Sac et procédé de fabrication de ce sac
Le présent brevet concerne un sac à paroi tubulaire composé de plusieurs couches superposées et repliées au moins à une extrémité pour former un fond, qui est caractérisé en ce qu'en chaque point de son pourtour le bord de ladite partie repliée de la paroi présente plusieurs échelons correspondant chacun à au moins une couche, et comprenant au moins une paire d'échelons correspondant à des couches intérieures dont les extrémités sont disposées symétriquement respectivement en saillie et en retrait par rapport à l'extrémité de l'échelon correspondant à la couche extérieure de la paroi tubulaire.
Le brevet comprend également un procédé de fabrication d'un sac tel que défini ci-dessus, qui est caractérisé en ce qu'on forme, à partir d'un ensemble de nappes superposées, au moins un tube à plusieurs couches présentant à une au moins de ses extrémités ouvertes un décalage des bords des couches tel que les bords de certaines couches intérieures soient en retrait et les bords d'autres couches soient en saillie de manière symétrique par rapport à la couche extérieure du sac, et en ce qu'on plie au moins une extrémité du tube pour en former un fond.
Le dessin représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution particulière de sacs selon l'invention et illustre des mises en oeuvre particulières du procédé.
La fig. 1 représente un sac à trois couches, terminé, avant rabattement et collage des fonds selon la première forme d'exécution.
La fig. 2 représente le mme sac après rabattement et collage des fonds.
La fig. 3 représente une coupe longitudinale médiane partielle suivant la ligne III-III de la fig. 2, mais dans un sac supposé gonflé, pour la clarté.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 1, d'un sac à trois couches, dans lequel, selon une variante, le découpage des bords de certaines couches n'est pas rectiligne.
La fig. 5 est une vue de la deuxième forme d'exécution, relative à un sac à cinq couches.
La fig. 6 est une coupe longitudinale médiane suivant la ligne VI-VI de la fig. 5, mais dans un sac supposé gonflé, pour la clarté.
La fig. 7 montre, développée, l'extrémité d'un sac selon la fig. 4.
La fig. 8 est une figure comparative montrant, développées et superposées, les extrémités de trois sacs selon la fig. 4, de largeurs différentes.
Les fig. 9a, 9b et 9c montrent à titre comparatif les fonds obtenus avec des extrémités de tronçons tels que visibles à la fig. 8.
La fig. 10 montre, développée, l'extrémité d'un sac fabriqué d'un tronçon de tube à six couches.
Les fig. lia, llb et lic montrent des coupes faites suivant les lignes a-a, b-b, c-c de la fig. 10.
La fig. 12 montre les bords des couches du sac de la fig. 10 décalés pour une meilleure visibilité.
La fig. 13 montre à titre comparatif, les fonds de trois sacs à quatre couches, d'exécutions différentes.
Les fig. 14 à 18 sont destinées à illustrer l'exposé du procédé de fabrication, et en fait:
La fig. 14 montre les quatre nappes servant à fabriquer une longueur tubulaire dont on tirera des sacs à quatre couches.
La fig. 15 représente ce tube.
La fig. 16 montre, dans une longueur tubulaire analogue trois couches, la disposition des lignes de perforation nécessaires à la fabrication d'un sac tel que représenté à la fig. 4.
La fig. 17 montre quatre nappes superposées pour illustrer une autre modalité du procédé de fabrication.
La fig. 18 représente un tronçon de la longueur tubulaire obtenue à l'aide des nappes de la fig. 17.
Dans toutes les figures, les couches sont numérotées dans l'ordre où elles se trouveront en passant de l'intérieur à l'extérieur du sac formé.
Le sac représenté à la fig. 1, et désigné par 10, comporte trois couches. li n'est pas terminé quant à la formation de ses fonds, les rabats frontaux n'ayant pas été entièrement repliés afin de montrer la disposition relative des couches, numérotées de 1 à 3. Seuls les rabats des coins désignés par 20 et 30 dans un fond et par 20' et 30! dans l'autre, sont rabattus vers l'intérieur. Leur allure est triangulaire. Les rabats frontaux 21, 21', 31, 31' sont limités par des lignes de pliage indiquées en traits mixtes par 22, 23 au haut de la fig. 1. On voit que sur tout le pourtour du sac, les bords des couches sont rectilignes, et que le bord de la couche extérieure 3 est à mi-distance des bords des couches 1 et 2.
Le bord de la couche intérieure 1 est en retrait par rapport au bord de la couche 3, tandis que le bord de la couche intermédiaire 2 est en saillie par rapport au bord de la couche 3 ; retrait et saillie sont de mme longueur en sorte que les bords des couches intérieures sont disposés symétriquement par rapport au bord de la couche extérieure. Dans l'autre fond, la disposition relative des bords des couches 1 et 2 est également symétrique par rapport au bord de la couche extérieure 3, mais elle est inversée.
La fig. 2 montre le mme sac après rabattement des rabats frontaux, et collage des fonds, par-dessus lesquels on collera une feuille de recouvrement.
La fig. 3 montre une coupe longitudinale médiane partielle du sac représenté aux fig. 1 et 2, le sac étant supposé gonflé et ses couches légèrement espacées pour les distinguer. Les rabats de la couche extérieure 3 ne se recouvrent pas. Quant aux rabats des couches intérieures, on voit que les extrémités de la couche 2, dans le fond supérieur, et de la couche 1, dans le fond inférieur, se superposent et assurent un bon collage. Les traits pleins montrent les lignes d'adhésif appliquées aux couches avant la confection du tube; les surfaces hachurées de droite à gauche représentent les lignes de colle appliquée dans le processus de fabrication des fonds et les hachures de gauche à droite représentent l'adhésif appliqué avec la bande de renforcement R.
Le sac selon la fig. 4 est une vue analogue à celui de la fig. 1, mais dans lequel seul le bord de la couche 3 est coupé droit, tandis que les bords des couches 1 et 2 présentent des découpures dont la représentation est plus aisée à suivre sur l'ébauche de sac développé. Ces découpures apparaissent par suite très bien à la fig. 7. On y voit que le bord de la couche 1 représente, dans la partie centrale du développement, une échancrure xy devant laquelle vient se placer une saillie centrale de la couche 2. Aux extrémités de gauche et de droite de celle-ci, telle que vue en développement, le bord de la couche 2 est au contraire en retrait par rapport au bord de la couche 1.
Les saillies et les retraits des couches 1 et 2 sont d'ailleurs disposés par rapport au bord de la couche extérieure 3 de manière que les bords ou extrémités des couches 1 et 2 soient symétriques par rapport au bord de la couche 3. Les bords des couches 1 et 2, là où ils sont en alignement suivant une ligne transversale à la direction des bords longitudinaux du sac, forment un mme échelon. On voit que les couches 1 et 2 forment ainsi deux échelons, l'un disposé en saillie par rapport au bord de la couche 3, comprenant les parties en saillie des couches
1 et 2 ; l'autre, disposé en retrait par rapport au bord de la couche 3, comprenant les parties en retrait des couches 1 et 2. Les extrémités des échelons ainsi formés sont disposées de manière symétrique par rapport au bord de la couche la plus extérieure.
On désignera par changement de niveau le passage d'une partie du bord se présentant en retrait, c'est-à-dire moins loin de l'extrémité du tube, à une partie du bord se présentant en saillie, c'est-à-dire plus près de l'extrémité du tube. On appelle aussi gradin la partie du bord de la couche, qui est au mme niveau, par assimilation des parties à niveaux différents aux marches d'un escalier. En ce sens, on peut dire que les couches 1 et 2, visibles au haut de la fig. 7, sont à deux gradins. Les changements de niveau sont indiqués sur cette figure et sur la fig. 4 par x et y, ces lettres désignant t à la fois le changement de niveau dans les deux couches dont les lignes de passage d'un niveau à l'autre se juxtaposent sur les figures.
On remarquera que les changements de niveau x et y visibles à la fig. 4 sont, dans l'un et l'autre fond, situés dans des parties qui formeront les rabats de coin qui seront rabattus les premiers et protégés par les rabats frontaux rabattus sur eux. Ceci crée des conditions favorables à l'étanchéité du sac.
Les lignes en traits mixtes sont toutes des lignes de pliage, et cette notation a été adoptée pour toutes les figures.
Les fig. 5 et 6 se rapportent à un sac à cinq couches dans lequel les bords des couches sont rectilignes, transversalement à la direction longitudinale du sac. On voitàlafig. Sque dans les deux fonds, les couches sont distribuées les unes en saillie, les autres en retrait, symétriquement par rapport au bord de la couche extérieure 5. En comparant les deux fonds, fig. 6, on constate qu'il y a une correspondance régulière entre les rabats frontaux de l'un et ceux de l'autre fond, les bords des couches en saillie, dans l'un des fonds par rapport au bord de la couche centrale 5, correspondant régulièrement aux bords des mmes couches en retrait dans l'autre fond.
Cette particularité apparaît à la fig. 6, dessinée à plus grande échelle, et où sont mises en évidence les lignes d'adhésif (suivant une convention identique à celle adoptée à la fig. 3).
La fig. 8 montre en développement et placés légèrement décalés l'un au-dessus de l'autre pour pouvoir les distinguer, les extrémités du mme fond de trois sacs ne différant que par leur largeur. Cette fi gure comprend donc trois éléments a, b, c, dont chacun, pris isolément, correspond à la représentation offerte par la fig. 7 qui ne montre que l'extrémité d'une seule ébauche de sac. Ces fonds sont représentés aux fig. 9a, 9b, 9c.
On voit à la fig. 8 que les lignes de changement de niveau sont disposées à une distance constante de la ligne longitudinale médiane du sac, ou, en d'autres termes, qu'il s'agisse de sacs étroits comme celui du haut de la fig. 8, ou de sacs moyens comme marqué en b à la fig. 8, ou de sacs larges comme marqué en c à la fig. 8, la distance entre les coupures x et les coupures y est la mme, ce qui entraîne des avantages dans la fabrication, sur lesquels on reviendra dans la suite. Pour ne pas obscurcir cette figure, on y a supprimé les lignes de pliage, à l'exception de celles qui marquent les limites extrmes des coins et qui sont indiquées en traits mixtes. Ces lignes limites ont été oonservées afin de bien montrer que les lignes x et y qui marquent les changements de niveaux tombent toujours dans l'étendue des rabats de coin.
En formant à partir des ébauches a, b, c représentées à la fig. 8, des fonds de sacs, représentés ouverts aux fig. 9a, 9b, 9c, on voit qu'après pliage, les lignes x et y où il existe des solutions de continuité dans la couche la plus intérieure du sac, se situent bien dans l'étendue des rabats de coin, bien que leurs positions ne soient pas les mmes dans ces sacs de largeurs différentes. Lors du pliage final (autour des lignes en traits mixtes visibles aux fig. 9a, 9b, 9c), les solutions de continuité x, y de la couche la plus intérieure seront couvertes par les rabats frontaux collés l'un sur l'autre. Il est donc évident que la matière contenue dans le sac et qui pourrait tendre à s'échapper par les fentes x, y ne pourra parvenir à l'extérieur du sac.
La fig. 10 montre un ensemble de feuilles qui serviront à former une ébauche de sac formé de six couches, et la fig. 12 montre l'ensemble de ces feuilles servant de couches en position décalée l'une par rapport à l'autre suivant la verticale, pour une meilleure visibilité. Sur cette fig. 12 les lignes de pliage des couches du tube et du fond sont marquées en traits mixtes. La couche M qui forme la paroi extérieure est celle dont on voit le bord en haut. Ce bord est droit sur tout le pourtour et, une fois le tube du sac formé, il occupera, après ajustement des couches, la position centrale, les bords des autres couches étant alors décalés en saillie ou en retrait par rapport à lui. La couche la plus intérieure 1 figure tout en bas et son bord présente trois gradins attenants qui figureront dans le sac terminé en bordure des rabats de coin.
Le gradin Mo situé entre les deux gradins d'extrémité se trouve, après les opérations de décalage des couches, au niveau du bord droit de la couche extérieure M représentée en haut de la figure.
La superposition de la couche intérieure et de la couche extérieure est pourtant indirecte, étant donné qu'entre les deux se trouvent quatre couches intermédiaires. Dans le cas illustré, il s'agit de deux couples
AA' et BB' de couches intermédiaires dont un couple
AA', avec changements de niveaux réciproques, pré- sente des échelons long et court, tandis que l'autre couple BB', sans changement de niveaux, a des bords droits simplement décalés réciproquement et par rapport au bord de la couche extérieure M, formant des échelons semi-longs et semi-courts (L, C, SL, S-C).
Les indications portées le long des bords des couches indiquent les feuilles dans l'ordre de leur superposition, de l'intérieur (couche 1) à l'extérieur (couche 6). Des hachures ont été portées le long des bords de la couche intérieure 1 sur les couches placées derrière elle afin de faire ressortir cette couche intérieure par un effet d'ombres. D'autres hachures contrariées, affectent des feuilles différentes dont les bords extrmes sont en alignement.
Les fig. îîa, llb, llc qui sont des coupes en trois régions différentes de l'ébauche montrée à la fig. 10, sont données pour indiquer clairement la situation relative des bords qui, sur ces coupes, portent les mmes indications que sur la fig. 10.
La fig. 13 montre, à titre de comparaison, en trois groupes, les fonds de trois sacs à quatre couches, vus de l'intérieur. On a désigné par A le fond supérieur et par B le fond inférieur, dans chaque cas.
Les hachures font mieux apparaître les aires appartenant à des couches différentes. Les fonds du groupe
I appartiennent à un sac fabriqué exclusivement de tubes à bords droits où le bord de la couche intérieure est en alignement avec le bord de la couche extérieure.
Le groupe II montre les deux fonds A et B d'un sac dont la couche la plus intérieure et sa voisine sont à double gradin, avec interchangements réciproques d'échelons.
Le groupe III représente les deux fonds A et B d'un sac à quatre couches construit d'après une variante avec la couche intérieure à triple gradin autour des coins. Cette disposition amène un meilleur recouvrement du contenu du sac par la couche intérieure que dans les fonds selon le groupe I, et à une égalité entière des fonds dans les deux coins par rapport aux fonds du groupe II.
Les fig. 14 à 18 illustrent un procédé de fabrication s'appliquant à un sac à quatre couches.
A la fig. 14, on aperçoit quatre nappes superposées 1, 2, 3, 4 desquelles seront séparées les couches servant à la confection d'un sac à quatre couches. Les lignes m et n indiquent l'emplacement des plis longitudinaux futurs du tube. La flèche F indique la direction de déplacement, dans la machine, des nappes superposées. A la fig. 14, on a tracé en tirets les lignes de perforation prévues dans les nappes 2 et 3, tandis que les lignes en pointillés marquent les perforations faites dans la nappe 1 et les lignes en trait tremblé, celles faites dans la nappe extérieure 4. Ces lignes se superposent, et l'on comprend que chacun des tronçons de tube obtenus par division des nappes le long de ces lignes, présentera des extrémités éche lonnées, de manière symétrique par rapport aux bords des couches 1 et 4 qui sont en alignement.
La formation du tube, avant tronçonnement, est visible à la fig. 15. La formation du sac, par pliage des fonds, est classique en elle-mme et apparaît avec évidence dans la description des sacs.
La fig. 16 montre, dans trois nappes superposées avant formation du tube, la disposition des lignes de perforation nécessaires pour produire le sac selon la fig. 4. On y voit en x et y les lignes de changement de niveaux. Les bords de la nappe sont en traits tremblés, ceux de la nappe 2 en pointillés, et ceux de la nappe 1 en tirets. On reconnaît dans les nappes 1 et 2, la présence d'un double gradin, avec correspondance des changements de niveau.
Sur la fig. 8, on remarque que les lignes de changement de niveaux x et y sont également espacées dans des sacs de largeurs très différentes et cela sans préjudice de la qualité des fermetures, comme on l'a déjà souligné à propos des figures 9a, 9b, 9c relatives aux sacs terminés. On peut donc, sans changer la position des couteaux que l'on rencontre sur les machines pour faire périodiquement les incisions nécessaires dans les nappes qui passent en dessous d'eux, obtenir un grand nombre de sacs différents, en changeant simplement la largeur des nappes.
Les fig. 17 et 18 sont relatives à une autre mise en oeuvre du procédé de fabrication des sacs décrits, dans lequel on forme, par superposition des nappes, une longueur tubulaire à couches multiples, cette longueur étant ensuite tronçonnée pour fournir des ébauches de sacs. Dans cette modalité, toutefois, les lignes de perforation (groupes a, b) transversales à la direction d'avancement de la nappe à couches multiples dans la machine, délimitent cette fois les bords longitudinaux du tronçon de tube, qui sera obtenu en pliant le tronçon de nappe à couches multiples allant du groupe de lignes a au groupe de lignes b, suivant les lignes m, n. Le tronçon de tube ainsi formé est visible à la fig. 18. Ce sont les bords supérieurs c et les bords inférieurs d qui interviendront ici dans la formation des fonds.
Les deux mises en oeuvre du procédé de fabrication ont ainsi été illustrées dans lesquelles la première contient un nombre impair de nappes (fig. 16) et la seconde un nombre pair de celles-ci (fig. 14, 15, 17, 18). Dans le dernier cas, il est mis en évidence le fait qu'alors au moins, deux couches doivent tre limitées par deux bords se superposant, bien que ces couches ne soient pas en contact afin de pouvoir respecter la disposition symétrique des échelons par rapport aux bords de la machine extérieure.
Suivant une troisième mise en oeuvre du procédé, les sacs peuvent tre faits à partir de tubes à couches multiples coupés en ligne droite, sans perforations ou intercollage quelconques. Du tube à couches multiples, on tire une ou plusieurs couches intérieures d'une extrémité du tube, tandis que l'on tire symétri
quement une ou des autres couches en nombre correspondant de l'autre extrémité, avec l'effet qu'aux extrémités, les bords de la couche extérieure viennent au milieu entre les bords en saillie et ceux en retrait.
Puis, on interfolie les bords des tubes, pour autant que nécessaire, et on plie et colle les extrémités en un ou deux fonds. Dans le cas d'un sac à gueule ouverte, l'échelonnement des bords de l'extrémité sans fond peut tre utilisé par repliage et collage pour renforcer la gueule du sac.
La simplification extrme de la fabrication proposée, évitant le changement des couteaux pratiquement pour toutes dimensions des sacs, peut tre favorablement complétée par un changement simultané des largeurs d'échelons. Cela peut tre atteint par la coordination mécanique ou électrique d'éléments connus changeant la position des porte-couteaux, tous ou en groupes. En variante, on peut aussi changer simultanément la coordination des rouleaux qui gouvernent les trajets des nappes entre l'application des perforations et la superposition définitive des nappes individuelles, et ainsi modifier le décalage des perforations dans l'ensemble des nappes.
Quel que soit le procédé de fabrication utilisé, on remarque que, par le décalage des tubes individuels sans pourtant perdre de papier, on peut fabriquer des tubes de plus grande longueur totale et, par conséquent, obtenir à poids égal de papier, des sacs de plus grande capacité. Il est évidemment possible aussi d'obtenir le mme effet ou un effet encore meilleur avec des tubes individuels de longueur différente.
Le changement de bords d'un couple de couches intérieures en saillie à retrait et de retrait à saillie, procure un recouvrement et un intercollage immédiat des échelons de la couche la plus intérieure pour autant qu'elle appartienne audit couple, améliorant en mme temps sensiblement ceux des autres couches et garantissant par cela un collage plus intime et plus étendu du fond.
Il est aussi souvent préférable d'intercaler des couches à bords droits entre des couches avec interchangements de niveaux d'échelons.
En cas de nécessité de protéger spécialement le contenu d'un sac à cause de son caractère hygroscopique ou pour toute autre raison par une couche imperméable aussi étanche que possible, il est indiqué de placer comme paroi la plus intérieure du sac, une couche aux extrémités formées en triple gradin, c'està-dire avec deux changements successifs du niveau du bord, en escaliers montant et descendant. Cette progression et cette régression se trouvent autour de tous les coins et garantissent leur construction uniforme, vue de l'intérieur, ainsi que le maximum de recouvrement du contenu du sac par la couche intérieure.
L'emploi du tube intérieur à trois gradins permet de renoncer à l'emploi de couples de couches avec interchangement des niveaux de bords coordonnés. Dans ce cas, les tubes intermédiaires entre la couche la plus intérieure à triple gradin et la couche la plus extérieure à bord droit peuvent avoir des bords aussi entièrement droits. Ces bords seront dé calés en couples en saillie et en retrait par rapport au bord droit du tube extérieur, ou mme dans une ou plusieurs des couches, tre en alignement avec ce bord, ce qui représente une très grande simplification.
Ill est pourtant possible d'utiliser comme tubes intermédiaires, pour autant qu'existants, aussi un ou plusieurs couples de couches à double gradin en compensation réciproque.
L'économie considérable provenant de la fabrication simplifiée, l'élimination du déchet de réglage, ainsi que la réduction du degré de superposition des extrémités échelonnées compensent largement la nécessité de recouvrement supplémentaire des fonds par une bande adhérante au fond et recouvrant les échelons qui seraient autrement visibles.
Cette bande est collée au moins à deux ou à plusieurs couches échelonnées. Son application complète l'alternance du collage de plusieurs échelons d'un rabat frontal à une couche de l'autre dont les échelons sont à leur tour collés à une couche, celle de la bande.
Dans le sac décrit, le collage direct des échelons couche par couche peut tre entièrement éliminé et remplacé par un collage collectif.
Etant donné que les couches des rabats sont intercollées, chacun des rabats forme une unité qui peut tre superposée à l'autre rabat et collée à celuici, nonobstant le fait que les extrémités des échelons ne se recouvrent que très peu ou mme pas du tout. A la partie supérieure des fig. 3 et 6, par exemple, on voit des rabats qui se superposent dans leur ensemble, et dont le collage est assuré sans que le bord d'une couche appartenant à l'un des rabats ne recouvre le bord de la mme couche appartenant à l'autre rabat. On aurait pu, bien entendu, réaliser quand mme une légère superposition.
Mais la disposition nouvelle permet d'obtenir, aussi bien dans le cas d'une superposition partielle que dans le cas où une telle superposition n'existe pas du tout, que la largeur de collage d'un rabat à couches multiples intercollées sur l'autre rabat à couches multiples intercollées soit plus grande que la somme des largeurs des superpositions d'échelons appartenant à la mme couche (une telle superposition pouvant d'ailleurs ne pas exister).
En conséquence, les tubes des sacs peuvent tre faits plus coulrts qu'auparavant et cet avantage se fait d'autant mieux sentir que le nombre des couches et leur poids par mètre carré augmentent. La bande de renforcement recouvre les deux rabats et est collée sur ceux-ci.
Dans d'autres variantes, il y a avantage à avoir des rabats frontaux du tube extérieur de largeur approximativement égale ou mme de largeur inférieure à la moitié de la largeur du fond respectif. En effet, des rabats du tube extérieur étant toujours moyens, leurs bords sont dépassés par les échelons en saillie, et le recouvrement des rabats frontaux en totalité est maintenu. Les rabats appartenant au tube extérieur ne sont donc pas ou sont très peu et seulement indirectement superposés dans ce cas l'un sur l'autre, mais sont maintenus ensemble par adhésion aux rabats frontaux d'un ou de plusieurs tubes intérieurs formant le fond. Ils sont en outre maintenus encore par adhésion à la bande de renforcement du fond.
En ce qui concerne les extrémités des rabats frontaux du tube intérieur, toutes ou une partie de celles-ci ne seront non plus superposées individuellement ou le seront très peu, mais elles seront maintenues ensemble par adhésion à un ou plusieurs rabats frontaux individuels d'autres tubes. I1 est évi demment possible de prévoir aussi une superposition directe ou indirecte des extrémités d'un ou de plusieurs tubes individuels sans prolongement du tube, c'est-à-dire avec un retrait à l'extrémité opposée, avec compensation correspondante du fond opposé avec un autre ou d'autres tubes individuels.
Cela signifie que chacun des deux fonds aura dans ce cas un ou plusieurs tubes intérieurs dont les extrémités se superposent individuellement alors que ce n'est pas le cas pour d'autres, l'ensemble restant en compensation réciproque symétrique.
En outre, dans certains cas, il peut mme s'avérer possible d'obtenir une résistance suffisante du fond avec des tubes individuels de longueur moindre que ce ne serait nécessaire pour amener leurs extrémités bout à bout. Ceci est obtenu par l'intercollage intime des extrémités des tubes formant le fond, ainsi que de la bande de fond séparée, et dans quelques cas, en établissant surtout une différence très prononcée entre la largeur totale du recouvrement des rabats comme tels (c'est-à-dire dans leur ensemble) et la somme des largeurs des superpositions des échelons individuels dont il était déjà question plus haut.
Avec la réduction de la largeur des échelons et surtout de leur recouvrement, on augmente évidemment l'importance de la bande de fond. Celle-ci sert comme un élément précieux de normalisation. Il est en fait, beaucoup plus facile, plus rapide et plus économique de modifier la composition, les dimensions et le poids de la bande que de changer le recouvrement ou d'autres particularités du fond du sac.
REVENDICATIONS
I. Sac à paroi tubulaire composé de plusieurs couches superposées et repliées au moins à une extrémité pour former un fond, caractérisé en ce qu'en chaque point de son pourtour, le bord de ladite partie repliée de la paroi présente plusieurs échelons correspondant chacun à au moins une couche, et comprenant au moins une paire d'échelons correspondant à des couches intérieures dont les extrémités sont disposées symétriquement respectivement en saillie et en retrait par rapport à l'extrémité de l'échelon correspondant à la couche extérieure de la paroi tubulaire.