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Pièce d'horlogerie à calendrier La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie à calendrier dans laquelle un organe indicateur des quantièmes pourvu d'une denture est actionné par un organe rotatif entraîné par le rouage et engrenant avec ladite denture, un cliquet de retenue étant appuyé contre cette denture pour maintenir l'organe indicateur normalement immobile dans des positions bien déterminées.
Dans les pièces d'horlogerie connues de ce type, le cliquet de retenue est en général disposé tangentiellement par rapport à la denture de l'organe indicateur des quantièmes. Il est pivoté sur un tenon fixe situé à l'une de ses extrémités, tandis qu'à son autre extrémité, il présente un bec triangulaire dont le sommet est engagé normalement entre deux dents adjacentes de ladite denture, les faces inclinées de ce bec appuyant alors chacune contre l'un des flancs de chacune de ces dents. Dans de nombreuses pièces de ce type, le mobile entraîneur est constitué par une roue faisant un tour en vingt-quatre heures.
Cette roue porte une goupille ou une dent qui à chaque tour de cette roue engrène avec la denture de l'organe indicateur et le déplace. Ce déplacement ne doit pas nécessairement avoir une valeur égale au pas de la denture de l'organe indicateur. Il suffit qu'au cours de ce déplacement, le sommet du bec du cliquet passe par-dessus le sommet de l'une des dents de cette denture.
Le cliquet, sous l'action de son ressort, force alors l'organe indicateur à tourner jusqu'à ce que les deux faces inclinées de son bec appuient de nouveau contre les flancs de deux dents adjacentes. Le cliquet règle donc la valeur exacte des déplacements successifs de l'organe indicateur et assure ainsi normalement le maintien de cet organe dans des positions bien déterminées, de façon qu'une indication de quantième apparaisse au milieu d'un guichet de ladite pièce quand ledit organe se trouve dans l'une au l'autre desdites positions.
Dans certaines pièces d'horlogerie du type mentionné, déjà connues, le mobile entraîneur n'est pas une roue faisant un tour en vingt-quatre heures, mais un mobile touMant plus rapidement. Une pièce d'horlogerie comprenant un tel mobile entraîneur est représentée, par exemple, dans le brevet No 314707. Ce mobile entraîneur a la forme d'une croix de Malte et est entraîné d'un quart de tour à chaque rotation d'une roue faisant un tour en six heures.
Dans cette pièce, le temps pendant lequel la goupille d'entraînement portée par le mobile entraîneur est en prise avec la denture de l'organe indicateur est plus court que dans celles où le mobile entraîneur est une roue faisant un tour en vingt- quatre heures, de sorte que le passage d'un quantième au suivant se fait rapidement.
Toutes les pièces d'horlogerie du type mentionné présentent toutefois l'inconvénient que le mobile entraîneur engrène avec la denture de l'organe indicateur et déplace ce dernier d'un pas à chaque tour dans un sens comme dans l'autre, suivant que ce mobile tourne lui-même dans l'un ou l'autre sens. Pour corriger les indications de l'organe indicateur, par exemple lors du passage d'un mois de trente jours au suivant, il faut faire tourner les organes de mise à l'heure de la pièce d'horlogerie toujours dans le même sens, de façon à faire tourner l'aiguille des heures d'autant de fois deux tours que la correction à faire comporte de jours.
On connaît déjà des pièces d'horlogerie à calendrier dans lesquelles il est possible de corriger la position de l'organe indicateur des quantièmes en manipulant les organes de mise à l'heure alternativement d'avant en arrière et d'arrière en avant, l'organe indicateur ne se déplaçant alors que dans un sens.
Toutefois, ces pièces sont d'une construction plus compliquée que celles du type mentionné ci-dessus. Elles sont donc plus coûteuses et plus délicates.
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Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en créant une pièce d'horlogerie du type mentionné, de construction simple et de fonctionnement sûr, qui permette la correction de la position de l'organe indicateur des quantièmes par un mouvement de va-et-vient des organes de mise à l'heure.
Pour cela, dans la pièce selon l'invention, le cli- quet de retenue est mobile dans une direction au moins approximativement tangentielle par rapport à ladite denture, entre une position antérieure et une position postérieure, et est soumis à l'action d'un organe élastique exerçant sur son extrémité appuyée contre la denture une force ayant une composante tangentielle tendant à maintenir le cliquet dans ladite position antérieure.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
La fig. 1 en est une vue en plan partielle de dessus, et la fig. 2 une coupe selon la ligne II-II de la fig. 1. La pièce d'horlogerie représentée au dessin est une montre-calendrier. Elle comprend une platine 1 au centre de laquelle sont montées une chaussée 2 et une roue à canon des heures 3 faisant saillie de sa face supérieure, côté cadran.
La roue 3 est en prise avec une roue 4, de même diamètre, pivotée sur un tenon 5 solidaire de la platine 1. Comme la roue 3 et la denture de la chaussée 2, cette roue 4 est engagée dans une noyure de la platine 1, de sorte que sa face supérieure s'étend au niveau de celle de la platine 1. La roue 4 présente un moyeu 6 sur lequel est chassé un disque mince 7, qui repose sur un filet circulaire 8 coaxial au tenon 5 et faisant saillie de la platine 1, dans le fond de la noyure, dans laquelle la roue 4 est engagée. Le disque 7 est pressé contre un épaulement 9 du moyeu 6, qui le maintient à une certaine distance de la roue 4.
Un pont 10, fixé par une vis 11 dans une autre noyure de la platine 1 et dont la face supérieure s'étend également au niveau de la face supérieure de la platine 1, présente un prolongement 12, plus mince, qui est engagé entre la roue 4 et le disque 7 et qui maintient ainsi le mobile (4, 7) axialement en place sur le tenon 5.
Le disque 7 est de forme circulaire. Il présente toutefois à sa périphérie une dent radiale 13 et deux échancrures 14 adjacentes à la dent 13. A chaque tour de la roue 4, la dent 13 peut actionner un mobile entraîneur 15 constitué par une plaque mince ayant la forme d'une croix de Malte, les bords extérieurs concaves des branches de cette croix s'étendant selon un arc de cercle de rayon correspondant à celui du disque 7. Ce mobile 15 est pivoté librement sur un tenon 21 de la platine 1. Il repose sur un filet 30 analogue au filet 8 et est maintenu axiale- ment en place par une partie du pont 10 qui s'étend au-dessus de lui.
Deux goupilles 16, 17 plantées dans le mobile 15 et diamétralement opposées font saillie de sa face supérieure. Comme la roue 4 a le même diamètre que la roue à canon des heures 3, elle tourne normalement à la vitesse d'un tour en douze heures, de sorte que le mobile 15 est entraîné d'un quart de tour toutes les douze heures, la durée de chaque mouvement de pivotement du mobile 15 étant approximativement égale au temps pendant lequel la dent 13 reste en contact avec l'une des branches de la croix 15. Entre les périodes où elle est entramée, la croix 15 est maintenue immobile par le bord circulaire du disque 7, dont une partie s'étend le long du bord arqué de celle des branches de la croix 15 qui est dirigée vers le mobile (4, 7).
La croix 15 est destinée à entraîner un anneau de quantième 18, logé dans une gorge annulaire 19 pratiquée dans la face supérieure de la platine 1. Cet anneau 18 présente une denture intérieure 20, à trente et une dents, dans laquelle chacune des goupilles 16, 17 peut pénétrer successivement pour faire avancer l'anneau 18 d'un pas. Comme le mobile 15 fait ainsi un tour complet en quarante-huit heures, l'anneau 18 avance normalement d'un pas chaque jour, actionné alternativement par la goupille 16 ou par la goupille 17.
Cet anneau 18 est maintenu axialement en place dans la gorge 19 par un bord aminci 22 du pont 10, qui s'étend au-dessus de la denture 20. Sur sa face supérieure, l'anneau 18 porte des indications de quantièmes 23 allant de 1 à 31 .
Pour maintenir normalement l'anneau 18 immobile dans une position telle que l'un des quantièmes 23 apparaisse dans un guichet pratiqué dans le cadran (non représenté) de la montre décrite, la platine 1 porte un cliquet de retenue 24, qui s'étend à l'intérieur de l'anneau 18, tangentiellement par rapport à ce dernier, dans une noyure de la platine 1. Ce cli- quet 24 est engagé sous le pont 10. A l'une de ses extrémités, il présente une ouverture allongée 28. II peut pivoter autour d'un tenon 25 de la platine 1, engagé dans cette ouverture 28.
Un fil-ressort 26; logé sous le pont 10, dans une noyure pratiquée dans la face inférieure de ce dernier, presse un bec 27, de forme triangulaire, que le cliquet 24 présente à son autre extrémité, contre les flancs de deux dents adjacentes de la denture 20. Pour cela, une extrémité du ressort 26 appuie contre une rampe oblique 29 formée par une partie du bord, opposé à l'anneau 18, du cliquet 24. Normalement, le ressort 26 maintient le cliquet 24 dans une position antérieure telle, que le tenon 25 est appuyé contre l'extrémité de l'ouverture 28 qui est la plus éloignée du ressort 26.
Toutefois, ce cliquet 24 peut se déplacer contre l'action du ressort 26,à partir de sa position antérieure représentée au dessin, dans une direction approximativement tangentielle par rapport à la denture 20, jusque dans une position postérieure, dans laquelle l'autreex- trémité de l'ouverture 28 appuie contre le tenon 25.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant Le mobile (4, 7), tournant normalement dans le sens de la flèche a, fait pivoter toutes les douze
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heures le mobile 15 d'un quart de tour dans le sens de la flèche b. Une fois toutes les vingt-quatre heures, la goupille 16 ou la goupille 17 vient en contact avec la denture 20 et fait avancer l'anneau 18 dans le sens de la flèche c. Une des dents 20, glissant contre la face correspondante du bec 27 fait pivoter le cli- quet 24 légèrement vers le centre de la montre, en armant le ressort 26.
Lorsque le sommet de cette dent a passé sous la pointe du bec 27, le ressort 26 se détend en repoussant le bec 27 dans le creux suivant de la denture 20, ce qui amène l'anneau 18 dans une position telle que le quantième suivant apparaît dans le guichet du cadran.
Pour mettre le calendrier à jour, par exemple lors du passage d'un mois de trente jours au suivant, on peut actionner le mobile (4, 7) au moyen des organes de mise à l'heure (non représentés) de la montre décrite. Si le disque 7 se trouve dans la position représentée au dessin, il suffit pour cela d'entraîner le mobile (4, 7) dans le sens de la flèche a d'une fraction de tour suffisante pour que la goupille 16 engrène avec la denture 20 et provoque l'avance de l'anneau 18 d'un pas, comme décrit ci-dessus.
Si, en revanche, la dent 13 et le mobile 15 se trouvent dans d'autres positions telles par exemple que celles qu'ils occupent quelques heures après le passage d'un quantième au suivant, la dent 13 se trouvant derrière celle des branches du mobile 15 qui est dirigée vers le mobile (4, 7), positions qui nécessiteraient, dans les pièces connues, une rotation de plus d'un demi-tour du disque 7 dans le sens de la flèche a pour amener ce disque dans la position de la fig. 1, il n'est pas nécessaire de faire faire au mobile (4, 7) une pareille rotation. Il suffit en effet de faire tourner ce mobile (4, 7) tout d'abord dans le sens inverse à celui de la flèche a, jusqu'à ce que la goupille 16 du mobile 15, qui pivote dans le sens inverse à celui de la flèche b, vienne engrener dans la denture 20.
Cette goupille 16 déplace alors l'anneau 18 dans le sens inverse à celui de la flèche c. Au début, le cli- quet 24 suit ce déplacement contre l'action du ressort 26 et se dirige dans le sens de la flèche d de sa position antérieure vers sa position postérieure, le bec 27 restant toujours engagé à fond dans le même creux de la denture 20. Après que le cliquet 24 soit parvenu dans sa position postérieure, son bec 27 monte le long du flanc d'une dent 20. Il n'en atteint toutefois pas le sommet, de sorte que la goupille 16 passe par-dessus le sommet d'une dent et s'éloigne de la denture 20 et que le cliquet 24, rappelé par le ressort 26, revient dans sa position normale antérieure sans que la position de l'anneau 18 ne se soit modifiée.
Le bec 27 est toujours engagé dans le même creux. En revanche, la dent 13 du disque 7 se trouve alors dans la position de la fig. 1, de sorte qu'il suffit d'un faible mouvement rotatif de ce disque dans le sens de la flèche a pour provoquer une avance du disque 18 d'un pas.
Ainsi, le dispositif décrit permet, par un mouvement de va-et-vient d'amplitude relativement faible, des organes de mise à l'heure de la montre, de cor- riger rapidement les indications de l'anneau des quantièmes.
En outre, le dispositif décrit est simple: il comprend peu de pièces et ces dernières sont faciles à mettre en place et à ajuster.