Papier en rouleau On utilise du papier en rouleau dans différents domaines de la technique et, notamment, dans les installations de téléscripteurs. Comme on le sait, ces téléscripteurs sont constitués par une machine à écrire automatique, laquelle écrit sur une bande de papier en rouleau. Lorsqu'on doit écrire en prévoyant plu sieurs copies, on superpose plusieurs bandes passant dans le chariot de la machine. En raison de la grande longueur des bandes qui passent dans le chariot de la machine sans interruption au cours de l'écriture, il se produit fréquemment un glissement latéral des bandes les unes par rapport aux autres, ce qui peut provoquer des déchirures des bandes de papier et le blocage de la machine.
Cet inconvénient est très grave, car dans le cas d'installations automatiques le téléscripteur continue à fonctionner, mais les mes sages qu'il inscrit ne sont plus enregistrés sur les feuilles de papier.
Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient.
L'invention a pour objet du papier en rouleau, notamment pour téléscripteurs, caractérisé en ce que la bande présente sur au moins une partie de sa largeur et sur toute sa longueur, une surface traitée pour augmenter l'adhérence du papier.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution et des va riantes de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente une portion d'une bande de papier destinée à être enroulée pour former un rou leau.
La fig. 2 représente en coupe transversale deux bandes de papier selon la fig. 1, dans la position qu'elles doivent occuper pendant le passage dans la machine, mais légèrement écartées l'une de l'autre.
Les fig. 3, 4 et 5 représentent des variantes de la surface traitée de la bande de papier. La feuille 1 représentée à la fig. 1 présente, le long de chacun de ses bords, un gaufrage 2 respec tivement 3, formant des stries rectilignes et paral lèles auxdits bords. Lorsque deux feuilles sont super posées, comme représenté à la fig. 2, les stries d'une des feuilles s'engagent entre les stries de l'autre feuille, ce qui assure un guidage parfait entre ces deux feuilles et permet d'éviter de façon certaine tout dé placement latéral entre celles-ci.
Il est clair que dans le cas où l'on superpose plus de deux feuilles, on obtient le même résultat, même si le nombre de feuil les est relativement grand, par exemple de l'ordre de dix.
Cette disposition est très avantageuse, notamment dans le cas où les bandes de papier présentent des moyens pour permettre la copie sans interposition de papier carbone. On pourrait cependant prévoir l'utilisation de ces feuilles aussi dans le cas où l'on emploie du papier carbone, celui-ci pouvant présen ter ou non des stries sur ses bords. Si le papier car bone n'est pas muni de stries, il se déformera quand même dans sa partie qui est serrée entre les stries des deux feuilles adjacentes, de sorte que tout glisse ment latéral sera tout de même évité.
La fig. 3 montre une portion d'un bord d'une feuille dans laquelle le gaufrage 4 est quadrillé. La fig. 4 représente une autre variante dans la quelle le gaufrage comprend des stries longitudinales 5 et des stries transversales 6.
La fig. 5 représente une autre variante d'exécu tion dans laquelle le bord de chaque feuille 1 pré sente simplement une multitude de perforations 7. La dimension de chaque perforation peut être très petite, de sorte qu'elles ne nuisent en aucune façon à l'aspect de la bande de papier.
Les surfaces traitées pour augmenter l'adhérence entre les feuilles de papier peuvent évidemment être disposées où on le désire et on pourrait, par exem ple, prévoir une seule surface sous forme de ruban longitudinal disposé près d'un bord de la feuille ou, au contraire, au milieu. La surface traitée pourrait aussi recouvrir toute la surface de la bande de papier, notamment lorsqu'on adopte la solution représentée à la fi-. 5. Il peut aussi être possible d'augmenter l'adhérence des feuilles de papier entre elles en fai sant subir un traitement chimique auxdites feuilles.
Le gaufrage des feuilles de papier peut être effec tué de toute façon convenable et connue en soi, mais il semble avantageux de réaliser cette opération en même temps que celle de découpage, c'est-à-dire pendant qu'on coupe les deux bords opposés de la feuille pour lui donner une largeur régulière et dé terminée. Ce gaufrage est réalisé par exemple facile ment en faisant passer la feuille entre des cylindres métalliques présentant le relief du gaufrage.