Presse à injection de matières plastiques
La présente invention a pour objet une presse à injection de matières plastiques.
Diverses méthodes de moulage d'articles en matière plastique ont été proposés mais de sérieux problèmes se posent encore chaque fois qu'il s'agit, soit de mouler des articles ayant une grande surface frontale ou une section transversale importante, soit d'effectuer un moulage rapide d'articles exigeant de la précision.
En effet, avec une presse à simple effet, le moulage de pièces dont la surface frontale dépasse sensiblement la surface du piston d'injection est délicat souvent même, impossible.
L'invention a pour but de remédier à cette limitation et de procurer une presse aux possibilités plus grandes quant à la surface frontale des objets à obtenir et à leur précision.
L'invention a pour objet une presse à injection de matières plastiques avec limiteur de la pression à l'intérieur d'une cavité de moulage présentant un pot d'injection et ladite cavité de moulage, entre lesquels est disposé un corps d'injection.
La presse objet de l'invention est caractérisée en ce qu'à l'intérieur dudit corps coulisse une tigetiroir présentant des diamètres différents en certains points de sa longueur et en ce que ledit corps qui présente un orifice faisant communiquer le pot d'injection et la cavité de moulage et pouvant être obturé par l'une des parties de plus grand diamètre de la tige-tiroir lorsque la force due à la pression à l'intérieur du moule dépasse, après remplissage de celle-ci la poussée axiale exercée constamment sur la tige-tiroir par un dispositif antagoniste de façon à agir en limiteur de la pression dans la cavité de moulage.
Dans une forme d'exécution, la tige-tiroir traverse le corps d'injection et présente trois diamètres, et sections différents : le diamètre médian plus réduit permettant le passage de matière à injecter du pot d'injection dans la cavité de moulage en fin de remplissage de la cavité de moulage, le déplacement axial de la tige-tiroir provoque l'obturation du canal faisant communiquer le pot d'injection et la capacité de moulage, ce qui arrête immédiatement le débit de matière plastique.
Dans une forme d'exécution modifiée, le corps, d'injection est aménagé pour comprendre deux chambres verticales superposées dont la chambre supérieure communique avec le pot d'injection et la chambre inférieure avec la cavité de moulage, les deux chambres communiquant entre elles par un orifice axial traversé par la tige-tiroir, ledit orifice ayant le même diamètre que les parties de plus grand diamètre de cette dernière de manière que la tigetiroir puisse obturer ledit orifice lorsque la cavité du moule est remplie de matière et que la tige-tiroir subit une poussée due à l'élévation de la pression dans la cavité de moulage et la chambre inférieure susdite, et quand cette pression dépasse la résistance opposée par le dispositif exerçant constamment une poussée axiale antagoniste sur la tige-tiroir.
Le dispositif exerçant une poussée axiale antagoniste sur la tige-tiroir peut être constitué par un levier coudé pivotant autour d'un axe fixe monté dans le nez d'injection et dont un bras s'accroche dans une gorge réalisée à l'extrémité extérieure de la tige-tiroir et dont l'autre bras subit l'action d'un moyen élastique, par exemple d'un ressort.
Le ressort peut travailler à la traction, lorsqu'il est situé au-dessus du second bras du levier ou à la compression lorsqu'il est situé au-dessous.
La puissance du ressort est réglable au moyen d'un dispositif à vis.
Un moyen de verrouillage de la tige-tiroir peut être utilisé pour maintenir celle-ci dans sa position d'obturation pour empêcher tout écoulement de la matière hors du nez d'injection.
Un dispositif amortisseur-à dash-pot, par exemple -peut être adjoint au moyen élastique agissant sur le levier destiné à exercer une poussée axiale sur la tige-tiroir, pour ralentir la vitesse d'action du régulateur.
Le dessin annexé représente diverses formes d'exécution, décrites à titre d'exemple, de la presse à injection faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en montre en coupe, une forme d'exé- cution.
La fig. 2 montre en coupe une variante où la tige-tiroir est dans la position précédant le remplissage du moule.
La fig. 3 est une coupe semblable à celle de la fig. 2, la tige-tiroir étant dans l'état succédant au remplissage du moule.
La fig. 4 en représente en coupe, une autre variante.
La fig. 5 montre le dispositif de la tige-tiroir installé sur une presse double d'injection.
La fig. 6 est une coupe transversale suivant la ligne VI-VI de la fig. 5.
La fig. 7 montre le dispositif de la tige-tiroir installé sur une presse simple d'injection.
La fig. 8 est une coupe semblable à celle de la fig. 4, mais dans laquelle le dispositif de la tigetiroir est muni d'un dispositif amortisseur, l'ensemble étant dans la position précédant le remplissage du moule.
La fig. 9 est une coupe semblable à la précédente, mais dans laquelle la tige-tiroir est dans la position succédant au remplissage.
En fig. 1, 1 est le pot d'injection, dans lequel se déplace un piston d'injection 2, un corps d'injection 3 est percé d'un canal 4 par lequel la matière à injecter passe du pot d'injection 1 au moule A, représenté partiellement.
Ce corps d'injection 3 est traversé par une tige 5 possédant un diamètre médian plus faible 5'de passage de la matière, et deux diamètres plus grands mais différents 5"et 5"'de régulation.
Cette différence entre les diamètres 5"et 5"'a pour but de solliciter, sous 1'effet de la pression interne, la tige 5 suivant la flèche Fl, pour obturer le canal 4 par l'effet de la différence de section des deux diamètres 5"et 5"'. Le réglage de la pression d'injection peut se faire de différentes façons : soit le levier et contrepoids réglable, soit par ressort, air comprimé, hydraulique ou autrement. Il suffit d'exercer une poussée réglable sur la tige 6 suivant la flèche F2.
Au dessin, on a représenté, pour exercer cette poussée pré-réglable, une tige 6 munie à une extrémité, pivotée en 7, d'un bec 8 qui vient s'accrocher dans une gorge 9 de l'extrémité (du diamètre 5"') de la tige 5.
La tige 6 peut être infléchie de toute manière que l'on désire autour de son pivot 7 afin d'obtenir la poussée réglable désirée.
Le fonctionnement du dispositif à tige-tiroir est le suivant :
Sous l'impulsion du piston 2, la matière plastique qui remplit le pot 1 passe par le canal d'injection 4 et pénètre dans la cavité de moulage A.
Pendant le remplissage, on voit que la pression exercée sur la tige 5 est faible ; le canal 4 reste donc ouvert.
En fin de remplissage de la cavité de moulage, la pression monte brutalement et la tige 5 obture immédiatement, du fait de la différence des diamètres 5"et 5"', l'arrivée de la matière plastique B à la pression pré-réglée par la tige 6.
La fig. 2 montre une modification apportée au dispositif à tige-tiroir. A cet effet, on interpose entre le pot d'injection 1 et la partie supérieure 105 de la cavité de moulage et au voisinage du conduit 13 d'admission de la matière plastique dans la cavité, un corps 3'dans lequel est fixé un corps d'injection 22. Dans celui-ci sont aménagées deux chambres 18 et 19 entre lesquelles est pratiquée une ouverture cylindrique 20 dont le diamètre est égal, au jeu de fonctionnement près, à celui d'une tête 21 de l'extré- mité de la tige-tiroir 5a coulissant dans un alésage vertical pratiqué dans le corps 3'. Le corps de la tige-tiroir 5a a un diamètre égal à celui de la tête 21.
Entre le corps de la tige-tiroir 5a et la tête 21 est aménagé un évidement circulaire 5'a d'un diamètre plus faible que celui de la tête et du tiroir.
L'autre extrémité de la tige-tiroir 5a se termine par une autre tête 25, prisonnière, avec un léger jeu, à l'intérieur d'une fourchette 26, pratiquée à l'extré- mité d'un levier 27 qui tourillonne autour d'un axe 28. Un ressort de tension 29 accroché d'une part au levier 27 et d'autre part à un support fixe 31 exerce une traction sur le levier suivant la flèche
F4. La tension de ce ressort peut être réglée au moyen d'une vis 32 et d'un écrou 33. Des butées non figurées, limitent le déplacement du levier 27 et, par conséquent, de la tige-tiroir 5a.
Le fonctionnement du dispositif à tige-tiroir ainsi modifié est le suivant.
Au début, et en cours d'injection, le levier 27 sollicité suivant F4 par le ressort 29, repousse vers le bas le tiroir 5a. La matière plastique venant du pot d'injection 1 et passant par plusieurs canaux tels que 34, pénètre dans la chambre 18, dans l'es- pace annulaire libre entre l'orifice cylindrique 20 et l'évidement 5'a de la tige-tiroir 5a, dans la chambre 19 autour de la tête 21, dans le canal 4 du nez 22, dans le canal conique 13 pratiqué dans la partie 105 du moule et vient remplir la cavité 14 comprise entre les creux des deux parties 103 et 105 du moule. Les chambres 18 et 19 et les canaux 13 et 4 étant remplis de matière plastique et cette dernière éprouvant une certaine résistance pour s'écouler, à l'intérieur du moule vers 14, une pression d'une valeur relativement faible règne dans les chambres 18 et 19.
Cependant, la pression dans la chambre 18 est, par suite de la perte de charge créée par l'espace annulaire 20-5a, très légèrement supérieure à la pression régnant en 19. La tige-tiroir 5a tend à monter dans le bloc 3'par 1'effet de la pression régnant dans la chambre 19 sur la face extrême de la tête 21. Mais la force engendrée par cette pression est inférieure à la force de sens inverse exercée par le ressort 29 et le levier 27 sur la tête 25 de la tige-piston.
En fin de moulage, la matière ayant rempli l'espace 14 et ne s'écoulant plus, la pression monte brusquement dans les canaux 13 et 4, les chambres 19 et 18, les canaux 34 et le pot d'injection 1. A ce moment, comme le montre la fig. 3, la pression régnant à l'intérieur de la chambre 19 agit sur l'extré- mité 21 de la tige-tiroir 5a et domine l'action du ressort 29. La tête 21 vient obturer l'orifice 20 empêchant toute communication entre les chambres 18 et 19. Comme la tête 21 a le même diamètre que la tige-tiroir 5a, la pression de la chambre 18 ne peut, quelle que soit sa valeur, exercer aucune action sur la tige-tiroir.
Cette pression peut donc monter à l'intérieur du pot d'injection 1 et dans la chambre 18, au-delà de la pression de réglage donnée par le ressort 29, sans que la pression monte à l'intérieur du moule. Toutefois si le volume de la pièce moulée est important, lorsque la matière a pris son retrait la pression retombe dans la chambre 19 et on constate, en fonctionnement, que la tige-tiroir redescend légèrement, sous 1'effet du ressort 29, afin de permettre une légère réalimentation. La matière, à l'intérieur du moule, est comprimée à nouveau et, quand la pression à l'intérieur de la chambre 19 remonte à la valeur prévue, la tête 21 de la tige-tiroir est repoussée vers le haut et elle vient obturer définitivement l'orifice 20.
La fig. 4 montre une autre modification apportée au dispositif à tige-tiroir.
Le dispositif à tige-tiroir est représenté adapté à une presse simple d'injection dont le plateau 101', porteur de la partie supérieure 105 du moule, peut coulisser le long des colonnes 106', pour permettre au pot d'injection 1 de rencontrer un piston fixe situé à la partie supérieure de la presse. Le plateau 101'est poussé vers le haut par le moule 103 monté sur un autre plateau coulissant fixé sur la tige du piston d'un vérin situé à la partie inférieure de la presse.
Le dispositif à tige-tiroir est constitué par une tige-tiroir 5 comportant trois parties de diamètres différents 5', 5"et 5"'et terminée par une tête 49 accrochée par une fourche 8 s'engageant dans l'évi- dement 9 pratiqué dans ladite tige. La fourche 8 est aménagée sur un levier coudé 50 pivotant autour d'un axe fixe 7. Dans le levier 30 est inséré un doigt 6'subissant la poussée vers le haut exercée par un ressort 51 prenant appui sur le plateau 101'et sur une cuvette 52 montée à l'extrémité d'une vis 53 traversant le doigt 6. Ladite vis permet de régler la pression exercée par le ressort 51 sur le levier 50.
Un écrou 54 permet de fixer la vis dans la position de réglage adoptée.
Comme le montre la fig. 4, une vis 55 peut être vissée dans une'ouverture filetée du corps d'injection 3 pour pouvoir venir en contact avec l'extrémité interne de la tige-tiroir 5 et repousser cette dernière jusqu'à ce que sa partie 5"vienne obturer le conduit 4'.
La vis 55 est normalement maintenue écartée de la tige-tiroir pour que son fonctionnement puisse s'effectuer. Mais quand on dés, ire empêcher l'utili- sation de la machine pour une raison quelconque ou empêcher tout écoulement de matière par l'orifice 4', on la visse jusqu'à ce que la partie 5"du tiroir vienne obturer ledit orifice.
Le dispositif à tige-tiroir décrit, peut être applique aux presses doubles d'injection et, de la même manière, aux presses simples d'injection, de construction peu coûteuse, en les rendant aptes, au moulage de pièces volumineuses qui ne pouvaient, auparavant, être moulées que sur des presses doubles d'injection.
La fig. 5 montre une presse double à injection munie du dispositif à tige-tiroir décrit.
Ladite presse est désignée, dans son ensemble, par la référence 100. A sa partie inférieure est agencé un ensemble hydraulique 102, tel qu'un vérin par exemple comprenant un cylindre 110 auquel aboutissent des conduits 112 et 114 de circulation du fluide. Un piston 113, muni d'un joint annulaire 115 peut coulisser dans le cylindre 110. La tige 116 du piston traverse la partie supérieure 118 du cylindre et, au sommet de cette tige, est fixé un plateau 120, supportant la partie inférieure 103 du moule.
La presse comporte, à sa partie supérieure, un second ensemble moteur hydraulique 104 comprenant un cylindre 130 auquel sont reliés les conduits 132 et 134 de circulation de fluide. Un piston 136, muni d'une garniture annulaire 137 coulisse dans le cylindre 130. La tige 138 du piston 136 traverse la partie inférieure 131 du cylindre 130 et porte le piston d'injection 2.
Des rails ou colonnes de guidage 106 et 108 réunissent les deux ensembles moteurs 102 et 104 et maintiennent en alignement les deux tiges de piston 116 et 138.
Le plateau 120, porteur de la partie inférieure 103 du moule, coulisse le long des colonnes 106 et 108 au-dessous du plateau 101 fixé sur lesdites colonnes et portant la partie supérieure 105 de la cavité du moulage. Sur les colonnes 106 et 108 est également fixé un plateau 107 porteur du pot d'injection 1.
Le dispositif à tige-tiroir désigné dans son ensemble par la référence 10, assure le passage à travers le canal 13 de la matière fluidifiée entre le pot d'injection 1 et la cavité de moulage 14 définie par les creux gravés dans les faces coopérantes des parties 103 et 105 du moule.
Les éléments de la presse à injection à double action sont montrés, en fig. 5 dans la position qu'ils occupent après que les parties 103 et 105 ont été rapprochées l'une de l'autre, mais avant que la matière plastique soit injectée dans le moule. Bien entendu, le piston 113 a tout d'abord été abaissé de la manière connue, en admettant le fluide par le conduit 112 pour que le plateau 120 prenne une position inférieure montrée en traits mixtes sur la fig. 5, avec la partie inférieure 103 du moule. Ensuite le fluide a été admis dans le cylindre par le conduit 114 pour que le plateau 120 et la partie 103 du moule prennent la position montrée en traits pleins.
La matière plastique, qui a été fluidifiée dans le pot d'injection 1 par un moyen de chauffage non représenté, est alors, sous l'action descendante du piston d'injection 2, poussée à travers le canal 107 jusque dans la cavité 14 de moulage.
Un effet identique est obtenu sur une presse à simple action telle que celle montrée en fig. 7.
Cette presse comporte un seul ensemble moteur hydraulique 102', situé à sa partie inférieure comprenant un cylindre 110'dans lequel peut coulisser un piston 113'muni d'un joint annulaire 115', sous l'action du fluide admis dans le cylindre, soit par une canalisation 112', soit par une canalisation 114'.
La tige 116'du piston 113'porte un plateau 120' coulissant le long de colonnes 106'et 108'et sur lequel est fixée la partie inférieure 103 du moule.
Les colonnes 106'et 108'ont, dans leur section servant de guide au plateau 120', un diamètre plus grand que dans leur section supérieure le long de laquelle peuvent coulisser, d'une part, un plateau 101'porteur de la partie supérieure 105 du moule et, d'autre part, un plateau 107'porteur du pot d'injection 1'. Les points 230 et 232 où les colonnes changent de diamètre servent d'épaulements pour limiter la course descendante du plateau 101', c'est-à-dire de la partie supérieure 105 du moule.
On voit que le pot d'injection 1'peut ainsi coulisser le long des colonnes 106'et 108'et l'ensemble moteur hydraulique 104 est alors remplacé par un piston fixe 160 porté par une traverse 162 réunissant les deux colonnes à leur sommet.
Les autres parties de la presse montrée en fig. 7 sont les mêmes que celles qui composent la presse montrée en fig. 5.
Lors du fonctionnement de la presse à simple action, les deux parties 103 et 105 du moule sont tout d'abord séparées comme indiqué en traits mixtes sur la fig. 3. A cet effet, le fluide a été admis dans le cylindre 110'par le conduit 112'pour faire descendre le piston 113'. En admettant le fluide par le conduit 114'on fait remonter ledit piston et, par conséquent, le plateau 120'et la partie inférieure 103 du moule.
Lorsque ladite partie 103 vient en contact avec la partie supérieure 105 le moule est ainsi fermé en ménageant une cavité de moulage 14'.
En prolongeant l'action du vérin 102'la partie 103 du moule pousse vers le haut la partie 105 de celui-ci avec le plateau 101', le dispositif régulateur de pression 10', le pot d'injection 1'et le plateau 107'. Au cours de cette montée le piston 160 s'enfonce peu à peu dans le pot d'injection 1'et chasse la matière fluidifiée qu'il contient, dans la cavité 14'à travers le conduit 13'ménagé dans la partie supérieure 105 du moule.
Si l'on examine la fig. 2 qui montre à plus grande échelle le moule 103-105 et la partie inférieure du pot d'injection 1 muni du dispositif régulateur 10, tels qu'ils sont représentés en fig. 5, on constate, d'une part, que les deux parties du moule 103 et 105 sont appliquées l'une contre l'autre par une force
Fi telle que F1 = P1 X S1
Pu étant la pression hydraulique à l'intérieur du cylindre 110 et SI la surface utile du piston 113, et, d'autre part, que le piston d'injection 2 maintient, en fin d'injection, dans le pot d'injection 1 une pression P. qui est elle-même, fonction de la surface utile du piston 136 et de la pression hydraulique à l'intérieur du cylindre 130.
Cette pression P9 est transmise, aux pertes de charge près (de peu d'im- portance d'ailleurs à ce moment) par les canaux 4 et 13 dans la zone intérieure 14 du moule. Si cette zone a une surface frontale S2, la pression P2 engendre des forces Fg et F3 de sens opposés, s'exerçant chacune intérieurement sur une partie du moule, égales entre elles en valeur absolue et égales au produit Ps2 X S .
I1 est inutile de tenir compte de la force F3 qui tend à appliquer la partie 105 du moule contre le plateau 101 auquel elle est fixée, mais il faut remarquer que si la force F.,, qui s'exerce à l'in- térieur du moule sur la partie inférieure 103, est supérieure, en valeur, à la force Fl, la pression intérieure P. va provoquer l'ouverture du moule.
Il faut donc avoir, pour que le moulage soit possible, F2 < Fl, c'est-à-dire que Pg X Sa < Fi
Pour une valeur donnée de Fl, on ne pourra augmenter la surface à mouler SO qu'en abaissant la valeur de P,.
Or, il est indispensable que la matière plastique puisse passer très rapidement du pot d'injection 1 dans la cavité de moulage. S'il en était autrement, certaines parties de la pièce moulée seraient refroidies avant que l'injection soit terminée et le moulage serait défectueux. Mais l'écoulement rapide de la matière au travers des orifices du système de réchauffage placé à l'intérieur du pot d'injection et des canaux d'alimentation ne peut se faire qu'au prix de pertes de charges assez élevées. Pour vaincre ces pertes de charge, il faut que le vérin hydraulique 104 soit assez puissant.
En fin d'injection, la matière plastique n'ayant plus à s'écouler, les pertes de charge deviennent pratiquement nulles et la pression à l'intérieur du moule qui, au début de l'injection était nettement inférieure à la pression régnant dans le pot d'injection, monte brusquement en fin d'injection à peu de chose près, à la même valeur que dans le pot. Cette dernière pression augmente d'ailleurs également, brutalement, du fait que la matière plastique ne s'écoule plus lorsque la cavité de moulage est remplie et, du fait de la puissance du vérin hydraulique 104, est, par principe, nettement supérieure à la puissance strictement nécessaire pour assurer l'écoulement de la matière. La pression P2 est donc, pratiquement, en fin d'injection relativement élevée et on ne peut pas faire varier la surface
Sa comme on le désirerait.
Le dispositif à tige-tiroir permet de limiter, en fin de moulage, à une valeur fixée à l'avance, la pression intérieure du moule, quelle que soit la valeur finale de la pression P2-
En effet, si l'on se reporte à la fig. 7 on voit que, lorsque la cavité 14 du moule 103-105 est remplie, la matière contenue dans le pot d'injection 1 et dans ladite cavité ne peuvent s'échapper à l'extérieur et le piston 113', s'arrête mais continue à exercer son effort que l'on peut représenter par F5.
Si la presse simple représentée en fig. 7 n'était pas munie du dispositif à tige-tiroir, le piston 160 contre lequel bute la matière plastique, étant soumis au même effort F5, la pression à l'intérieur du pot 1 et, par conséquent, à l'intérieur du moule 103-105, monte à une valeur P3 telle que F ;, = P3 X Sg, formule dans laquelle Ss représente la surface du piston 160. Cette pression P3 engendre à l'intérieur du moule des forces F et F7, égales en valeur absolue et de sens opposé, s'exerçant respectivement sur la partie inférieure 103 du moule et sur la partie supérieure 105 du même moule.
Ces forces F6 et FT étant égales en valeur à P3 X S4, c'est-à-dire au produit de la pression P3 par la surface frontale de la cavité 14, on peut poser, comme dans le cas de la presse double d'injection, que le moulage sera possible si
F, ; < F-i,soitP.jXSt < P.;XS.soitencoreS < s3-
Si l'on avait S4 > S B la pression intérieure provoquerait l'ouverture du moule. On ne peut donc théoriquement, dans le cas des presses simples d'injection, mouler des pièces d'une section supérieure à celle du piston d'injection.
En pratique, toutefois, par suite de l'existence des pertes de charge provoquées par la buse et le pot d'injection, on peut dé- passer cette surface, mais de peu.
Par contre, si l'on munit la buse d'injection du dispositif à tige-tiroir décrit, la condition S4 < S3 n'est plus imposée, mais il faut satisfaire à la nou- velle expression P4 X S4 < P3 X S3, formule dans laquelle P4 représente la valeur déterminée à l'avan- ce, par réglage, de la pression finale dans, le moule, pression qui peut être très nettement inférieure à
P3. On pourra donc, avec la même machine, mouler des pièces d'une surface S4 largement supérieure à S3, et la faire travailler, bien qu'elle soit une presse simple, comme une presse double d'injection.
A la limite, on obtiendra des pi¯ces d'une surface
S4 = S3. P4/P3 Comme le rapport P4/P3 peut, dans certaines con
P3 ditions, être égal à 10, l'amélioration apportée sera très importante.
Il est donc possible avec ce dispositif que comporte la presse décrite de limiter la pression finale dans la cavité de moulage à une valeur déterminée tout en disposant d'une pression d'injection élevée propre à favoriser une injection rapide. On peut ainsi, pour une machine donnée augmenter dans des proportions relativement grandes la surface des pièces à mouler-l'expérience à prouvé d'ailleurs que, dans certains cas, on pouvait mouler des pièces d'une surface dix fois plus grande que la surface initiale. Par ailleurs les pièces sont moulées plus régulièrement et la machine se trouve simplifiée du fait que l'on peut supprimer la régulation hydraulique afférente au piston d'injection.
La presse décrite ci-dessus peut recevoir d'autres modifications de forme et de détail. C'est ainsi que l'on peut adjoindre au dispositif montré aux fig. 2 et 3, un ressort supplémentaire agissant sur le levier 27 lorsque la presse est dans la position de repos, et provoquant, par déplacement du tiroir Sa, l'obturation du canal 4 de façon à empêcher tout suintement de la matière plastique contenue dans le pot 1.
De même on peut prévoir d'actionner la tigetiroir 5a, non pas par un ressort, mais par d'autres moyens tels que levier et contrepoids réglables, air comprimé, pression hydraulique, etc.
Le dispositif à tige-tiroir peut encore être complété par un amortisseur tel que celui montré en fig. 8 et 9.
Ledit amortisseur est constitué par un cylindre 57 fixé sur un prolongement du support 31 et dans lequel peut se déplacer un piston 58 déterminant deux chambres 36 et 37 à l'intérieur du cylindre.
Le piston 58 est relié au levier 27 par sa tige 35 traversant un oeil aménagé à l'extrémité de celui-ci. Un écrou 59 est vissé au bout de la tige 35 et solidarise librement celle-ci du levier 27.
Dans la paroi du cylindre 57 est aménagé un conduit 39 faisant communiquer entre elles les deux chambres 36 et 37. Une vis 38 se vissant dans la paroi du cylindre permet de faire varier la section dudit conduit et par conséquent le débit du fluide qui peut y circuler.
Par ailleurs, une vis 40 vissée dans le plateau 101'et passant dans une ouverture 44 pratiquée dans le levier 27 permet de limiter la course de ce dernier vers le haut.
L'amortisseur constitué par le dash-pot 5758, permet de contrôler la vitesse de fermeture du régulateur, cette dernière vitesse limitée volontairement laisse passer une faible quantité de matière thermoplastique. Ce léger surplus d'alimentation ouvre légèrement le moule sans laisser passer la matière thermoplastique, le passage étant trop petit.