CH373098A - Machine électrique à réluctance variable - Google Patents

Machine électrique à réluctance variable

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CH373098A
CH373098A CH235361A CH235361A CH373098A CH 373098 A CH373098 A CH 373098A CH 235361 A CH235361 A CH 235361A CH 235361 A CH235361 A CH 235361A CH 373098 A CH373098 A CH 373098A
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poles
induction
sep
machine
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CH235361A
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Jarret Jean
Fourqueux
Jarret Jacques
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Jarret Jean
Fourqueux
Jarret Jacques
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  • Power Engineering (AREA)
  • Synchronous Machinery (AREA)
  • Permanent Magnet Type Synchronous Machine (AREA)

Description


      Machine    électrique à réluctance variable    Une     machine    électrique du type à réluctance  variable comporte deux parties magnétiques coopé  rantes, qui sont mobiles l'une par rapport à l'autre ;  on     appellera    l'une   stator   et l'autre   partie mo  bile      ,        restant    toutefois entendu que la partie dite    stator   n'est pas obligatoirement     immobile.    Le  stator comporte au moins     une    paire de pôles magné  tiques, tandis que la partie mobile comporte des  parties magnétiques actives qui sont le plus souvent  des protubérances et qui, au cours du mouvement  relatif du stator et de la partie mobile,

   passent à une  très grande proximité des     pôles    du stator, et     occu-          pent    un entrefer correspondant. Dans ce qui suit, on  appellera     conventionnellement      dents   lesdites par  ties magnétiques actives de la partie mobile. Ce .sont  les déplacements de ces dents qui produisent les  variations de réluctance.

   Le mouvement relatif de  la partie mobile et du stator peut d'ailleurs être dif  férent selon le type de     machine    électrique     réalisé.     Ce peut être un     mouvement    rotatif, dans le cas de  certains générateurs ou moteurs à courant     alternatif.     Et ce peut être un mouvement de     va-et-vient,    le plus  souvent rectiligne, par exemple pour la     réalisation     de moteurs d'entraînement de pompes. Les exemples  qui sont décrits plus bas se     rapportent    au cas dans  lequel le mouvement relatif du stator et de la partie  mobile est un mouvement de rotation, auquel cas la  partie mobile constitue un rotor.  



  Dans les machines tournantes à réluctance varia  ble connues, les diverses parties du circuit magnéti  que étant réalisées en un matériau de     caractéristiques     magnétiques uniformes, il n'est pas possible de satu  rer une partie déterminée du circuit sans saturer les  parties voisines et le nombre d'ampère-tours doit être  limité à une valeur assez faible pour     éviter    la satu  ration du fer et obtenir un rendement satisfaisant.

           En    général, on s'impose que la     perméabilité    du fer  reste supérieure à 100 dans la plus grande partie de  la     machine,    en admettant seulement que, dans certai  nes     parties    de celle-ci (le plus souvent les pôles et  les dents), la     perméabilité    tombe à une     valeur    com  prise entre 25 et 10, ce qui est nécessaire pour que  de telles machines     aient    des caractéristiques     satisfai-          santes    de couple, de     rendement    et de     puissance     massique.  



  La     machine        électrique    à     réluctance    variable     selon     l'invention est     caractérisée    en ce que les dents de la  partie mobile sont     constituées    par -de     minces        feuilles     d'un     matériau        magnétique,    espacées les unes des  autres et     séparées    les unes l'es autres par     un    maté  riau non magnétique,

   de manière que ledit matériau  magnétique constituant les dents soit     saturé        magnéti-          quement        pour    une valeur de l'induction nettement  inférieure à la valeur de     l'induction        nécessaire    pour  saturer lesdits pôles et le reste de ladite partie  mobile.  



  Le     dessin,        annexé    représente, à titre d'exemple,  deux formes d'exécution de la     machine    faisant l'objet  de l'invention  la     fig.    1 est une coupe transversale schématique,  selon     I-I    de la     fig.    2, d'une     machine    bipolaire selon  une première forme d'exécution ;  la     fig.    2 est une coupe     longitudinale    schématique,  selon     II-II    de la     fig.    1, de la même     machine    ;

    la     fig.    3 est une vue schématique     d'un    alternateur       tétrapolaire,    selon une deuxième forme d'exécution,  et représenté de façon analogue à la     fig.    1.  



  Pour la     clarté    du dessin,     certaines    dimensions  relatives ont été représentées à une     échelle        différente     de     celle    d'autres dimensions, par     exemple    en ce qui       concerne        l'entrefer    résiduel dont     il    est parlé ci-après.

        Dans une machine électrique à     réluctance    varia  ble, les     entrefers    e, dits résiduels, existant entre les  pôles du stator et les dents de la partie mobile lors  qu'elles se trouvent en regard desdits pôles, sont  établis de façon que leur longueur soit négligeable  par     rapport    à la hauteur h des dents.

   Lorsque     dans     une telle machine, dans laquelle par     ailleurs,    les     dents     sont saturées, un champ magnétique H, de valeur  élevée (par exemple de l'ordre de 10 000     oersteds)     règne entre les pôles du stator et la     partie        cylindrique     du rotor, et qu'une dent se trouve engagée sous l'un  des pôles, la force électromagnétique F qui est appli  quée au rotor est     proportionnelle    d'une     part    à la sec  tion transversale de la dent (dans un     plan        perpen-          diculaire    au mouvement de celle-ci)

   et d'autre  part au produit dudit champ magnétique H par       l'induction    moyenne B de saturation de cette dent  (ou bien, ce qui revient au même, en raison de la  saturation des dents : par l'intensité moyenne d'ai  mantation     dans    les dents).  



  Les valeurs de l'induction de saturation et de       l'intensité    d'aimantation dans les dents sont dites  moyennes parce que, comme on le verra par la suite,  les dents sont de structure hétérogène et en particu  lier peuvent être constituées par des tôles     minces    de  fer pur espacées et séparées les unes des autres par  de l'air. Dans ce .cas,     l'induction    moyenne B de satu  ration d'une dent est égale, à un coefficient numéri  que près, au produit de     l'intensité    d'aimantation du  fer pur à saturation par la proportion de fer dans le  volume de la dent.

   Lorsque     l'induction    est exprimée  en gauss et le champ en     oersted,        ce    produit     :est    mul  tiplié par le     coefficient        4ar.     



  Si, d'autre     part,    ledit champ magnétique H ré  gnant dans l'entrefer     principal    d'une     telle        machine     est au     moins    quadruple (et plus encore     s'il    est au  moins décuple) du champ pour lequel les dents peu  vent être considérées comme pratiquement saturées,  ce qui est aisé à réaliser par exemple par le recours  à un matériau magnétique     particulier    pour constituer  les dents, ainsi     qu'il    est précisé dans le présent mé  moire,

       l'intensité        moyenne    d'aimantation des dents  est sensiblement égale à leur induction moyenne B  de saturation et en conséquence la somme du champ  magnétique H et de l'induction moyenne de satura  tion B des dents est sensiblement égale à     l'induction     maximale C choisie pour les pôles du stator et pour  la     partie        cylindrique    du rotor (partie de celui-ci,  située entre les dents).  



  Par conséquent, dans la machine considérée, il  se trouve d'une     part    que la somme H     -f-    B a sensible  ment une valeur donnée ; et d'autre part, que la  force F qui sera appliquée à chaque dent de cette  machine sera     proportionnelle    au produit H X B.  



  Or, il est très souhaitable que ladite force F soit  aussi grande que possible, pour une machine donnée  dont les diverses autres caractéristiques ou dimen  sions sont par ailleurs fixées. En effet, la puissance  mécanique de cette machine sera d'autant plus grande    que cette force F sera plus grande. Et, si la     machine     ainsi réalisée est une machine tournante, le couple  maximum du rotor de cette machine sera d'autant  plus grand que ladite force F sera plus grande.  



  Il est     d'ailleurs    bien connu dans la théorie des  nombres que, lorsque deux nombres tels que     ceux     représentant les valeurs de H et B ont une     somme     constante C, le produit de ces deux nombres est  maximum lorsqu'ils sont égaux entre eux, c'est-à-dire  en     l'occurrence    lorsque H = B = 0,5 C.

   Lorsque les  valeurs des deux :nombres H et B s'écartent progres  sivement (respectivement dans un sens et dans l'au  tre, pour que leur somme reste     constante)    de la  valeur optimum 0,5 C, la valeur du produit de ces  deux nombres (produit qui est égal à F, à un facteur  constant près   K     5>)    ne diminue que très légèrement  au début ; mais cette diminution va ensuite en s'ac  célérant, comme le     rappelle    le tableau ci-après  
EMI0002.0051     
  
    Valeurs <SEP> de:

   <SEP> Pourcentage <SEP> de
<tb>  diminution <SEP> de <SEP> F
<tb>  H <SEP> B <SEP> kF=HXB
<tb>  0,5 <SEP> C <SEP> 0,5 <SEP> C <SEP> 0,25 <SEP> C <SEP> 0 <SEP> %
<tb>  0,4 <SEP> C <SEP> 0,6 <SEP> C <SEP> 0,24 <SEP> C <SEP> 4
<tb>  0,3 <SEP> C <SEP> 0,7 <SEP> C <SEP> 0,21 <SEP> C <SEP> <B>16%</B>
<tb>  0,25 <SEP> C <SEP> 0,75 <SEP> C <SEP> 0,19 <SEP> C <SEP> 24%
<tb>  0,20 <SEP> C <SEP> 0,80 <SEP> C <SEP> 0,16 <SEP> C <SEP> <B>36%</B>
<tb>  0,15 <SEP> C <SEP> 0,85 <SEP> C <SEP> 0,13 <SEP> C <SEP> 48%
<tb>  0,10 <SEP> C <SEP> 0,90 <SEP> C <SEP> 0,09 <SEP> C <SEP> 64%
<tb>  0,05 <SEP> C <SEP> 0,95 <SEP> C <SEP> 0,05 <SEP> C <SEP> <B>80%</B>            Etant    donné que des soucis de     facilité    ou d'éco  nomie de construction, ou d'autres raisons,

   peuvent  inciter le     constructeur    d'une telle machine à disposer  de certaines options dans les valeurs relatives de  H et B, quitte à admettre que la force F (ou bien le  couple du rotor, s'il s'agit d'une     machine    tournante)  n'ait pas la valeur maximum que rend la théorie  ainsi rappelée, les titulaires appliquent ces considéra  tions concernant les valeurs relatives de H et de B,  en admettant que l'une de ces deux     grandeurs    peut  être diminuée jusqu'à 0,15 C, tandis que l'autre est  alors augmentée en correspondance jusqu'à 0,85 C  en effet, la force F ne tombe alors même pas jusqu'à  la moitié de la     valeur    maximale qu'elle a lorsque  H = B = 0,5 C.

   Toutefois, dans la majorité des     cas,     il est avantageux de choisir les valeurs respectives  de H et B entre 30 % et 70 % de C, la force F  étant alors au moins égale à 84 % de sa valeur       maximale    possible.  



  La     puissance    massique optimum     d'une    telle ma  chine (c'est-à-dire le rapport le plus favorable entre  la puissance et son poids) est cependant obtenue     dans     certains cas, pour des valeurs respectives de H et  de B qui sont légèrement     différentes    de la valeur  0,5 C ; notamment, ainsi qu'il est     connu,    lorsque le  champ magnétique H varie (par exemple du fait que      le courant inducteur est sinusoïdal) pendant le dépla  cement de la dent sous le pôle en regard.  



  Pour que le champ magnétique nécessaire à la  saturation des dents soit faible par rapport au champ  magnétique H qui règne dans l'entrefer principal, il  est avantageux de constituer les dents en un matériau  magnétique dont la caractéristique exprimant l'inten  sité d'aimantation en fonction du champ magnétique  est une courbe ayant un .aspect sensiblement rectan  gulaire, comme par exemple la courbe relative à un  fer de grande pureté.

   On sait qu'un fer ayant     une     pureté au moins égale à 9998/10 000, un ,tel fer  étant d'ailleurs dit   fer pur  , permet     d'atteindre     95 % de l'intensité maximale d'aimantation, sous  l'effet d'un champ magnétique inférieur à 200     oers-          teds,    ce qui est, ainsi     qu'il    convient, une valeur très  inférieure à     celle    des<B>11000</B> à 12 000     oersteds        qu7at-          teint    usuellement le champ magnétique maximal H  dans l'entrefer principal.  



  La machine     tournante    représentée sur les     fig.    1  et 2 est un     moteur    synchrone, alimenté par consé  quent en courant alternatif. Elle est composée, d'une  part, d'un stator inducteur 1 comportant deux pôles  symétriques<I>2a</I> et<I>2b,</I>     pourvus        chacun    d'un     bobinage     3     inducteur,    et, d'autre part, d'un rotor 4 monté sur  un arbre et comportant deux dents     symétriques    6a et  6b, de hauteur h, ces dents ne     laissant    qu'un très  faible     entrefer    résiduel e (dont la valeur est, par  exemple, plus petite que 1 % de h)

   entre elles et les  pôles<I>2a</I> et<I>2b</I> du stator.  



       Ledit    stator 1 est constitué d'un empilage de  feuilles 7     (fig.    2)     d'acier    au silicium, pour lesquelles       l'induction    maximale C (à proximité de la surface  des pôles) a été fixée à 23 000 Gauss, ce qui corres  pond à une     perméabilité    de 15, chiffre de perméabi  lité que l'on se fixe à ce sujet.  



       Conformément    à la valeur optimale déjà indiquée  plus haut, l'induction     moyenne    B de     saturation    des  dents     6a-6b    est fixée à une valeur de l'ordre de 0,5 C,  soit<B>11500</B> Gauss. Et,     afin    que quelque 95 % de  cette induction soient déjà obtenus pour une valeur  du champ qui est très inférieure à celle du champ H  indiquée ci-après, la     partie    magnétique ou partie  active de ces dents (et éventuellement le reste du  rotor) est constituée à l'aide de feuilles 8 de fer dit  pur, ce fer ayant en lui-même une induction de satu  ration de 21<B>500</B> Gauss.

   Pour que l'induction B de  saturation des dents ne soit que de<B>11500</B> Gauss,     il     faut donc que le volume de ces     feuilles    8 de fer pur  soit seulement le 11<B>500/21500</B> du volume global  de la dent, soit quelque 53 % de ce volume. A cet  effet, entre chaque     feuille    respective de fer pur, au  niveau des dents, est inséré un matériau non magné  tique qui est avantageusement de l'air, comme repré  senté en 9. Vers le centre du rotor, les     feuilles    8 de  fer pur sont séparées     par    des disques     intercalaires    10  de matériau magnétique, comme par exemple de  l'acier au silicium.

   De la sorte, si les feuilles de fer  pur ont une épaisseur de par exemple 0,5 mm, elles    sont séparées les unes des     autres    par des disques  intercalaires 10 ayant une épaisseur de
EMI0003.0038  
    = 0,44 mm<B>;</B> et les espaces d'air 9 ont la même  épaisseur de
EMI0003.0039  
    On sait, d'une part, qu'en chaque     point    d'un  circuit magnétique,     l'induction    est égale à la somme  de l'intensité     d'aimantation    et du champ, et, d'autre       part,    que l'intensité d'aimantation de     saturation    peut  être     confondue    avec l'induction de saturation.  



  En conséquence, lorsqu'on fait passer dans les  bobinages. 3 le courant voulu pour que le champ  magnétique sous les pôles<I>2a</I> et<I>2b</I> soit de<B>11<I>500</I></B>       oersteds,    l'induction moyenne dans les dents     atteint     approximativement la     somme    de     l'induction    dans  l'air dans     l'espace    compris entre les pôles et la partie  cylindrique du rotor (soit 11500 Gauss) et de  l'induction     moyenne    de saturation dans les dents  (soit aussi<B>11500</B> Gauss),     ce    qui fait 23 000 Gauss.

    La     perméabilité        moyenne    des dents est alors  
EMI0003.0055     
         L'induction    maximum dans les pôles, à     proximité     des dents, induction qui, par     principe,    est la même  que     celle    moyenne dans les dents, et qui a elle  même été fixée à 23     000i    Gauss, ne dépasse donc pas  la valeur fixée, qui correspond à une     perméabilité     minimum de 15, .alors cependant que la machine  bipolaire ainsi établie     fournit    son couple maximum  possible.  



  Cette     machine    a en conséquence une puissance  massique plus élevée que celle de machines bipolaires  analogues à     réluctance    variable qui étaient connues  jusqu'à présent. Et son rendement reste cependant  très.     satisfaisant    puisque, à l'exception des dents, les       différentes    parties du circuit magnétique     conservent     une     perméabilité    magnétique supérieure à 15.  



  Cependant, il est avantageux de réaliser la ma  chine en faisant comporter à son     istator    au     moins     deux paires de pôles, identiques entre elles. L'ouver  ture angulaire de chaque pôle étant a,     tandis    que  l'espace entre deux pôles     successifs        présente    une  ouverture     angulaire    b, la partie mobile ou rotor de  ladite     machine    comporte des dents dont l'ouverture  angulaire est     établie    sensiblement égale<I>à a</I>     -i--   <I>b</I>       (fig.    3).  



  La     fig.    3     illustre    une forme d'exécution qui est  un alternateur comportant quatre pôles magnétisés  chacun à l'aide d'au     moins    un enroulement dont     une     extrémité est     alimentée    en courant     continu    d'excita  tion, tandis que l'autre     extrémité    est     connectée    à une       ligne    parcourue par le courant alternatif engendré,  cet alternateur présentant en outre la     particularité     que les extrémités de deux enroulements     contigus,

       extrémités qui se trouvent en regard mutuel dans  un     intervalle    entre les deux pôles contigus     corres-          pondants,    sont connectées entre     elles,    et cela alter  nativement, dans les intervalles     polaires        successifs,         sur la     ligne        d'excitation    en courant continu, puis sur  la ligne     parcourue    par le courant     alternatif,    les qua  tre extrémités susdites des paires d'enroulements  contigus étant montés en pont électrique,

   de telle  manière que l'excitation à partir     d'une    source de       tensio:n    continue est fournie dans une diagonale de       ce    pont, alors que le courant     alternatif    engendré est  transporté dans     l'autre    diagonale dudit pont.  



  On voit sur la     fig.    3 le stator 11 de cet alterna  teur. Il est composé d'un empilage de feuilles magné  tiques analogues aux feuilles 7     @de    la     fig.    2 et       comporte    quatre pôles identiques 13a, 13b, 13c,  lad, dont l'ouverture angulaire est â, tandis que       l'ouverture    angulaire de l'espace entre deux pôles  est<I>b,</I> avec d'ailleurs ici<I>b ( â/2.</I>  



  Chaque pôle porte un     bobinage        14a-14b-14c-          14d,    les quatre     bobinages    étant identiques entre eux  et dimensionnés pour admettre à la fois le courant  d'excitation de cet alternateur et le courant alternatif  qu'il engendre. Les deux points extrêmes de chaque  bobinage sont désignés respectivement par     A-B,          C-D,        E-F,        G-H,    ces points étant d'ailleurs homolo  gues deux à deux dans deux bobinages     contigus.     



  Les points B et C, D et E, F et G, H et A sont  connectés     ensemble    deux à deux, à des points res  pectifs     I-J-K-L.    Ces quatre derniers points consti  tuent les sommets d'un montage électrique en pont,  montage dans lequel l'une des diagonales du pont  est la ligne     15a-15b,    et l'autre diagonale la     ligne          16a-16b.    La ligne     15a-15b    est la ligne de puissance  de     l'alternateur,    par laquelle celui-ci débite le cou  rant     alternatif    produit;

   et la ligne     16a-16b    est celle  de son excitation,     laquelle    est produite à partir d'une  source 17 de courant     continu.    Le courant d'excita  tion et le     courant    alternatif produit se trouvent donc  superposés dans chacun des quatre bobinages, ainsi  que cela est connu.  



  Quant à la     partie        mobile    ou rotor 18 de cet       alternateur,    qui est montée sur l'arbre 19, elle est  constituée,     dans    son ensemble, de la même façon  que le rotor selon la     fig.    2.  



  L'ouverture angulaire d'une dent 20a ou 20b  étant c, cette ouverture angulaire reçoit une valeur       particulière,    sensiblement égale à la somme â     -I-    b  des     ouvertures        angulaires    d'un pôle et de l'espace  entre pôles.  



  <B>Il</B> résulte de ce     perfectionnement    ce qui suit  si l'on appelle M et N les arêtes d'extrémité de la  dent 20a, P et Q     celles    du pôle 13d, R et S celles  du pôle lia, et si la partie     mobile    18     tourne    dans  le sens     Fl,    au moment où l'arête M de la dent 20a  (avant la position indiquée sur la     fig.    1) parvenait  en regard de l'arête R du pôle 13a, ladite arête M  allait s'engager sous ce pôle avec la dent 20a, tandis  que la partie de la même dent située à     proximité    de  l'arête N allait commencer à se dégager du pôle 13d.

    Ainsi la valeur     angulaire    de la fraction de la dent  20a qui s'engage pendant     un    temps donné sous le  pôle 13a est exactement la même que celle de la  fraction opposée de la même dent qui se dégage du    pôle contigu 13d     pendant    le même     temps.    Il en ré  sulte que le     flux        magnétique    qui traverse le bobinage  14d, supporté par le pôle 13d,     décroît    pendant un  temps donné avec     une    valeur absolue qui est la  même que celle dont croît, pendant le même temps,  le flux qui traverse le bobinage     l4a    supporté par le  pôle 13a.

   Autrement dit, les variations du     flux    dans  les pôles contigus, respectifs lad et 13a ont, pendant  un temps donné, la même valeur absolue, mais des  sens     inverses.     



  Il en résulte que les forces     électromotrices    indui  tes pendant ce temps dans les deux bobinages 14a et  14d, par les variations de     flux,    ont la même valeur  absolue, mais des sens contraires. Il résulte de cela  que la tension induite au sommet I du pont électri  que     I-J-K-L    est toujours la même que la tension au  sommet K de la même diagonale du pont. Par  conséquent, il n'y a pas de circulation parasite de  courant dans la ligne     16a-16b    d'excitation de l'alter  nateur. Seul circule dans cette ligne le courant d'exci  tation produit par la source continue 17.

   Et du fait  de cette     absence    de circulation de courants parasites  dans la ligne d'excitation, le rendement de cet alter  nateur est sensiblement plus élevé que celui     d7alter-          nateurs    connus à réluctance variable, dans     lesquels     circulent normalement de tels courants parasites, et  sensiblement plus élevé aussi que celui d'un     alterna-          teur    bipolaire réalisé comme la machine de la     fig.    1.  



  En ce qui concerne les sommets J et L de la  diagonale     J-L    du pont     I-J-K-L,    les     tensions    alterna  tives induites y varient     constamment,    au point J, en  sens inverse des variations de même     amplitude    qui  se produisent au point L : il en résulte que l'énergie  mécanique fournie au rotor 18 de cet alternateur est,  à l'exception des     pertes        normales    dans     les    tôles et  dans les conducteurs, entièrement transformée en  courant électrique utile dans la ligne     15a-15b    de  puissance.  



  Ce résultat n'est d'ailleurs obtenu, outre les  particularités     concernant    les     dimensionnements    rela  tifs des pôles, des espaces entre pôles et des dents,  que grâce au fait que les dents du rotor 18 sont  saturées, tandis que les autres parties de l'alternateur  ne sont pas     saturées.    S'il n'en était pas ainsi, les  variations de flux dans deux pôles contigus ne se  raient pas égales en valeur absolue, de sorte que les  forces électromotrices engendrées dans les     bobines     correspondantes ne seraient pas non plus égales et  de sens inverses ;

   il en résulterait que les sommets I  et K du pont     I-J-K-L    ne seraient pas à la même ten  sion induite, de sorte qu'il y aurait une circulation de  courants parasites, correspondant à des pertes, dans  la ligne     16a-16b    d'excitation.  



  Selon des variantes, la machine à réluctance va  riable     pourrait    d'ailleurs être un moteur à déplace  ment rectiligne alternatif, notamment pour actionner  une pompe, ou un moteur électrique alimenté en  courant continu, ou bien en courant alternatif, no  tamment du type synchrone ou bien du type à  commutation.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Machine électrique à réluctance variable, com prenant un stator muni d'au moins une paire de pôles magnétiques et une partie mobile comportant des parties magnétiques actives constituées par des dents, caractérisée en ce que lesdites, dents sont constituées par de minces feuilles, d'un matériau magnétique, espacées les unes des autres et séparées les unes des autres par un matériau non magnétique,
    de manière que ledit matériau magnétique consti tuant les dents soit saturé magnétiquement pour une valeur de l'induction nettement inférieure à la valeur de l'induction nécessaire pour saturer lesdits pôles et le reste de ladite partie mobile. SOUS-REVENDICATIONS 1. Machine selon la revendication, caractérisée en ce que ledit matériau non magnétique est de l'air baignant les espaces qui séparent lesdites feuilles.
    2. Machine selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisée en ce que les dents sont constituées en un matériau dont la caractéristique exprimant l'intensité d'aimantation en fonction du champ magnétique est une courbe d'aspect sensible ment rectangulaire. 3. Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le matériau ayant ladite caractéristique est un fer de grande pureté. 4.
    Machine selon la revendication, caractérisée en ce que le champ magnétique maximal existant sous les pôles du stator est au moins quadruple du champ qui assure la saturation des dents et en ce que d'une part les dents et d'autre part les autres parties de la machine sont établies de manière que l'induction moyenne de saturation des dents soit comprise entre 15 % et 85 % de l'induction maxi mum choisie pour les autres parties de la machine. 5.
    Machine selon la revendication et la sous- revendication 4, caractérisée en ce que l'induction moyenne de saturation des dents est environ égale à 50 % de l'induction maximale des autres parties de la machine. 6. Machine selon la revendication, caractérisée en ce que l'induction moyenne de saturation dans les dents est approximativement égale à la valeur du champ magnétique existant sous les. pâles du stator.
    7. Machine selon la revendication, dans laquelle le stator comporte au moins deux paires de pôles, identiques entre elles, chaque pôle ayant une ouver ture angulaire a, tandis que l'espace entre deux pôles successifs présente une ouverture angulaire b, carac térisée en ce que les dents de la partie mobile ont une ouverture :
    angulaire sensiblement égale<I>à a</I> -I-- <I>b.</I> 8. Machine selon la revendication et la sous- revendication 7, comportant quatre pôles magnétisés chacun à l'aide d'au moins un enroulement,
    carac- térisée en ce que lesdits enroulements sont connectés en série et en ce que leurs points de connexion dia gonalement opposés sont reliés de manière à consti tuer un pont électrique dans chacune des diagonales duquel passent respectivement un courant continu d'excitation et un courant alternatif de puissance.
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