CH362288A - Procédé de traitement d'un revêtement, en vue d'accroître sa dureté, revêtement obtenu et application dudit procédé - Google Patents

Procédé de traitement d'un revêtement, en vue d'accroître sa dureté, revêtement obtenu et application dudit procédé

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CH362288A
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Talmey Paul
J Crehan William
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    • C23COATING METALLIC MATERIAL; COATING MATERIAL WITH METALLIC MATERIAL; CHEMICAL SURFACE TREATMENT; DIFFUSION TREATMENT OF METALLIC MATERIAL; COATING BY VACUUM EVAPORATION, BY SPUTTERING, BY ION IMPLANTATION OR BY CHEMICAL VAPOUR DEPOSITION, IN GENERAL; INHIBITING CORROSION OF METALLIC MATERIAL OR INCRUSTATION IN GENERAL
    • C23CCOATING METALLIC MATERIAL; COATING MATERIAL WITH METALLIC MATERIAL; SURFACE TREATMENT OF METALLIC MATERIAL BY DIFFUSION INTO THE SURFACE, BY CHEMICAL CONVERSION OR SUBSTITUTION; COATING BY VACUUM EVAPORATION, BY SPUTTERING, BY ION IMPLANTATION OR BY CHEMICAL VAPOUR DEPOSITION, IN GENERAL
    • C23C18/00Chemical coating by decomposition of either liquid compounds or solutions of the coating forming compounds, without leaving reaction products of surface material in the coating; Contact plating
    • C23C18/16Chemical coating by decomposition of either liquid compounds or solutions of the coating forming compounds, without leaving reaction products of surface material in the coating; Contact plating by reduction or substitution, e.g. electroless plating
    • C23C18/31Coating with metals
    • C23C18/32Coating with nickel, cobalt or mixtures thereof with phosphorus or boron
    • C23C18/34Coating with nickel, cobalt or mixtures thereof with phosphorus or boron using reducing agents
    • C23C18/36Coating with nickel, cobalt or mixtures thereof with phosphorus or boron using reducing agents using hypophosphites

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Description


  Procédé de traitement d'un revêtement, en vue     d'accroître    sa dureté,  revêtement obtenu et     application    dudit procédé    Il est connu de réaliser le nickelage chimique de  corps à surface dite catalytique, par un procédé con  sistant essentiellement à plonger le corps dans un  bain contenant des ions nickel et des ions     hypo-          phosphite,    le terme   catalytique   impliquant que la  matière formant la surface du corps à nickeler a la  propriété de catalyser la réaction d'oxydoréduction  entre les ions nickel et     hypophosphite,    cette réaction  ayant pour conséquence le dépôt sur ladite surface  d'un revêtement consistant en un alliage de nickel et  de phosphore,

   contenant 88 à 94 % de nickel.  



  On sait par ailleurs que ledit bain doit satisfaire  à un certain nombre de conditions physiques et chi  miques pour assurer un dépôt satisfaisant pendant  une durée acceptable. Ces conditions portant princi  palement sur les proportions des réactifs, et la pré  sence dans le bain d'agents dits   exaltants   et    complexants y>. Différents bains de ce genre sont  décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique  No 2532283 du 5 décembre 1950, 2658841 et  2658842 du 10 novembre 1953. De même, dans le  brevet des Etats-Unis d'Amérique No 2717218 du  6 septembre 1955 est décrit un appareillage permet  tant la mise en     #uvre    de ce procédé de manière  continue, et en particulier son application au dépôt  sur la surface     interne    de corps creux.  



  Il a été découvert que les propriétés utiles de ce  revêtement, notamment sa dureté, pouvaient être con  sidérablement modifiées, et ceci au gré de l'opérateur,  si l'on soumettait ledit revêtement à un traitement  thermique contrôlé, qui modifie la structure de l'al  liage constitutif.  



  La présente invention a pour objet un procédé  de traitement d'un revêtement obtenu par nickelage  chimique à l'aide d'une solution contenant des ions  nickel et des ions     hypophosphite    et     comprenant    88    à 94 % de nickel et 12 à 6 % de phosphore, en  vue d'accroître la dureté de ce revêtement, carac  térisé en ce que le revêtement déposé à partir de  ladite solution est soumis à un chauffage à une tem  pérature comprise entre 100 et<B>11000C</B> suivi d'un  refroidissement à la température ambiante.  



  L'invention a également pour objet le revêtement  obtenu par ledit procédé ainsi qu'une     application     de ce procédé à la protection vis-à-vis des fluides  corrosifs de la     surface    intérieure d'un corps creux  constitué par l'assemblage d'éléments métalliques.  



  Un premier mode d'exécution du présent procédé  consiste à chauffer le revêtement jusqu'à une tempé  rature située entre 100 et 4000 C pendant une durée  d'au moins 1 heure, un second mode d'exécution  consiste à chauffer le revêtement jusqu'à une tempé  rature située entre 400 et 800  C pendant une durée  d'au moins 1 heure, et un troisième mode d'exécution  consiste à chauffer le revêtement jusqu'à une tempé  rature située entre 950 et 11000 C, et suffisante pour  fondre ce revêtement, mais non son support.  



  L'invention est décrite ci-après en se référant au  dessin annexé sur lequel  La     fig.    1 se réfère à     l'application    susdite du  procédé selon l'invention et est une vue en élévation  d'un wagon-citerne comportant un revêtement inté  rieur nickel-phosphore.  



  La     fig.    2 est une coupe partielle agrandie d'une  portion de la paroi du corps de la citerne du wagon  de la     fig.    1.  



  La     fig.    3 est une coupe partielle agrandie d'une  autre portion de la paroi du corps de la citerne du  wagon de la     fig.    1.  



  La     fig.    4 est une coupe longitudinale partielle  d'une section de tuyau comportant un revêtement  nickel-phosphore.      La     fig.    5 représente une série de courbes illustrant  la relation entre la dureté et la température de trai  tement     thermique    du revêtement nickel-phosphore.  



  La     fig.    6 est un diagramme de phases du système  nickel-phosphore du revêtement et illustrant la rela  tion mutuelle entre les phases, la température et la  composition de ces alliages nickel-phosphore.  



  Si l'on se réfère tout d'abord aux     fig.    1 à 3, on  voit qu'on y a représenté un wagon-citerne 10 com  prenant un plateau 11 portant un récipient de trans  port ou citerne 12. La citerne 12, telle qu'illustrée,  comprend un corps creux sensiblement cylindrique  13 disposé horizontalement, deux coupoles d'extré  mité 14 et un dôme central cylindrique creux 15,  disposé verticalement à la     partie    supérieure du corps.

    Le corps 13 comprend un     certain    nombre de sections  tubulaires 13a, qui sont formées de plaques d'acier  fixées par soudure bout à bout le long de leurs bords  adjacents en formant des joints 16 tels que repré  sentés     fig.    2 ; les coupoles d'extrémité 14 sont  également formées de plaques d'acier fixées par des  rivets d'acier 17 en chevauchant les sections d'extré  mité adjacentes 13a, comme représenté     fig.    3. De  plus, le dôme 15 est en tôle d'acier et fixé dans une  ouverture prévue dans la section centrale 13a par  soudure à l'arc comme indiqué en 18.  



  Le dôme 15     porte    un couvercle d'acier amovible  19 et les deux coupoles d'extrémité 14 sont pour  vues respectivement de deux tubes d'acier 20 qui à  leur tour     portent    deux couvercles amovibles d'acier  21 pour le remplissage et la vidange du réservoir  12. Enfin, la totalité des surfaces intérieures de la  citerne 12 sont pourvues d'un revêtement     lisse,    con  tinu, sans joints et sensiblement homogène 22, obtenu  par nickelage chimique.

   Le revêtement 22 recouvre  également complètement les joints soudés 16 à l'em  placement des bords en contact des sections 13a,  comme illustré à la     fig.    2, ainsi que les bords super  posés des sections d'extrémité 13a et des têtes 14 à  l'emplacement de leurs joints rivetés entre eux, ainsi  que les têtes internes des rivets 17 comme illustré  à la     fig.    3. De plus, le revêtement 22 recouvre les       surfaces    intérieures des pièces 20 de sorte qu'il forme  un ensemble d'une seule pièce, totalement dépourvu  de     joints    ou discontinuités d'aucune sorte que ce  soit.

   En outre, les surfaces internes des couvercles  19 et 21 sont pourvues de revêtements en une seule  pièce qui leur sont solidaires, non représentés, et  de même nature que le revêtement 22.  



  Le revêtement 22 peut être     appliqué    aux sur  faces     intérieures    de la citerne 12 par dépôt     chimique     à partir d'un bain de nickelage du type cation     nickel-          anion        hypophosphite,    conformément à l'un des pro  cédés mentionnés dans les brevets des Etats-Unis  d'Amérique cités plus haut.  



  Plus précisément, après que les éléments de la  citerne 12 ont été assemblés à la manière classique,  leurs surfaces intérieures sont complètement dégrais  sées, nettoyées et légèrement décapées par un acide  convenable, tel que l'acide chlorhydrique. Puis, la    citerne 12 est introduite dans un appareillage con  venable, de telle sorte qu'elle ait un mouvement de  rotation autour de son axe longitudinal et qu'elle  soit traversée par un bain de nickelage chaud du type  précité, de façon à effectuer le dépôt chimique du  revêtement en une pièce 22 sur les surfaces inté  rieures qui sont mouillées par ce bain. Le dépôt chi  mique sur les surfaces intérieures des couvercles 19  et 21 est exécuté d'une manière semblable.  



  Normalement, l'épaisseur du revêtement 22 est  approximativement de 25 à 125 microns, une épais  seur d'environ 75 microns étant recommandée.  



  Le revêtement 22 déposé chimiquement est sous  la forme d'une couche intimement liée aux surfaces  intérieures de la citerne 12 et est constitué par une  matière solide amorphe, consistant essentiellement  en une solution métastable sous-refroidie de phos  phore dans du nickel, contenant 88 à 94 % de nickel  et 6 à 12 % de phosphore en poids ; il est carac  térisé par son adhérence, sa résistance à l'usure et  sa résistance à l'attaque corrosive des acides, des  bases et autres réactifs ordinaires, résistance compa  rable à celle du nickel déposé par voie électrolyti  que. Ce revêtement 22 est déposé chimiquement a  une dureté correspondant à un indice     Vickers    mesuré  à la pyramide     (VPN)    d'environ 525.  



  A la     fig.    4, on a représenté une section de tuyau  terie 40 comprenant un corps tubulaire longitudinal  41 portant des flasques 42 à ses extrémités opposées  et pourvu d'un revêtement tubulaire longitudinal 44.  Dans la section de tuyauterie 40, le corps 41 et les  flasques d'extrémité 42 peuvent être venus ensemble  de fonderie ou de forge et le revêtement 44 est formé  d'une couche pratiquement homogène, lisse, continue  et sans raccords, d'un alliage nickel-phosphore  déposé par nickelage chimique.  



  Le dépôt chimique du revêtement 22 ou 44 sur  les surfaces intérieures de la citerne 12 ou de la  tuyauterie 40 implique que le métal de base de la  citerne 12 ou du tuyau 40 est en matière dite cataly  tique. Le métal peut être le fer, l'acier au carbone,  l'acier au chrome, l'acier au cobalt, l'acier au sili  cium, l'acier au manganèse, l'acier au nickel, l'acier  au molybdène, l'acier au nickel-cobalt, l'acier au       nickel-chrome,    l'acier au chrome-manganèse, l'acier  au manganèse-molybdène, l'acier au     chrome-cuivre-          nickel,    le cuivre, le laiton, le bronze, le bronze au  silicium, le bronze au phosphore, le cuivre au béryl  lium, le cuivre au cadmium, le cuivre au chrome, le  cuivre au nickel, l'aluminium, le laiton d'aluminium  et le bronze d'aluminium.  



  Si l'on se réfère maintenant aux     fig.    5 et 6, on  note     (fig.    5) qu'il existe une température critique,  située aux environs de     400c,    C, et à laquelle     certaines     des caractéristiques de la matière du revêtement sont  complètement modifiées, cette modification étant  irréversible et     consistant    essentiellement en la trans  formation de la solution métastable sous-refroidie  de phosphore dans le nickel en un solide stable com  posé de microcristaux de phosphure de nickel     Ni3P         dispersés dans une matrice de nickel. La réaction  intervenant pour provoquer cette modification est  exothermique, et se déroule très rapidement dans tout  le revêtement.  



  Dans ce traitement thermique intervient la dureté  de précipitation du phosphure de nickel     Ni3P,    soit  dans le solide métastable, au-dessous de     400,1    C, soit  dans le solide stable au-dessus de 400  C, de sorte  que, comme on le voit sur la     fig.    5, la dureté finale  obtenue est proportionnelle à la température de trai  tement au-dessous de 4000 C, et inversement propor  tionnelle au-dessus de     400()    C. Le traitement sera  toutefois toujours conduit pour que, conformément à  l'invention, la dureté après traitement soit supérieure  à la dureté avant traitement.  



  Cette dureté est     influencée    aussi par la durée du  traitement, comme le montrent les courbes 51-52 et  53, correspondant respectivement à des traitements  de 1 h, 6 h et 12 h.  



  Ainsi, à titre d'exemple, on voit que pour une  durée de traitement de 6 heures, la courbe 52 indi  que que l'indice     Vickers        VPN,    d'environ 525 au  départ, est porté à environ 680, 820, 920, 940, 750,  590 et 580 pour des températures de traitement res  pectives de 100, 200, 300, 400, 500, 600 et     700o    C.  



  On notera qu'on atteint une augmentation  maxima absolue de l'indice     VPN    pour un traitement  d'une heure environ à     400o    C environ.  



  Les mesures de dureté à partir desquelles ont été  tracées les courbes 51, 52 et 53 ont été prises à la  température ambiante à partir de revêtements de  125 microns d'épaisseur portés par des échantillons  d'acier laminé à froid. Des courbes 51, 52 et 53 il  ressort que l'on peut atteindre une valeur accrue pré  déterminée de l'indice     VPN    du revêtement, soit dans  l'intervalle de température situé au-dessous de la tem  pérature critique de 400  C, soit dans l'intervalle  de température situé au-dessus de la température  critique de 400  C.

   Par exemple, si on se réfère à  la     fig.    5 et qu'on suppose un traitement thermique  d'une durée d'une heure, on observera qu'on peut  obtenir un indice     VPN    de 900 soit dans     l'intervalle     inférieur des températures, à une température d'en  viron 3200 C, soit dans l'intervalle supérieur de tem  pérature à une température d'environ 4800 C.

   Cepen  dant, on ne doit pas oublier que l'on obtient cette       VPN    de 900 dans l'intervalle inférieur des tempé  ratures par un premier mécanisme impliquant une  précipitation de     Ni.3P    dans le solide métastable, tandis  qu'on l'obtient dans l'intervalle supérieur de tempé  rature par un second mécanisme impliquant une pré  cipitation de     NigP    dans le solide stable, de sorte que  la structure essentielle du revêtement est entièrement  différente dans les deux cas, mais par contre la carac  téristique de dureté est la même.

   Par exemple, la  matière du revêtement est pratiquement non magné  tique quand elle est déposée telle quelle et après  avoir été soumise au traitement     thermique    dans l'in  tervalle inférieur de température au-dessous de la  température critique de     400,1    C, tandis qu'elle est    considérablement magnétique après avoir été sou  mise au traitement     thermique    dans     l'intervalle    supé  rieur de température au-dessus de la température  critique de 4000 C.

   D'autres propriétés physiques de  la matière du revêtement sont de même modifiées  sensiblement à la température critique de 4000 C ;  par exemple, la conductivité électrique de la matière  n'est pas sensiblement modifiée par le traitement  thermique dans l'intervalle inférieur, mais elle est  sensiblement accrue par le traitement thermique  dans l'intervalle supérieur.  



  Si l'on considère     maintenant    de plus près le trai  tement     thermique    de la matière du revêtement, on  notera que, bien que la structure essentielle de  celle-ci soit modifiée de façon critique quand la  matière est chauffée à la température de 4000 C;  on n'atteint pas cependant une véritable composition  eutectique avant que la matière soit chauffée à une  température encore plus élevée, soit jusqu'à la fusion,  comme il est clairement illustré par la courbe 61 du  diagramme de phases du système nickel-phosphore  de la     fig.    6.

   Plus spécialement, dans la portion de ce  système valable pour les compositions     nickel-phos-          phore    produites par dépôt chimique à partir d'un  bain de     nickelage    du type cation nickel-anion     hypo-          phosphite    et contenant une proportion de 6 à 12 %  en poids de phosphore, la composition eutectique  comprend du nickel et du phosphore dans la pro  portion d'environ 89 % de nickel et 11 % de phos  phore, en poids, et la température eutectique est d'en  viron 8800 C.

   Sur la courbe 61 le point de fusion  du nickel     (1453a    C) est indiqué en 62 et le     point          eutectique    est     indiqué    en 63. On constate également  d'après la courbe 61 que des compositions contenant       environ    5, 6, 10 et 12 % de phosphore ont des  points de fusion d'environ     1150 ,    11000, 950  et       950     C également.  



  On ne s'explique pas complètement la composition  eutectique du système, car il apparaît qu'elle con  siste fondamentalement en nickel et     Ni3P    et pourtant  les proportions en poids ne sont pas strictement en  accord avec la loi de Dalton ; cependant, des ana  lyses précises et répétées conduisent toujours à cette  proportion pondérale de nickel et de phosphore et  on n'a détecté dans cet alliage que du nickel et du       Ni3P.     



  Quand on chauffe la matière du revêtement à  une température     suffisamment    élevée pour la fondre,  on obtient une masse fondue dans laquelle le nickel  et le phosphore sont en     équilibre    au-dessus de la  courbe 61 du diagramme de phases de la     fig.    6. Par  refroidissement, la masse devient sursaturée en nickel  dans le cas où la teneur en phosphore de la compo  sition est     inférieure    à 11 %, tandis qu'elle devient  sursaturée en     Ni3P    dans le cas où la teneur en phos  phore de la composition est supérieure à 11 %.

   Plus  spécialement, dans le cas où il y a manque de phos  phore, la masse devient sursaturée en nickel au  refroidissement, à la suite de quoi il se forme du  nickel solide dans la solution de l'eutectique quand      la composition de la solution se déplace vers le bas  et vers la droite le long de la courbe 61 dans la direc  tion du     point    eutectique 63 ;

   par suite, quand le  refroidissement de la masse se poursuit vers la tem  pérature eutectique d'environ     880o    C, une quantité  considérable de nickel solide est présente dans la  solution de la composition     eutectique    de sorte que  par refroidissement plus poussé de la masse, le nickel  solide donne     naissance    à des cristaux primaires de  nickel dans la masse de la composition eutectique,  cristaux qui apparaissent sous forme de dendrites de       nickel    dispersés dans les fins cristaux de nickel et de       Ni3P    qui forment les constituants fondamentaux de la  composition eutectique.

   Plus spécialement également,  dans le cas où il y a excès de phosphore, la masse  devient sursaturée en     Ni3P    par refroidissement, à la  suite de quoi     il    se forme du     Ni3P    solide dans la solu  tion de l'eutectique quand la composition de la solu  tion se déplace vers le bas et vers la gauche le long  de la courbe 61 dans la direction du     point    eutectique  63 ;

   par suite, quand on poursuit le refroidissement  de la masse jusqu'à la température eutectique d'en  viron 8800 C, une quantité considérable de     Ni3P     solide est présente     dans    la solution de la composi  tion     eutectique,    de telle sorte que si l'on poursuit  le refroidissement de la masse, ce     Ni3P    solide donne       naissance    à des cristaux primaires de     Ni3P    dans la  masse de la composition     eutectique,

      cristaux qui  apparaissent sous forme de petits cristaux de     Ni3P     dispersés dans les fins cristaux de nickel et de     Ni3P     formant les constituants fondamentaux de la compo  sition eutectique.  



  Comme il ressort également de la     fig.    6, pour  obtenir la fusion du revêtement, celui-ci doit être  chauffé à une température située dans l'intervalle  général de 880 à 1100 C.  



  Comme     il    n'est pas nécessaire de maintenir l'état  de     fusion    pendant un     intervalle    de temps prolongé,  la matière fondue du revêtement ne s'écoule pas des  surfaces     internes    du corps creux pendant le court       intervalle    de temps où le revêtement se trouve à l'état  fondu si l'on prend     soin    de faire tourner continuelle  ment le corps creux autour de son axe longitudinal  pendant le traitement     thermique.    En outre, la masse  fondue possède des propriétés de moulage telles que,  par refroidissement et solidification ultérieurs,

   le revê  tement reformé est également lié     intimement    aux  surfaces     internes    du corps creux. En fait, l'adhérence  du revêtement aux surfaces internes du corps creux  est sensiblement améliorée par la formation de l'al  liage nickel-phosphore à eutectique.  



  De plus,     l'alliage    nickel-phosphore du revêtement       solidifié    a des propriétés physiques sensiblement dif  férentes de l'alliage du revêtement initial, de l'alliage  qui résulte du traitement thermique du revêtement  initial dans l'intervalle inférieur de température situé  entre la température ambiante et environ 4000 C et  de l'alliage qui résulte du traitement     thermique    du  revêtement     initial    dans     l'intervalle    supérieur de tem  pérature situé entre 4000 C et juste au-dessous de    sont point de fusion (entre environ 880 et 1100  C).

    Par exemple, dans l'alliage nickel-phosphore, résul  tant du chauffage du revêtement jusqu'à fusion, la  caractéristique magnétique et la conductivité élec  trique sont sensiblement accrues. D'autre part, le  revêtement en ce dernier alliage présente également  une dureté supérieure à celle du revêtement     initial..     



       Les    revêtements obtenus selon l'une ou l'autre  des formes d'exécution ci-dessus décrites du présent  procédé conviennent admirablement à la protection  des surfaces devant être mises au contact de divers  fluides     corrosifs    tels que produits alimentaires, pro  duits chimiques, etc., qui normalement attaqueraient  ou corroderaient ces surfaces.  



  Il est évident que le genre du traitement à faire  subir au revêtement (au-dessous de 1100     C,    au-des  sus de 1100  C, au-dessus du point de fusion) sera  choisi en fonction de la nature du métal de base et,  abstraction faite de l'augmentation obligatoire de  dureté, en fonction des propriétés à conférer au  revêtement.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de traitement d'un revêtement obtenu par nickelage chimique à l'aide d'une solution con tenant des ions nickel et des ions hypophosphite et comprenant 88 à 94 % de nickel et 12 à 6 % de phosphore, en vue d'accroître la dureté de ce revê tement, caractérisé en ce que le revêtement déposé à partir de ladite solution est soumis à un chauffage à une température comprise entre 100 et 1100 C suivi d'un refroidissement à la température ambiante. II. Revêtement obtenu par le procédé selon la revendication I. III. Application du procédé selon la revendica tion I à la protection vis-à-vis des fluides corrosifs de la surface intérieure d'un corps creux constitué par l'assemblage d'éléments métalliques. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la température de charge est comprise entre 100 et 395o C. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la température de chauffage est comprise entre 400 et 800 C. 3. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la température de chauffage est comprise entre 950 et l100 C et suffisamment élevée pour fondre la matière de revêtement. 4. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le chauffage et le refroidissement sont exé cutés en atmosphère inerte. 5. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le chauffage et le refroidissement sont exé cutés en atmosphère réductrice.
CH362288D 1955-06-10 1956-04-21 Procédé de traitement d'un revêtement, en vue d'accroître sa dureté, revêtement obtenu et application dudit procédé CH362288A (fr)

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