CH363316A - Procédé de fabrication d'un corps tubulaire et corps tubulaire obtenu par ce procédé - Google Patents

Procédé de fabrication d'un corps tubulaire et corps tubulaire obtenu par ce procédé

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CH363316A
CH363316A CH515460A CH515460A CH363316A CH 363316 A CH363316 A CH 363316A CH 515460 A CH515460 A CH 515460A CH 515460 A CH515460 A CH 515460A CH 363316 A CH363316 A CH 363316A
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core
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CH515460A
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M Brick Robert
E Maier Curtis
J Ripling Edgward
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Continental Can Co
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    • B21MECHANICAL METAL-WORKING WITHOUT ESSENTIALLY REMOVING MATERIAL; PUNCHING METAL
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Description


  Procédé de fabrication d'un corps tubulaire et corps tubulaire obtenu par ce procédé    La présente invention a pour objet un procédé  de fabrication d'un corps     tubulaire    et un corps tubu  laire obtenu par ce procédé.  



  On connaît des procédés pour fabriquer des  corps tubulaires en coulant du métal en     fusion    dans  un moule contenant un noyau de matière antiadhé  sive pour former un lingot présentant une chambre       intérieure    longitudinale occupée par la matière non  adhésive. Un tel     lingot    est alors laminé de manière à  constituer un ruban présentant des faces supérieures  et inférieures     formées    par la matière du lingot et  séparées par une couche intérieure mince constituée  par de la matière antiadhésive, logée entre lesdites  faces supérieures et inférieures. Celles-ci sont alors       écartées    pour former le tube, les bords du ruban  constituant des nervures s'étendant extérieurement.  



  Le procédé suivant l'invention est caractérisé en  ce que l'on réalise au moins un noyau métallique en  forme de tube aplati, en ce qu'on monte ledit noyau  dans un moule et coule du métal autour du noyau,  de façon que ce dernier se soude au métal coulé et       forme    ainsi un lingot creux, en ce qu'on introduit  dans la     partie    intérieure creuse de la matière  antiadhésive,     lamine    ce lingot pour le transformer  en un ruban ayant des parois     métalliques    laminées  séparées par ladite matière antiadhésive, les parois  laminées étant réunies, le long des bords de matière  antiadhésive, par des parties     métalliques    s'étendant  d'une face extérieure à l'autre du ruban,

       tronçonne     le ruban transversalement pour obtenir un     flan,    et       écarte    les     surfaces        laminées    pour     obtenir    le corps  tubulaire.  



  Le     dessin    représente des moyens pour la mise  en     oeuvre    du procédé qui fait l'objet de l'invention  et illustre quelques opérations de celui-ci, ceci. à  titre d'exemple.    La     fig.    1 est une coupe verticale suivant la ligne  1-1 de la     fig.    2 d'un     appareil    pour la     mise    en     oeuvre     du procédé.  



  La     fig.    2 en est une coupe horizontale suivant la       ligne    2-2 de la     fig.    1.  



  La     fig.    3 en est une coupe horizontale     suivant    la  ligne 3-3 de la     fig.    1.  



  La     fig.    4 est une vue latérale en élévation d'une       partie-    de l'appareil suivant la     ligne    4-4 de la     fig.    2.  La     fig.    5 est une coupe à travers un appareil  d'extrusion destiné à l'obtention de noyaux.  



  Les     fig.    6 à 9 montrent des étapes successives de  l'aplatissement, par laminage, d'un tube     cylindrique     pour former un noyau creux.  



  La     fig.    10 représente les opérations successives  d'obtention de noyaux creux.  



  La     fig.    11 illustre une opération de tension.  



  La     fig.    12 est une coupe, à plus grande échelle,  d'un noyau creux.  



  La     fig.    13 est une vue en perspective représen  tant le     calibrage    intérieur d'un noyau creux.  



  La     fig.    14 est une coupe normale d'un noyau  creux, à plus grande échelle que la     fig.    12,     illustrant     l'ébarbage des bords.  



  La     fig.    15 est une vue schématique illustrant       l'application    d'un revêtement sur un noyau creux.  La     fig.    16 est une coupe d'un noyau à     l'échelle     de la     fig.    12, représentant les revêtements qui lui ont  été     appliqués.     



  La     fig.    17 est une vue schématique     illustrant    le       chanfreinage    d'un     lingot    suivant la     fig.    1.  



  La     fig.    18 est une vue schématique     illustrant    la  formation de gorges extérieures longitudinales dans  un     lingot.     



  La     fig.    19 est une vue en bout d'une     partie    d'un       lingot    prêt au laminage.      La     fig.    20 est     une    vue schématique     illustrant    le  mouvement relatif de     parties    d'un lingot pendant le  premier laminage.  



  La     fig.    21 représente le     remplissage    du noyau  d'un lingot avec     une    matière antiadhésive.  



  La     fig.    22 représente l'obturation des noyaux du       lingot    une fois remplis.  



  La     fig.    23 représente le     laminage    à chaud d'un  lingot pour l'obtention d'un ruban     laminé.     



  La     fig.    24 représente le laminage à froid d'un  ruban, l'enlèvement des bords et le découpage en  feuilles.  



  La     fig.    25 est une vue partielle en perspective, à  beaucoup plus     grande    échelle, d'un     ruban    multiple  laminé à froid.  



  La     fig.    26 est une vue en perspective d'une     ins-          tallation    pour la séparation d'un ruban- multiple et  pour l'enroulement de rubans     simples    sur des       bobines.     



  La     fig.    27 est une vue en perspective d'un ruban  simple obtenu à partir du ruban multiple de la       fig.    25.  



  La     fig.    28 est une vue en perspective illustrant  l'expansion ou     écartement    partiel du     ruban    repré  senté dans la     fig.    27.  



  La     fig.    29 est     une    vue en perspective illustrant  l'expansion du     ruban    des     fig.    27 et 28 en un élément  de     forme    circulaire, cylindrique.  



  La     fig.    30 est     une    vue en perspective d'un corps       tubulaire    correspondant à celui de la     fig.    29, dans  lequel les     nervures    extérieures ont été réduites.  



  L'appareil de coulage représenté dans la     fig.    1  est schématisé et présente des parties arrachées pour  la     clarté    du dessin. L'appareil comprend un  moule 10 dont les parois présentent des chemises 11  pour l'eau de refroidissement qui y est amenée par  un canal 12 et évacuée par un canal 13. Le moule 10  est     supporté    par des     rails    14. Une     trémie    est placée  à la partie supérieure du moule pour recevoir le  métal en fusion provenant de poches de coulée 16.

    Au début de la coulée,     l'extrémité        inférieure    du  moule 10 est fermée par une plate-forme 17 main  tenue dans sa position supérieure par     une    colonne  18 et     un    piston 19 se déplaçant dans un cylindre 20.  La plate-forme présente une ouverture destinée à  recevoir les extrémités     inférieures    de noyaux creux  21 ; quatre de ces noyaux 21 sont représentés dans  la     fig.    2, en contact les uns avec les autres, dans un  même plan. Une pièce de serrage 22, dans l'exemple,  un coin, fixe les extrémités inférieures des noyaux 21  à la plate-forme et empêche le flux de métal en fusion  de couler.

   La creusure -     intérieure    des noyaux pré  sente deux faces planes opposées, réunies à leur       extrémité    par des parties     semi-circulaires    ; leur sec  tion extérieurs est sensiblement     rectangulaire.     



  Des rouleaux de     pinçage    25 sont disposés     au-          dessus    du moule 10 et sont destinés à     s'appliquer    sur  les faces opposées des noyaux 21, de section rectan  gulaire     (fig.    3), afin de les     maintenir    dans un même  plan. Lors de la coulée, la     plate-forme    17 est dé-    placée vers le bas, tirant ainsi les noyaux 21 vers  le bas et produisant la rotation des rouleaux de  serrage 25.

   Ces rouleaux 25 sont munis de freins 26  qui freinent leur rotation de     telle    sorte qu'une ten  sion est exercée le long des noyaux 21, entre la       plate-forme    17 et les rouleaux 25 tout d'abord, et  ensuite entre ces rouleaux et la surface supérieure  durcie du     lingot    en formation, pour maintenir les  noyaux 21 tendus même lorsqu'ils se dilatent sous  l'action de la chaleur. Les freins 26 sont montés sur  des leviers 27 qui sont pressés en direction des rou  leaux 25 par des ressorts 28, l'action des ressorts  étant réglable au moyen de vis 29.

   Le serrage des  noyaux 21 les uns contre les autres, dans leur plan,  est assuré par des rouleaux 30, coopérant avec les  bords des noyaux et qui sont montés sur des bras  basculants 31, pressés par des     ressorts    32, réglables  par des vis 33. Des écrans thermiques 34 peuvent  être disposés au-dessus de la     trémie    15 et au-des  sous des rouleaux de guidage supérieurs.  



  Le piston 19 peut se déplacer dans le cylindre 20  et la vitesse de son déplacement est contrôlée par du  fluide sous pression. Ce dernier est amené à une       vanne    36 par un conduit 35, cette vanne permettant  de l'envoyer soit par le conduit 37 dans la partie du  cylindre située au-dessous du piston, lorsque la plate  forme doit être déplacée vers le haut ou être main  tenue dans sa position supérieure, soit, par un con  duit 38, dans l'espace     cylindrique    situé au-dessus  du piston lorsqu'un mouvement vers le bas,     ind6pen-          dant    du poids du lingot, doit être imposé à la     plate-          forme.    Il est à noter que, pour chaque position de  la vanne,

   la conduite qui n'est pas     alimentée    en  fluide sous pression se décharge par une tubulure 39.  Lorsque la trémie est en place au-dessus du moule,  sa décharge dans le moule étant contrôlée par des  tiges d'arrêt qui sont soulevées lorsque le niveau du  métal en     fusion    atteint une hauteur désirable et qui  sont abaissées lorsque le     lingot    descend plus vite que  n'entre le métal en fusion, la descente de la     plate-          forme    peut être contrôlée par la     vanne    36 afin  d'adapter la vitesse de descente à la vitesse de soli  dification du métal ; de telles dispositions sont bien       connues    des gens du métier.  



  Dans la     fig:    1, la plate-forme 17 a été repré  sentée dans une position légèrement abaissée, la  partie     inférieure    du lingot 40, solidifiée, ayant dé  passé l'extrémité inférieure du moule 10. Le refroi  dissement du lingot peut être accéléré par des jets  d'eau produits par des buses 41. Le refroidissement  peut également être accéléré en     obligeant    un     fluide     de refroidissement, tel que de l'air, à traverser les  noyaux creux. Dans ce but, une pipe multiple 42  peut être fixée aux extrémités des noyaux et       alimentée    par un fluide de refroidissement à l'aide  d'un conduit flexible 43.  



  Les noyaux creux 21 peuvent être obtenus par       extrusion    comme le représente la     fig.    5. Dans le  cylindre     d'extrusion    50 est disposée une billette en  métal 51, et le piston 52     oblige    ce métal à traverser      une filière 53, dont l'ouverture est- allongée, de telle  sorte que la forme extérieure du noyau ainsi extrudé,  en 54, est oblongue et correspond à la forme de la       fig.    12.

   Un     mandrin        fixe    55 est maintenu en place  par une traverse 56, dans le cylindre 50, et s'étend  à travers la tête 53, de telle     sorte    que la barre 54 est  creuse et présente     une    cavité 57 dont la dimension  et la forme, obtenues par le mandrin, correspondent à  celles de la     fig.    12, c'est-à-dire ,présentent des angles       arrondis    58.

   Il est préférable d'avoir une épaisseur  de métal 59, sur les bords du noyau, entre sa surface  extérieure et la surface de sa cavité 55, plus grande  que l'épaisseur 59a des parties     laminées    du métal,  ceci afin d'accroître la rigidité du noyau pendant son  extrusion, de même qu'en vue de sa manipulation,  comme aussi pour ménager suffisamment de métal  en vue de l'opération de dressage décrite plus loin.    Une variante du procédé d'obtention des noyaux  creux 21 est illustrée à la     fig.    6. Dans cette variante,  un tube circulaire 60 est passé entre des rouleaux  qui l'écrasent partiellement de manière à lui donner  une section en 61 en forme d'haltère.

   Une barre de  matière moins ductile que le tube est placée à l'inté  rieur de celui-ci : Trois rubans d'acier inoxydable 62  sont par exemple introduits dans le tube, puis ce  dernier est laminé à nouveau de manière à     former     une section 63 telle que les bords des rubans exté  rieurs 62 ne sont pas en contact avec la surface  intérieure du tube, seules les parties médianes de  la surface     intérieure    du tube étant amenées en con  tact avec les surfaces visibles polies des rubans exté  rieurs 62. Le ruban intermédiaire 62 est alors retiré,  ce qui ne produit aucun glissement sur les surfaces  intérieures du tube mais donne un jeu tel que les  rubans extérieurs 62 peuvent être retirés sans dif  ficulté.

   Un second jeu 64 de rubans d'acier, plus  larges que les premiers, est introduit et une nou  velle opération de laminage est accomplie. Ceci peut  être répété une ou plusieurs fois, jusqu'à ce que le  tube initial 60 ait été aplati de manière à présenter  la forme 65. Dans cet état, ses faces latérales oppo  sées sont planes et présentent un état intérieur de  surface lisse, correspondant à celui des     rubans    uti  lisés ; les bords du profil sont arrondis et se raccor  dent sans discontinuités avec les faces latérales  planes.  



  L'aplatissement d'un tube lui donnant la forme  représentée à la     fig.    12 peut également être obtenu  par étirage à travers des matrices. Ainsi, dans la       fig.    10, un tube de section initiale circulaire devient  une ellipse 70 par étirage à travers une matrice 71 ;  cette     ellipse    est à nouveau aplatie dans une ma  trice 73, pour donner la forme 72 ; une matrice  finale 74 donne au tube la section 54 correspondant  à celle de la     fig.    12. Il est bien entendu que le  nombre des matrices peut être     différent    des trois  représentées à titre d'exemple, afin d'amener le tube  petit à petit à la     forme    désirée, par des passes suc  cessives.

      Si les tubes aplatis ne sont pas droits, ils peuvent  être rendus rectilignes, comme cela est représenté à  la     fig.    11, en saisissant leurs extrémités dans des  pinces 57, et en exerçant sur eux une tension, comme  indiquée par les flèches. Ainsi, la cavité     interne    est  préservée sur la plus grande partie du tube ; en  outre, les pinces peuvent être munies de lan  guettes 78 qui pénètrent dans l'une ou l'autre des  extrémités du tube pour maintenir la ou les cavités       terminales    ouvertes.  



  Pour     une    fabrication à la fois économique et pré  cise de corps tubulaires destinés à constituer des  corps de récipient, aucune des méthodes de produc  tion des noyaux creux selon les     fig.    5 à 9 n'est suffi  samment précise pour que le produit puisse être  obtenu en série, sans calibrage individuel et recti  fication extérieure. Pour obtenir des noyaux dont  les dimensions sont précises, qui permettront de  réaliser des tubes également précis, des opérations  ultérieures doivent être effectuées.  



  Comme le montre la     fig.    13, un outil de cali  brage 80 est introduit dans la cavité de la pièce 54  du noyau creux et est tiré à travers ce noyau par  une barre de tension 81 alors que la pièce 54 est  empêchée de se déplacer par une barre d'arrêt 82  fendue, représentée en traits pointillés. L'outil de       calibrage    pourra être un mandrin 80 constitué par  un ruban d'acier plus mince, plus étroit et plus long  que la pièce 54. De tels mandrins pourront pré  senter des bords en escalier qui auront la forme de  la cavité désirée et qui seront destinés à successive  ment l'élargir, le mandrin final donnant à la cavité  à la fois sa forme et ses dimensions désirées.

   En  variante, le mandrin 80 pourra avoir une tête  d'élargissement et de     polissage    qui sera forcée dans  le tube pour le dimensionner et polir ses faces inté  rieures, tout en tenant compte du retrait élastique.  En pratique des tubes de haute précision peuvent  être obtenus lorsque la dimension latérale de la  cavité est ainsi contrôlée avec soin alors que la  dimension verticale de la cavité 57 dans les     fig.    12  et 14. n'a pas besoin de répondre à des tolérances  serrées.  



  D'autres combinaisons d'opérations peuvent être  envisagées : Ainsi, un tube plat pourra être     extrudé     selon la     fig.    5 et ensuite     laminé    à travers une     filière,     selon la     fig.    10, présentant une     ouverture    dont la  forme et la dimension produisent une section inté  rieure     déterminée    compte tenu du retrait élastique.  



  L'espacement des cavités des noyaux adjacents  21, dans leur plan,     fig.    2, détermine     l'importance    des  nervures extérieurs des tubes obtenus par expansion ;  c'est aussi un facteur     déterminant    l'étalement latéral  lors du laminage. En conséquence, cet espacement  est contrôlé de façon précise en dressant les bords  des noyaux 21. A la     fig.    14, ce dressage est     réalisé     par des meules 85, 86     tournant    sur des axes paral  lèles.

   La position de chaque meule par     rapport    au  corps 54 du noyau, est déterminée par des doigts 87  pénétrant à chaque extrémité du noyau bien recti-           ligne,    et passé au     mandrin,    c'est-à-dire dont la cavité  intérieure 57 a une forme très précise et des bords 88  parallèles contre lesquels prennent appui les doigts  87.     Ainsi,    les meules dressent les bords 54 le long de  plans parallèles désignés par les     lignes    89,     fig.    1-4,  ôtant le métal représenté par des traits     pointillés    90.

    La distance entre ces plans et les bords 88 est déter  minée de     manière    à correspondre à la moitié de l'es  pace qui doit séparer deux     discontinuités    dans le       lingot    ; cette     distance    peut être     inférieure    à l'épais  seur 59a des     parties    laminées du noyau 54.  



  Les bords latéraux du noyau 54 sont de préfé  rence revêtus d'une couche de matière antiadhésive.  Selon la     fig.    15, le corps du noyau 54 se déplace  dans la direction de la flèche entre deux buses 92  qui projettent de la matière     antiadhésive    contre les  bords dressés 89 de la     fig.    14, puis se déplace dans  un séchoir 95 lorsque la matière antiadhésive utilisée  est une suspension à support aqueux par exemple.  Des     écrans    96 peuvent être employés pour empêcher  que la matière antiadhésive se dépose à des endroits  où elle ne doit pas être appliquée.     Ainsi,    ces écrans  96 peuvent être placés comme indiqué dans la       fig.    16.

   Le noyau présente     alors    des couches anti  adhésives dans les régions 98     (fig.    16) alors que les  surfaces 97 peuvent se     lier    à la matière du     lingot     lors du coulage et du laminage.  



       Dans    une     application    du procédé on emploiera  quatre noyaux 54 par exemple, chacun de 4,25 à  5,5 m. de long environ pour l'obtention d'un     lingot     correspondant de 4,15 m. à 5,35 m. environ. Ces  noyaux 21 en forme de ruban sont alors engagés par  leur extrémité     inférieure        dans    la plate-forme 17,  serrés les uns contre les autres par leurs bords, leur  guidage étant assuré par les rouleaux 25, 30, et pin  cés par le bloc 22. Les conduites de refroidissement  42, 43 sont connectées, la plate-forme 17 est levée  jusqu'à ce qu'elle ferme l'extrémité     inférieure    du  moule 10 dont la profondeur variera de 20 à 30 cm.  environ par exemple.

   Le métal est alors coulé au  moyen des poches de coulée 16, en prenant soin de       maintenir    le niveau et la température     approximative-          ment        uniformes    sur tous les côtés des noyaux 21. Le  métal en fusion est rapidement refroidi par les parois  du moule, par la     plate-forme    et par les noyaux ; la  vitesse de coulée est     telle    que la     partie    inférieure du  lingot 101 se soit     solidifiée    lorsque le niveau du  liquide est à     environ    50     nun    du sommet du moule.

    La vanne 36 est alors actionnée de sorte que la  plate-forme 17 commence à descendre à une vitesse  correspondant à la vitesse de coulée ;     ainsi    le niveau  du     liquide    reste sensiblement constant. La vitesse de  coulée et la vitesse de descente de la plate-forme sont       interdépendantes    ; elles dépendent des dimensions du  moule, du métal qui est coulé, de sa température à  l'entrée, de la vitesse de l'eau de refroidissement  dans le moule et dans les noyaux, etc.

   Dans la pra  tique, le métal se     solidifie    plus rapidement au contact  avec les surfaces refroidies de sorte qu'une surface    concave 100,     fig.    1, représente la     limite    entre les  phases     solide    et liquide.  



  Au fur et à mesure que 1a     plate-forme    17 des  cend, le lingot 101 émerge du moule 10 et son re  froidissement peut être alors accéléré par des jets  d'eau dirigés contre sa surface et par le passage de  fluide de refroidissement à travers les noyaux 21.  Ces derniers sont maintenus tendus grâce à l'action  des     freins    26 sur les rouleaux de guidage 25.  



  Le métal en fusion entre en contact avec les sur  faces exposées des noyaux 21. D'autre part les bords  des noyaux butant les uns contre les autres sont  revêtus de matière non adhésive 98 de sorte que le  métal en     fusion    ne peut pas pénétrer entre les  noyaux ; ceux-ci n'adhèrent ainsi pas les uns aux  autres directement. La matière antiadhésive 98 dis  posée sur les bords extrêmes des noyaux, bords qui  sont exposés, empêche que le métal en     fusion     n'adhère à ces bords extrêmes.  



  La longueur du lingot 101 s'accroît, le lingot se  déplaçant vers le bas avec la plate-forme et les  noyaux 21. Ainsi la position des noyaux     est'fixée     par le durcissement du lingot. Lorsque les noyaux  21 quittent les rouleaux 25, 30 le coulage à partir  des poches de coulée 16 est     interrompu    ; on laisse  se refroidir le métal coulé et la     plate-forme    17 est  abaissée jusqu'à ce que le lingot 101     sorte    complète  ment du moule.

   La pince 22 est alors desserrée et le  lingot 101 est     incliné    puis retiré de la plate-forme,  La     plate-forme    17 est relevée, un nouveau jeu de  noyaux 21 est mis en place, et le coulage du     lingot          suivant    commence.  



  Pour obtenir des corps tubulaires de dimension  précise, le     lingot    101 est soumis à une opération de  rabotage, par exemple au moyen de meules rotatives  105,     fig.    17, destinées à     supprimer    les     irrégularités     de surface et à produire un contour de surface qui  contribue à     déterminer    l'étalement latéral des diffé  rents noyaux.

   Le     lingot    est alors passé entre des  trains de couteaux rotatifs 106, montés sur des  arbres 107,     fig.    18, destinés à produire des gorges  longitudinales extérieures ou à dresser et corriger la  forme de gorges qui auraient été produites lors du  coulage, par exemple au moyen de projections 109  situées dans le moule 10,     fig.    2, ou enfin qui auraient  été produites à la presse, au moyen de     poinçons,    ou  de toute autre manière.  



  Une forme extérieure du lingot<B>101</B> est repré  sentée à la     fig.    19 où seule une moitié latérale du       lingot    est visible d'un côté du plan vertical médian  110 passant au     milieu    de la largeur du lingot, seule  une petite partie de l'autre moitié étant visible. Les  deux moitiés sont symétriques de part et d'autre du  plan 110. Les bords extérieurs des noyaux 21 sont  représentés en lignes pointillées     afin        d'indiquer    que  ces noyaux font corps avec le     lingot    lors du moulage,  chaque noyau présentant un canal 57.

   Le     lingot     représenté comporte quatre noyaux, mais il est évi  dent que tout autre nombre pourra être envisagé,  dépendant du diamètre des corps tubulaires qui      doivent être obtenus et de la largeur du     lingot    sus  ceptible d'être laminée avec un équipement donné.  



  Dans le     lingot    selon la     fig.    19, une paire de  gorges extérieures longitudinales sont ménagées dans  le plan vertical longitudinal 110 dans lequel est  également située la couche 98 de matière non adhé  sive située entre les deux noyaux 21. Une seconde  paire 113 de gorges longitudinales sont ménagées  dans chaque moitié du lingot, selon un plan longitu  dinal 114. Une troisième paire de gorges longitu  dinales 115 sont ménagées dans chaque moitié du  lingot, dans un     plan    longitudinal 116. Il est préfé  rable de donner à ces gorges une section droite en V,  avec des angles de fond de 8 à 900, dépendant de la  matière, des diamètres des corps tubulaires à réa  liser, et du processus de laminage.

   Les angles de  toutes les gorges du lingot n'ont pas à être néces  sairement les mêmes. Dans la     plupart    des cas, des  angles de 40 à 700 conviennent.  



  Les surfaces 118 du lingot en contact avec les  rouleaux extérieurs sont de préférence des parallèles  au moins dans leurs parties adjacentes au plan  médian 110, et sont formées par des rouleaux 105.  Dans la     fig.    19, ces     surfaces    's'étendent des gorges  112 jusqu'aux gorges suivantes<B>113</B> et assurent la  régularité de la première opération de laminage en  présentant au     premier    jeu de rouleaux des surfaces  qui sont en prise avec ces rouleaux et qui présentent  une largeur suffisante pour empêcher que le     lingot     ne se torde.

   Les     surfaces    119, entre les gorges 113  et les gorges marginales 115, convergent en direction  des bords latéraux, de     telle    sorte qu'elles sont pro  gressivement réduites pendant le laminage ; elles sont  obtenues à l'aide de rouleaux tronconiques 105a  solidaires des rouleaux 105.  



  Suivant les opérations de     laminage,    l'étalement  latéral est plus grand dans le plan médian M qu'aux       surfaces    en contact avec les rouleaux, et peut être  plus grand ou     inférieur    dans ce plan médian M que  dans des plans     intermédiaires    tels que P, P.

       C'est-à-          dire    que, suivant le matériau et le type de laminage,  la section droite marginale peut être simplement  convexe ou formée d'une double convexité avec une  concavité     intermédiaire.    Lors du     laminage        d'alliages     d'aluminium, la     forme    habituelle est convexe - con  cave - convexe.

   Le     comportement    du     matériau    est  connu des gens du métier qui prennent une décision       préliminaire    quant à l'étalement total probable  durant le processus de laminage et déterminent ainsi  la forme à donner au     lingot    initial, étant réservées  des corrections ultérieures, par     modification    du pro  cessus     quant    à la température et au pourcentage de  réduction pour les passes ultérieures, de même que  par un changement de la forme des lingots ulté  rieurs. Le processus consiste à adapter l'étalement et  la distribution des zones d'affaiblissement dues aux  gorges, aux conditions différentes d'étalement relatif  entre les plans M et P.

   En outre, l'étalement d'un       lingot    d'épaisseur     uniforme    est plus grand au voisi  nage de ses bords latéraux qu'au centre de sa lar-         geur.    Ainsi avec des canaux de noyaux 57 à l'ori  gine identique dans leur dimension horizontale, les  noyaux adjacents au bord s'étalent plus que ceux qui  sont placés au centre de sorte que les rubans élé  mentaires obtenus ne produisent pas des corps tubu  laires d'un même diamètre. Par une convergence des  surfaces extérieures 119 et par des gorges longitu  dinales on peut compenser :ce phénomène.

   Lors du       laminage    initial, la pression des rouleaux est exercée  sur les- surfaces 118 de sorte que les canaux 57 situés  au voisinage du centre de la largeur s'étalent plus  que les canaux 57 situés dans les bords. Mais durant  les laminages ultérieurs, les canaux latéraux s'étalent  plus que les canaux 57 situés au centre. De même  durant le premier laminage, le métal adjacent aux  surfaces     laminées    du     lingot    tend à s'étaler latérale  ment pour fermer les gorges 112, puis les gorges  113, de sorte que l'étalement des canaux 57 des  noyaux entre les lignes 110, 114 est réduit.

   Le lami  nage se poursuivant, le métal adjacent aux     surfaces     119 est également déplacé latéralement pour     fermer     les gorges, de sorte que l'étalement des canaux 57  des noyaux entre les lignes 114, 116 est également  réduit. Ainsi, par le profil que l'on donne au lingot  et par le contrôle des étalements locaux, la quantité  de l'étalement de chaque canal de noyau peut être  identique au cours du processus total de laminage.  



  L'un des rôles des gorges longitudinales 112,  113, 115 est aussi de produire un     affaiblissement     longitudinal des rubans laminés multiples, lequel, en  coopération avec l'affaiblissement produit par les  couches non adhésives 98, permet une séparation  aisée des rubans multiples en rubans individuels.  Afin d'aider à cette séparation, on revêt au moins  une face de chaque gorge d'une matière antiadhésive  telle que la couche 120,     fig.    20. Une suspension  d'oxyde d'aluminium, de silicium ou d'une autre  matière antiadhésive peut être appliquée avec ou  sans     liant,    et séchée.

   La matière antiadhésive peut  être vaporisée, par exemple par vaporisation au cha  lumeau d'oxyde     d'aluminium,    de talc ou d'un autre  réfractaire, ou par pulvérisation à température ordi  naire d'une suspension de matière antiadhésive. Une       flamme        fuligineuse    à     l'oxy-acétylène    peut être diri  gée contre la surface à revêtir.

   Un revêtement anti  adhésif peut être aussi obtenu en chauffant le     lingot     et en     passant    une barre de métal     stéréate,    de résine  époxy ou d'un     polysiloxane    le long de la surface à  revêtir ; on peut également obtenir la couche anti  adhésive en pressant un     polysiloxane    gras contre la  surface. De telles couches peuvent présenter une  épaisseur de 0,025 à 0,76 mm environ.

   Lors de  l'étalement latéral du métal, comme décrit ci-dessus,  produisant la fermeture des gorges, les couches de  matières antiadhésives 120 se déplacent avec les  gorges jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées par les deux       surfaces    de métal butant l'une contre l'autre, comme  cela est représenté à la     fig.    20, où l'aspect d'une  gorge centrale 12 est représenté.

   Comme le métal  se déplace uniformément à partir des deux côtés           dans    la direction des flèches, et     comme    la  demi-épaisseur du lingot est réduite en passant des  surfaces 118 aux surfaces 121, la matière antiadhé  sive 120 se trouvant au fond de la gorge se déplace  vers     l'intérieur        jusqu'au"    point 122 et la couche       antiadhésive    se trouve progressivement recouverte  par le métal s'étalant jusqu'à ce que la masse rési  duelle 123 se place dans le plan 110, en alignement  avec la couche de matière antiadhésive 98.

   Il est à  remarquer que, en raison du déplacement latéral du  métal, le point 122 se trouve à une plus petite dis  tance au-dessous du fond initial de la gorge, que la       semi-épaisseur    du lingot ne s'est réduite pour passer  du plan 118 au plan 121.  



  Comme l'étalement dans ce plan médian M est  inférieur à celui qui se produit dans le plan inter  médiaire P, le métal et la matière du noyau s'étale  ront plus que le métal au fond des gorges longitu  dinales. Au centre de la largeur, le fond des gorges  122 peut être placé initialement, dans le plan 110  qui passe par la couche 98 de manière antiadhésive  située entre les deux noyaux centraux ; et cette con  dition se maintiendra pendant le laminage. Le fond  des gorges 113 cependant ne se déplacera pas aussi  loin, lors de l'étalement latéral, comparativement  aux couches 98 situées entre les noyaux centraux  latéraux.

   Ainsi, les plans     longitudinaux    114 passant  par le fond des gorges 113 ne passent pas, dans le  lingot, par les couches 98 situées entre ces gorges,  mais sont disposés à l'extérieur ou plus près du bord  du     lingot,    comme le représente la figure 19, par rap  port aux positions des couches 98. De la sorte, le  plus grand déplacement latéral, lors de l'étalement  des couches 98, amène ces couches dans les plans  114 à la     fin.    du     laminage,    compte tenu du fait que  ces plans 114 se déplacent vers l'extérieur, comme  cela est indiqué plus loin. Un même phénomène se  produit en ce qui concerne les gorges 115 et les  plans 116.  



  En outre, le métal adjacent au plan intermédiaire  P se déplace latéralement plus vite que le métal se  trouvant à la surface en contact avec les rouleaux.  Ainsi, le fond des gorges non centrales 113, 115, se  déplace latéralement par rapport à la surface du  métal en     particulier    après que ces gorges aient été  fermées sur la matière antiadhésive. Et cela est à  l'origine d'une     inclinaison    progressive des couches  antiadhésives.

   Afin de compenser cela, les gorges  non- centrales 113, 115, sont     préinclinées    lors de la  formation du     lingot.    Ainsi, les     bisecteurs    126, 127  des angles au fond des gorges ne forment pas un  angle droit par rapport au plan médian M, les     bisec-          teurs    127 des gorges marginales 115 se trouvant à  un angle supérieur à celui des     bisecteurs    126 des  gorges 113.

   En se fermant sur les     @    couches non  adhésives 120, les plans de celles-ci sont     inclinés     pendant les     premières    phases du laminage mais se  redressent lorsque le métal adjacent aux gorges se  déplace latéralement plus que le métal à la surface.  Ainsi, au cours du processus de laminage, les gorges    se ferment sur la matière antiadhésive 120 et, à la  fin du processus, les résidus de matière 120, à  chaque paire de gorges, se trouvent dans un plan  qui passe par les couches résiduelles 98, comme cela  est visible à la figure 25.  



  Dans la pratique, la compensation des     différents     étalements latéraux peut être obtenue en donnant au  lingot un     profil    adéquat et par des gorges longitu  dinales. Si le processus du laminage est modifié, par  exemple, de telle manière qu'une compensation  exacte n'est pas     atteignable    au moyen de l'appareil  à rainurer et à chanfreiner, la correction peut être  obtenue en changeant les rouleaux tronconiques de  la figure 17 ou, de préférence, en changeant les rou  leaux     produisant    les gorges de la figure 18 et en  modifiant la profondeur des gorges ainsi ménagées  ou dressées. Au moins un tiers de métal plein devrait  être conservé à chaque paire de gorges après le  laminage.

   Il est préférable d'avoir une moitié de  l'épaisseur totale du lingot formé de métal plein.  Ainsi les profondeurs des deux gorges et la dimen  sion verticale de la couche de revêtement 98 ne  devrait pas dépasser la moitié de la distance entre  les plans 118 lors du processus habituel de laminage.  



  Les opérations suivantes sont illustrées aux  figures 21 et 22. Les tubes 21 sont remplis d'une  matière antiadhésive en barre ou masse 130 s'en  gageant à     l'intérieur    du tube- Une telle matière  antiadhésive peut être une poudre- telle que de  l'oxyde d'aluminium, de l'oxyde de     sirconium,    de       titanium    ou autres matériaux qui s'étalent en même  temps que le métal du lingot lors du     laminage    de ce  dernier de telle sorte qu'au cours des     différentes     étapes du laminage il reste une couche de matière  non adhésive, empêchant l'adhérence entre les  parois     intérieures    des canaux.

   Du chlorure de sodium  ou d'autres sels qui se comportent de façon plastique  lors du laminage à chaud, et qui se cassent et se sub  divisent     facilemeent    lors du     laminage    à froid, peuvent  être employés. Dans un autre exemple la matière  antiadhésive 110 peut être     introduite    sous     forme     d'une barre de polyéthylène ;

   dans ce cas     il    est pré  férable de marteler, pincer ou souder une extrémité  131 de chaque noyau afin de le fermer et de main  tenir le     lingot    101 à une température située     au-          dessus    du point de     fusion    de la matière antiadhésive,  de telle manière que celle-ci     remplisse    le canal de  chaque noyau et     remplisse    ainsi tous les espaces  vides à l'intérieur du     lingot.    Ce     remplissage    peut  être fait lorsque le lingot est     maintenu    dans une posi  tion sensiblement verticale comme représenté dans  la figure 21.

   Les extrémités supérieures sont ensuite  martelées ou soudées comme représenté en 132 dans  la figure 22.  



  Le     lingot    est alors prêt pour être employé lors  d'une suite d'opérations de chauffage et de     laminage.          Il    est préférable de procéder tout d'abord à un  chauffage ou à une homogénéisation qui peut se  faire à une température de 4800 (environ) pour un  lingot en aluminium ou un     alliage    d'aluminium. On      a constaté qu'à cette température et pour les canaux  remplis de polyéthylène et scellés, le polyéthylène se  trouve dans une condition favorable à l'extension  lors du laminage à chaud.

   Dans la figure 23, le lin  got 101 est représenté après avoir passé dans un  certain nombre de bancs de laminage 140 de telle  sorte que son épaisseur a été successivement réduite,  avec extension correspondante de sa longueur, mais  avec     une.extension    de sa largeur relativement plus  faible. Le processus de laminage comportant un cer  tain nombre de passes à chaud et à froid, la tempé  rature à chaque passe et le pourcentage de réduction  de chaque passe sont choisis suivant la matière et le  profil du     lingot,    et suivant l'inclinaison des gorges.

    Dans la pratique, le lingot chaud 101 se refroidit  pendant son passage à travers des bancs successifs  de sorte que, lorsqu'il est traité à chaud sur le der  nier banc 141, la température a diminué à une va  leur à laquelle un durcissement peut se produire.  Dans un tel cas, le processus de laminage peut com  porter une opération de recuite à la fin du laminage  à chaud ou au cours des phases du laminage à     froid     qui lui succèdent. Cela est représenté schématique  ment dans les figures 23 et 24 dans lesquelles la  bande 142, qui est issue du banc de laminage 141,  peut avoir une épaisseur d'environ 2,5 mm entre ses  faces opposées.

   Cette bande est alors enroulée sur  une bobine 143 qui peut être chauffée dans un four  approprié, afin de lui     fournir    les conditions d'un  traitement thermique préconisé par le processus de       travail.    Cette opération peut être désignée par   re  cuite en bobine  . Après une telle recuite, la bobine  143 peut alors être à nouveau déroulée, comme le  représente la     fig.    24, et le ruban 142 peut passer  par des bancs successifs de laminage à froid 144 au  cours duquel il est réduit au ruban final 145 ayant  une épaisseur de 0,63 mm environ, comprenant  deux surfaces laminées de 0,3 mm environ chacune,  séparées par une couche intermédiaire de matière  antiadhésive d'une épaisseur de 0,025     mm    environ.

    Ce ruban peut alors être passé dans un four 146 afin  de conférer à toutes les parties de la matière une  condition de trempe désirée. A     partir    de ce four 146,  le ruban peut traverser un dispositif d'extension 147  à rouleau, qui     sert    à le rendre plan. Il passe alors  entre des rouleaux 149 qui agissent sur ses deux  faces opposées, et qui rognent ses bords 159, par  déchirement, alors que le reste du ruban, désigné  par 151, continue entre les lames 152 d'un couteau  qui le tronçonnent en tronçons 153 de longueur pré  déterminée. Dans la figure 24, les bords déchirés  150 sont représentés guidés vers le haut,     s'éloignant     du plan du reste du ruban 151, ceci à l'aide de rou  leaux 154.  



  Les opérations de laminage à partir du lingot  représenté, tel que chanfreiné et rainuré, dans les  figures 17 et 18, produisent un ruban 145, tel que  représenté dans la figure 25. Les couches 98  antiadhésives ménagées sur les bords des noyaux et  les couches de matière antiadhésive 120 dans les    gorges longitudinales extérieures du lingot produisent  des rainures 160, 161 qui sont disposées sensible  ment dans des plans longitudinaux situés à des dis  tances prédéterminées des bords des couches de la  matière antiadhésive 163 qui est logée dans les  canaux 57 des noyaux à l'intérieur du     lingot.    Il est  à noter que les opérations sont effectuées de manière  à maintenir des     lignes    de matière antiadhésive 160,

    161 parfaitement parallèles aux bords adjacents de  la couche intérieure de matière antiadhésive 163.  Ainsi les bords 111 du     lingot    sont successivement  réduits, mais demeurent sous forme de métal plein;  le bord peut devenir     irrégulier    lors du laminage.  Ainsi, lorsque le bord, telle que la portion 150     dans     la figure 24, est détaché le long de la rainure ou le  long d'une partie affaiblie produite par les résidus de  matière antiadhésive 160, 161, le ruban restant 151  présente des bords qui peuvent être employés pour  guider le ruban et le diriger lors de la séparation ou  lors d'autres opérations, avec la certitude que la  couche intermédiaire<B>163</B> est à une distance définie  de ce bord.

   Dans la figure 25, un bord 150 est  représenté, de même que des parties de deux régions  laminées 151a et 151b, la     partie    centrale de la  région<I>151a</I> ayant été. arrachée. Une telle portion  peut présenter une largeur de 100 mm     environ    ou  plus, entre les régions des     rainures        d'affaiblissement     160, 161 alors que l'épaisseur totale peut être de  0,635 mm. environ ou moins. Chaque région lami  née présente des surfaces de laminage 164, 165  séparées par une couche résiduelle respective 163.  



  De tels rubans     laminés    peuvent être employés  pour former des tubes ou des corps de récipient  comme cela est représenté dans -les     figures    27 à 30.  



  Après avoir séparé le ruban multiple en rubans  individuels, par exemple en le pliant le long de ses       lignes    longitudinales jusqu'à ce que les régions lami  nées se cassent aux emplacements     affaiblis    160, 161,  les rubans individuels sont divisés en plan 170 de       longeur    correspondant aux tubes ou corps de     réci=          pient    à     réaliser,    comme le représente la figure 27.

    Lorsque deux ou plusieurs noyaux sont employés, le  ruban laminé peut être appelé   multiple   du fait       qu'il    peut être séparé le long de ses lignes longitu  dinales en plusieurs rubans dits   individuels  , plus  étroits, chacun ayant une couche antiadhésive 163  interposée entre les surfaces laminées 164 et 165  situées entre deux zones de     liaison    166 le long de ses  bords. Il est préférable de séparer le ruban laminé  transversalement,     fig.    24, en tronçons 153 qui,  lorsque les corps tubulaires doivent avoir 150 mm  de long par exemple, peuvent comprendre plusieurs  unités de longueur pour être manipulés ensemble.

    De tels tronçons peuvent être aplatis par pression,  avant de les séparer longitudinalement et avant de  les tronçonner en     flans    individuels.  



  Les deux     surfaces    laminées 164, 165 d'un     flan     sont alors écartées par expansion,     fig.    28, des angles  rentrant 171 se formant parfois sur les bords de la  couche de matière non adhésive.

   Cette expansion      des surfaces     laminée    est     poursuivie    jusqu'à ce que la       forme        intérieure    de la section tubulaire désirée soit  atteinte, comme représenté dans la     figure    29,     dans     laquelle des angles rentrant 171 sont encore visibles ;

    les     parties    pleines 166 sont encore présentes sous  forme de     nervures        extérieures.    En employant des  noyaux précis avec des     affaiblissements        intérieurs     dus aux résidus des couches 98 de matière antiadhé  sive, un dressage n'est pas     nécessaire.       Les     surfaces        intérieures    du corps tubulaire de la  figure 25 sont alors adjacentes aux     angles    rentrant,  et les bords     extérieurs-des        nervures    sont pressés vers       l'intérieur,    par exemple par martèlement,

   de     telle     sorte que ces nervures sont réduites, comme le re  présente la     fig.    30, par exemple à une épaisseur 172,  double, ou moins, de l'épaisseur des parties lami  nées 164, 165 qui constituent la plus grande partie  du corps tubulaire.     Ainsi    les     angles    rentrant devien  nent     pratiqueront        invisibles    et le corps tubulaire Pré  sente des surfaces     intérieure    et extérieure     lisses,     Lorsque le tube est employé pour l'obtention de  corps de récipient, ses extrémités peuvent présenter  des rebords et être munies des flasques terminaux  d'une     manière    connue.

      La division d'un ruban multiple en rubans       simples    peut s'effectuer soit par séparation,     afin    de  produire     une    cassure le long des     lignes        d'affaiblisse-          ment    160, 161, soit de la manière représentée dans  la     fig.    26, dans laquelle le     ruban    multiple 148 est  engagé entre deux arbres rotatifs 175, 176,     portant     des tambours<B>177</B> tournant en sens     inverse.    Les       lignes        d'affaiblissement    du ruban 148 sont repré  sentées en traits pointillés en<B>161</B> ;

   la largeur des  tambours 177 correspond à l'espacement entre deux       lignes    161 adjacentes, les tambours des deux arbres  étant placés en quinconce. Les     différentes    bandes du       ruban    multiple sont     séparées    par déchirement, à  l'extrémité du ruban, de manière que les parties mar  ginales 150 puissent être séparées par des rouleaux  149 et les     extrémités    des rubans simples enroulées  sur les tambours 177 des arbres 175 et 176.

   Lorsque  ces arbres tournent, le     ruban    multiple est arraché le  long de ses     parties        affaiblies    161, 160, et les rubans       individuels    qui en résultent se trouvent enroulés sur  les tambours. Les arbres 175 et 176 sont montés de  manière à     pouvoir    s'éloigner l'un de l'autre lors de  l'accroissement du diamètre des     bobines,    comme le  montrent les     flèches    179 pour l'arbre 175.

   Les       bobines    sont alors enlevées des arbres et les     rubans     sont ensuite     séparés    transversalement en flans de  longueurs     désirées,    destinés à être ouverts par expan  sion, comme le représentent les figures 28 et 29. .  



       Il    a été décrit l'obtention de     rubans    multiples ;  cependant, en coulant un lingot d'une grande largeur  avec un seul noyau, on peut     réaliser    un     ruban    laminé       simple,    par le même procédé, qui peut être ensuite  ouvert de façon à former un corps tubulaire de  grand diamètre.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication d'un corps tubulaire, caractérisé en ce que l'on réalise au moins un noyau métallique en forme de tube aplati, en ce que l'on monte ledit noyau dans un moule et coule du métal autour du noyau de façon que ce dernier se soude au métal coulé et forme ainsi un lingot creux, en ce qu'on introduit dans la partie intérieure creuse de la matière antiadhésive, lamine ce lingot pour le trans former en un ruban ayant des parois métalliques laminées séparées par ladite matière antiadhésive,
    les parois laminées étant réunies le long de ladite matière antiadhésive par des parties métalliques s'étendant d'une. face extérieure -à l'autre du ruban, tronçonne le ruban transversalement pour obtenir un flan, et écarte les surfaces laminées de ce flan pour obtenir le corps tubulaire. II. Corps tubulaire obtenu par le procédé sui vant la revendication I. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé suivant la revendication I, caractérisé par le fait que l'on dispose plusieurs noyaux les uns contre les autres, leurs bords latéraux étant revêtus de matière antiadhésive, pour obtenir après laminage des zones intérieures longitudinales affaiblies, entre les zones de matière antiadhésive du ruban multiple obtenu. 2.
    Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise un moule présentant des nervures intérieures alignées avec les bordures des noyaux adjacents afin d'obte- nir un lingot présentant des gorges longitudinales extérieures. 3. Procédé suivant la revendication I, caractérisé par le fait qu'on obtient le noyau aplati par extrusion de métal et qu'on calibre ensuite l'intérieur de ce noyau. 4.
    Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'on obtient le noyau en plaçant dans un tube une lame de matière moins ductile que celle du tube, lamine le tube pour obtenir son aplatissement dont les dimensions intérieures sont inférieures à celles qui sont prévues pour le noyau, et on enlève ladite lame. 5.
    Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'on réalise le noyau en introduisant trois lames superposées de matière moins ductile que celle du tube partiellement aplati, les surfaces libres des lames extérieures étant polies, en ce qu'on lamine ce tube en ôtant tout d'abord la lame intermédiaire puis les deux autres. 6.
    Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 5, caractérisé en ce qu'après avoir ôté les premières lames, on introduit un second jeu de lames plus larges et on lamine à nouveau le tube pour parfaire son aplatissement. 7. Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 4, caractérisé en ce qu'un outil de calibrage est passé dans le tube, après l'enlèvement de la lame. 8.
    Procédé suivant la revendication I et les sous- revendications 4 et 7, caractérisé en ce que l'outil de calibrage est constitué par un alésoir ménageant à l'intérieur du tube des surfaces curvilignes se raccor dant aux bords des surfaces intérieures planes.. 9.
    Procédé suivant la revendication I et les sous- revendications 4 et 7, caractérisé en ce que ladite lame introduite dans le tube présente des faces polies ménageant des faces planes intérieures polies dans le tube aplati, et en ce que l'outil de calibrage est un mandrin poli formant des surfaces curvilignes inté rieures polies se raccordant aux dites faces planes. 10.
    Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce qu'on calibre inté rieurement les noyaux, en ce qu'on dresse leurs bords de manière à conférer à ces noyaux une épais seur donnée entre les extrémités de leurs logements intérieurs et lesdits bords dressés, épaisseur qui cor respond à l'épaisseur de métal entre la matière antiadhésive et la partie longitudinale intérieure affaiblie qui lui est adjacente. 11. Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1 et 10, caractérisé en ce que les surfaces latérales dressées des noyaux sont revê tues de couches de matière antiadhésive. 12.
    Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce qu'on sépare longi tudinalement les composants du ruban multiple ob tenu le long des parties affaiblies. 13. Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication I, caractérisé en ce que le lingot est coulé, en sorte de présenter une plus grande épais seur dans sa partie médiane qu'à ses extrémités, afin de compenser l'étalement latéral lors de son lami nage. 14.
    Procédé suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce qu'on ménage dans le lingot des gorges longitudinales situées par paires en alignement avec la matière antiadhésive située entre des noyaux. 15. Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1 et 14, caractérisé en ce qu'on revêt une face desdites gorges longitudinales de matière antiadhésive. 16.
    Procédé suivant la revendication I et les sous- revendications 1 et 14, caractérisé en ce qu'on ménage une paire de gorges entre le bord du lingot et le bord du noyau, adjacent, pour former après le laminage une zone affaiblie dans le ruban. 17. -Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1, 14 et 16, caractérisé par le fait que les bords du ruban laminé sont déchirés le long de ladite zone affaiblie. 18.
    Procédé suivant la revendication I et la sous revendication 1, caractérisé en ce que le ruban mul tiple laminé est tronçonné transversalement à des intervalles qui sont des multiples de la longueur des corps tubulaires que l'on désire obtenir, en ce qu'en suite les tronçons sont divisés longitudinalement le long des zones d'affaiblissement adjacentes aux rési dus de matière antiadhésive pour former les flans.
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