La présente invention a pour objet un procédé électronique pour faire apparaître des signes de repérage sur un support d'enregistrement.
On connaît l'importance que présente dans la technique la possibilité de faire apparaître, par exemple, sur un écran d'observation ou un support d'enregistrement, l'image représentative d'un phénomène électrique ou d'une information transmise sous la forme de signaux électriques. De nombreux procédés pour obtenir de telles représentations ont déjà été décrits ; il est apparu utile également de pouvoir disposer sur la représentation de signes ou figures conventionnels de repérage qui ne soient pas liés à l'information représentée et qui puissent servir par exemple à identifier des images de différents phénomènes ou à repérer un point donné fixe ou non de l'image.
En général, cependant, les signes conventionnels évoqués ci-dessus et élaborés à l'aide des procédés connus sont fixes sur la représentation.
I1 est cependant intéressant dans certains cas de disposer de signes repères qui soient mobiles sur la représentation et l'objet du présent brevet est un procédé pour faire apparaître des signes de repérage dont les caractères peuvent être modifiés à volonté au cours d'une observation, ces modifications portant principalement sur la vitesse de déplacement desdits signes, leur nombre, leur écartement les uns des autres et sur d'autres facteurs dépendant, par exemple, de la forme des repères que l'on désire. Ces signes repères étant élaborés à partir de signaux de base simple, une modification simple apportée à ces signaux donnera la modification recherchée sur le signe repère lui-même.
Dans ce qui suit, on s'attachera plus particulière ment à des signes de repérage se présentant sous la forme d'une série de lignes parallèles défilant sur l'écran d'obsenation et inclinées par rapport à une direction quelconque prise comme référence.
Ce procédé électronique destiné à faire apparaître des signes de repérage sur un support d'enregistrement, notamment un écran d'oscillographe cathodique, ces signes de repérage consistant en une série de lignes parallèles défilant à une vitesse prédéterminée sur le support, inclinées sur une direction fixe prise comme référence Iet présentant un intervalle entre ellas déterminé, est caractérisé par le fait que ces lignes sont produites à partir de signaux linéaires périodiques dont les caractéristiques peuvent être modifiées de façon telle qu'elles entraînent, indépendamment les unes des autres, des modifications de la vitesse de défilement, de l'écartement et de l'inclinaison des lignes repères parallèles apparaissant sur le support.
Dans une mise en oeuvre particulière, les signaux périodiques linéaires sont deux signaux en dents de scie de caractéristiques très différentes que l'on combine à différents stades du processus d'élaboration des signes de repérage, ces signes de repérage étant plus particulièrement des lignes repères parallèles qui présentent une vitesse de défilement déterminée sur la représentation, un écart entre elles et une inclinaison par rapport à une direction fixe quelconque prise comme référence, variables indépendamment les unes des autres, les variations des caractéristiques que l'on vient d'énoncer étant obtenues par des modifications simples apportées aux signaux périodiques linéaires considérés.
Par conséquent, on commence par superposer les signaux en dents de scie de caractéristiques très différentes que l'on déphase l'un par rapport à l'autre et
Procédé électronique pour faire apparaître des signes de repérage
sur un support d'enregistrement dont on fait varier le déphasage de façon continue, ces caractéristiques portant principalement sur les durées respectives des signaux, l'un étant de courte durée et l'autre de longue durée; on obtient de cette façon un signal en marche d'escalier dont la première marche présente une amplitude variable, la vitesse de cette variation étant t proportionnelle à la vitesse de défilement des lignes repères parallèles à obtenir sur la représentation.
Une variation dans l'amplitude desdites marches d'escalier ou une variation dans le même rapport des amplitudes des deux signaux pé riodiques. linéaires servant à créer le signal en marche d'escalier provoquera une variation correspondante de l'écart existant entre les lignes repères parallèles.
La combinaison sur la représentation suivant deux directions perpendiculaires du signal en marches d'escalier et du signal en dents de scie de courte durée fera apparaître sur cette représentation les lignes repères parallèles désirées, dont on modifiera l'inclinaison par rapport à une direction fixe de référence en superposant suivant une même direction, au signal en marche d'escalier, le signal en dents de scie de courte durée dont on fait varier l'amplitude.
On constate donc que l'obtention des signes repères désirés, dont on traitera un exemple plus particulier, découle de la simple combinaison d'un nombre de signaux réduits et simples dont on modifie certains caractères, ces modifications comme on l'a déjà mentionné, entrainant à leur tour des modifications simples, et ce indépendamment les unes des autres, des signes repères désirés.
Le dessin illustre à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention:
La fig. 1 est un diagramme schématique montrant la suite des opérations effectuées dans le processus d'élaboration des signes repères.
La fig. 2 est une série de courbes données à l'appui du diagramme de la fig. 1 pour expliquer les différentes phases de l'élaboration des signes de repérage.
La fig. 3 représente les lignes repères parallèles obtenues par le procédé.
On va décrire un procédé permettant d'obtenir sur un écran ou support d'enregistrement une série de lignes repères parallèles qui présentent certaines caractéristiques que l'on doit pouvoir faire varier à volonté, la commande de ces variations étant extrêmement simple. Dans ce but, les lignes repères parallèles sont élaborées à partir de signaux de base simples dont il suffit de faire varier un ou plusieurs paramètres pour obtenir l'effet désiré sur les signes repères élaborés.
A l'aide du diagramme schématique de la fig. 1, on va décrire la succession des opérations à effectuer pour élaborer les signes repères désirés.
En principe, les signes repères ne sont élaborés que pendant une partie du cycle total réservé à l'observation des phénomènes électriques inscrits sur l'écran, c'est-à-dire pendant la période où les signaux video qu'ils doivent servir à repérer ou à différencier, ne sont pas transmis. Le début de ce cycle partiel est marqué par l'émission d'une impulsion engendrée en 1, qui va déclencher tout le processus d'élaboration des lignes repères.
Cette impulsion en effet, va agir pour déclencher d'une part, le générateur du signal en dents de scie de longue durée et, d'autre part, le générateur du signal en dents de scie de courte durée contribuant tous deux à la formation du signal dit en marches d'escalier.
L'impulsion issue de 1 déclenche en 2 un géné rateur en dents de scie (courbe b de la fig. 2); la dent de scie b1 issue de ce générateur 2 est comparée dans le circuit comparateur 3 avec un signal en dents de scie de durée relativement grande par rapport aux signaux déjà définis; ce signal qui symbolise la vitesse de défilement des lignes repères que l'on obtiendra, est issu du circuit 5. Le circuit de comparaison 3 donne naissance à une impulsion cl (courbe c de la fig. 2) qui est retardée, ainsi qu'il ressort de la fig. 2, courbe c, par rapport à l'origine 0 du signal en dents de scie de longue durée représenté sur la courbe a de la fig. 2.
Cette impulsion retardée commande par l'intermédiaire du circuit 4 un circuit présentant deux positions d'équilibre stable ou bascule 6, dont le déclenchement provoque la mise en marche d'un circuit 7 générateur du signal en dents de scie de courte durée (courbe d de la fig. 2).
Comme on l'a déjà fait remarquer précédemment, le générateur du signal en dents de scie de longue durée 9 (courbe a de la fig. 2) est déclenché par l'impulsion de départ 1 par l'intermédiaire d'un circuit bistable ou bascule 8. Les deux signaux issus respectivement des générateurs 7 et 9 sont mélangés dans le circuit 10, d'où est issu un signal en marches d'escalier (courbe e de la fig. 2).
Ce signal en marches d'escalier présente la particularité d'avoir sa première marche d'amplitude variable, cette disposition ayant pour effet de provoquer le défilement des lignes repères qui sont engendrées et qui passent par les points correspondants sur l'écran, aux paliers des différentes marches; ce retard varie de façon continue sur un certain nombre de cycles d'élaboration déterminant ainsi le déplacement des lignes repères qui changent de position en passant d'un cycle à l'autre (courbes g, h, i de la fig.
2). Le réglage d'intervalle IN existant entre les lignes repères est effectué dans le circuit 11 qui reçoit, d'une part, le signal en marches d'escalier et, d'autre part, un signal proportionnel à l'écart désiré, l'opération consistant à prendre une amplitude plus ou moins grande du signal dit en marches d'escalier, le circuit 11 pouvant être par exemple un amplificateur à gain variable. Le réglage de l'angle d'inclinaison sur une direction de référence donnée, verticale ou horizontale par exemple, est effectué dans le circuit 14 qui reçoit du circuit 7 le signal en dents de scie de courte durée (courbe d - fig. 2) dont on règle l'amplitude len fonction de l'angle d'inclinaison des lignes repères, soit a (fig. 3).
En effet la super position de ces deux signaux donne naissance à un signal en marches d'escalier dont les paliers sont inclinés de l'angle d'inclinaison qui se retrouve pour les lignes parallèles lorsque le signal résultant de cette superposition est envoyé dans une des bobines de déflexion du tube cathodique d'observation.
Ce signal est cependant au préalable décalé par rapport à celui figuré sur la courbe d, étant rendu symétrique par rapport à son axe d'origine, l'axe des abscisses par exemple. Cette opération a pour effet de faire basculer les lignes repères parallèles, à obtenir, autour de leur centre It, 12 I,. Le mélange de la dent de scie en escalier issue de 1 1 et du signal issu de 14 a lieu dans le circuit 15, ce mélange sortant en 16 pour être envoyé sur la bobine de déflexion en X; en 17, par contre, se présente le signal en dents de scie issu de 7 qui est envoyé sur la bobine de déflexion en Y. Sur l'écran on obtient les lignes repères parallèles demandées, P1, Pi Pit (fig. 3).
I1 est évident, que si l'on désire renverser complètement l'orientation des barres, il suffit d'inverser le sens du signal que l'on applique à la bobine de déflexion en Y.
I1 est évident également que les axesteux-memes par rapport auxquels on définit habituellement les lignes repères parallèles de la fig. 3, peuvent également être orientés différemment, de sorte qu'il est possible, suivant les buts recherchés, de disposer sur la représentation de lignes repères parallèles pouvant avoir une orientation absolument quelconque dans le plan de référence.
Si l'on se reporte maintenant à nouveau au diagramme de la fig. 1, on constate que le signal en escalier délivré par le circuit 1 1 après que l'on ait procédé au choix de l'écart entre les lignes repères, est envoyé à un circuit de comparaison 12, où il est comparé avec une tension fixe déterminée; cette opération a pour but de limiter le nombre de lignes qui apparaissent sur l'écran et de les inscrire dans une figure géométrique simple de forme voulue, un parallélogramme par exemple. Cette comparaison étant effectuée, les; signaux sont envoyés respectivement aux circuits basculeurs 6 et 8 qui passent à leur position d'équilibre antérieure. Le processus de l'élaboration des lignes repères pour le cycle considéré est terminé.
Ce processus se répète pour chaque nouveau cycle d'élaboration déclenché par l'impulsion de départ engendrée dans le circuit 1 (fig. 1). Cependant, au fur et à mesure du déroulement des cycles d'élaboration, il y a lieu de noter certaines modifications. Par exem ple le défilement des lignes repères parallèles est perçu sur un ensemble de plusieurs cycles d'élaboration desdites lignes repères.
Si l'on se reporte en effet aux courbes g, h, i de la fig. 2 qui reproduisent les courbes b, c et e de la même figure, mais où plusieurs cycles d'élaboration sont considérés, on constate que le signal symbolisant la vitesse de défilement (créé dans le circuit 5 de la fig. 1) est représenté par un signal en dents de scie 18 de très longue durée par rapport aux autres signaux, comme celui représenté par la courbe a (fig. 2) par exemple.
I1 est alors nettement visible que les impulsions ct, c2 c, présentent un retard de plus en plus grand par rapport à l'origine O prise comme origine des temps, ces impulsions étant obtenues comme cela a été décrit précédemment par la comparaison du signal symbolisant la vitesse de défilement et du signal en dents de scie issu du circuit 2. Ces impulsions retardées c fixent le départ de la première marche du signal en marches d'escalier; les lignes repères parallèles formées comme il a été dit, défilent sur l'écran puisque l'écart existant entre elles restant identique à lui-même, la position de la première marche varie dans le temps (courbe i de la fig. 2).
On a ainsi décrit un procédé pour faire apparai- tre des signes de repérage, et plus particulièrement des lignes de repérage parallèles, dans l'exemple choisi; le procédé décrit s'applique aisément à l'éla boration de signes de repérage présentant tout ou partie des caractéristiques définies au cours de ce qui précède ; des modifications de détail affectant le nombre ou l'agencement des circuits dans la fig. 1, ou encore la forme des courbes de la fig. 2 peuvent être effectuées.