Procédé de fabrication d'un corps tubulaire et corps tubulaire obtenu par ce procédé La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un corps tubulaire et un corps tubu laire obtenu par ce procédé.
On connaît des procédés pour fabriquer des corps tubulaires en coulant du métal en fusion dans un moule contenant un noyau de matière antiadhé sive pour former un lingot présentant une chambre intérieure longitudinale occupée par la matière non adhésive. Un tel lingot est alors laminé de manière à constituer un ruban présentant des faces supérieures et inférieures formées par la matière du lingot et séparées par une couche intérieure mince constituée par de la matière antiadhésive, logée entre lesdites faces supérieures et inférieures. Celles-ci sont alors écartées pour former le tube, les bords du ruban constituant des nervures s'étendant extérieurement.
Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que l'on réalise au moins un noyau métallique en forme de tube aplati, en ce qu'on monte ledit noyau dans un moule et coule du métal autour du noyau, de façon que ce dernier se soude au métal coulé et forme ainsi un lingot creux, en ce qu'on introduit dans la partie intérieure creuse de la matière antiadhésive, lamine ce lingot pour le transformer en un ruban ayant des parois métalliques laminées séparées par ladite matière antiadhésive, les parois laminées étant réunies, le long des bords de matière antiadhésive, par des parties métalliques s'étendant d'une face extérieure à l'autre du ruban,
tronçonne le ruban transversalement pour obtenir un flan, et écarte les surfaces laminées pour obtenir le corps tubulaire.
Le dessin représente des moyens pour la mise en oeuvre du procédé qui fait l'objet de l'invention et illustre quelques opérations de celui-ci, ceci. à titre d'exemple. La fig. 1 est une coupe verticale suivant la ligne 1-1 de la fig. 2 d'un appareil pour la mise en oeuvre du procédé.
La fig. 2 en est une coupe horizontale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 en est une coupe horizontale suivant la ligne 3-3 de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue latérale en élévation d'une partie- de l'appareil suivant la ligne 4-4 de la fig. 2. La fig. 5 est une coupe à travers un appareil d'extrusion destiné à l'obtention de noyaux.
Les fig. 6 à 9 montrent des étapes successives de l'aplatissement, par laminage, d'un tube cylindrique pour former un noyau creux.
La fig. 10 représente les opérations successives d'obtention de noyaux creux.
La fig. 11 illustre une opération de tension.
La fig. 12 est une coupe, à plus grande échelle, d'un noyau creux.
La fig. 13 est une vue en perspective représen tant le calibrage intérieur d'un noyau creux.
La fig. 14 est une coupe normale d'un noyau creux, à plus grande échelle que la fig. 12, illustrant l'ébarbage des bords.
La fig. 15 est une vue schématique illustrant l'application d'un revêtement sur un noyau creux. La fig. 16 est une coupe d'un noyau à l'échelle de la fig. 12, représentant les revêtements qui lui ont été appliqués.
La fig. 17 est une vue schématique illustrant le chanfreinage d'un lingot suivant la fig. 1.
La fig. 18 est une vue schématique illustrant la formation de gorges extérieures longitudinales dans un lingot.
La fig. 19 est une vue en bout d'une partie d'un lingot prêt au laminage. La fig. 20 est une vue schématique illustrant le mouvement relatif de parties d'un lingot pendant le premier laminage.
La fig. 21 représente le remplissage du noyau d'un lingot avec une matière antiadhésive.
La fig. 22 représente l'obturation des noyaux du lingot une fois remplis.
La fig. 23 représente le laminage à chaud d'un lingot pour l'obtention d'un ruban laminé.
La fig. 24 représente le laminage à froid d'un ruban, l'enlèvement des bords et le découpage en feuilles.
La fig. 25 est une vue partielle en perspective, à beaucoup plus grande échelle, d'un ruban multiple laminé à froid.
La fig. 26 est une vue en perspective d'une ins- tallation pour la séparation d'un ruban- multiple et pour l'enroulement de rubans simples sur des bobines.
La fig. 27 est une vue en perspective d'un ruban simple obtenu à partir du ruban multiple de la fig. 25.
La fig. 28 est une vue en perspective illustrant l'expansion ou écartement partiel du ruban repré senté dans la fig. 27.
La fig. 29 est une vue en perspective illustrant l'expansion du ruban des fig. 27 et 28 en un élément de forme circulaire, cylindrique.
La fig. 30 est une vue en perspective d'un corps tubulaire correspondant à celui de la fig. 29, dans lequel les nervures extérieures ont été réduites.
L'appareil de coulage représenté dans la fig. 1 est schématisé et présente des parties arrachées pour la clarté du dessin. L'appareil comprend un moule 10 dont les parois présentent des chemises 11 pour l'eau de refroidissement qui y est amenée par un canal 12 et évacuée par un canal 13. Le moule 10 est supporté par des rails 14. Une trémie est placée à la partie supérieure du moule pour recevoir le métal en fusion provenant de poches de coulée 16.
Au début de la coulée, l'extrémité inférieure du moule 10 est fermée par une plate-forme 17 main tenue dans sa position supérieure par une colonne 18 et un piston 19 se déplaçant dans un cylindre 20. La plate-forme présente une ouverture destinée à recevoir les extrémités inférieures de noyaux creux 21 ; quatre de ces noyaux 21 sont représentés dans la fig. 2, en contact les uns avec les autres, dans un même plan. Une pièce de serrage 22, dans l'exemple, un coin, fixe les extrémités inférieures des noyaux 21 à la plate-forme et empêche le flux de métal en fusion de couler.
La creusure - intérieure des noyaux pré sente deux faces planes opposées, réunies à leur extrémité par des parties semi-circulaires ; leur sec tion extérieurs est sensiblement rectangulaire.
Des rouleaux de pinçage 25 sont disposés au- dessus du moule 10 et sont destinés à s'appliquer sur les faces opposées des noyaux 21, de section rectan gulaire (fig. 3), afin de les maintenir dans un même plan. Lors de la coulée, la plate-forme 17 est dé- placée vers le bas, tirant ainsi les noyaux 21 vers le bas et produisant la rotation des rouleaux de serrage 25.
Ces rouleaux 25 sont munis de freins 26 qui freinent leur rotation de telle sorte qu'une ten sion est exercée le long des noyaux 21, entre la plate-forme 17 et les rouleaux 25 tout d'abord, et ensuite entre ces rouleaux et la surface supérieure durcie du lingot en formation, pour maintenir les noyaux 21 tendus même lorsqu'ils se dilatent sous l'action de la chaleur. Les freins 26 sont montés sur des leviers 27 qui sont pressés en direction des rou leaux 25 par des ressorts 28, l'action des ressorts étant réglable au moyen de vis 29.
Le serrage des noyaux 21 les uns contre les autres, dans leur plan, est assuré par des rouleaux 30, coopérant avec les bords des noyaux et qui sont montés sur des bras basculants 31, pressés par des ressorts 32, réglables par des vis 33. Des écrans thermiques 34 peuvent être disposés au-dessus de la trémie 15 et au-des sous des rouleaux de guidage supérieurs.
Le piston 19 peut se déplacer dans le cylindre 20 et la vitesse de son déplacement est contrôlée par du fluide sous pression. Ce dernier est amené à une vanne 36 par un conduit 35, cette vanne permettant de l'envoyer soit par le conduit 37 dans la partie du cylindre située au-dessous du piston, lorsque la plate forme doit être déplacée vers le haut ou être main tenue dans sa position supérieure, soit, par un con duit 38, dans l'espace cylindrique situé au-dessus du piston lorsqu'un mouvement vers le bas, ind6pen- dant du poids du lingot, doit être imposé à la plate- forme. Il est à noter que, pour chaque position de la vanne,
la conduite qui n'est pas alimentée en fluide sous pression se décharge par une tubulure 39. Lorsque la trémie est en place au-dessus du moule, sa décharge dans le moule étant contrôlée par des tiges d'arrêt qui sont soulevées lorsque le niveau du métal en fusion atteint une hauteur désirable et qui sont abaissées lorsque le lingot descend plus vite que n'entre le métal en fusion, la descente de la plate- forme peut être contrôlée par la vanne 36 afin d'adapter la vitesse de descente à la vitesse de soli dification du métal ; de telles dispositions sont bien connues des gens du métier.
Dans la fig: 1, la plate-forme 17 a été repré sentée dans une position légèrement abaissée, la partie inférieure du lingot 40, solidifiée, ayant dé passé l'extrémité inférieure du moule 10. Le refroi dissement du lingot peut être accéléré par des jets d'eau produits par des buses 41. Le refroidissement peut également être accéléré en obligeant un fluide de refroidissement, tel que de l'air, à traverser les noyaux creux. Dans ce but, une pipe multiple 42 peut être fixée aux extrémités des noyaux et alimentée par un fluide de refroidissement à l'aide d'un conduit flexible 43.
Les noyaux creux 21 peuvent être obtenus par extrusion comme le représente la fig. 5. Dans le cylindre d'extrusion 50 est disposée une billette en métal 51, et le piston 52 oblige ce métal à traverser une filière 53, dont l'ouverture est- allongée, de telle sorte que la forme extérieure du noyau ainsi extrudé, en 54, est oblongue et correspond à la forme de la fig. 12.
Un mandrin fixe 55 est maintenu en place par une traverse 56, dans le cylindre 50, et s'étend à travers la tête 53, de telle sorte que la barre 54 est creuse et présente une cavité 57 dont la dimension et la forme, obtenues par le mandrin, correspondent à celles de la fig. 12, c'est-à-dire ,présentent des angles arrondis 58.
Il est préférable d'avoir une épaisseur de métal 59, sur les bords du noyau, entre sa surface extérieure et la surface de sa cavité 55, plus grande que l'épaisseur 59a des parties laminées du métal, ceci afin d'accroître la rigidité du noyau pendant son extrusion, de même qu'en vue de sa manipulation, comme aussi pour ménager suffisamment de métal en vue de l'opération de dressage décrite plus loin. Une variante du procédé d'obtention des noyaux creux 21 est illustrée à la fig. 6. Dans cette variante, un tube circulaire 60 est passé entre des rouleaux qui l'écrasent partiellement de manière à lui donner une section en 61 en forme d'haltère.
Une barre de matière moins ductile que le tube est placée à l'inté rieur de celui-ci : Trois rubans d'acier inoxydable 62 sont par exemple introduits dans le tube, puis ce dernier est laminé à nouveau de manière à former une section 63 telle que les bords des rubans exté rieurs 62 ne sont pas en contact avec la surface intérieure du tube, seules les parties médianes de la surface intérieure du tube étant amenées en con tact avec les surfaces visibles polies des rubans exté rieurs 62. Le ruban intermédiaire 62 est alors retiré, ce qui ne produit aucun glissement sur les surfaces intérieures du tube mais donne un jeu tel que les rubans extérieurs 62 peuvent être retirés sans dif ficulté.
Un second jeu 64 de rubans d'acier, plus larges que les premiers, est introduit et une nou velle opération de laminage est accomplie. Ceci peut être répété une ou plusieurs fois, jusqu'à ce que le tube initial 60 ait été aplati de manière à présenter la forme 65. Dans cet état, ses faces latérales oppo sées sont planes et présentent un état intérieur de surface lisse, correspondant à celui des rubans uti lisés ; les bords du profil sont arrondis et se raccor dent sans discontinuités avec les faces latérales planes.
L'aplatissement d'un tube lui donnant la forme représentée à la fig. 12 peut également être obtenu par étirage à travers des matrices. Ainsi, dans la fig. 10, un tube de section initiale circulaire devient une ellipse 70 par étirage à travers une matrice 71 ; cette ellipse est à nouveau aplatie dans une ma trice 73, pour donner la forme 72 ; une matrice finale 74 donne au tube la section 54 correspondant à celle de la fig. 12. Il est bien entendu que le nombre des matrices peut être différent des trois représentées à titre d'exemple, afin d'amener le tube petit à petit à la forme désirée, par des passes suc cessives.
Si les tubes aplatis ne sont pas droits, ils peuvent être rendus rectilignes, comme cela est représenté à la fig. 11, en saisissant leurs extrémités dans des pinces 57, et en exerçant sur eux une tension, comme indiquée par les flèches. Ainsi, la cavité interne est préservée sur la plus grande partie du tube ; en outre, les pinces peuvent être munies de lan guettes 78 qui pénètrent dans l'une ou l'autre des extrémités du tube pour maintenir la ou les cavités terminales ouvertes.
Pour une fabrication à la fois économique et pré cise de corps tubulaires destinés à constituer des corps de récipient, aucune des méthodes de produc tion des noyaux creux selon les fig. 5 à 9 n'est suffi samment précise pour que le produit puisse être obtenu en série, sans calibrage individuel et recti fication extérieure. Pour obtenir des noyaux dont les dimensions sont précises, qui permettront de réaliser des tubes également précis, des opérations ultérieures doivent être effectuées.
Comme le montre la fig. 13, un outil de cali brage 80 est introduit dans la cavité de la pièce 54 du noyau creux et est tiré à travers ce noyau par une barre de tension 81 alors que la pièce 54 est empêchée de se déplacer par une barre d'arrêt 82 fendue, représentée en traits pointillés. L'outil de calibrage pourra être un mandrin 80 constitué par un ruban d'acier plus mince, plus étroit et plus long que la pièce 54. De tels mandrins pourront pré senter des bords en escalier qui auront la forme de la cavité désirée et qui seront destinés à successive ment l'élargir, le mandrin final donnant à la cavité à la fois sa forme et ses dimensions désirées.
En variante, le mandrin 80 pourra avoir une tête d'élargissement et de polissage qui sera forcée dans le tube pour le dimensionner et polir ses faces inté rieures, tout en tenant compte du retrait élastique. En pratique des tubes de haute précision peuvent être obtenus lorsque la dimension latérale de la cavité est ainsi contrôlée avec soin alors que la dimension verticale de la cavité 57 dans les fig. 12 et 14. n'a pas besoin de répondre à des tolérances serrées.
D'autres combinaisons d'opérations peuvent être envisagées : Ainsi, un tube plat pourra être extrudé selon la fig. 5 et ensuite laminé à travers une filière, selon la fig. 10, présentant une ouverture dont la forme et la dimension produisent une section inté rieure déterminée compte tenu du retrait élastique.
L'espacement des cavités des noyaux adjacents 21, dans leur plan, fig. 2, détermine l'importance des nervures extérieurs des tubes obtenus par expansion ; c'est aussi un facteur déterminant l'étalement latéral lors du laminage. En conséquence, cet espacement est contrôlé de façon précise en dressant les bords des noyaux 21. A la fig. 14, ce dressage est réalisé par des meules 85, 86 tournant sur des axes paral lèles.
La position de chaque meule par rapport au corps 54 du noyau, est déterminée par des doigts 87 pénétrant à chaque extrémité du noyau bien recti- ligne, et passé au mandrin, c'est-à-dire dont la cavité intérieure 57 a une forme très précise et des bords 88 parallèles contre lesquels prennent appui les doigts 87. Ainsi, les meules dressent les bords 54 le long de plans parallèles désignés par les lignes 89, fig. 1-4, ôtant le métal représenté par des traits pointillés 90.
La distance entre ces plans et les bords 88 est déter minée de manière à correspondre à la moitié de l'es pace qui doit séparer deux discontinuités dans le lingot ; cette distance peut être inférieure à l'épais seur 59a des parties laminées du noyau 54.
Les bords latéraux du noyau 54 sont de préfé rence revêtus d'une couche de matière antiadhésive. Selon la fig. 15, le corps du noyau 54 se déplace dans la direction de la flèche entre deux buses 92 qui projettent de la matière antiadhésive contre les bords dressés 89 de la fig. 14, puis se déplace dans un séchoir 95 lorsque la matière antiadhésive utilisée est une suspension à support aqueux par exemple. Des écrans 96 peuvent être employés pour empêcher que la matière antiadhésive se dépose à des endroits où elle ne doit pas être appliquée. Ainsi, ces écrans 96 peuvent être placés comme indiqué dans la fig. 16.
Le noyau présente alors des couches anti adhésives dans les régions 98 (fig. 16) alors que les surfaces 97 peuvent se lier à la matière du lingot lors du coulage et du laminage.
Dans une application du procédé on emploiera quatre noyaux 54 par exemple, chacun de 4,25 à 5,5 m. de long environ pour l'obtention d'un lingot correspondant de 4,15 m. à 5,35 m. environ. Ces noyaux 21 en forme de ruban sont alors engagés par leur extrémité inférieure dans la plate-forme 17, serrés les uns contre les autres par leurs bords, leur guidage étant assuré par les rouleaux 25, 30, et pin cés par le bloc 22. Les conduites de refroidissement 42, 43 sont connectées, la plate-forme 17 est levée jusqu'à ce qu'elle ferme l'extrémité inférieure du moule 10 dont la profondeur variera de 20 à 30 cm. environ par exemple.
Le métal est alors coulé au moyen des poches de coulée 16, en prenant soin de maintenir le niveau et la température approximative- ment uniformes sur tous les côtés des noyaux 21. Le métal en fusion est rapidement refroidi par les parois du moule, par la plate-forme et par les noyaux ; la vitesse de coulée est telle que la partie inférieure du lingot 101 se soit solidifiée lorsque le niveau du liquide est à environ 50 nun du sommet du moule.
La vanne 36 est alors actionnée de sorte que la plate-forme 17 commence à descendre à une vitesse correspondant à la vitesse de coulée ; ainsi le niveau du liquide reste sensiblement constant. La vitesse de coulée et la vitesse de descente de la plate-forme sont interdépendantes ; elles dépendent des dimensions du moule, du métal qui est coulé, de sa température à l'entrée, de la vitesse de l'eau de refroidissement dans le moule et dans les noyaux, etc.
Dans la pra tique, le métal se solidifie plus rapidement au contact avec les surfaces refroidies de sorte qu'une surface concave 100, fig. 1, représente la limite entre les phases solide et liquide.
Au fur et à mesure que 1a plate-forme 17 des cend, le lingot 101 émerge du moule 10 et son re froidissement peut être alors accéléré par des jets d'eau dirigés contre sa surface et par le passage de fluide de refroidissement à travers les noyaux 21. Ces derniers sont maintenus tendus grâce à l'action des freins 26 sur les rouleaux de guidage 25.
Le métal en fusion entre en contact avec les sur faces exposées des noyaux 21. D'autre part les bords des noyaux butant les uns contre les autres sont revêtus de matière non adhésive 98 de sorte que le métal en fusion ne peut pas pénétrer entre les noyaux ; ceux-ci n'adhèrent ainsi pas les uns aux autres directement. La matière antiadhésive 98 dis posée sur les bords extrêmes des noyaux, bords qui sont exposés, empêche que le métal en fusion n'adhère à ces bords extrêmes.
La longueur du lingot 101 s'accroît, le lingot se déplaçant vers le bas avec la plate-forme et les noyaux 21. Ainsi la position des noyaux est'fixée par le durcissement du lingot. Lorsque les noyaux 21 quittent les rouleaux 25, 30 le coulage à partir des poches de coulée 16 est interrompu ; on laisse se refroidir le métal coulé et la plate-forme 17 est abaissée jusqu'à ce que le lingot 101 sorte complète ment du moule.
La pince 22 est alors desserrée et le lingot 101 est incliné puis retiré de la plate-forme, La plate-forme 17 est relevée, un nouveau jeu de noyaux 21 est mis en place, et le coulage du lingot suivant commence.
Pour obtenir des corps tubulaires de dimension précise, le lingot 101 est soumis à une opération de rabotage, par exemple au moyen de meules rotatives 105, fig. 17, destinées à supprimer les irrégularités de surface et à produire un contour de surface qui contribue à déterminer l'étalement latéral des diffé rents noyaux.
Le lingot est alors passé entre des trains de couteaux rotatifs 106, montés sur des arbres 107, fig. 18, destinés à produire des gorges longitudinales extérieures ou à dresser et corriger la forme de gorges qui auraient été produites lors du coulage, par exemple au moyen de projections 109 situées dans le moule 10, fig. 2, ou enfin qui auraient été produites à la presse, au moyen de poinçons, ou de toute autre manière.
Une forme extérieure du lingot<B>101</B> est repré sentée à la fig. 19 où seule une moitié latérale du lingot est visible d'un côté du plan vertical médian 110 passant au milieu de la largeur du lingot, seule une petite partie de l'autre moitié étant visible. Les deux moitiés sont symétriques de part et d'autre du plan 110. Les bords extérieurs des noyaux 21 sont représentés en lignes pointillées afin d'indiquer que ces noyaux font corps avec le lingot lors du moulage, chaque noyau présentant un canal 57.
Le lingot représenté comporte quatre noyaux, mais il est évi dent que tout autre nombre pourra être envisagé, dépendant du diamètre des corps tubulaires qui doivent être obtenus et de la largeur du lingot sus ceptible d'être laminée avec un équipement donné.
Dans le lingot selon la fig. 19, une paire de gorges extérieures longitudinales sont ménagées dans le plan vertical longitudinal 110 dans lequel est également située la couche 98 de matière non adhé sive située entre les deux noyaux 21. Une seconde paire 113 de gorges longitudinales sont ménagées dans chaque moitié du lingot, selon un plan longitu dinal 114. Une troisième paire de gorges longitu dinales 115 sont ménagées dans chaque moitié du lingot, dans un plan longitudinal 116. Il est préfé rable de donner à ces gorges une section droite en V, avec des angles de fond de 8 à 900, dépendant de la matière, des diamètres des corps tubulaires à réa liser, et du processus de laminage.
Les angles de toutes les gorges du lingot n'ont pas à être néces sairement les mêmes. Dans la plupart des cas, des angles de 40 à 700 conviennent.
Les surfaces 118 du lingot en contact avec les rouleaux extérieurs sont de préférence des parallèles au moins dans leurs parties adjacentes au plan médian 110, et sont formées par des rouleaux 105. Dans la fig. 19, ces surfaces 's'étendent des gorges 112 jusqu'aux gorges suivantes<B>113</B> et assurent la régularité de la première opération de laminage en présentant au premier jeu de rouleaux des surfaces qui sont en prise avec ces rouleaux et qui présentent une largeur suffisante pour empêcher que le lingot ne se torde.
Les surfaces 119, entre les gorges 113 et les gorges marginales 115, convergent en direction des bords latéraux, de telle sorte qu'elles sont pro gressivement réduites pendant le laminage ; elles sont obtenues à l'aide de rouleaux tronconiques 105a solidaires des rouleaux 105.
Suivant les opérations de laminage, l'étalement latéral est plus grand dans le plan médian M qu'aux surfaces en contact avec les rouleaux, et peut être plus grand ou inférieur dans ce plan médian M que dans des plans intermédiaires tels que P, P.
C'est-à- dire que, suivant le matériau et le type de laminage, la section droite marginale peut être simplement convexe ou formée d'une double convexité avec une concavité intermédiaire. Lors du laminage d'alliages d'aluminium, la forme habituelle est convexe - con cave - convexe.
Le comportement du matériau est connu des gens du métier qui prennent une décision préliminaire quant à l'étalement total probable durant le processus de laminage et déterminent ainsi la forme à donner au lingot initial, étant réservées des corrections ultérieures, par modification du pro cessus quant à la température et au pourcentage de réduction pour les passes ultérieures, de même que par un changement de la forme des lingots ulté rieurs. Le processus consiste à adapter l'étalement et la distribution des zones d'affaiblissement dues aux gorges, aux conditions différentes d'étalement relatif entre les plans M et P.
En outre, l'étalement d'un lingot d'épaisseur uniforme est plus grand au voisi nage de ses bords latéraux qu'au centre de sa lar- geur. Ainsi avec des canaux de noyaux 57 à l'ori gine identique dans leur dimension horizontale, les noyaux adjacents au bord s'étalent plus que ceux qui sont placés au centre de sorte que les rubans élé mentaires obtenus ne produisent pas des corps tubu laires d'un même diamètre. Par une convergence des surfaces extérieures 119 et par des gorges longitu dinales on peut compenser :ce phénomène.
Lors du laminage initial, la pression des rouleaux est exercée sur les- surfaces 118 de sorte que les canaux 57 situés au voisinage du centre de la largeur s'étalent plus que les canaux 57 situés dans les bords. Mais durant les laminages ultérieurs, les canaux latéraux s'étalent plus que les canaux 57 situés au centre. De même durant le premier laminage, le métal adjacent aux surfaces laminées du lingot tend à s'étaler latérale ment pour fermer les gorges 112, puis les gorges 113, de sorte que l'étalement des canaux 57 des noyaux entre les lignes 110, 114 est réduit.
Le lami nage se poursuivant, le métal adjacent aux surfaces 119 est également déplacé latéralement pour fermer les gorges, de sorte que l'étalement des canaux 57 des noyaux entre les lignes 114, 116 est également réduit. Ainsi, par le profil que l'on donne au lingot et par le contrôle des étalements locaux, la quantité de l'étalement de chaque canal de noyau peut être identique au cours du processus total de laminage.
L'un des rôles des gorges longitudinales 112, 113, 115 est aussi de produire un affaiblissement longitudinal des rubans laminés multiples, lequel, en coopération avec l'affaiblissement produit par les couches non adhésives 98, permet une séparation aisée des rubans multiples en rubans individuels. Afin d'aider à cette séparation, on revêt au moins une face de chaque gorge d'une matière antiadhésive telle que la couche 120, fig. 20. Une suspension d'oxyde d'aluminium, de silicium ou d'une autre matière antiadhésive peut être appliquée avec ou sans liant, et séchée.
La matière antiadhésive peut être vaporisée, par exemple par vaporisation au cha lumeau d'oxyde d'aluminium, de talc ou d'un autre réfractaire, ou par pulvérisation à température ordi naire d'une suspension de matière antiadhésive. Une flamme fuligineuse à l'oxy-acétylène peut être diri gée contre la surface à revêtir.
Un revêtement anti adhésif peut être aussi obtenu en chauffant le lingot et en passant une barre de métal stéréate, de résine époxy ou d'un polysiloxane le long de la surface à revêtir ; on peut également obtenir la couche anti adhésive en pressant un polysiloxane gras contre la surface. De telles couches peuvent présenter une épaisseur de 0,025 à 0,76 mm environ.
Lors de l'étalement latéral du métal, comme décrit ci-dessus, produisant la fermeture des gorges, les couches de matières antiadhésives 120 se déplacent avec les gorges jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées par les deux surfaces de métal butant l'une contre l'autre, comme cela est représenté à la fig. 20, où l'aspect d'une gorge centrale 12 est représenté.
Comme le métal se déplace uniformément à partir des deux côtés dans la direction des flèches, et comme la demi-épaisseur du lingot est réduite en passant des surfaces 118 aux surfaces 121, la matière antiadhé sive 120 se trouvant au fond de la gorge se déplace vers l'intérieur jusqu'au" point 122 et la couche antiadhésive se trouve progressivement recouverte par le métal s'étalant jusqu'à ce que la masse rési duelle 123 se place dans le plan 110, en alignement avec la couche de matière antiadhésive 98.
Il est à remarquer que, en raison du déplacement latéral du métal, le point 122 se trouve à une plus petite dis tance au-dessous du fond initial de la gorge, que la semi-épaisseur du lingot ne s'est réduite pour passer du plan 118 au plan 121.
Comme l'étalement dans ce plan médian M est inférieur à celui qui se produit dans le plan inter médiaire P, le métal et la matière du noyau s'étale ront plus que le métal au fond des gorges longitu dinales. Au centre de la largeur, le fond des gorges 122 peut être placé initialement, dans le plan 110 qui passe par la couche 98 de manière antiadhésive située entre les deux noyaux centraux ; et cette con dition se maintiendra pendant le laminage. Le fond des gorges 113 cependant ne se déplacera pas aussi loin, lors de l'étalement latéral, comparativement aux couches 98 situées entre les noyaux centraux latéraux.
Ainsi, les plans longitudinaux 114 passant par le fond des gorges 113 ne passent pas, dans le lingot, par les couches 98 situées entre ces gorges, mais sont disposés à l'extérieur ou plus près du bord du lingot, comme le représente la figure 19, par rap port aux positions des couches 98. De la sorte, le plus grand déplacement latéral, lors de l'étalement des couches 98, amène ces couches dans les plans 114 à la fin. du laminage, compte tenu du fait que ces plans 114 se déplacent vers l'extérieur, comme cela est indiqué plus loin. Un même phénomène se produit en ce qui concerne les gorges 115 et les plans 116.
En outre, le métal adjacent au plan intermédiaire P se déplace latéralement plus vite que le métal se trouvant à la surface en contact avec les rouleaux. Ainsi, le fond des gorges non centrales 113, 115, se déplace latéralement par rapport à la surface du métal en particulier après que ces gorges aient été fermées sur la matière antiadhésive. Et cela est à l'origine d'une inclinaison progressive des couches antiadhésives.
Afin de compenser cela, les gorges non- centrales 113, 115, sont préinclinées lors de la formation du lingot. Ainsi, les bisecteurs 126, 127 des angles au fond des gorges ne forment pas un angle droit par rapport au plan médian M, les bisec- teurs 127 des gorges marginales 115 se trouvant à un angle supérieur à celui des bisecteurs 126 des gorges 113.
En se fermant sur les @ couches non adhésives 120, les plans de celles-ci sont inclinés pendant les premières phases du laminage mais se redressent lorsque le métal adjacent aux gorges se déplace latéralement plus que le métal à la surface. Ainsi, au cours du processus de laminage, les gorges se ferment sur la matière antiadhésive 120 et, à la fin du processus, les résidus de matière 120, à chaque paire de gorges, se trouvent dans un plan qui passe par les couches résiduelles 98, comme cela est visible à la figure 25.
Dans la pratique, la compensation des différents étalements latéraux peut être obtenue en donnant au lingot un profil adéquat et par des gorges longitu dinales. Si le processus du laminage est modifié, par exemple, de telle manière qu'une compensation exacte n'est pas atteignable au moyen de l'appareil à rainurer et à chanfreiner, la correction peut être obtenue en changeant les rouleaux tronconiques de la figure 17 ou, de préférence, en changeant les rou leaux produisant les gorges de la figure 18 et en modifiant la profondeur des gorges ainsi ménagées ou dressées. Au moins un tiers de métal plein devrait être conservé à chaque paire de gorges après le laminage.
Il est préférable d'avoir une moitié de l'épaisseur totale du lingot formé de métal plein. Ainsi les profondeurs des deux gorges et la dimen sion verticale de la couche de revêtement 98 ne devrait pas dépasser la moitié de la distance entre les plans 118 lors du processus habituel de laminage.
Les opérations suivantes sont illustrées aux figures 21 et 22. Les tubes 21 sont remplis d'une matière antiadhésive en barre ou masse 130 s'en gageant à l'intérieur du tube- Une telle matière antiadhésive peut être une poudre- telle que de l'oxyde d'aluminium, de l'oxyde de sirconium, de titanium ou autres matériaux qui s'étalent en même temps que le métal du lingot lors du laminage de ce dernier de telle sorte qu'au cours des différentes étapes du laminage il reste une couche de matière non adhésive, empêchant l'adhérence entre les parois intérieures des canaux.
Du chlorure de sodium ou d'autres sels qui se comportent de façon plastique lors du laminage à chaud, et qui se cassent et se sub divisent facilemeent lors du laminage à froid, peuvent être employés. Dans un autre exemple la matière antiadhésive 110 peut être introduite sous forme d'une barre de polyéthylène ;
dans ce cas il est pré férable de marteler, pincer ou souder une extrémité 131 de chaque noyau afin de le fermer et de main tenir le lingot 101 à une température située au- dessus du point de fusion de la matière antiadhésive, de telle manière que celle-ci remplisse le canal de chaque noyau et remplisse ainsi tous les espaces vides à l'intérieur du lingot. Ce remplissage peut être fait lorsque le lingot est maintenu dans une posi tion sensiblement verticale comme représenté dans la figure 21.
Les extrémités supérieures sont ensuite martelées ou soudées comme représenté en 132 dans la figure 22.
Le lingot est alors prêt pour être employé lors d'une suite d'opérations de chauffage et de laminage. Il est préférable de procéder tout d'abord à un chauffage ou à une homogénéisation qui peut se faire à une température de 4800 (environ) pour un lingot en aluminium ou un alliage d'aluminium. On a constaté qu'à cette température et pour les canaux remplis de polyéthylène et scellés, le polyéthylène se trouve dans une condition favorable à l'extension lors du laminage à chaud.
Dans la figure 23, le lin got 101 est représenté après avoir passé dans un certain nombre de bancs de laminage 140 de telle sorte que son épaisseur a été successivement réduite, avec extension correspondante de sa longueur, mais avec une.extension de sa largeur relativement plus faible. Le processus de laminage comportant un cer tain nombre de passes à chaud et à froid, la tempé rature à chaque passe et le pourcentage de réduction de chaque passe sont choisis suivant la matière et le profil du lingot, et suivant l'inclinaison des gorges.
Dans la pratique, le lingot chaud 101 se refroidit pendant son passage à travers des bancs successifs de sorte que, lorsqu'il est traité à chaud sur le der nier banc 141, la température a diminué à une va leur à laquelle un durcissement peut se produire. Dans un tel cas, le processus de laminage peut com porter une opération de recuite à la fin du laminage à chaud ou au cours des phases du laminage à froid qui lui succèdent. Cela est représenté schématique ment dans les figures 23 et 24 dans lesquelles la bande 142, qui est issue du banc de laminage 141, peut avoir une épaisseur d'environ 2,5 mm entre ses faces opposées.
Cette bande est alors enroulée sur une bobine 143 qui peut être chauffée dans un four approprié, afin de lui fournir les conditions d'un traitement thermique préconisé par le processus de travail. Cette opération peut être désignée par re cuite en bobine . Après une telle recuite, la bobine 143 peut alors être à nouveau déroulée, comme le représente la fig. 24, et le ruban 142 peut passer par des bancs successifs de laminage à froid 144 au cours duquel il est réduit au ruban final 145 ayant une épaisseur de 0,63 mm environ, comprenant deux surfaces laminées de 0,3 mm environ chacune, séparées par une couche intermédiaire de matière antiadhésive d'une épaisseur de 0,025 mm environ.
Ce ruban peut alors être passé dans un four 146 afin de conférer à toutes les parties de la matière une condition de trempe désirée. A partir de ce four 146, le ruban peut traverser un dispositif d'extension 147 à rouleau, qui sert à le rendre plan. Il passe alors entre des rouleaux 149 qui agissent sur ses deux faces opposées, et qui rognent ses bords 159, par déchirement, alors que le reste du ruban, désigné par 151, continue entre les lames 152 d'un couteau qui le tronçonnent en tronçons 153 de longueur pré déterminée. Dans la figure 24, les bords déchirés 150 sont représentés guidés vers le haut, s'éloignant du plan du reste du ruban 151, ceci à l'aide de rou leaux 154.
Les opérations de laminage à partir du lingot représenté, tel que chanfreiné et rainuré, dans les figures 17 et 18, produisent un ruban 145, tel que représenté dans la figure 25. Les couches 98 antiadhésives ménagées sur les bords des noyaux et les couches de matière antiadhésive 120 dans les gorges longitudinales extérieures du lingot produisent des rainures 160, 161 qui sont disposées sensible ment dans des plans longitudinaux situés à des dis tances prédéterminées des bords des couches de la matière antiadhésive 163 qui est logée dans les canaux 57 des noyaux à l'intérieur du lingot. Il est à noter que les opérations sont effectuées de manière à maintenir des lignes de matière antiadhésive 160,
161 parfaitement parallèles aux bords adjacents de la couche intérieure de matière antiadhésive 163. Ainsi les bords 111 du lingot sont successivement réduits, mais demeurent sous forme de métal plein; le bord peut devenir irrégulier lors du laminage. Ainsi, lorsque le bord, telle que la portion 150 dans la figure 24, est détaché le long de la rainure ou le long d'une partie affaiblie produite par les résidus de matière antiadhésive 160, 161, le ruban restant 151 présente des bords qui peuvent être employés pour guider le ruban et le diriger lors de la séparation ou lors d'autres opérations, avec la certitude que la couche intermédiaire<B>163</B> est à une distance définie de ce bord.
Dans la figure 25, un bord 150 est représenté, de même que des parties de deux régions laminées 151a et 151b, la partie centrale de la région<I>151a</I> ayant été. arrachée. Une telle portion peut présenter une largeur de 100 mm environ ou plus, entre les régions des rainures d'affaiblissement 160, 161 alors que l'épaisseur totale peut être de 0,635 mm. environ ou moins. Chaque région lami née présente des surfaces de laminage 164, 165 séparées par une couche résiduelle respective 163.
De tels rubans laminés peuvent être employés pour former des tubes ou des corps de récipient comme cela est représenté dans -les figures 27 à 30.
Après avoir séparé le ruban multiple en rubans individuels, par exemple en le pliant le long de ses lignes longitudinales jusqu'à ce que les régions lami nées se cassent aux emplacements affaiblis 160, 161, les rubans individuels sont divisés en plan 170 de longeur correspondant aux tubes ou corps de réci= pient à réaliser, comme le représente la figure 27.
Lorsque deux ou plusieurs noyaux sont employés, le ruban laminé peut être appelé multiple du fait qu'il peut être séparé le long de ses lignes longitu dinales en plusieurs rubans dits individuels , plus étroits, chacun ayant une couche antiadhésive 163 interposée entre les surfaces laminées 164 et 165 situées entre deux zones de liaison 166 le long de ses bords. Il est préférable de séparer le ruban laminé transversalement, fig. 24, en tronçons 153 qui, lorsque les corps tubulaires doivent avoir 150 mm de long par exemple, peuvent comprendre plusieurs unités de longueur pour être manipulés ensemble.
De tels tronçons peuvent être aplatis par pression, avant de les séparer longitudinalement et avant de les tronçonner en flans individuels.
Les deux surfaces laminées 164, 165 d'un flan sont alors écartées par expansion, fig. 28, des angles rentrant 171 se formant parfois sur les bords de la couche de matière non adhésive.
Cette expansion des surfaces laminée est poursuivie jusqu'à ce que la forme intérieure de la section tubulaire désirée soit atteinte, comme représenté dans la figure 29, dans laquelle des angles rentrant 171 sont encore visibles ;
les parties pleines 166 sont encore présentes sous forme de nervures extérieures. En employant des noyaux précis avec des affaiblissements intérieurs dus aux résidus des couches 98 de matière antiadhé sive, un dressage n'est pas nécessaire. Les surfaces intérieures du corps tubulaire de la figure 25 sont alors adjacentes aux angles rentrant, et les bords extérieurs-des nervures sont pressés vers l'intérieur, par exemple par martèlement,
de telle sorte que ces nervures sont réduites, comme le re présente la fig. 30, par exemple à une épaisseur 172, double, ou moins, de l'épaisseur des parties lami nées 164, 165 qui constituent la plus grande partie du corps tubulaire. Ainsi les angles rentrant devien nent pratiqueront invisibles et le corps tubulaire Pré sente des surfaces intérieure et extérieure lisses, Lorsque le tube est employé pour l'obtention de corps de récipient, ses extrémités peuvent présenter des rebords et être munies des flasques terminaux d'une manière connue.
La division d'un ruban multiple en rubans simples peut s'effectuer soit par séparation, afin de produire une cassure le long des lignes d'affaiblisse- ment 160, 161, soit de la manière représentée dans la fig. 26, dans laquelle le ruban multiple 148 est engagé entre deux arbres rotatifs 175, 176, portant des tambours<B>177</B> tournant en sens inverse. Les lignes d'affaiblissement du ruban 148 sont repré sentées en traits pointillés en<B>161</B> ;
la largeur des tambours 177 correspond à l'espacement entre deux lignes 161 adjacentes, les tambours des deux arbres étant placés en quinconce. Les différentes bandes du ruban multiple sont séparées par déchirement, à l'extrémité du ruban, de manière que les parties mar ginales 150 puissent être séparées par des rouleaux 149 et les extrémités des rubans simples enroulées sur les tambours 177 des arbres 175 et 176.
Lorsque ces arbres tournent, le ruban multiple est arraché le long de ses parties affaiblies 161, 160, et les rubans individuels qui en résultent se trouvent enroulés sur les tambours. Les arbres 175 et 176 sont montés de manière à pouvoir s'éloigner l'un de l'autre lors de l'accroissement du diamètre des bobines, comme le montrent les flèches 179 pour l'arbre 175.
Les bobines sont alors enlevées des arbres et les rubans sont ensuite séparés transversalement en flans de longueurs désirées, destinés à être ouverts par expan sion, comme le représentent les figures 28 et 29. .
Il a été décrit l'obtention de rubans multiples ; cependant, en coulant un lingot d'une grande largeur avec un seul noyau, on peut réaliser un ruban laminé simple, par le même procédé, qui peut être ensuite ouvert de façon à former un corps tubulaire de grand diamètre.