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Palier amortisseur de chocs pour pièce d'horlogerie L'objet de la présente invention est un palier amortisseur de chocs pour pièce d'horlogerie dans lequel une pierre percée est posée sur un socle fixe présentant une ouverture centrale et une face supérieure plane, cette pierre pouvant se déplacer radialement contre l'action d'un organe élastique qui l'entoure au moins partiellement.
On connaît des paliers pour pièces d'horlogerie de ce type, dans lesquels ledit organe élastique est constitué par une bague circulaire fendue de profil rectangulaire qui entoure simultanément la pierre percée et le socle, ce dernier étant limité par une face latérale cylindrique.
On connaît également des paliers du type mentionné dans lesquels l'organe élastique comprend une bague circulaire fendue à laquelle sont fixés trois ergots s'étendant perpendiculairement au plan de la bague, à 120 les uns des autres, et dans lesquels le socle est percé d'ouvertures réparties sur une circonférence de diamètre égal à celui de la pierre, lesdits ergots étant engagés dans ces ouvertures de sorte qu'ils sont tous trois en contact avec la face latérale de la pierre selon une ligne parallèle à l'axe du palier.
Ces paliers présentent l'avantage de pouvoir absorber des chocs radiaux. En effet, la pierre percée peut se déplacer sur son socle mais l'organe élastique qui l'entoure partiellement la ramène dans une position centrée après le choc. Ils présentent en outre l'avantage d'être d'une construction relativement simple si on les compare à d'autres paliers connus capables d'amortir des chocs radiaux dans lesquels la pierre percée est maintenue en place par plusieurs ressorts s'appuyant d'une part contre la pierre, d'autre part, contre des faces latérales d'un socle que présente le corps de palier, et enfin contre une face interne d'un logement de palier.
Cependant, les paliers de type connu mentionnés plus haut, malgré leurs avantages, ne donnent pas entière satisfaction. Ceux dans lesquels l'organe élastique est une bague circulaire fendue qui appuie contre la pierre sur toute sa longueur, sont les plus simples, mais ils n'assurent pas un centrage correct de la pierre, car la moindre déformation de la bague circulaire a pour effet que la pierre n'est normalement pas maintenue centrée par rapport au socle. En effet, une telle bague est extrêmement délicate et peut se déformer très facilement. Si elle est ovalisée ou déformée d'une autre façon, elle n'appuie plus contre la pierre qu'en deux points de sorte que cette dernière est mal stabilisée.
Quant aux paliers dans lesquels l'organe élastique est constitué d'une bague circulaire pourvue d'ergots intérieurs, ils ne présentent pas cet inconvénient, mais cet organe élastique est d'une fabrication très délicate et se détériore facilement.
Le but de la présente invention est de simplifier la construction des paliers du type mentionné plus haut tout en améliorant en même temps leur qualité.
Pour cela, le palier selon l'invention est caractérisé en ce que le socle présente une face latérale cylindrique dont le diamètre est égal à celui de la pierre et en ce que l'organe élastique est constitué d'une seule pièce allongée, coudée, présentant plusieurs portions normalement tangentes aux surfaces latérales de la pierre et du socle et appuyant uniquement contre ladite pierre et contre le socle en ces points de contact.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du palier selon la présente invention.
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La fig. 1 est une coupe axiale de la première forme d'exécution, la fig. 2 en est une vue en plan de dessus, la fig. 3 une coupe analogue à celle de la fig. 1, montrant les positions des éléments du paliers lors d'un choc oblique, et la fig. 4-une coupe axiale de la seconde forme d'exécution.
Le palier représenté aux fig. 1 et 2 est destiné à pivoter un des pivots 1 d'un arbre 2, qui est l'arbre du balancier d'une pièce d'horlogerie. Dans la platine 2 de cette pièce d'horlogerie est pratiqué un logement circulaire 4 dont la partie supérieure, limitée par un épaulement 5, est de plus grand diamètre que la partie inférieure. Au centre de ce logement s'étend une saillie de forme cylindrique 6 percée en son centre d'une ouverture axiale 7 livrant passage au pivot 1. Cette saillie 6 présente une face supérieure plane 8 et forme un socle sur lequel est posée une pierre percée 9.
Le palier décrit comprend en outre une pierre de contre-pivot 10 présentant une face bombée dirigée vers la pierre 9. Un organe élastique 11, en une pièce, comprenant trois bras radiaux 12 orientés à 120a les uns des autres et rattachés à une partie centrale annulaire, est fixé à la pierre 10. Pour cela, le bord intérieur de la partie annulaire de l'organe 11 est. relevé vers. le haut de façon à former un rebord 13 à l'intérieur duquel la pierre 10 est chassée.
Le palier décrit comprend encore une bague 14 qui est chassée dans la partie supérieure du logement 4 et repose sur l'épaulement 5. Cette bague s'étend en surplomb à l'intérieur du logement 4. Elle présente une encoche 20 pratiquée dans son bord interne pour permettre le montage de l'organe élastique 11. En effet, les extrémités extérieures des bras 12 sont engagées sous la bague 14,. tandis que les extrémités intérieures de ces bras appuient sur la pierre 9.
La bague 14 et la pierre 9 maintiennent les bras 12 dans un état légèrement armé, ce qui suffit à assurer la position de la pierre 10 dàns le palier. Lorsque, par suite d'un choc axial, le pivot 1 vient heurter la pierre 10, cette dernière se soulève légèrement contre l'action des bras 12 (fig. 3). Elle est ramenée ensuite dans sa position normale par l'élasticité de ces bras.
Pour permettre à la pierre percée 9 de se déplacer radialement, de façon à absorber les composantes radiales des chocs, le palier décrit comprend enfin un second organe élastique 15, formé d'une lame ressort rectiligne, étroite, de profil approximativement rec- tangulaire, coudée en deux points et présentant la forme d'un triangle équilatéral ouvert à l'un de ses sommets.
Cette lame ressort est engagée sur le socle 6 et chacun des côtés du triangle formé par la lame 15 appuie contre la face latérale du socle 6, selon une ligne droite parallèle à l'axe du palier décrit. Les longueurs des côtés de ce triangle sont telles que l'organe élastique 15 ne touche la face interne du logement 4 en aucun point. En revanche, la largeur de la lame 15 est supérieure à la hauteur du socle 6, de sorte que cette lame s'étend plus haut que la, face 8 et entoure également la pierre 9. Elle la maintient normalement dans une position telle que son ouverture centrale est exactement coaxiale à l'ouverture 7 du socle 6.
D'autre part, comme le diamètre du socle 6 est exactement ajusté au diamètre de la pierre 9, tout déplacement radial de cette pierre à partir de sa position normale a pour effet de déformer le ressort 15 élastiquement. Ces déplacements sont donc limités et la pierre 9 est ensuite ramenée dans sa position normale par le ressort 15. Par ailleurs, comme les bras 12 de l'organe 11 pressent la pierre 9 contre la face supérieure 8 du socle 6, cette pierre ne présente normalement aucun ébat en hauteur. Toutefois, lors d'un choc oblique, le frottement du pivot 1 contre le flanc de l'ouverture de la pierre percée 9 peut soulever cette pierre en l'écartant du socle 6.
Le déplacement de la pierre 9 en hauteur est cependant limité par l'organe 11, qui ramène cette pierre en contact avec le socle 6, en reprenant lui-même sa position de repos. Dans une autre forme d'exécution, le palier décrit peut aussi former le palier supérieur du balancier d'une pièce d'horlogerie (fig. 4). Dans ce cas, un logement 22 est pratiqué dans un élément de bâti 23 qui forme le coq de cette pièce d'horlogerie. Les différentes parties du palier sont exactement les mêmes que dans la première forme d'exécution. Toutefois, le logement 22 est de forme entièrement cylindrique. Il ne présente pas d'épaulement.
En outre, le palier de la fig. 4 comprend, au lieu de la bague 14, une bague 16 qui est chassée dans le fond du logement 22 et qui présente un rebord interne 17. La bague 16 s'étend plus haut que la face supérieure du coq 23 et forme le pivot d'une raquette 18. Elle présente enfin un petit rebord externe 19, de profil triangulaire, destiné à retenir la raquette 18 axiale- ment en place.
L'avantage principal du palier décrit est la simplicité de son exécution. Le logement 4, de même que le socle 6, ont des formes simples, symétriques. Ces parties peuvent être usinées par fraisage. On peut donc former le logement du palier directement dans un élément de bâti et éviter ainsi la présence d'un corps de palier rapporté.
En outre, grâce à la forme cylindrique du socle 6 et au fait que la lame coudée 15 n'appuie contre la pierre 9 et contre le socle 6 qu'en trois points, il est très facile d'obtenir la précision requise pour assurer un bon fonctionnement du palier. En effet, la longueur de la lame 15 peut varier dans des limites relativement larges sans que le fonctionnement du palier en soit influencé.
Enfin, la façon dont les faces internes des logements 4 ou 22 sont usinées ne joue pas de rôle important. Pour assurer un fonc- tionnement correct du palier, il suffit que la face latérale du socle 6 soit exactement coaxiale à l'ouverture 7 et présente le même diamètre que la
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pierre 9. Pour cela, après avoir fraisé et percé le socle 6, il suffit d'ajuster ces surfaces au moyen d'un outil à repasser.