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Installation pour le remontage en série et à la chaîne de pièces d'horlogerie Pour le remontage de pièces d'horlogerie on dispose généralement les mouvements dans des cartons d'établissage qui en contiennent une douzaine environ et que l'on fait passer de poste de travail à poste de travail.
Dans chacun de ces postes l'ouvrier prend les mouvements un à un, les pose devant lui cas échéant, les positionne sur un outil, puis procède à l'opération dont il est chargé pour les remettre enfin dans le carton d'établissage. Cette manière de procéder présente des inconvénients évidents dont les plus caraetéris.tiques sont la perte de temps due à la manutention et au positionnement des mouvements, la contenance réduite des cartons d'établissage et enfin,
le danger de voir les mouvements soumis à l'action des poussières, des vapeurs et des acides corrosifs.
On a déjà eu l'idée de remplacer les cartons d'établissage par des chargeurs constitués par des plaquettes contenant un certain nombre de mouvements, mais il s'agit là d'un perfectionnement de portée limitée qui ne remédie que partiellement aux incon- vénients cités.
De même on a déjà introduit dans l'horlogerie des chaînes de fabrication, comme on en connaît dans d'autres industries, et qui présentent une bande transporteuse faisant passer les mouvements à travers toute une série de postes de remontage.
Les inconvénients de telles chaînes sont cependant bien connus et résident essentiellement dans leur coût d'établissement très élevé, dans le degré d'organisation poussé qu'elles exigent de la part des entreprises qui les utilisent, dans leur capacité minimum relativement considérable ne les rendant utili- sables que dans les grandes entreprises qui sont précisément peu nombreuses dans l'horlogerie suisse,
et enfin dans l'obligation de faire fonctionner simultanément tous les postes de travail ce qui rend une adaptation aux fluctuations de la production relativement difficile ; en outre ces chaînes de fabrication n'ont pas non plus résolu le problème de la protec- tion des mouvements contre les poussières ainsi que d'autres agents extérieurs.
La présente invention a précisément pour objet une installation pour le remontage en série et à la chaîne de pièces d'horlogerie, comprenant au moins un magasin pour une bande transporteuse présentant des moyens de fixation des mouvements et destinée à défiler en regard d'une table de travail. Cette installation,
qui est d'une utilisation extrêmement souple et qui remédie aux inconvénients cités ci-dessus est caractérisée par le fait qu'elle comprend un pupitre unique formant poste de travail pour un ouvrier, que le corps de ce pupitre présente des logements pour y disposer amoviblement ledit magasin,
que ce pupitre présente des moyens permettant de faire défiler la bande sur la table de travail qui est munie de dispositifs pour le positionnement successif de chaque .mouvement pendant la durée du remontage et qu'enfin ledit magasin est échangeable et constitue ainsi un moyen de transport des mouvements d'un poste à l'autre.
Le dessin. annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'installation selon l'in- vention.
La fig. 1 en est une vue en perspective.
La fig. 2 est une vue en coupe pas la ligne II II de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en plan d'un tronçon d'une bande de transport.
La fig. 4 est une vue en élévation montrant un mouvement de la bande placé sur un @posage. L'installation représentée (fig. 1) comprend un pupitre de travail comprenant une table 10 flanquée
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de deux armoires 11. Sur cette table, en face de l'emplacement réservé à l'ouvrier, sont placés côte à côte deux magasins transportables 12 et 13.
Ces magasins, d'un type standard, se composent d'un bâti formant capot et d'un axe 14, respectivement 15, monté amoviblement dans les parois du bâti. Le premier de ces magasins contient une bobine 16 formée par une bande métallique souple 17 enroulée sur un moyeu 18 tournant sur l'axe 14. La bande 17 présente des ouvertures 19, régulièrement espacées, dans lesquelles sont logées les platines 20 d'une série de mâuvements à monter. Ces platines sont fixées dans leur logement par des vis de serrage 21.
L'extrémité de la bande 17, qui ne présente pas d'ouvertures, est enroulée sur un moyeu 22 identique au moyeu 18 et forme l'amorce d'une seconde bobine 23 logée dans le second magasin, son moyeu tournant autour de Taxe 15.
Entre les deux bobines 16 et 23, la bande 17 passe sur deux rouleaux fous 24, 25 et sur le rouleau entraîneur 26 montés tous trois à l'avant de la table. Le rouleau 26, qui présente des dents s'engageant dans des perforations 27 de la bande, est relié à un moteur électrique d'entraînement 28, par l'inter- médiaire d'un embrayage magnétique commandé par un poussoir 29. Ce moteur est également relié par une transmission glissante, au moyeu de la bobine 23, de manière à tendre constamment la bande.
L'outil de montage, représenté seulement à la fig. 4, est disposé à la partie antérieure de la table 11, entre les rouleaux 24 et 26. Il comprend un bloc de support 30, un posage 31 monté sur une coulisse transversale 32, une potence 33 et des tournevis de montage prépositionnés 34. Dans un sens, la bande 17 passe sous la partie antérieure de la table, dans l'autre au-dessus de celle-ci.
La bande est encore munie de chevilles d'espacement 36 destinées à éviter que les mouvements puissent venir en contact lorsqu'elle est enroulée. En outre la table présente des alvéoles 37 dans lesquels sont stockées les pièces détachées à monter sur les platines. L'ouvrier qui reçoit les mouvements emma- gasinés, place côte à côte un magasin plein et un vide,
puis fixe l'amorce de la bande du premier au moyeu du second après l'avoir fait passer sur les rouleaux 24, 25 et 26. Il amène ensuite le premier mouvement de la série sur le posage en déroulant la bande, le fixe et procède au montage. Ce travail exécuté, il agit sur le poussoir 29 de manière à faire avancer la bande jusqu'à ce que le deuxième mouvement de la série se trouve au-dessus du posage et procède au montage de ce deuxième mouvement.
Il répète de la même façon ces opérations jusqu'à ce que tous les mouvements soient montés. La série terminée, il enlève le magasin plein, place deux nouveaux magasins et recommence une nouvelle série.
Ce travail s'inscrit dans le cadre d'un procédé de montage dans lequel les mouvements sont mis en place sur les bandes, celles-ci enroulées de manière à former des bobines que l'on transmet d'un poste de montage au suivant pour opérer comme décrit ci-dessus.
En dehors des inconvénients précédemment énumérés que l'installation décrite élimine, on remarquera encore qu'elle permet de travailler des deux côtés des mouvements en retournant simplement la bande, ce qui est particulièrement avantageux.
En variante, la bande pourrait être formée par une chaîne dans laquelle chaque maillon porterait un mouvement, ou par un ruban en matière plastique. En outre, on pourrait prévoir des moyens pour éviter toute pénétration de poussière dans les magasins pendant leur utilisation, en injectant par exemple de l'air filtré à l'intérieur de ceux-ci.