Machine électrique tournante à entrefer axial La machine électrique tournante à entrefer axial objet du brevet principal comprend un stator et un rotor annulaires séparés par un entrefer sensiblement plan, l'un de ces éléments, stator et rotor, compre nant au moins un inducteur multipolaire et l'autre élément étant porteur d'enroulements formés chacun de conducteurs plats et minces adhérant intimement aux faces opposées d'un support isolant intercalaire disposé entre les deux couches que forment ces con ducteurs,
et est caractérisée en ce que cet élément porteur d'enroulement comprend au moins deux en roulements annulaires montés coaxialement à l'axe de rotation de la machine et portés par un anneau rigide unique dont au moins la surface est isolante. Ces enroulements peuvent être par exemple empilés axialement ou disposés concentriquement dans un même plan.
Ces deux bobinages peuvent être de mê me nature ou de natures distinctes, c'est-à-dire tous deux à courant continu ou tous deux à courant alter natif ou bien l'un peut être à courant continu et l'autre à courant alternatif. Ils peuvent ou non avoir le même nombre de conducteurs et la même confi- guration et, lorsqu'ils sont concentriques, ils peuvent même avoir des nombres de pôles différents. De ces faits résultent de nombreuses possibilités de fonc tionnement et d'exploitation de telles machines.
Cependant, l'accouplement axial de plusieurs bo binages augmente évidemment l'entrefer et l'arran- gement concentrique dans un même plan accroît évidemment le diamètre de la machine.
La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et, à cette fin, elle a pour objet une machine électrique tournante à entrefer axial, du type défini dans la revendication du brevet principal, caractérisée en ce que lesdits deux enroulements sont distincts mais ont leurs conducteurs entrelacés et sont disposés sur une même couronne dudit support isolant annulaire, ce qui, d'une part, n'augmente pas le diamètre de ces enroulements et, d'autre part,
conserve l'épais seur de l'ensemble formé par les deux enroulements à celle d'un enroulement simple, donc évite une augmentation de .la largeur de l'entrefer de la ma chine, ceci tout en conservant les principaux avan tages des machines à plusieurs enroulements qui sont exposés dans le brevet principal.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine objet de l'in vention et deux variantes.
Les fig. 1 et 2 montrent deux bobinages d'une machine à courant continu, vus respectivement sur leurs deux faces.
La fig. 3 montre deux demi-vues de la face avant et de la face arrière, respectivement, d'une variante comprenant deux bobinages à courant continu, et la fig. 4 montre deux demi-vues de la face avant et de la face arrière, respectivement, de deux bobi nages destinés à être alimentés en courant alternatif.
La machine qui va être décrite est du même type que celle du brevet principal et comprend deux bobi nages formés de conducteurs uniformément entrela cés sur un même anneau isolant de support, visible en 100 sur la fig. 2, ces deux bobinages ayant cha cun trente-trois spires, donc trente-trois conducteurs par face,
reliés de manière à présenter une configu ration qui est une transposition annulaire plane d'un enroulement ordinaire du type ondulé-série. Ces bo binages pourraient évidemment présenter d'autres nombres de conducteurs et, si désiré, être du type imbriqué, le nombre de conducteurs d'un des bobi nages pouvant d'ailleurs être .différent de celui de l'autre.
Pour le premier de ces bobinages entrelacés, les conducteurs formant des demi-spires ont été numé rotés au moyen de chiffres impairs allant de 1 à 33 sur une face (qui sera dite avant ) et au moyen de chiffres pairs allant de 2 à 34 sur l'autre face (qui sera dite arrière ), le conducteur 34 étant derrière le conducteur 1, le conducteur 2 derrière le conducteur 3 et ainsi de suite, les parties médianes, sensiblement radiales et sectorales, de ces conduc teurs étant en coïncidence.
Ces parties médianes, qui constituent les portions actives des conducteurs si tuées dans l'entrefer de la machine, sont prolongées de part et d'autre par des parties inclinées (qui pour raient être incurvées si désiré) dont les extrémités sont amenées en coïncidence sur les deux faces et sont directement interconnectées, par exemple par métallisation de trous (non représentés) traversant ces extrémités de conducteurs et le support isolant intercalaire.
Les inclinaisons sont telles qu'elles défi nissent les pas avant et arrière de l'enroulement. Le pas entre deux conducteurs consécutifs est de cinq, le circuit passant du conducteur 1 avant au conduc teur 4 arrière, revenant au conducteur 9 avant, et ainsi de suite pour se fermer après quatre tours de l'anneau couvert par les conducteurs.
Le second bobinage est de configuration identi que au premier et, pour le distinguer sur les sché mas, ses conducteurs sont numérotés par des chif fres impairs allant de 51 à 83 sur la face avant et par des chiffres pairs allant de 52 à 84 sur la face arrière.
La machine comprenant ces deux bobinages est supposée à huit pôles, comme cela ressort du dessin si on suit le trajet parcouru par le courant sur le schéma.
Normalement, dans une machine à courant con tinu comprenant un bobinage simple et dans la quelle celui-ci fait partie du rotor, il est usuel et avantageux de faire frotter les balais directement sur les conducteurs mêmes d'une face, de préférence sur leurs parties inclinées ou incurvées pour améliorer la commutation. Comme, dans la machine décrite, il y a deux bobinages dont les conducteurs sont en trelacés, il est donc utile de prévoir une transposition de cette disposition simple de commutation des ba lais.
Lorsqu'on désire disposer les balais pour les deux enroulements d'un même côté des deux bobi nages (fig. 1 et 2), on prolonge simplement les par ties inclinées des conducteurs d'un des enroulements de manière à former une couronne intérieure 85 et celles des conducteurs de l'autre enroulement de ma nière à former une couronne extérieure 135, sur une des faces, par exemple la face avant.
Lorsqu'il est possible de disposer les balais d'un enroulement sur une face et ceux de l'autre enroule ment sur l'autre face du rotor (fig. 3), on peut par exemple prolonger les conducteurs d'un enroulement, sur la face avant, de manière à former une couronne intérieure 85 et ceux de l'autre enroulement, sur la face arrière, de manière à former une couronne 235 en regard de cette couronne 85. Au lieu de cou ronnes intérieures, on pourrait tout aussi bien éta blir deux couronnes extérieures si désiré.
Ces dispositions conservent évidemment la ca ractéristique fonctionnelle avantageuse d'avoir autant de lames au collecteur que de spires dans un enroulement.
On pourrait, en variante, isoler superficiellement les conducteurs sur une de leurs parties inclinées en laissant nues des fractions de ces conducteurs selon deux couronnes distinctes, l'une comprenant les con ducteurs d'un enroulement et l'autre ceux de l'autre enroulement (d'un même côté ou des deux côtés opposés). Cette solution éviterait l'impression de plots supplémentaires, mais on pourrait craindre l'abrasion progressive du revêtement isolant par les balais et, par suite, des courts-circuits entre les deux enroulements. Il paraît donc préférable d'avoir re cours aux prolongements des conducteurs mêmes des bobinages, d'autant plus que les plots de com mutation de ladite variante ne seraient plus jointifs.
D'une autre manière, on pourrait établir deux cou ronnes de plots de commutation, une par enroule ment, sur des anneaux intercalaires distincts, les appliquer par-dessus l'élément porteur des enroule ments et connecter un par un les plots de ces cou ronnes aux conducteurs correspondants de ces en roulements. Ceci toutefois nécessiterait une opéra tion supplémentaire pour la fabrication, qui peut être évitée par une formation directe des plots par prolongement des conducteurs lors de leur forma tion.
Pour les bobinages à courant alternatif, il suf fit de prévoir des bagues concentriques reliées à des conducteurs de chaque enroulement espacés de 180 électriques. C'est ce que montre la fig. 4 pour deux enroulements entrelacés monophasés. Sur une face sont établies les bagues 86 et<B>136,</B> extérieure et inté rieure aux conducteurs du bobinage, sur l'autre face, les bagues correspondantes 88 et 138. Le premier enroulement est connecté aux bagues 86 et 88 par ses conducteurs 1 et 30 par liaisons directes en 87 et 89, tandis que le second enroulement est connecté aux bagues 136 et 138 par ses conducteurs 51 et 80 par liaisons directes en 137 et 139.
On pourrait, en variante, établir des bagues sur anneaux isolants distincts, puis appliquer ces ba gues par-dessus le bobinage et assurer les con nexions requises avec les conducteurs des enroule ments, variante utile surtout pour les enroulements triphasés. L'adjonction de bagues à des enroule ments du type visé a été d'ailleurs exposée dans le détail dans le brevet additionnel No 363077.
Un enroulement à courant continu et un enroule ment à courant alternatif pourraient bien entendu aussi être disposés sur le même support en entrela çant leurs spires.