Dispositif de commande d'un diaphragme à lamelles pour objectif On connaît déjà des dispositifs de commande de diaphragme à lamelles pour objectifs, munis d'une graduation et d'un index se déplaçant en regard de celle-ci. Les dispositifs connus de ce genre compren nent généralement deux parties tournant l'une par rapport à l'autre, plusieurs lamelles articulées par une de leurs extrémités sur l'une desdites parties, en des points régulièrement répartis sur une circonférence, l'autre extrémité de chacune de ces lamelles étant engagée dans l'une de plusieurs rainures rectilignes ménagées dans l'autre partie.
Lorsqu'on ne prend pas de précautions spéciales, la graduation présente des divisions qui ne sont pas équidistantes, pour toutes les valeurs de diaphragme qui sont habituellement indiquées sur les objectifs, et qui représentent toutes les ouvertures successives pour lesquelles le flux lumineux passant par l'objectif double chaque fois. Ces indications sont, par exem ple: 16-11-8-5,6-4-2,8-2,etc. .Ilen résulte que l'écart entre des divisions telles que 2 et 2,8 est relativement grand, tandis que l'écart entre des divisions telles que 11 et 16 est relativement petit.
On a déjà cherché à remédier à cet inconvénient et à obtenir une répartition régulière des divisions. A cet effet, on a donné des formes plus ou moins compliquées aux rainures dans lesquelles est engagée une partie extrême des lamelles ou en donnant aussi des formes spécialement étudiées aux lamelles. Ces différentes mesures entraînent soit une complication importante au point de vue fabrication, et par consé quent une augmentation du prix de revient, soit une mauvaise forme de l'ouverture centrale du dia phragme, ce qui a pour effet de diminuer les qualités de l'objectif pour des ouvertures intermédiaires du diaphragme. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients.
Elle a pour objet un dispositif de commande d'un diaphragme à lamelles pour objectif, muni d'une graduation et d'un index se déplaçant en regard de celle-ci, ce dispositif comprenant deux par ties tournant l'une par rapport à l'autre, plusieurs lamelles articulées par une de leurs extrémités sur l'une desdites parties, en des points régulièrement répartis sur une circonférence, l'autre extrémité de chacune de ces lamelles étant engagée dans l'une de plusieurs rainures rectilignes ménagées dans l'autre partie,
caractérisé en ce qu'une desdites parties est montée tournante dans une pièce et reliée à cette dernière par un organe de liaison, cet organe coopé rant avec l'autre partie mobile, de façon -à faire tourner la première partie par rapport à la pièce de la valeur nécessaire pour obtenir la valeur d'ouver ture désirée du diaphragme pour chaque marque de la graduation, ces marques étant équidistantes.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en perspective, les dif férentes parties du dispositif étant éloignées les unes des autres.
La fig. 2 est une vue en coupe axiale du dispo sitif lorsque toutes les parties sont assemblées. Le dispositif représenté comprend une pièce fixe 1 en forme de bague sur le pourtour de laquelle sont prévues des divisions 2 d'une graduation. Cette pièce 1 présente un évidement circulaire intérieur dans lequel est montée tournante une partie 3 en forme de bague et présentant des perçages 4 disposés régu lièrement sur une circonférence et servant de paliers d'articulation à des tétons 5 portés par chacune des extrémités des lamelles 6, dont une seule est repré- sentée au dessin.
L'autre extrémité de chacune de ces lamelles porte un téton 7 destiné à s'engager dans l'une de plusieurs rainures 8 ménagées dans une seconde partie 9. Comme on le voit, les rainures 8 sont disposées obliquement par rapport à des rayons de la partie 9 qui est également en forme de bague circulaire.
En référence à la fig. 2, la partie 9 est fixée par deux vis 10 à une pièce annulaire 11 qui présente également un épaulement circulaire destiné à coopé rer en 12 avec un bord de la pièce 1, de façon à pouvoir tourner pratiquement sans jeu radial sur cette dernière pièce.
La pièce annulaire 11 présente une partie 13 constituant un profil de came qui est bien visible à la fig. 1.
La partie tournante 3 montée dans la pièce fixe 1 présente une encoche 14 dans laquelle est enga gée une extrémité d'un levier 16 qui est articulé en 17 sur la pièce fixe 1. L'autre extrémité de ce levier présente un doigt transversal 18 destiné à prendre appui contre le profil de came 13 sous l'action d'un ressort 15, ancré sur la pièce fixe 1 et dont une extrémité coopère avec le dit levier 16.
Si la partie 3 était fixe par rapport à la pièce 1, les différentes valeurs de l'ouverture du diaphragme, qui sont commandées de façon connue par une rota tion relative entre les pièces 3 et 9, donneraient des divisions 2 non équidistantes. Lors de la rotation de la pièce 11 par rapport à la pièce 1, le profil de came 13 se déplace en regard du doigt 18 du levier 16, ce doigt étant appuyé contre ledit profil sous l'action du ressort 15 qui agit sur la partie 3. Le mouvement de rotation de la pièce 11 par rapport à la pièce 1 provoque donc des oscillations du levier 16 autour de son articulation, lequel commande à son tour des déplacements angulaires correspondants de la partie 3 de la pièce 1.
Ce déplacement de la pièce 3 entraîne une modification de l'ouverture du diaphragme par suite du déplacement angulaire rela tif qui se produit entre les parties 3 et 8. Il est clair qu'en choisissant convenablement le profil de came 13, on peut commander les déplacements angulaires voulus de la partie 3 pour obtenir les valeurs succes sives désirées du diaphragme en imprimant des dépla cements angulaires sensiblement de même valeur de la pièce 11 par rapport à la pièce 1. Ainsi, les divi sions 2 de la graduation peuvent être équidistantes.
On peut naturellement prévoir de nombreuses modifications de la forme d'exécution décrite. Selon une variante, le profil 13 de came pourrait être rem- placé par une rainure de forme correspondant à ce profil, de façon que le doigt 18 du levier 16 soit déplacé desmodromiquement par cette rainure. Dans ce cas, le ressort 15 pourrait être supprimé à condi tion de prévoir un accouplement sans jeu entre le levier 16 et la partie 3. On peut naturellement inver ser le rôle des différentes pièces et la pièce 1, par exemple, pourrait être la pièce de commande tour nante, tandis que la pièce<B>11</B> serait fixe.
Dans le dernier cas, la pièce 1 constituerait l'organe de com mande entraînant la bague 3, et les déplacements angulaires de correction permettant d'obtenir une graduation linéaire auraient donc lieu entre la partie 3 et l'organe de commande 1 qui l'entraîne.