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Dispositif pour positionner des pièces d'horlogerie Le brevet français 460901 décrit un dispositif destiné à positionner uniformément des douilles, comprenant une enceinte dans laquelle ces douilles sont mises en vrac, un plateau annulaire tournant dans cette enceinte muni de logements pour les douilles sur tout son tour et destiné à conduire ces douilles vers une roue entraînée à une vitesse périphérique égale à celle du plateau et présentant une série de doigts radiaux venant s'engager successivement dans les logements de ce plateau où ils prélèvent les douilles dont l'ouverture est tournée vers ces doigts alors qu'ils en éjectent les autres;
les douilles saisies par la roue sont conduites une à une vers un canal d'évacuation d'où elles tombent par gravité.
Le brevet USA 2932'377 a trait à un dispositif pour positionner des pièces présentant, comme le précédent, une enceinte dans laquelle tourne un plateau annulaire muni de logements se remplissant de pièces lors de la rotation du plateau, ces pièces retombant par gravité dans le fond de l'enceinte lorsqu'elles sont mal engagées dans ces logements et étant au contraire éjectées dans un conduit d'évacuation par un jet d'air comprimé lorsque leur positionnement est correct.
L'utilisation de tels dispositifs est évidemment limitée au positionnement de pièces de dimensions relativement grandes et ne peut être envisagée lorsqu'il s'agit d'ordonner des pièces d'horlogerie, telles des pierres, des axes ou des goupilles.
On connaît également du brevet suisse 265570 un dispositif pour positionner des pièces oblongues dont les extrémités sont différentes, comprenant un stator présentant deux passages, l'un d'entrée des pièces à positionner et l'autre de sortie des pièces positionnées, un rotor présentant un passage diamétral et soumis à l'action de deux ressorts tendant à l'écarter de sa position de repos, chacun dans un sens, des organes faisant tourner le rotor par l'un ou l'autre ressort dans le sens correspondant suivant l'extrémité par laquelle se présentent les pièces à positionner, les pièces bien orientées au début passant directement à travers le passage diamétral du rotor, alors que les autres tournent avec ce dernier en s'inversant.
Untel dispositif est absolument adéquat au positionnement de pièces d'horlogerie mais il présente-l'incon- vénient d'être de construction et de fonctionnement relativement compliqués et surtout de ne pouvoir positionner qu'un nombre relativement faible de pièces par unité de temps.
La présente invention a précisément pour but d'obvier aux inconvénients signalés et propose à cet effet un dispositif pour positionner des pièces d'horlogerie, à l'exclusion de tout autre genre de pièces, comprenant un manteau tubulaire horizontal présentant sur sa moitié supérieure, un conduit d'alimentation en pièces à positionner et, sur sa moitié inférieure, un conduit d'évacuation des pièces correctement positionnées, un rotor cylindrique pivoté dans le manteau présentant sur sa tranche au moins un logement dans lequel les pièces tombent successivement du conduit d'alimentation pour être amenées par rotation du rotor au-devant du conduit d'évacuation dans lequel elles s'engagent par gravité,
des moyens étant prévus pour éloigner dudit logement, au cours de son trajet entre lesdits conduits, toute pièce n'occupant pas une position déterminée.
Ce dispositif est caractérisé par le fait que ces moyens comprennent une ouverture d'éjection des pièces mal positionnées pratiquée dans le manteau entre les conduits, un évidement du manteau s'étendant entre le conduit d'alimentation et cette ouverture, de hauteur allant en décroissant du premier vers la seconde, un piston monté élastiquement dans ledit logement et
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agencé de manière que toute pièce n'occupant pas ladite position déterminée ne puisse être introduite dans le logement qu'en enfonçant le piston,
l'ensemble étant agencé de manière que chaque pièce tombant dans le logement du rotor dans une mauvaise position soit entraînée par ce rotor en contact avec la paroi de l'évidement et soit enfoncée graduellement dans le logement par action de cette paroi, à l'encontre des moyens de rappel du piston, au fur et à mesure de son avance vers ladite ouverture du manteau, ces moyens de rappel éjectant cette pièce hors du logement lorsque celui-ci se présente au droit de cette ouverture.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention: la fig. 1 en est une vue en élévation de côté, la fig. 2 une vue en plan, la fig. 3 est une vue de A de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe selon IV-IV de la fig. 2.
La fig. 5 est une coupe semblable montrant l'éjection d'une pièce incorrectement positionnée.
Au dessin, 1 représente un dispositif à positionner des pièces d'horlogerie, monté sur une machine 2 à chasser ces pierres comprenant plusieurs chargeurs tels que 3 disposés sur une tourelle rotative 4.
Le dispositif 1 comprend un bloc cylindrique 5 solidaire d'un axe 6 pivoté sur un manteau 7 qui enveloppe partiellement ce cylindre. Le mouvement rotatif de ce cylindre est assuré par une commande à rochet 8 actionnée par un piston pneumatique 9. La denture de la roue du rochet est taillée de manière qu'à chaque avance du cliquet, l'axe 6 se déplace angulairement de 45 . Dans une variante non représentée, ce piston pourrait bien entendu être remplacé par un électro-aimant.
Dans le bloc cylindrique 5, sont ménagées quatre séries de huit logements 10, disposés selon quatre plans parallèles équidistants. Les logements de chaque série sont distants l'un de l'autre de 45 .
Le fond de chacun de ces logements est obturé par une paroi 11 à laquelle est fixé un ressort hélicoïdal 12. 13 est un piston fixé à la seconde extrémité de ce ressort et qui est agencé de manière à pouvoir coulisser dans le logement correspondant: à sa partie inférieure, le piston est muni d'une queue 14, limitant par rencontre avec la paroi 11 la course possible de ce piston en direction du centre du bloc et formant organe de guidage pour le ressort 12. Dans la forme d'exécution représentée, la face du piston orientée vers l'extérieur du bloc cylindrique présente une saillie 13a de forme correspondant à l'huilier 15a des pierres 15 à positionner.
En outre, la longueur du ressort 12 de même que celle du piston 13 sont telles qu'il demeure, à l'extrémité externe du logement 10, un espace 16 (fig. 4) de forme et de dimensions correspondant aux pierres à positionner. C'est ainsi que lorsque l'une de ces pierres est placée dans cet espace comme représenté en fig. 4, c'est-à-dire de manière que l'huilier 15a de cette pierre coiffe la saillie 13a du piston, cette pierre est entièrement con- tenue dans cet espace, le ressort 12 n'étant alors pas comprimé.
Lorsque l'une des pierres est au contraire introduite dans l'espace 16 dans une position inverse de celle occupée à la fig. 4, dans laquelle cette pierre repose sur l'aspérité 13a du cylindre par sa seconde face démunie d'huilier (fig. 5), cette pierre sort du logement 10 d'une quantité correspondante à la hauteur de l'aspérité 13a, à condition bien entendu que le ressort 12 ne soit pas comprimé.
Les pierres à positionner sont amenées vers le dispositif à partir d'un organe d'alimentation non représenté au dessin au travers de quatre conduits 17 montés sur le manteau 7 qu'ils traversent dans le plan des quatre séries de logements 10. Chaque conduit alimente ainsi une série bien déterminée de logements.
Ces conduits présentent une section légèrement supérieure au diamètre externe des pierres de sorte que celles- ci peuvent facilement descendre par gravité en leur intérieur et tomber successivement dans l'espace 16 des logements 10, au fur et à mesure que ces logements se présentent au-devant de ce conduit Dans une variante non représentée, les conduits 17 pourraient bien entendu également être fixés au manteau 7 à la partie inférieure de celui-ci et l'avance des pierres en direction du bloc 5 pourrait être commandée mécaniquement ou pneumatiquement.
Quatre tubes 18 sont fixés sur le manteau 7, distants angulairement de 45 par rapport aux conduits 17 et en communication avec des passages tronconiques 19 pratiqués dans ce manteau. Ces tubes, qui sont destinés à l'évacuation des pierres mal positionnées dans les espaces 16, présentent chacun un élément tubulaire 20 auquel est fixé un conduit non représenté pour l'amenée d'un gaz, par exemple de l'air, accéléré dans le sens fi.
La portion 7a de la face interne du manteau com- prise.entre les conduits 17 et les passages 19 est découpée de manière à délimiter avec le bloc 5 un espace 21, d'épaisseur correspondant à celle d'une saillie 13a des pistons 13, à la hauteur des conduits 17 et diminuant graduellement pour devenir pratiquement nulle au niveau des passages 19.
Ainsi que cela a déjà été indiqué précédemment, toute pierre tombant dans l'un des huit espaces 16 de chaque série avec sa face munie d'huilier tourné vers le haut au dessin ne peut pénétrer entièrement dans cet espace et fait saillie sur la face arrondie du bloc 5 d'une quantité correspondant à la hauteur de l'aspérité 13a sur laquelle elle repose. Dans ces conditions, lorsque le bloc 5 se meut rotativement dans le sens f., cette pierre glisse sur la portion 7a du manteau et s'enfonce graduellement dans le logement 10 correspondant au fur et à mesure que l'ouverture de ce logement se rapproche du passage 19.
Cette pierre ne peut pénétrer dans son logement qu'en comprimant le ressort 12 correspondant de sorte que, lorsqu'elle est en face du passage 19, ce ressort se détend et jette la pierre dans ce passage comme représenté en fig. 5. Cette pierre est alors aspirée dans le conduit 18 par la dépression régnant dans le passage 19 à la
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partie inférieure de et conduit, dépression qui est due à l'entrée de l'air dans ce conduit. Les pierres ainsi récupérées sont retournées vers l'organe d'approvisionnement du dispositif pour être ensuite introduites à nouveau dans le circuit.
Les pierres correctement positionnées effectuent au contraire un trajet correspondant à une demi-rotation du bloc 5 et tombent par gravité dans quatre conduits 21 fixés à la partie inférieure du manteau 7, et dont seule l'embouchure de l'un d'eux est visible au dessin.
Ces conduits 21, qui ne sont que partiellement représentés au dessin, sont destinés à véhiculer les pierres positionnées avec leur face munie d'huilier tournée vers le haut, vers un gabarit 22 disposé au-dessus du poste de chargement des chargeurs 4 de la machine à chasser. Bien entendu chaque chargeur présentera des ouvertures disposées de manière analogue aux organes de distribution 23 dont est muni le gabarit 22.
On comprendra que le dispositif décrit peut également être utilisé pour assurer le positionnement de pièces autres que des pierres, par exemple, des vis, des axes ou des roues de mouvement d'horlogerie. Dans ce cas, il est clair que les divers conduits fixés au manteau 7 ainsi que les espaces 16 de chaque logement auront une forme et des dimensions correspondante à celles des pièces à orienter. En outre, le nombre de logements ménagés dans le bloc cylindrique pourra être beaucoup plus grand ou au contraire bien inférieur à celui choisi dans la forme d'exécution représentée.
Dans une autre variante, également non représentée, le dispositif pourrait comprendre un bloc cylindrique unique coopérant, pendant une partie de son trajet rotatif, avec un jeu de conduits d'amenée, d'évacuation et de réception des pierres et pendant l'autre partie de sa rotation, avec un second jeu de conduits semblable au premier. De cette manière il serait possible, à l'aide de ce nouveau dispositif, d'effectuer le positionnement des pièces de manière beaucoup plus accélérée qu'avec le dispositif décrit ou représenté.
Enfin, un tel dispositif pourra être monté sur la machine dont il effectue le remplissage des chargeurs ou au contraire absolument distant de cette machine, les pièces positionnées pouvant être soit conduites vers la machine par des rampes de longueur plus ou moins étendue, soit encore être directement introduites dans des chargeurs non intégrés à la machine.