Dispositif pour diviser un cercle en un nombre donné de parties
L'invention a pour objet un dispositif pour diviser un cercle en un nombre donné de parties et a pour but de créer un dispositif qui est plus précis que les dispositifs diviseurs à induction connus.
Le dispositif peut tre utilisé pour des travaux de division de haute précision, pour des mesures angulaires sur limbes précis, verniers, disques diviseurs, roues dentées, arbres cannelés, calibres, etc.
Le dispositif peut tre utilisé soit avec une tte de division, soit avec une table de division, c'est-àdire dans une position horizontale ou verticale de l'arbre du rotor du dispositif.
Les dispositifs diviseurs à induction, présentant un rotor à deux groupes de dents en matière magnétique et un stator qui entoure le rotor, ce stator étant également doté de deux groupes de dents en matière magnétique décalées dans un groupe d'un demi-pas par rapport aux dents de l'autre groupe, et portant deux bobines d'inductance, formant avec les dents des capteurs à induction des angles de rotation du rotor, branchées dans un circuit en pont, sont déjà connus.
Cependant, ces dispositifs connus ne possèdent pas une précision suffisante comparable à celle des dispositifs de division optiques, car ils ne possèdent pas de moyens pour assurer la division dans des intervalles du pas des capteurs.
Pour accroître la précision de division jusqu'à la précision assurée par les appareils optiques, dans le dispositif pour diviser des cercles selon la présente invention, le stator est lié par un tirant, par exemple sous forme d'un ruban flexible, à un mécanisme micrométrique à coin qui permet de procéder au réglage des fractions de degré.
Le coin précité peut tre fendu partiellement ou complètement afin de pouvoir faire varier l'angle du coin lors de la correction des erreurs linéaires dans les chaînes cinématiques du dispositif.
L'arbre du rotor peut porter une roue dentée qui engrène avec un cliquet articulé disposé sur la carcasse, ce cliquet commandant l'ouverture des contacts du circuit d'un appareil de mesure inséré dans un circuit en pont.
Le dessin annexé présente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 montre la chaîne cinématique du dispo- sitif.
Afin de réduire le faux rond de rotation et d'augmenter la précision de fonctionnement du dispositif,
L'arbre 1 tourne dans deux paliers montés dans le bâti du dispositif et comprenant chacun deux lardons inférieurs qui forment un prisme 2 à angle de 900 et un lardon supérieur 3 soutenu par un ressort.
L'arbre 1 est fixé, en direction axiale, par trois ressorts 4 qui, par l'intermédiaire d'une bride 5 et d'une butée 6, poussent un appui sphérique 7 de l'arbre 1 contre une crapaudine 8 fixée dans le bâti.
Cette disposition élimine pratiquement tout déplace- ment axial.
L'arbre 1 est solidaire d'un rotor 9, d'un tambour de feinage 10 et d'une roue tangente 11 actionnée par une vis sans fin 12. Le stator 13 d'un capteur tourne dans deux paliers 14 montés dans un support 15 fixé au bâti.
Sur la surface intérieure du stator 13 et sur la surface extérieure du rotor 9, faits en matière magnétique, est taillé un nombre identique de dents, par exemple 360, divisées en deux groupes qui, avec des bobines d'inductance 16, forment deux mécanismes à induction indépendants. Le jeu entre les sommets des dents statoriques et des dents rotoriques est d'environ 0,05 mm. Les dents d'un des groupes statoriques sont décalées par rapport aux dents de l'autre groupe statorique d'environ un demi-pas.
Lorsqu'on applique une tension provenant d'une source extérieure et réglée par un transformateur aux bobines 16, les valeurs des courants passant par ces bobines changeront en fonction de la disposition mutuelle des dents du stator 13 et du rotor 9.
Les courants dans les bobines seront les mmes si, étant décalés d'un demi-pas, les groupes de dents du stator se trouvent en face des dents du rotor. Si cet état de choses est légèrement changé, c'est-à-dire si les dents du stator sont décalées par rapport aux dents du rotor, le courant augmentera dans l'une d'elles et diminuera dans l'autre. Etant donné que le stator et le rotor ont chacun 360 dents, pareil état de choses se répétera après/qO de tour, c'est-à-dire lorsque l'arbre aura tourné d'environ 0,50.
En utilisant un circuit en pont on peut comparer les courants dans les deux bobines et le microampèremètre branché dans la diagonale du pont indiquera zéro après chaque angle de rotation de l'arbre d'un demi-degré. Toutefois, le microampèremètre indiquera également zéro après llooo de tour, c'est-àdire lorsque l'arbre aura tourné d'un degré.
Etant donné que la plus haute précision est obtenue lorsque le rotor tourne d'un pas de dents, c'est-àdire au moment où les mmes positions relatives des dents du stator et du rotor se forment par les faces homonymes de profil des dents, respectivement lorsque l'arbre tourne d'un degré, on a prévu dans le dispositif diviseur un mécanisme supplémentaire qui met automatiquement hors circuit le microampèremètre lorsque l'arbre a tourné d'un demi-degré. Ce mécanisme comprend un pignon 17 calé sur l'arbre 1, un cliquet 18, fixé par articulation dans le support 19, et un ressort à contact 20.
Etant donné que le pignon 17 est taillé avec 360 dents, lors de la rotation de l'arbre d'un demi-degré, le cliquet 18 arrive dans un évidement entre les dents du pignon 17, le ressort à contact 20 recule et ouvre le circuit du microampèremètre.
L'arrt de l'arbre 1 dans une position prédéterminée est réalisé par un dispositif de freinage sans jeu qui comprend deux leviers 21, serrés sur le tambour de freinage 10 par un écrou 22 au moyen d'un tirant 23.
Pour assurer la division en fractions de degré, on utilise un mécanisme micrométrique à coin dont les chariots mobiles 24 et 25 se déplacent dans des directions perpendiculaires et sont montés dans le bâti du dispositif. Le déplacement du chariot 24 est réalisé par une vis micrométrique 26 qui tourne dans un écrou réglable 27. Sur le chariot 24 est suspendu, par un ressort à lame 28, un coin fendu 29 dont l'angle peut tre réglé par un boulon 30. Une face du coin est constamment appliquée par un ressort 31 contre un couple de sabots 32 et 33 présentant des embouts sphériques et rigidement solidaires du bâti du dispositif. Par sa seconde face, le coin glisse sur l'embout sphérique du sabot 33 rigidement lié au chariot 25. Le chariot 25 porte un ruban en acier 34 qui relie le chariot 25 au stator 13.
Lorsque la vis micrométrique 26 est tournée, le chariot 24 se déplace avec le coin 29, qui, en appuyant sur l'embout sphérique du sabot 33, fait déplacer le chariot 25 et, puisque ce dernier est relié par le ruban 34 au stator 13, ce stator non chargé tourne facilement dans ses paliers.
La division en fractions de degré a lieu de la façon suivante: en tournant la vis micrométrique 26, on fait tourner le stator 13 qui est alors décalé de l'angle requis et l'aiguille du microampèremètre qui était au zéro (nombre entier de degrés) se déplace car l'égalité des courants est détruite par le décalage des dents du stator par rapport aux dents du rotor.
On tourne ensuite l'arbre 1 du dispositif avec le rotor 9 dans le mme sens jusqu'au moment où 1' ai- guille du microampèremètre revient à zéro, c'est-àdire jusqu'au moment où les dents du rotor et celles du stator coïncident.
L'arbre du rotor tourne dans ce cas du mme angle dont on a précédemment tourné le stator, c'est-à-dire la division sera faite en fractions de degré (minutes et secondes).