CH362105A - Procédé de contrôle et de commande du travail d'une bourreuse pour voie ferrée et dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé de contrôle et de commande du travail d'une bourreuse pour voie ferrée et dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH362105A
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Matisa Materiel Ind Sa
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Description


  Procédé de contrôle et de commande du travail d'une     bourreuse    pour voie ferrée  et dispositif pour la mise en     oeuvre    de ce procédé    Le présent brevet concerne un procédé de     con-          trôle    et de commande du     travail        d'une        bourreuse     pour voie ferrée et un dispositif pour la mise en       aeuvre    de ce procédé.  



  On sait que pour     niveler    une voie, on la cale  préalablement, à la     hauteur    voulue,     par    des moyens  quelconques provisoires, tels que crics par exemple.  Le ballast est ensuite bourré, c'est-à-dire tassé sous  chaque traverse de manière à obtenir     une    bonne assi  se, ferme et     régulière,    de la voie.  



       L'expérience    a montré que cette dernière opéra  tion, dite de bourrage, demeure un     point    particuliè  rement     délicat.    En effet, les     exigences,    actuelles sur  la précision sont extrêmes - de l'ordre. du millimè  tre - et les opérations     préliminaires    de mise en       hauteur        des,    rails sont en conséquence très, délicates,  relativement longues et     coûteuses,    exigent un per  sonnel expérimenté, etc.

   Il en     résulte    qu'il est de  toute importance de     chercher    à     éviter    de     détruire     le nivellement si     difficilement    réalisé. Or     le    bour  rage moderne est une     opération    très rapide, de l'or  dre de quelques secondes pour chaque traverse, et  il     suffit    d'un. coincement accidentel entre les pierres  du ballast pour provoquer un dépassement anormal  et indésirable du niveau prescrit.  



  Ce défaut est     particulièrement    grave     lorsqu'il          fausse    le nivellement voulu, transversalement à la  voie, c'est-à-dire lorsqu'il provoque un     écart    - mê  me minime - sur la dénivellation     désirée        entre    les  deux files de     rails,    appelée     dévers    en technique fer  roviaire.  



  On a donc proposé dies     appareils    de contrôle du  nivellement transversal durant le bourrage, basés sur  la mesure directe du dévers à l'aide d'un niveau li  quide à bulle     gazeuse,    d'un pendule ou d'un gyro  scope. Dans de     telles    conditions     d'utilisation,        il    en    résulte une série     d'inconvénients        dont        ICSi    plus impor  tants sont les     suivants     On     souligne    tout d'abord que pour mesurer le  dévers avec une     précision    de   0,

  75     mm.    sur     une     voie     présentant    un     écartement    de 1500 mm.,     l'insr          trument    devrait     avoir    une précision de<B> 0,5</B> pour  mille,     valeur        difficile    sinon     impossible    à obtenir  d'un     appareil    de     chantier,    approprié à l'usage prévu.  



  Il est à peine besoin d'ajouter que tout système       perfectionné,    par exemple de levage ou d'arrêt de  montée de la voie,     commandé    par l'un des dispo  sitifs     mentionniési,    ne saurait donner     une        meilleure     précision     finale    que son     appareil    de     commande.     



  Par     ailleurs,    les     niveaux    à     bulle    ont une trop  grande     lenteur    de réponse et de     stabilisation.    Ils  sont sensibles aux     accélérations    horizontales - par  fois très; élevées - qui se produisent inévitablement  et d'une manière     irrégulière    dans le sens     transversal     à la voie sous     l'influence    des     outils        vibrants    dans  le ballast et des     chocs    dus au travail de bourrage.

    Sensibles également aux autres     accélérations    para  sites,     ces        niveaux    montrent     fréquemment    un fraction  nement voire une     pulvérisation        momentanée    de leur       bulle        gazeuse.    Ils     présentent,        outre        ces    défauts     très          difficiles    à     corriger    en pratique,

   le gros     inconvénient     que la     rupture        accidentelle    de leur verre provoque  une panne complète du     contrôle.     



  Dans les     appareils    de     contrôle    par pendule à       courte    période     d'oscillation    propre, la précision est  défectueuse, alors que dans les pendules de grande  longueur     libre,    la réponse est trop     lente.    Tous ces       appareils    sont également sensibles aux accélérations       horizontales        parasites,    qui agissent dans le plan d'os  cillation tant     sur    le point de suspension que sur l'in  dispensable dispositif amortisseur.

        On     souligne    ici que lesdites     accélérations    indé  sirables présentent leur intensité<U>maxim</U>um en fin  de     bourrage,    c'est-à-dire juste au moment où l'on  demande la plus grande     précision.     



       Quant    au     gyroscope,    on sait que son défaut le  plus grave est la perte de     direction    dont rien n'aver  tit et qui se produit     inévitablement    à plus ou moins  long terme, soit pour une raison     fortuite,    soit par  variation des     frottements    dans les pivots, soit par  l'effet d'un changement de la pente ou du     tracé    de  la voie, etc.

   La     précision    de     rappareil        peut        encore     être     affectée    par     l'effet    de     précession    bien     connu,          ainsi    que     par    les vibrations     résiduelles    et chocs dus  au travail de bourrage.

   Le     mécanisme    délicat d'un       gyroscope    -     par    ailleurs     coûteux    de réalisation et       d'entretien    - le rend sensible aux     pannes        qui        para-          lisent    le     contrôle.     



  Aucun de     ces        trois    types     d'instruments    proposés       pour    le     contrôle    du dévers ne permet de     commander     aisément un     dispositif    - par exemple de     correction     agissant sur les organes de la     bourreuse,    car la     force     de     commande    à     disposition    est     extêmement    faible.

    Un     relais    de     force    (ou de     puissance)    à très grande       amplification    est     nécessaire,        ce    qui complique et  alourdit     d'autant    la     construction.     



  Dans les     appareils    à lecture     directe,    il se pré  sente en outre le grave défaut commun à toute obser  vation à     distance.    Le dévers devant     pouvoir    être me  suré par exemple de     -i-150        mm    à -150 mm, au     milli-          mètre    près, le champ de mesure de     l'instrument    est  relativement très étendu     par    rapport à (unité de  graduation.

   Ceci exige ou     bien    une seule échelle,  mais de très grande     dimension,        parfois        irréalisable    ;  ou     bien,    une     des        échelles        fractionnées    avec méca  nisme de     décalage    du     zéro    et sa     commande    à dis  tance depuis le poste de l'observateur;

   ou bien, une       construction    encore plus     délicate    et plus complexe,       entraînant    des     manipulations        diverses.     



  C'est     ainsi    que, sur un niveau à     bulle,    la     possi-          bilité    de     lecture    s'atténue très rapidement avec l'éloi  gnement de l'observateur.

   De nuit, ou par temps  sombre, la     lecture    devient     encore    plus pénible et     in-          certaine.        Le    niveau à bulle doit être ajusté     dans    le  champ de mesure     fractionnaire    à l'aide d'une trans  mission à     distance    si l'on veut éviter des déplace  ments     continuels,    de     l'observateur,        parfois        d'ailleurs     impossibles selon la     disposition    choisie.  



  La     lecture        directe    des indications fournies par  un     pendule    ou un     gyroscope    se heurte à des diffi  cultés.     analogues    puisque,     comme    déjà     dit,    leur pou  voir     d'amplification    est très faible     sans    relais.  



  L'ensemble des     inconvénients    relevés fait qu'on  ne voit pas de     solution        satisfaisante    en     pratique    si  l'on cherche à     perfectionner    les dispositifs, connus  pour le     contrôle    du dévers     durant    le bourrage.

   La       méthode    idéale serait de     permettre    la     réalisation    d'un  appareil exempt des défauts     signalés    et doué notam  ment d'une     réponse        suffisamment    précise,     claire    et  rapide pour pouvoir agir     correctement    à temps.    C'est à quoi vise le présent brevet en proposant  le     principe    du contrôle non plus du dévers, mais de  la variation de dévers ou gauche de la voie     durant     le bourrage.  



  Le brevet     comprend    un     procédé    de     contrôle    et  de     commande    du travail d'une     bourreuse    pour voie       ferrée,    dans lequel on mesure, tout au long du travail  de bourrage, les variations relatives éventuelles de  hauteur des rails dans un plan transversal à la voie,  au voisinage immédiat des outils de bourrage, varia  tions provoquées, par le bourrage lui-même,     pour     arrêter le travail de bourrage des outils du côté et  à l'instant où un excès prédéterminé est mesuré,

   pro  cédé caractérisé en     ce    qu'on fait     cette    mesure  par une détermination du gauche de la voie sur un  tronçon de voie dont une extrémité est située au  voisinage des     outils    de     bourage    et l'autre en avant  de ces outils, dans une région nivelée     correctement     de la voie.  



  Le brevet     comprend    aussi un     dispositif    pour la  mise en     oeuvre        de        ce    procédé, comprenant un appa  reil de mesure, associé à une     bourreuse    pour voie  ferrée,     pour    mesurer, au cours du travail de bour  rage, les variations relatives éventuelles de hauteur  des rails     dans    un plan transversal à la voie, au voi  sinage     immédiat    des outils de bourrage, variations  provoquées par le bourrage lui-même,

       caractérisé     en ce que ledit appareil de     mesure    est     un    appareil  de mesure de gauche de la voie,     placé    à l'avant de  la     bourreuse    et dont une base est située à proximité  des outils de bourrage et (autre en avant de     ces    ou  tils et de la première base.  



       Le    dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une  mise en     aeuvre    du procédé que comprend le brevet  et représente également à     titre    d'exemple, une forme  d'exécution d'un dispositif pour     cette    mise en     #uvre.     



  Les     fig.    1 et 2 sont des     vues    illustrant schémati  quement le     principe    du procédé, la     fig.    1 se rappor  tant au cas d'une voie nivelée     horizontalement,    donc  en palier, tandis que la     fig.    2     concerne    le cas d'une       courbe    de     raccordement,    où un     certain    gauche bien       déterminé    est imposé à la voie lors     du    calage.  



  Les     fig.    3 et 4 sont des schémas     explicatifs    concer  nant le principe d'un appareil indicateur optique;  la     fig.    3 se rapporte à une première forme     d7exécu-          tion    et la     fig.    4 à une variante.  



  Les     fig.    5 à 7 représentent, schématiquement, la  forme     d'exécution    susdite du dispositif.  



  La     fig.    5 .en est une vue     latérale,     la     fig.    6 une vue en plan partielle, et  la     fig.    7 une vue de     l'avant.     



  Sur la vue en perspective de la     fig.    1, on a re  présenté     pair    deux droites     parallèles    les deux files  de     rails    1 et la     dans    la     position        plane    qu'elles doi  vent     occuper.    Une     bourreuse    -     censée    ici être du  type en porte à faux, bien souvent décrit - est  figurée     simplement    pour la     clarté    du dessin par ses  essieux avant 2 et arrière 3,     ainsi    que par les     traces     4, 5,<I>6, 7, 4a, 5a,

   6a</I> et<I>7a de</I> ses     outils    de bourrage  sur le     plan    de roulement.      Dans la     position        représentée    en traits pleins, il  est évident que les deux     droites        transversales    avant  8 et arrière 9 sont     parallèles        entre    elles puisqu'elles  reposent en 10 et 11 sur 1 déjà cité, et en 10a et  11a sur la.  



  Si     maintenant    durant     1e    bourrage, la compression  des pierres devient trop forte sous l'une des files de  rails,     celle-ci    tend à se soulever au-dessus du niveau  prescrit, à l'endroit où a lieu le bourrage, en formant  une ondulation du genre indiqué avec exagération  sur le dessin par le trait interrompu 12. Le point       lla    s'élève en     llb    de la hauteur h mm. qui est  le   gauche   correspondant à la     distance    L mètres  entre 8 et 9,     distance    prise comme unité à laquelle  on rapporte toutes les élévations de     ce    genre.

   La  droite 9 vient en 9b en     formant    l'angle x avec 9,  dit angle de distorsion ou du. gauche de la voie.  



  II s'agit ici précisément de     débecter    ce gauchis  sement durant le bourrage en contrôlant     constam-          ments    l'écart     angulaire    entre les deux     transversales     8, 9     séparées    par une     distance    fixe L.  



  Il est clair que l'amplitude h du défaut, forte  ment agrandi sur le     dessin,    doit rester faible pour  qu'il soit possible de le corriger aisément. La pra  tique montre que par exemple     il    suffit d'interrompre  le mouvement de rapprochement des     outils    de bour  rage pour que sous l'effet de leurs vibrations dans  le ballast, combinées avec le poids propre de la  voie, la charge de l'essieu avant et l'élasticité des  rails, l'onde anormale disparaisse.  



  On cherche aussi à     utiliser    la forme de l'ondula  tion     accidentelle    qui permet visiblement de choisir  une     distance    L relativement très     courte    avec tous       les    avantages de     construction    et     d'utilisation    qui en  découlent, notamment une     excellente        précision.     



  Un défaut vers le bas, par exemple produit par  l'affaissement d'un cric     ébranlé    par les vibrations  des outils voisins, peut     évidemment    être     corrigé    en  forçant le     bourrage.     



  De même, un défaut simultané,     dans    un sens ou  dans l'autre, sur chacune des files de rails peut être  rectifié de façon que     le    gauche soit nul.  



  On voit que pour limiter le défaut et ses con  séquences, constamment durant le     bourrage,    il est       nécessaire    de disposer d'un appareil dé contrôle à  réponse rapide, aisément     réalisable    d'après     ce    qui  vient d'être dit et     comme    on le verra plus loin.  



  Ces principales particularités     se    retrouvent quelle  que soit la forme de la voie,     notamment    dans les  cas suivants  Si le plan de roulement est     incliné    transversale  ment, c'est-à-dire que la voie présente un     certain     dévers, on comprend sans peine que le gauche me  sure, à une     certaine        échelle,    la variation de dévers  des droites 8 et 9b. De même, si ce plan présente  une pente     longitudinale,    ou si la voie est en courbe  régulière, etc.

   Pour ne pas     allonger        inutilement    la  description, on se borne à     montrer        ce    qui se passe  au début d'une     courbe    de     raccordement.       La     fig.    2 reproduit avec les mêmes désignations  une partie des     éléments,    de     fig.    1.

   On a     admis,    que  seule la     file    de     gauche    1a - d'après la     flèche    du  dessin - est     incurvée    dans     ce        raccordement    et oc  cupe la     position,    correcte figurée par le trait plein.  On voit que la     transversale    10 - 10a donne main  tenant la parallèle 11 - 11b qui forme l'angle x avec  la droite 11 - 11a.

   En position     correcte,    la voie  doit donc présenter un gauche de h mm.,     ce    qui  reviendra à     décaler    le zéro de     l'appareil    en imagi  nant un défaut voulu et orienté vers le bas,     c'est-à-          dire    en     sens        contraire    au     relèvement    h à     réaliser     sur L mètres.  



  La mesure du gauche s'effectue ici,     comme    le '  montrent les     fig.    1 et 2, par la mesure de la     distance     du point 11 b au plan     contenant    les     trois    autres     points     11, 10 et 10a.  



  Sur la     fig.    3, on a enregistré schématiquement  le principe d'un     appareil    indicateur     lumineux,    de  manière à en     faire    ressortir     clairement    le fonction  nement.

   On s'est limité à un tronçon de l'appareil  pour la     simplicité    de la     figure:     On voit en 57 une source     lumineuse        admise    à  rayons parallèles (un     fil        incandescent    par exemple)  dirigés     horizontalement    - vers la droite sur le des  sin - et sur le     chemin,    desquels     sont    placés verti  calement deux organes     intercepteurs    58 et 59, re  présentés en coupe suivant le plan passant par le  fil lumineux 57.

   Pour simplifier l'exposé, ledit or  gane 58 est supposé rester immobile et en outre des  fentes     minces        qu'il        présente    en 60, 61 et 62 sont  admises régulières, et régulièrement espacées en     sorte     que les     arêtes-        inférieures    60a respectivement<I>61a et</I>  62a sont     distantes    de     z.     



  L'organe 59 est     susceptible    de     coulisser    paral  1èlement à 58 ;     i1        comporte    aussi des fentes, 63,  64 et 65,     mais    de     grande    largeur, et dont les arêtes       supérieures    63a     respectivement    64a et 65a sont  placées à     distance        croissante    l'une de l'autre en  allant vers le bas de la figure.  



       Le        fonctionnement    est alors le suivant  Dans la position représentée,     les        paires    d'arêtes  de     découvrement    60a et 63a, 61a et 64a, 62a et  65a qui     se        recouvrent    empêchent     le    passage de  rayons     lumineux.    L'appareil est opaque pour un  observateur     placé    à droite sur le     dessin.     



  Si maintenant l'organe 59 se     déplace    progressi  vement     vers    le haut, le     recouvrement        y1,    de 60a et  63a     finit    par     s'annuler    en     sorte    qu'un rayon lumi  neux filtre à travers 63 et 60. Par     contre,    les autres       recouvrements    restent suffisants pour empêcher le  passage de rayons à travers les fentes     inférieures     61 et 62.     L'observateur    ne voit ainsi qu'un seul  rayon sur le tronçon de     dispositif    représenté.  



  Si     l'organe    59 continue à monter, le recouvre  ment suivant - soit y2 de 61a et 64a du     dessin      finit à son tour par     s'annuler    et par laisser passer  à travers 64 et 61, un rayon     lumineux    en     sorte    que  l'observateur en voit deux simultanément.  



  Et     ainsi    de suite.      On comprend sans peine que si l'on choisit par  exemple le     recouvrement    y1 = 1 mm; y2 = 2  mm; y3 = 3 mm ; etc.,     l'observateur    verra succes  sivement 1, puis 2, pus 3, ... rayons lumineux indi  quant l'élévation en mm de l'organe 59.  



  On remarque alors que l'espacement z peut être  choisi à volonté, aussi grand que     nécessaire,    par  exemple z = 100 mm.  



  Dès lors l'appareil est un indicateur de montée  en même temps qu'un     amplificateur    de     déplacement     dans le rapport de 100 à 1.  



  Il est clair que la     descente        s'indique    par le pro  cessus     inverse.     



  Il est évident     également    que     l'espacement    z entre  les fentes de 58 pourrait être lui-même     irrégulier     pour obtenir par exemple une     amplification    variable  le long de l'échelle.  



  La     fig.    4 reproduit, avec les mêmes désignations,  une variante des éléments de la     fig.    3.  



  Ici les     fentes    63, 64 et 65 de 59 sont admises  de même hauteur que les fentes 60, 61 et 62 de 58.  On voit immédiatement que les arêtes de     décou-          vrement    63b et 60b, 64b et<I>61b,</I> 65b et 62b tra  vailleront d'une manière analogue à     celle        décrite        ci-          dessus,        mais    en sens contraire.

   En     conséquence,    l'ob  servateur verra un nombre     constant    de rayons, par  exemple un seul, dont la position plus ou moins  élevée sur l'appareil, lui indiquera le     déplacement     de 59, mais avec une amplification dans les; propor  tions choisies. Le principe décrit ci-dessus, est utilisé  dans le     dispositif    représenté aux     fig.    5, 6, 7.  



  Sur la     fig.    5, on admet une voie horizontale dont  seule la file de rails 13 de     droite,    dans le sens mon  tré par la     flèche,    est     visible.    On aperçoit en 14  l'avant du châssis fixe d'une     bourreuse    en porte à  faux devant laquelle est attelé le     dispositif    qu'on va  décrire.  



       Celui-ci    est     admis        construit    symétriquement par  rapport au plan     milieu    de la voie en sorte que les  organes     correspondants    sur le côté gauche seront  repérés comme     précédemment    par     l'indice    a.    La traverse avant 15 se     termine    par la plaque  16 sur laquelle est fixé, par des vis 17 et 18, un  patin 19 à base 20 arrondie et muni d'un     guide    21.

    Au     milieu    de 15 est soudé un tube     central    22,     lui-          même    soudé au milieu d'une plaque 23 dont l'extré  mité porte une     plaquette    24     formant    butée.  



  Un crochet central 25 d'attelage, très libre en  tous sens, vient s'engager dans la plaque 26 soudée  à la traverse 27 arrière qui se     termine    également par  une plaque 28     munie    des vis 29 et 30 de     fixation     du patin 31 à base arrondie 32 et guide 33.  



  Au milieu de 27 est fixé un     support    34 solidaire  d'un boîtier 35 à     cadran    36 et qui est muni d'un  crochet 37 central     d'attelage    libre venant s'engager  dans la     plaquette    38 soudée contre 14. Un crochet  38 du même genre est prévu à     l'extrémité    de 27.  



  On     distingue    encore en 40 un doigt logé dans un  guide 41 et qui supporte 24.    La     fig.    6 reproduit avec les mêmes désignations  les organes décrits et fait ressortir la construction  symétrique.  



  Sur la     fig.    7, on voit encore avec les mêmes dési  gnations une     partie    des organes déjà décrits, notam  ment les     plaquettes-butées    24 et 24a supportées par  les doigts 40 et 40a qui     coulissent    dans 41 et 41a  et s'appuient en 42 et 42a sur chacun des leviers  43 et 43a pivotés en 44 et 44a sur la traverse 27.

    Les     extrémités    45 et 45a de     ces    leviers tendent une  chaîne 46 qui,     passant    à travers 34, vient engrener  sur un pignon 47 pivoté au centre de 35 et lié à un  disque 48 dont des dents spéciales 49, 50 et 50a,  51 et 51a, 52 et 52a peuvent former écrans en ob  turant des fentes 53 et 53a, 54 et 54a, 55 et 55a,  56 et 56a     ménagées    dans le     cadran    36. Une     source     de lumière     (permanente),    non représentée sur le des  sin, est prévue dans la partie du     boitier    35 opposée  au cadran 36.  



  Compte tenu de     ce    qui a déjà été dit dans la  première partie de cet exposé, le fonctionnement  est alors le suivant:    Dans la position représentée, le gauche est admis  nul et l'appareil convenablement réglé à l'aide des  vis 17, 18, 29 et 30. La traverse avant 15 étant  horizontale, les deux butées 24 et 24a sont au  même niveau, les leviers sont horizontaux et le dis  que-écran obture toutes les fentes.  



  Si     maintenant,    pour une raison quelconque, par  exemple un défaut de 1 mm de hauteur du côté  gauche près des outils de bourrage, la traverse ar  rière 27 pivote autour de la base 20 du patin 19  sur le rail opposé, les articulations 44 et 44a se sou  lèvent. Le     déplacement    est plus grand pour l'arti  culation 44a que pour 44. Puisque la traverse avant  15 ne change pas sa position, les butées 24 et 24a  et avec     elles    les doigts 40 et 40a se déplacent de  la même     distance    sur les deux côtés.

   Les points  de contacts 42 et 42a se trouvent ainsi sur la même  hauteur,     ce    qui provoque le pivotement des leviers  43 et 43a, dont les bouts sont     reliés    ensemble par  la chaîne 46 et le pignon 47. Le pignon 47 et avec  lui le disque 48 se     tournent    dans un sens contraire  au sens de pivotement de la traverse arrière 27. La  position     relative    dès dents 49, 50 et 50a, 51 et 51a,  52 et 52a et des fentes 53 et 53a, 54 et 54a, 55 et  55a, 56 et 56a est alors changée.

   Danse l'exemple  supposé d'un, défaut de niveau de 1 mm du côté  gauche la première fente 53a du     côté    gauche du       cadran    36 :est découverte et laisse filtrer un rayon  lumineux     émis,    par la     source    de lumière située dans  le     boitier    35.  



  Si maintenant le défaut mesure 2 mm, la rotation  plus grande de l'écran fait en outre découvrir la  fente 54a immédiatement au-dessus de la précédente.  Et ainsi de suite.  



  L'ordre de     succession    des indications lumineuses  rappelle le sens du défaut, ici vers le haut.      Pour un dépassement du côté droit, ce seront  les fentes de droite qui     s'éclaireront    selon un pro  cessus analogue.  



  On comprend sans     peine    d'après la     fig.    7 que       moyennant    un choix     judicieux    des bras de leviers,  du diamètre du pignon 47, du rayon moyen des fen  tes et de leur     espacement        angulaire,    il est possible       d'amplifier    d'une     manière    considérable, par exemple  de 1 à 100, la valeur du gauche à mesurer, et cela  en conservant une très grande sensibilité, surtout si  l'on     utilise    judicieusement des vibrations résiduelles  dues au bourrage, en plaçant l'appareil indicateur à  proximité des     outils    de bourrage,

   pour qu'il subisse  les vibrations produites par ces outils.  



  La transmission mécanique du gauche peut être  extrêmement     rigide    et l'inertie des pièces en     mouve-          ment    peut être très     réduite,    en sorte que les, indica  tions sont quasi instantanées.     L'absence    de     contacts     électriques, toujours délicats, permet une construction  particulièrement robuste     @et        simple.     



  Les indications discontinues présentent l'avantage  de     pouvoir    être     observées    sans fatigue par le     bour-          reur,    par     ailleurs    absorbé par son     travail.    Elles lui  permettent en     outre        d'effectuer    instantanément et  sans     difficulté        les,        corrections        nécessaires.    On sou  ligne l'avantage     important    que l'appareil doit nor  malement toujours, indiquer zéro, sauf dans les.

   cour  bes de     raccordement    où     il        suffit    alors au     bourreur     de     maintenir    par exemple la même fente éclairée  pour effectuer automatiquement la     correction    impo  sée. Cette     méthode    permet l'avantage     important    de       supprimer    toute transmission à     distance    pour le ré  glage du zéro, et les complications qui en résultent.  



  Bien entendu,     l'appareil    de mesure du gauche de  la voie pourrait     commander    des moyens d'arrêt au  tomatique du     travail    des outils de bourrage, pour  arrêter     automatiquement    le rapprochement des ou  tils du côté du     rail    présentant, relativement à l'autre  rail, une     différence    de hauteur excédant une valeur  fixée d'avance, 1 mm par exemple. Dans ce cas,  l'appareil indicateur optique que l'on     vient    de dé  crire pourrait être     supprimé.     



  Quant à     cet    appareil     indicateur,    il pourrait être  utilisé     dans    d'autres cas que     celui    décrit de la mesure  du gauche d'une voie     ferrée.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION T Procédé de contrôle et de commande du travail d'une bourreuse pour voie ferrée, dans lequel on mesure, tout au long du travail de bourrage, les va riations relatives éventuelles de hauteur des rails dans un plan transversal à la voie, au voisinage im médiat des outils de bourrage, variations provoquées par le bourrage lui-même, pour arrêter le travail de bourrage des outils du côté et à l'instant où un excès prédéterminé est mesuré,
    procédé caractérisé en ce qu'on fait cette mesure par une détermination du gauche de la voie sur un tronçon de voie dont une extrémité est située au voisinage des outils de bour- rage et l'autre dans une région nivelée correctement de la voie. SOUS-REVENDICATION 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on utilise l'écart accidentel du gauche dû au bourrage pour commander automatiquement l'ar rêt du rapprochement des outils de bourrage, du côté où il y a excès de hauteur du rail. REVENDICATION II Dispositif pour la mise en aeuvre du procédé se lon la revendication I, comprenant un appareil de mesure,
    associé à une bourreuse pour voie ferrée, pour mesurer, au cours du travail de bourrage, les variations relatives éventuelles da hauteur des rails dans un plan transversal à la voie, au voisinage im médiat des outilsi de bourrage, variations provoquées par le bourrage lui-même, caractérisé en ce que ledit appareil de mesure est un appareil de mesure du gau che<B>de</B> la voie,
    placé à l'avant de la bourreuse et dont une base est située à proximité des. outils de bourrage et l'autre en avant de ces outils et de la première base. SOUS-REVENDICATIONS 2. Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce que l'appareil de mesure du gauche de la voie comporte un mécanisme indicateur de la valeur du gauche.
    3: Dispositif selon la revendication II et la sous- revendication 2, caractérisé en ce que le mécanisme indicateur de la valeur du gauche se trouve à pro ximité des outils de bourrage, pour être soumis aux vibrations produites par ceux-ci, et en ce que ce mécanisme est relié mécaniquement par des organes de transmission rigides, d'une part, à la base de ré férence avant et, d'autre part, à la base voisine des outils.
    4. Dispositif selon la revendication II, caracté risé en ce que la base voisine des outils. est formée par des organes d'appui sur les rails appartenant à deux vérins. montés. à l'avant de la bourreuse et ser vant, en pressant chacun sur l'un des rails, à amor tir les vibrations de ceux-ci en avant de la bourreuse. 5.
    Dispositif selon la revendication II, caracté risé en ce qu'il comporte des moyens. d'arrêt auto matique du travail des outils de bourrage, comman dés par l'appareil de mesure du gauche de la voie, pour arrêter le travail des outils du côté du rail pré sentant relativement à l'autre rail une différence de hauteur excédant une valeur fixée d'avance.
    6. Dispositif selon la revendication II, caracté risé en ce que les bases susdites comportent chacune deux organes d'appui sur les rails, coopérant chacun avec l'un des rails et situés dans un même plan transversal à la voie, et en ce que l'appareil de me sure du gauche comporte un moyen de mesure de la distance de l'un des points d'appui des organes d'appui formant la base voisine des outils de bour- rage, au plan contenant les trois autres points d'appui sur les rails, des deux bases en question. 7.
    Dispositif selon la revendication II et la sous- revendication 2, caractérisé en ce que le mécanisme indicateur de la valeur du gauche comporte un appa reil indicateur optique, comprenant une source lumi neuse, un organe intercepteur fixe présentant des découpures pour laisser passer à l'endroit de ces découpures seulement des rayons issus de cette source,
    et un organe intercepteur mobile placé en regard de l'organe intercepteur fixe et présentant des découpures se déplaçant en regard des premières, la lumière ne passant à travers l'ensemble de ces deux organes que là où une partie découpée de l'un d'eux coïncide avec une partie découpée de l'autre, appa reil caractérisé en ce que les arêtes de découvre- ment des découpures successives de l'un desdits or ganes sont décalées de façon croissante par rapport à celles de l'autre de ces organes, le recouvrement étant ainsi régulièrement croissant d'un couple de parties découpées appartenant aux deux organes d'in terception, au couple suivant.
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