'une couronne A1, comme représenté aux fig. 3 et 4.
Le tenon 3 est rendu solidaire de la couronne A1.
Dans sa partie médiane, parallèlement au plan de la plaquette 2, l'ailette-support 1 comporte une rainure latérale 4 de section rectangulaire. Sur la face supérieure de l'ailette 1 sont pratiqués des trous borgnes 5 dans lesquels sont engagés à frottement doux deux petits ressorts à boudin 6 faisant saillie verticalement hors de l'ailette comme on le voit fig. 1.
La fig. 2 représente une gouttière 7 constituée par un caisson parallélépipédique terminé à une extrémité par une plaquette de guidage 8 destinée à venir s'appliquer contre la plaquette 2 de l'ailette lorsque le bridge est en place (fig. 3 et 4). Cette plaquette 8 est soumise à des efforts verticaux comme il sera indiqué ci-après. La cavité intérieure 9 de la gouttière 7 présente une largeur un peu supérieure à celle de l'ailette-support 1 et une hauteur nettement plus grande que celle de cette ailette, afin de permettre les déplacements voulus de celle-ci principalement dans le sens vertical.
Sur sa paroi latérale qui correspond à la face de l'ailette munie de la rainure 4, la gouttière 7 comporte un bossage 10 (fig. 2) présentant un trou taraudé dans lequel peut être vissée une vis 11.
La gouttière 7 est engagée à fond sur l'ailette 1, munie de ses ressorts 6, jusqu'à ce que les plaquettes 2 et 8 soient au contact; on met alors en place la vis 1 1 dont l'extrémité 1 la pénètre dans la rainure 4 de l'ailette empêchant la gouttière de se dégager de celle-ci, ainsi que montré à la fig. 5.
De préférence, un jeu existe de toutes parts entre les parois de la rainure 4 et l'extrémité 1 la de la vis pour permettre à la gouttière des déplacements limités longitudinalement et transversalement.
Les fig. 3 à 5 montrent comment fonctionne le dispositif de bridge décrit:
Au repos, la gouttière 7, maintenue éloignée de la crête alvéolaire 12 par les ressorts 6, s'appuie sous l'ailette 1 par sa paroi inférieure 7a. Si un effort est exercé sur la gouttière 7, par exemple, dans le sens de la flèche F de la fig. 4, lors de la mastication, la gouttière 7 coulisse par rapport à l'ailette 1, les ressorts 6 se contractant et amortissant ce déplacement, la plaquette 8 coulissant contre la plaquette fixe 2 quand les efforts sont verticaux.
Si l'effort n'est pas absolument perpendiculaire à la face supérieure de l'ailette, étant donné le jeu qui existe entre, d'une part, l'ailette et la gouttière et, d'autre part, entre la vis et la rainure, la gouttière peut effectuer de faibles mouvements latéraux ou longitudinaux qui se trouvent également amortis puisque les ressorts 6 peuvent non seulement se contracter mais encore fléchir pour suivre les mouvements de la gouttière.
Un des avantages du dispositif décrit est que le montage des ressorts est extrêmement simple et que le remplacement éventuel d'un ressort n'offre aucune difficulté. Dans le cas de plus grands dispositifs de bridge, on pourrait utiliser plus de deux ressorts.
D'autre part, la présence des ressorts à boudin judicieusement répartis dans le corps du bridge assure un amortissement particulièrement souple et régulier.
En outre, le dispositif amortisseur à ressorts du bridge décrit permet l'amortissement des mouvements du bridge dans toutes les directions car les ressorts peuvent travailler non seulement à la compression mais encore à la flexion.